Mélanie Joly

La ministre Mélanie Joly modernisera la Loi sur les langues officielles

Selon la lettre de mandat reçue le 13 décembre du premier ministre Justin Trudeau, la ministre des Langues officielles devra moderniser et renforcer la Loi sur les langues officielles. Au Patrimoine, Steven Guilbeault devra notamment soutenir le journalisme local.

Sur les quelque 12 points du mandat de Mélanie Joly à titre de ministre du Développement économique et des Langues officielles, la modernisation de la Loi sur les langues officielles arrive au point huit (8) et se lit comme suit : «Moderniser et renforcer la Loi sur les langues officielles.

Dans le cadre de ces travaux de modernisation, vous protégerez le rôle de CBC/Radio-Canada, qui consiste à mieux refléter la dualité linguistique du Canada et les communautés de langue officielle en situation minoritaire partout au pays, vous veillerez à ce qu’Air Canada offre des services entièrement bilingues à ses clients, et vous examinerez et renforcerez les pouvoirs du commissaire aux langues officielles. De plus, vous entreprendrez un dénombrement des ayants droit et une enquête approfondie issue des données du recensement pour mieux prendre en compte et pour mieux servir les communautés linguistiques minoritaires.»


Lire l’article dans son intégralité sur le site de La Voix acadienne

Langues officielles

FRANCOPRESSE – Les différentes instances au sein des organismes franco-canadiens sont bien décidées à ne pas rester sur le quai quand le train de la modernisation de la Loi sur les langues officielles (LLO) se mettra en branle. Elles veulent y monter afin de le mener à destination.

À la mi-décembre, le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA), Jean Johnson, a rencontré la ministre responsable des langues officielles au sein du gouvernement canadien, Mélanie Joly. Selon le président, ce fut «une belle rencontre». Il a évidemment été question de la modernisation de la Loi sur les langues officielles. Même si le gouvernement libéral est maintenant minoritaire, il n’est pas question pour lui de reculer sur ce point. L’engagement fait avant les dernières élections est maintenu.

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – C’est confirmé : les urgences de six hôpitaux ruraux fermeront pendant la nuit à partir du mois prochain. Les 120 lits de courtes durées de ces six établissements seront convertis en lits de soins chroniques de longues durées.

Dès le 11 mars, les urgences de Caraquet, de Sainte-Anne-de-Kent, de Sackville, de Sussex, de Perth-Andover et de Grand-Sault fermeront leurs portes de minuit jusqu’à 8 h.

Elles accepteront leur dernier patient à 22 h.

Médias sociaux

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Trou de cul, imbécile, french fuck, pomme pourrie et idiot, sont quelques exemples d’insultes reçues par les politiciens sur les réseaux sociaux. Si leurs décisions ne font pas toujours l’unanimité, nos élus méritent-ils une telle pluie d’injures? Certains croient que c’est le prix à payer. D’autres diront plutôt qu’il faut éviter de banaliser le phénomène des trolls.

Les médias sociaux ont changé la relation entre les électeurs et les élus. Facebook et Twitter permettent aux politiciens de tâter le pouls des citoyens. Des outils incontournables afin de pouvoir prendre des décisions éclairées.

Atlantique

FRANCOPRESSE – Octobre 2019 : le gouvernement français annonce la fermeture du consulat général de Moncton pour 2022. Une décision qui secoue la communauté acadienne et l’ensemble des francophones du Canada. Bien décidés à inverser la tendance, les acteurs de la mobilisation finiront par avoir le sourire aux lèvres. Retour sur les coulisses d’une mobilisation réussie.

«Quand j’ai appris que le consulat resterait ouvert à Moncton, je l’avoue, j’ai souri dans mon salon. J’étais heureuse.» Le regard clair et les paroles douces, Antonine Maillet ne cache pas son soulagement au sujet d’une affaire qui a remué la communauté acadienne en fin d’année 2019 : l’annonce de la fermeture du consulat général de France à Moncton.

LE REFLET (Ontario) – «Ce n’est pas moi qui ai changé, c’est le Parti conservateur et le gouvernement de Doug Ford qui ont changé», a déclaré la députée de Glengarry-Prescott-Russell, Amanda Simard, afin de justifier son passage au Parti libéral.

Le 16 janvier dernier, la députée, accompagnée du chef intérimaire du Parti libéral, John Fraser, a annoncé qu’elle devenait la sixième députée du Parti libéral à Queen’s Park. Mme Simard avait été élue sous la bannière du parti progressiste-conservateur en juin 2018.

LE COURRIER (Nouvelle-Écosse) – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré le député conservateur de Chris d’Entremont le 8 janvier. La discussion a tourné autour de la période de transition dans la politique fédérale; la course au leadeurship du Parti conservateur; le futur du gouvernement minoritaire.

Après avoir fait cinq mandats comme député provincial, Chris d’Entremont a été élu député de Nova-Ouest lors de la dernière élection fédérale du 21 octobre. Il est le seul député conservateur de la Nouvelle‑Écosse et est membre du comité sur les langues officielles.

Parlement jeunesse

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ontario) – Pour la première fois depuis des années, des jeunes francophones de toutes les provinces et territoires canadiens ont pris part au Parlement jeunesse pancanadien (PJP) qui se déroulait à Ottawa du 8 au 12 janvier. Rocco Canil, Nunavutois âgé de 16 ans, est le seul participant de son territoire à s’être déplacé jusque dans la capitale nationale.

«On m’a dit que ça faisait des années que personne du Nunavut n’a participé au PJP. Je me sens honoré, c’est un privilège d’être ici et de vivre cette expérience pas mal exceptionnelle. Peu de gens ont la chance d’accéder au Sénat pour un Parlement jeunesse», reconnait le Franco-Nunavutois.

Parlement jeunesse

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ontario) — La dixième législature du Parlement jeunesse pancanadien (PJP) se tenait du 8 au 12 janvier dans la nouvelle Chambre du Sénat à Ottawa. Depuis 20 ans, la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF) orchestre le PJP aux deux ans, permettant à des jeunes d’expression française de partout au pays de se glisser dans la peau d’un parlementaire.

Le but de cette simulation est de faire vivre à des jeunes de 16 à 25 ans l’expérience de la Colline du Parlement. À cet effet, les participants prennent part à l’activité en tant que députés, ministres, pages (pour les moins de 16 ans) ou encore en tant que journalistes, afin d’assurer une couverture médiatique en temps réel des évènements du PJP.

Parlement jeunesse

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – Du 9 au 12 janvier 2020, Adrien Buote était le ministre de l’Énergie et de l’Infrastructure au sein du Parlement jeunesse pancanadien (PJP) à Ottawa. Dans le réseau des parlements jeunesse, Adrien est un doyen. «C’était mon 6e parlement jeunesse. J’ai fait trois PJP et trois Parlements jeunesse de l’Acadie. En janvier 2021, je serai le premier ministre du Parlement jeunesse de l’Acadie», précise Adrien Buote.

À titre de ministre de l’Énergie et de l’Infrastructure, Adrien Buote a été un des trois ministres à avoir proposé un projet de loi à ses collègues du parlement. «Mon projet de loi a été adopté en 2e lecture vendredi. Il s’agit de l’autosuffisance nationale. Il y est question d’autosuffisance énergétique et aussi d’autosuffisance alimentaire.

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – L’hydroélectricité du Québec et du Labrador pourrait un jour remplacer les centrales électriques néobrunswickoises les plus polluantes, selon le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs.

Les Provinces atlantiques espèrent obtenir de l’argent d’Ottawa pour les aider à construire de nouvelles lignes de transport d’électricité entre elles et le Québec.

Les premiers ministres des quatre provinces de l’Atlantique se sont entendus lundi pour donner six mois à leurs services publics respectifs pour préparer ensemble un plan en vue de présenter une demande de financement à Ottawa.

Langues officielles

Nommée ministre du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly porte sur ses épaules deux dossiers importants pour la communauté francophone de l’Alberta : la relance de l’économie de l’Ouest et la modernisation de la Loi sur les langues officielles. Toujours dans l’attente de sa lettre de mandat, elle s’est rendue à Edmonton mercredi 4 décembre pour rencontrer les chefs des affaires de la province et le maire d’Edmonton.

Pourquoi êtes-vous venue à Edmonton?

J’ai eu l’occasion de rencontrer les agents de mon agence de Diversification de l’économie de l’Ouest. Et j’ai eu l’occasion de tenir une table ronde avec plusieurs leadeurs de la communauté des affaires et également avec le maire d’Edmonton, Don Iveson.

Le chef du Nouveau Parti démocratique du Canada, Jagmeet Singh, exhorte le gouvernement fédéral à intervenir afin de maintenir ouverte la Clinique 554, à Fredericton.

Jagmeet Singh était de passage dans la capitale provinciale samedi dernier pour réitérer son appui envers la seule clinique à offrir des services d’avortement en milieu non hospitalier de la province.

Un député, c’est un peu comme le Père Noël. S’il n’a pas ses petits lutins pour tout préparer, la tournée du 24 décembre risque d’être catastrophique! Un adjoint parlementaire, on le voit sans doute moins souvent que son patron, mais son travail est aussi indispensable. Et ses conditions de travail, vous dites?

Le 21 octobre dernier, David Imbeault a perdu son emploi. Pourtant, son patron, Guy Caron, était visiblement content de ses services. En fait, c’est un peu à cause de Guy Caron que David se retrouve sans emploi. Ou plutôt à cause du vote des électeurs du comté québécois de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques dans le Bas-du-Fleuve. Après huit ans comme député du NPD, M. Caron a dû tirer sa révérence devant son adversaire du Bloc Québécois. Comme des dizaines d’adjoints parlementaires, ce soir-là, David Imbeault a, lui aussi, cédé sa place.

Mais au fait, qu’est-ce qu’un attaché parlementaire? En général, il et elle vient du monde des sciences politiques ou des communications. «Les tâches sont très variées, mais toutes orientées autour du même objectif : faciliter le travail du député», selon David Imbeault. «Cela va donc de la recherche aux communications en passant par la gestion de l’horaire et de la comptabilité. Il faut tout faire pour que le député puisse se concentrer sur son travail en chambre et les contacts avec les citoyens.»

Même son de cloche du côté des Libéraux, mais avec une pointe un peu plus angélique lancée aux députés. John O’Leary, ancien adjoint parlementaire et maintenant responsable du Bureau de recherche pour le caucus libéral, parle des adjoints parlementaires comme étant «un groupe présentant un éventail de compétences distinctes», qui travaille «sans relâche pour les enjeux auxquels nous-mêmes, ainsi que le caucus libéral, croyons fermement. C’est vraiment un honneur et un privilège de travailler avec les gens les plus travaillants, les plus passionnés, et les plus talentueux avec lesquels j’ai eu le plaisir de travailler.»

Trente ans après la tuerie du 6 décembre, qui a coûté la vie à 14 étudiantes de l’école Polytechnique de Montréal, que reste-t-il de cet attentat dans la mémoire collective canadienne? Si, en 1991, le Parlement du Canada a officiellement rendu cette date Journée de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, cette action a-t-elle contribué à faire avancer la cause?

«Même si c’est une journée commémorative nationale, le Canada, en tant que pays, est très régional. Les provinces ont souvent tendance à ignorer les maux sociétaux des autres provinces même si un mal touche à l’ensemble.» Cette observation de l’une des personnes interrogées sur le sujet, ici à Grande Prairie, Alberta, semble s’avérer.

En Colombie-Britannique ou en Alberta, par exemple, les personnes impliquées dans l’aide aux femmes par le biais de leur travail ou celles ayant des liens directs avec Québec, en ont connaissance. «J’ai connu parce que j’étais au Québec, mais je n’en ai jamais entendu parler ici et jamais vu passer sur les médias sociaux», dit par exemple Catherine, résidante de North Vancouver, en Colombie-Britannique.

Parmi les jeunes, les étudiants en génie civil semblent majoritairement informés. C’est le cas pour Joyce, étudiante à Shédiac, au Nouveau-Brunswick : «Oui, le 6 décembre est une journée marquante dans l’histoire de l’ingénierie, c’est une des premières choses que j’ai entendues quand j’ai commencé mes études.»

Au fil des ans, cet évènement semble se distinguer davantage comme un épiphénomène au sein de la thématique plus large du traitement de la femme dans la société. «C’est un bon signe que la dernière tragédie faite envers les femmes au Canada soit arrivée en 1989, ça veut dire que l’on est sur la bonne voie, mais je suis plus inquiète de ce qui se passe dans les maisons où les femmes se font violentées sans témoins», estime Catherine.

Sur l’importance d’une journée commémorative dédiée, elle répond : «C’est un bon moyen, mais je suis convaincue qu’une éducation continue est le meilleur moyen. Et pas forcément de prendre les grandes tragédies comme exemple.»

Le premier ministre de l’Île-du-Prince-Édouard, Dennis King, a déposé le rapport annuel de l’année 2018-2019 des progrès dans l’application de la Loi sur les services en français, le mercredi 27 novembre.

«C’est difficile de dire ce que j’en pense, car je ne l’ai pas vu encore. Cependant, on remarque des progrès constants, et trois nouveaux services ont été désignés durant la dernière année.

Les premiers ministres provinciaux Blaine Higgs (Nouveau-Brunswick), Doug Ford (Ontario) et Scott Moe (Saskatchewan) ont signé un accord, samedi, pour collaborer au développement et à la mise en service de petits réacteurs nucléaires. Les deux entreprises qui travaillent sur ces projets à Saint-Jean (Nouveau-Brunswick) espèrent que cette entente incitera Ottawa à accorder des subventions.

Des entreprises pourraient les assembler en usine et les installer dans les provinces, ainsi que les exporter dans le monde entier. L’enjeu est donc double : remplacer les centrales au charbon, comme celle de Belledune, par des installations qui n’émettent pas de carbone et créer des emplois.

Un rapport de la commissaire aux langues officielles des Territoires du Nord-Ouest, remis en 2018 et jamais dévoilé, a suscité la récente bonification des services d’interprétation à l’Assemblée législative.

Shannon Gullberg aurait remis, le 25 mai 2018, le Rapport du commissaire aux langues des Territoires du Nord-Ouest sur l’examen des services linguistiques à l’Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest au président de l’Assemblée de l’époque, Jackson Lafferty.

La nouvelle ministre des Pêches devra s’attaquer à une multitude de dossiers, dont celui du déclin de la biodiversité dans le golfe Saint-Laurent, selon Jean Lanteigne, président de la Fédération régionale acadienne des pêcheurs professionnels.

Bernadette Jordan, députée fédérale de South Shore-St Margaret’s, en Nouvelle-Écosse, a été nommée ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne (MPO) le 20 novembre.

L’enjeu du bilinguisme à la Cour suprême a fait couler beaucoup d’encre au cours des 30 dernières années. Le dossier est revenu à l’avant-plan de l’actualité politique de manière sporadique avec le dépôt de projets de loi sur le sujet aux Communes. Avec la déconfiture du NPD aux dernières élections et la réticence relativement récente des libéraux à emprunter la voie législative dans ce dossier, il n’est pas clair de ce qu’il adviendra de cet enjeu et de la place qui lui sera accordée au courant de la prochaine législature.

L’article 16 de la Loi sur les langues officielles de 1988 exempte la Cour suprême de l’obligation selon laquelle les juges des cours fédérales doivent entendre les causes dans la langue de choix des parties sans interprète. Le Franco-Ontarien Jean-Robert Gauthier, qui était député libéral d’Ottawa-Vanier au moment de l’adoption de la loi, remettait déjà en question cette exception à l’époque. Dans les décennies suivantes, les projets avec l’objectif de remédier à la situation n’ont jamais abouti, tels que ceux du libéral Denis Coderre en 2008 et du néodémocrate François Choquette en 2017.

Les députés ont aussi été invités à plusieurs reprises à se prononcer sur une modification à la Loi sur la Cour suprême du Canada. L’ancien député néodémocrate Yvon Godin, qui a représenté la circonscription d’Acadie-Bathurst de 1997 à 2015, a présenté trois projets de loi privés afin d’exiger que les juges nommés au plus haut tribunal du pays soient en mesure de comprendre l’anglais et le français sans l’aide d’un interprète.

Le bilan d’un an de «Résistance» aux reculs infligés aux Franco-Ontariens le 15 novembre 2018 par le nouveau gouvernement conservateur de Doug Ford est largement positif, même si le Commissariat aux services en français reste intégré au Bureau de l’Ombudsman de l’Ontario.

 «Qui aurait cru il y a un an», indique Carol Jolin, le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, «qu’on aurait aujourd’hui plus de 120 millions $ pour l’Université de l’Ontario français; que les Affaires francophones auraient retrouvé un vrai ministère; et que le premier ministre aurait une conseillère aux affaires francophones?»

Il y a exactement un mois [Le 21 octobre dernier], Jenica Atwin a remporté la circonscription de Fredericton au Nouveau-Brunswick, devenant ainsi la première députée du Parti vert du Canada à être élue à l’extérieur de la Colombie-Britannique. Elle se prépare présentement pour la rentrée parlementaire prévue le 5 décembre.

Avant son élection, Mme Atwin occupait un poste de coordonnatrice de programme et de chercheuse au sein d’un organisme d’éducation pour les Premières Nations. Francophile, Mme Atwin prévoit de suivre des cours pour perfectionner son français dans les prochains mois. Dans un entretien en français avec Francopresse, Mme Atwin revient sur ses premières semaines en tant que nouvelle députée.


Francopresse : Comment se sont passées les dernières semaines? Comment avez-vous vécu la transition de candidate à députée élue?

Jenica Atwin : Je décris les dernières semaines depuis l’élection comme un tourbillon. C’était excitant, instructif, parfois difficile à croire. Tant de choses ont changé dans ma vie en peu de temps. Je crois que je me suis assez bien adaptée à mon passage de candidate à députée. J’apprends vite et je suis très passionnée par le changement. Je comprends l’urgence des situations auxquelles sont confrontés les électeurs et il n’y a pas de temps à perdre. J’ai l’avantage d’apprendre d’Elizabeth May.


Vous avez effectué votre premier séjour à Ottawa en tant que députée pour suivre la formation offerte aux nouveaux élus. Vous avez aussi participé au premier caucus de votre parti. Comment se sont déroulées ces nouvelles expériences?

J. A. : C’était incroyable d’être à Ottawa. Je n’y avais passé qu’une seule nuit lors d’un voyage des années passées et je n’avais pas eu la chance de découvrir la ville. C’est vraiment magnifique, c’est un peu comme Fredericton, je pense [rires]. Visiter le Parlement pour la première fois, c’était émouvant. Je l’ai vu à la télévision, mais je n’étais jamais entrée dans l’immeuble lui-même, pas même en tant que touriste. Mon mari était avec moi et c’était super de partager ce moment avec lui.

Notre première réunion du caucus était formidable. Nous sommes allés au restaurant. J’ai aimé que ce soit un peu informel et détendu. Nous avons discuté des protocoles parlementaires, des différents leviers à notre disposition. Je suis très reconnaissante d’être dans cette équipe de trois personnes.

Le processus d’orientation était chargé en information, mais j’étais impressionnée par l’organisation et l’efficacité du personnel de la Chambre des communes. […] Il était également important pour moi d’établir des liens avec les autres députés débutants de divers partis. Il est essentiel d’établir des relations et de me faire des amis pour que nous puissions travailler ensemble.

Le député nord-ontarien de Mushkegowuk -- Baie James, Guy Bourgouin, a déposé en première lecture le 5 novembre un projet de loi visant à modifier la Loi sur les services en français afin de mieux protéger les droits constitutionnels de la communauté franco-ontarienne.

M. Bourgouin croit qu’il est impératif de mettre à jour la loi provinciale afin de munir la communauté franco-ontarienne des outils dont elle a besoin pour défendre ses acquis.

La première ministre Caroline Cochrane promet de diriger «le gouvernement le plus progressiste de l’histoire de TNO».

Élue première ministre par une majorité de députés le 24 octobre, Caroline Cochrane entend faire sa marque avec un style de gouvernance moins rigide et plus près des gens.

«Nous serons le gouvernement le plus progressiste de l’histoire des TNO», a-t-elle lancé en Chambre immédiatement après l’annonce de son élection dans un discours improvisé.

En point de presse, elle précise davantage ce qui constitue, à ses yeux, un gouvernement progressiste.

Comment assurer que la Loi sur les langues officielles (LLO), qui a maintenant plus de 50 ans, offre une meilleure protection aux minorités? Le professeur titulaire de l’Université d’Ottawa, François Larocque, originaire de Sturgeon Falls, s’est inspiré de divers rapports publiés récemment pour formuler des recommandations en vue d’une nouvelle version de la Loi.

1- Devenir un pays officiellement bilingue

Puisque la constitution canadienne n’a pas encore été officiellement adoptée dans sa version française, il serait juste, selon M. Larocque, d’affirmer qu’elle n’a pas force de loi en français.

Parmi les 338 députés élus, au moins 14 francophones ont remporté des sièges à l’extérieur du Québec - 12 libéraux, une néodémocrate et un conservateur, le même nombre de députés francophones élus qu’en 2015. Toutefois, on compte deux nouveaux venus sur la scène politique fédérale.

Dans l’Ouest

L’Ouest canadien ne compte plus qu’un seul député francophone, alors qu’ils étaient trois lors de la dernière législature. Il s’agit du libéral Dan Vandal, qui conserve la circonscription de Saint-Boniface — Saint-Vital pour un second mandat. Robert Falcon-Ouellette de Winnipeg, qui a commencé la campagne en très bonne posture, a finalement perdu son siège aux mains du NPD. Le Franco-Albertain Randy Boissonnault a lui aussi été défait, mais par son adversaire conservateur.


En Ontario

Six Franco-Ontariens ont été élus, comparativement à cinq en 2015. Le député libéral sortant de Glengarry — Prescott — Russell, Francis Drouin, obtient un second mandat. Il faisait face au conservateur Pierre Lemieux qui tentait un retour aux Communes. La libérale Mona Fortier, élue lors d’une partielle dans Ottawa-Vanier en 2017 à la suite du décès de Mauril Bélanger, a conservé son siège. Marie-France Lalonde, ancienne ministre provinciale des Affaires francophones de l’Ontario, a gagné son pari et a permis au Parti libéral de conserver la circonscription d’Orléans.

Dans le nord de l’Ontario, le député sortant Marc Serré l’a emporté contre un candidat vedette des néodémocrates, Stef Paquette, à Nickel Belt. Le libéral Paul Lefebvre conserve aussi son siège dans Sudbury. Dans la circonscription d’Algoma — Manitoulin — Kapuskasing, la néodémocrate Carol Hughes a obtenu un quatrième mandat de manière décisive, avec plus de 40 % des voix.

À moins de deux semaines de l’élection fédérale, l’Acadie Nouvelle a voulu connaitre les préoccupations politiques qui animent le choix au scrutin des étudiants de l’Université de Moncton. L’environnement est un enjeu qui occupe une grande place.

 «Les politiciens mettent l’accent sur l’environnement à cause de toutes les manifestations mondiales. Tu ne peux plus avoir un parti politique et ne pas parler d’environnement parce que c’est clairement l’enjeu de notre génération», lance Tommy Des Rosiers, étudiant en deuxième année à la maitrise en administration publique.

Plus de 121 bureaux de vote ont été érigés dans les campus des collèges et universités du Canada. Projet pilote d’Élections Canada en 2015, ces bureaux de scrutin sont de retour cette année. Ils démontrent un bon taux de participation, selon Emmett Keyserlingk, président de Majorité Future, une organisation nationale et non partisane qui encourage le vote chez les 18-34 ans.

L’engagement politique des étudiants est d’ailleurs à la hausse, d’après ses observations.

«C’est énorme. Les jeunes forment le groupe d’électeurs le plus important au pays pour la première fois et il y a un sentiment de puissance là-dedans», dit-il avec enthousiasme.

En fin d’après-midi ce mardi, la population étudiante est bien présente devant le bureau de scrutin du campus de l’Université de Moncton, au Centre étudiant.

Dans la file d’attente, des chaises sont installées à cet effet. Elles sont presque toutes remplies.

Plusieurs étudiants n’ont pas hésité à donner leur avis sur la campagne électorale.

L’Institut Cooper et le PEI Working Group for a Livable Income (WGLI) veulent faire du revenu de base garanti (RBG) un enjeu électoral. Pour inviter les citoyens à mieux comprendre cette idée ainsi que les manières dont elle pourrait être implantée à l’Île-du-Prince-Édouard, l’Institut organisait un forum thématique, le 2 octobre à Charlottetown.

L’invité spécial, Hugh Segal, est un ancien sénateur canadien et un fervent défenseur du RBG. «Cela permettrait de soutenir les trois millions de Canadiens qui vivent actuellement sous le seuil de la pauvreté, dont environ 20 000 à l’Île-du-Prince-Édouard», a-t-il clamé sous les applaudissements des participants.

Enjeux électoraux

Fernand Thibodeau n’est pas un polyglotte, mais lorsqu’il rencontre les candidats aux élections fédérales, il a souvent l’impression qu’il s’exprime dans une langue étrangère.

En tant que porte-parole d’Aide et soutien aux travailleuses et travailleurs des secteurs saisonniers du Nouveau-Brunswick (ASTS), M. Thibodeau tente de rencontrer les candidats pour leur parler de la campagne lancée par le Conseil national élargi des chômeurs et chômeuses (CNECC), dont fait partie l’ASTS.

Les représentants du Conseil national réclament une réforme en profondeur du programme d’assurance-emploi afin de mieux protéger les droits des travailleurs.

Parmi les principales revendications figure la mise en place d’un critère unique d’admissibilité.