Christophe Traisnel, professeur en sciences politiques à l’Université de Moncton, dit que les jeunes perçoivent la politique différemment de leurs ainés.
Christophe Traisnel, professeur en sciences politiques à l’Université de Moncton, dit que les jeunes perçoivent la politique différemment de leurs ainés.

Chez les jeunes Canadiens, l’engagement politique est plus fort que le vote

Les jeunes Canadiens votent moins que leurs ainés, mais ils parlent de politique et défendent des causes plus qu’eux, selon un récent rapport du Centre Samara pour la démocratie, un organisme sans but lucratif qui veut améliorer la démocratie canadienne.

À l’élection fédérale de 2015, plus de la moitié des 18 à 24 ans ont voté. Bien que ce soit une amélioration par rapport à l’élection de 2011 (39 %), ce groupe d’âge est encore celui qui vote le moins au pays, à égalité avec les 25 à 34 ans, selon les chiffres d’Élections Canada.

Tout le monde se demande pourquoi les jeunes ne vont pas voter, dit Adelina Petit-Vouriot, analyste des recherches au Centre Samara pour la démocratie.

Elle affirme que des chercheurs en sciences politiques ont fourni plusieurs explications à ce sujet, notamment le manque d’intérêt des partis politiques pour les jeunes et ces derniers «ne voient pas le vote comme un devoir de citoyenneté ou, au moins, beaucoup moins que les autres générations».

«Ils voient aussi qu’il y a d’autres avenues politiques qui pourraient être plus faciles pour poursuivre un changement», dit Mme Petit-Vouriot.

Les jeunes de 18 à 29 ans sont plus nombreux que les autres groupes d’âge à tenir un évènement ou un rassemblement sur la politique, à faire du bénévolat, à signer une pétition et à manifester, selon le rapport.

Que ce soit par courriel, par téléphone ou sur les réseaux sociaux, les jeunes discutent de politique plus que les autres générations. Soixante-et-un pour cent des jeunes disent même avoir discuté avec quelqu’un qui ne partage pas leur avis politique au cours du dernier mois.

Les jeunes sont moins nombreux que leurs ainés à voter.

Viser les jeunes paie

Mme Petit-Vouriot soutient qu’il faut que les partis sensibilisent les jeunes à aller voter, ce qu’ils négligent de faire bien souvent. C’est pourtant une stratégie qui pourrait faire toute la différence le 21 octobre prochain, jour d’élections fédérales, selon l’analyste.

«Il y a des partis politiques qui ont vraiment mis l’accent sur les jeunes et ça leur a donné l’élection», dit-elle de l’élection de 2015.

Christophe Traisnel, professeur en sciences politiques à l’Université de Moncton, rappelle que tous les groupes d’âge ont été plus nombreux à voter aux dernières élections. Il se pourrait que les enjeux de l’élection étaient plus importants aux yeux des électeurs que lors des précédentes élections, selon le professeur.

M. Traisnel croit que les jeunes votent moins que leurs ainés pour deux raisons. La première, c’est qu’il y a un «temps d’adaptation» lorsqu’un groupe obtient nouvellement le droit de vote.

«Quand on obtient le droit de vote, on ne l’utilise pas tout de suite», dit-il en précisant que, selon le rapport, ce «temps d’adaptation» semble diminuer pour les jeunes d’aujourd’hui.

La deuxième raison, c’est que les jeunes perçoivent la participation politique différemment de leurs ainés.

Selon M. Traisnel, pour les personnes de plus de 50 ans, la participation politique se résume au droit de vote, aux élections et aux partis politiques.

«Chez les jeunes, j’ai l’impression qu’ils ont une image beaucoup plus ouverte et variée de ce que peut être la politique», dit-il en précisant qu’ils s’impliquent davantage pour défendre des causes politiques que leurs ainés.

Mais, cette définition de la politique ne se traduit pas par un intérêt pour celle-ci. Les jeunes sont en queue de peloton lorsqu’il s’agit d’intérêt pour la politique, selon le rapport.

Les données de l’analyse du Centre Samara pour la démocratie proviennent d’un sondage effectué par le centre pour son rapport bisannuel La démocratie à 360º. Plus de 4000 Canadiens adultes ont répondu au sondage entre le 16 janvier et le 6 février 2019.

Adelina Petit-Vouriot, analyste des recherches au Centre Samara pour la démocratie, croit que les partis politiques devraient s’intéresser plus aux jeunes.)
Course à la chefferie

FRANCOPRESSE – Le Parti vert du Canada est à la croisée des chemins. Après un rendez-vous manqué lors de la dernière élection fédérale, la formation recrute pour la première fois en 14 ans une nouvelle direction. Une occasion de se réinventer et se réaligner dans un univers politique de plus en plus complexe.
Alberta

LE FRANCO (Alberta) – Lors de la période des questions à l’Assemblée législative du 27 mai dernier, la députée néodémocrate Marie Renaud sollicite en anglais des explications du gouvernement au sujet de «cette attaque [faite] envers la communauté francophone en ne protégeant pas le financement du Campus Saint-Jean». Jason Kenney, premier ministre de la province, a alors répondu à cette question en français.
Débat en français du PCC

FRANCOPRESSE – Il est souvent difficile de déterminer qui a gagné lors des débats entre candidats d’un parti ou aux élections. Dans le cas du débat en français des candidats à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC) qui a eu lieu le soir du 17 juin, le gagnant n’était surement pas le français.
Racisme systémique

FRANCOPRESSE – Le premier ministre Justin Trudeau a posé le genou au sol lors d’une manifestation contre le racisme au centre-ville d’Ottawa vendredi. Le débat sur le racisme systémique est relancé depuis une semaine au pays dans la foulée des évènements qui ont lieu aux États-Unis.
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FRANCOPRESSE – Avant même le début de la crise de la COVID-19, plusieurs médias communautaires du pays éprouvaient des difficultés à joindre les deux bouts. Depuis la mi-mars, le gouvernement enchaîne les annonces pour venir en aide aux entreprises et aux organismes sans but lucratif auxquelles les médias peuvent faire appel. Certains se demandent cependant si l’aide fédérale arrivera à temps.
Médias

FRANCOPRESSE – La pandémie de la COVID-19 a entrainé une baisse substantielle et soudaine des revenus publicitaires des journaux et des radios communautaires francophones au Canada, au point de mettre en péril la situation financière de plusieurs médias.
Saskatchewan

La politologue Valérie Vézina était de passage à la Cité francophone de l’Université de Régina, le mardi 3 mars, pour présenter ses études sur le nationalisme en milieu insulaire. Contre toute attente, elle applique ses recherches au cas de la Saskatchewan, une ile au cœur des Prairies canadiennes.
COVID-19

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Langues officielles

FRANCOPRESSE — La liste des membres des différents comités permanents de la Chambre des Communes a été rendue publique le 6 février. Des députés comme François Choquette, Alupa Clarke et Denis Paradis n’ayant pas de retour aux Communes à la suite des élections de l'automne, le Comité permanent des langues officielles fait peau neuve. Seulement trois membres qui y siégeaient lors de la dernière législature y sont de retour. La présidence, choisie le 20 février, en sera assurée par un nouveau venu.
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LE DROIT (Ontario) – Des Canadiens coincés au Japon à bord du bateau de croisière Diamond Princess seront rapatriés au pays, a annoncé le gouvernement fédéral, le samedi 15 février. Ceux qui n’ont pas de symptômes du coronavirus seront envoyés à Trenton pour y être évalués, et seront ensuite mis en quarantaine à Cornwall. Une décision qui est loin de faire l’unanimité dans cette ville de l’Est ontarien.

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FRANCOPRESSE – Octobre 2019 : le gouvernement français annonce la fermeture du consulat général de Moncton pour 2022. Une décision qui secoue la communauté acadienne et l’ensemble des francophones du Canada. Bien décidés à inverser la tendance, les acteurs de la mobilisation finiront par avoir le sourire aux lèvres. Retour sur les coulisses d’une mobilisation réussie.

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INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ontario) – Pour la première fois depuis des années, des jeunes francophones de toutes les provinces et territoires canadiens ont pris part au Parlement jeunesse pancanadien (PJP) qui se déroulait à Ottawa du 8 au 12 janvier. Rocco Canil, Nunavutois âgé de 16 ans, est le seul participant de son territoire à s’être déplacé jusque dans la capitale nationale.
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INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ontario) — La dixième législature du Parlement jeunesse pancanadien (PJP) se tenait du 8 au 12 janvier dans la nouvelle Chambre du Sénat à Ottawa. Depuis 20 ans, la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF) orchestre le PJP aux deux ans, permettant à des jeunes d’expression française de partout au pays de se glisser dans la peau d’un parlementaire.
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Nommée ministre du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly porte sur ses épaules deux dossiers importants pour la communauté francophone de l’Alberta : la relance de l’économie de l’Ouest et la modernisation de la Loi sur les langues officielles. Toujours dans l’attente de sa lettre de mandat, elle s’est rendue à Edmonton mercredi 4 décembre pour rencontrer les chefs des affaires de la province et le maire d’Edmonton.

Un député, c’est un peu comme le Père Noël. S’il n’a pas ses petits lutins pour tout préparer, la tournée du 24 décembre risque d’être catastrophique! Un adjoint parlementaire, on le voit sans doute moins souvent que son patron, mais son travail est aussi indispensable. Et ses conditions de travail, vous dites?

Trente ans après la tuerie du 6 décembre, qui a coûté la vie à 14 étudiantes de l’école Polytechnique de Montréal, que reste-t-il de cet attentat dans la mémoire collective canadienne? Si, en 1991, le Parlement du Canada a officiellement rendu cette date Journée de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, cette action a-t-elle contribué à faire avancer la cause?

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