Pénurie d’enseignants francophones : Limite de la formation et concurrence multiple

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur
Coralie Mpoyo
Le Voyageur
ONTARIO - La pénurie d’enseignants francophones a gagné le Nord de la province. Le gouvernement a commencé à mettre en place des stratégies de promotion et de recrutement, mais les intervenants en éducation soulignent que les deux années nécessaires à l’obtention du diplôme — depuis 2013 — refroidissent les ardeurs des étudiants intéressés par la profession.

« Le problème est dans tout l’Ontario maintenant. Avant c’était plus dans le Sud où la population est en croissance, mais c’est le cas aussi maintenant dans le Nord », affirme le directeur de l’éducation du Conseil scolaire public du Grand Nord de l’Ontario (CSPGNO), Marc Gauthier.

La gérante des ressources humaines et des services d’appui du Conseil scolaire catholique de district des Grandes Rivières (CSCDGR), Julie Bisson, souligne le problème persistant du recrutement, qui crée une compétition entre les conseils. « Nous avons de moins en moins d’enseignants francophones qualifiés qui sortent des facultés d’Éducation. Le manque de main-d’œuvre à plusieurs niveaux est problématique, non seulement pour notre Conseil, mais aussi pour plusieurs de nos conseils limitrophes. »