La façade du Collège nordique francophone au centre-ville de Yellowknife.
La façade du Collège nordique francophone au centre-ville de Yellowknife.

Offre de programmes universitaires en français maintenant possible : le Collège des TNO satisfait

Batiste Foisy
L'Aquilon
Adoptée à la toute fin de la législature, la nouvelle Loi sur l’éducation postsecondaire des Territoires du Nord-Ouest ouvre la porte à l’offre de programmes universitaires bilingues aux territoires.

«C’est ça notre objectif. Tout à fait !», lance sans détour la directrice générale du Collège nordique francophone, Josée Clermont, quand on lui demande si le collège pourrait éventuellement décerner des programmes de niveau universitaire accrédités en français à Yellowknife.

Avec l’adoption, la semaine dernière, de la Loi sur l’éducation postsecondaire ce vieux rêve de la communauté franco-ténoise pourrait passer de l’ambition à la réalité dans un horizon pas si lointain.

«Nous, nous avons un plan en marche échelonné sur cinq ans», annonce Josée Clermont.

La législation définit les critères permettant l’accréditation d’un établissement d’éducation postsecondaire en vue de l’habiliter à décerner des grades et, ultimement, des diplômes. Avant l’adoption de cette loi, l’idée même d’un diplôme universitaire ténois, sans égard à la langue d’enseignement, n’était pas envisageable. Maintenant la donne a changé.


« «Cela offre une certaine assurance qualité, détaille Mme Clermont. Pour être accrédité, il faut satisfaire certains critères de qualité. Cela offre aussi une protection pour les étudiants. En s’inscrivant dans un collège qui est reconnu et accrédité, cela signifie qu’il y a des lois, des politiques obligatoires qui encadrent l’enseignement. Ce que ça fait, c’est que, là, on devient un vrai collège.» »
Josée Clermont, directrice du Collège nordique francophone

Des consultations préliminaires ont été menées l’an dernier auprès d’élèves du secondaire des programmes francophones et d’immersion des TNO et la demande semble être là.


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