Les français d’ici : Les francophones minoritaires instrumentalisés

Ce sont des chercheurs en linguistique qui le disent. Le discours politique de certains Québécois souverainistes ferait des communautés en situation minoritaires les mauvais élèves de la francophonie.
Langues officielles

FRANCOPRESSE – Les différentes instances au sein des organismes franco-canadiens sont bien décidées à ne pas rester sur le quai quand le train de la modernisation de la Loi sur les langues officielles (LLO) se mettra en branle. Elles veulent y monter afin de le mener à destination.

À la mi-décembre, le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA), Jean Johnson, a rencontré la ministre responsable des langues officielles au sein du gouvernement canadien, Mélanie Joly. Selon le président, ce fut «une belle rencontre». Il a évidemment été question de la modernisation de la Loi sur les langues officielles. Même si le gouvernement libéral est maintenant minoritaire, il n’est pas question pour lui de reculer sur ce point. L’engagement fait avant les dernières élections est maintenu.

AURORE BORÉALE (Yukon) – D’agrobusiness à bioplastique, même les pages du dictionnaire semblent prendre part aux mouvements activistes environnementaux.

Chaque année, les dictionnaires incluent une centaine de nouveaux mots. L’an passé, l’Aurore boréale proposait un article au sujet des nouveaux mots de la langue française. Selon les statistiques de Francopresse, ce texte est demeuré dans les 15 articles les plus lus tout au long de l’année.

Histoire des Noirs

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL —APF (Atlantique) — Les Canadiens d’origine africaine sont présents depuis très longtemps au Nouveau-Brunswick et sont actifs dans la communauté francophone de Saint-Jean. Bref rappel de l’histoire méconnue des Noirs loyalistes de la province.


En juin prochain, l’organisation New Brunswick Black History Society célèbrera ses 10 ans d’existence. Affiliée à l’organisme communautaire PRUDE Inc. (Pride of Race, Unity and Dignity through Education), celle-ci retrace et documente des siècles d’histoire peu connue du grand public.

Pour Ralph Thomas, coordinateur de projets chez New Brunswick Black History Society et président de PRUDE Inc., l’expérience qu’il a vécue au conseil d’administration du village historique de King’s Landing a rallumé sa flamme de retracer l’histoire des Noirs loyalistes en Atlantique : «Il n’y avait rien sur l’histoire des Noirs. Nous savions que la famille Gordon, dont la maison était située à Fredericton, était d’origine afro-américaine et qu’il y avait un certain intérêt de la mettre en valeur […]. Celle exposée à King’s Landing est identique parce que nous avions à notre disposition les plans de construction de l’originale.»

Nord canadien

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Territoires) — Le Canada regroupe un peu plus de 64 % du total mondial de bœufs musqués. Si globalement les populations sont stables, certaines diminuent drastiquement : celles habitant dans l’Extrême-Arctique, notamment dans l’ouest de l’archipel Arctique, l’ile Victoria au Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest. Plusieurs scientifiques mettent en cause les changements climatiques.

Pour les Inuits des collectivités de l’ouest du Nunavut, le bœuf musqué est une source importante de nourriture. Sa laine intérieure, le qiviut, d’une qualité comparable au cachemire et d’une chaleur inégalable, est également très prisée pour l’habillement. La chasse du bœuf musqué est donc une activité nécessaire à la survie de ces collectivités.

Pourtant, elle est de plus en plus difficile à pratiquer. Les hardes ne sont plus localisées au même endroit, car le nombre de bêtes chute et, surtout, car plusieurs d’entre elles sont rongées par la maladie. Les scientifiques s’interrogent à savoir si ces phénomènes sont des répercussions directes des changements climatiques.

Littérature jeunesse

LE MONITEUR ACADIEN (Nouveau-Brunswick) – «J’ai toujours voulu écrire, de dire Amélie Armstrong. Depuis que je suis devenue maman, il y a trois ans, les livres ont pris un nouveau sens dans ma vie et je me sers souvent d’histoires pour les aider à comprendre le monde qui les entoure.»

La maman d’Isaac et Eve était heureuse de procéder au lancement de son tout premier livre Je suis bilingue, le 8 février à la Bibliothèque publique de Dieppe.

Ses enfants aiment beaucoup passer du temps chez leurs grands-parents paternels (Mimi et Grampy) et maternels (Mamour et Papour).

L'EAU VIVE (Saskatchewan) - Ernest Dufault, alias Will James, est un Québécois d'origine, voleur de chevaux, artiste et écrivain, devenu l'incarnation du cowboy d'Hollywood et de l'Ouest américain. Un métier qu'il a appris sur un homestead près de Val Marie. C'est son histoire qu'on retrouve à la Troupe du Jour du 14 au 23 février, avec Will & Ernest. La pièce, signée par l’auteure fransaskoise Martine Noël-Maw, est la première œuvre grand public de l'écrivaine qui a une douzaine de romans à son actif. Le fruit d'une véritable saga.

Tout commence en 2013 lorsque Martine Noël-Maw voit le documentaire de Jacques Godbout, Alias Will James. C'est le coup de cœur. « Pendant cinq ans, j'ai parcouru des milliers de kilomètres, lu des milliers de pages, des dizaines de romans, de biographies... » Elle travaille et cogite sur ce personnage mythique pendant ces années ponctuées d'ateliers, de stages et de bourses du Saskatchewan Arts Board.


C'est lors de la retraite annuelle des écrivains fransaskois de Muenster en 2015 qu'elle écrit Hommage to a hero fragmenté, qui deviendra un monologue dans Will & Ernest. « Parce que j'ai écrit ce monologue, j'ai commencé à voir mon héros sur scène plutôt que dans un film. Quand j'écris un roman, je vois l’action qui se déroule comme dans un film. Mais là, j'ai commencé à voir l’action se dérouler sur scène ».


C'est la même année à Entr'arts, une rencontre formative d'artistes à Banff, que naissent les premières scènes de la pièce. Le reste appartient à l’histoire, pourrait-on dire, mais pas tout à fait. La saga Will James n'est pas encore terminée puisque deux romans sur le héros sont en chantier : un pour adultes, adapté de la pièce, et un pour adolescents, Le secret de Luca.

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – C’est confirmé : les urgences de six hôpitaux ruraux fermeront pendant la nuit à partir du mois prochain. Les 120 lits de courtes durées de ces six établissements seront convertis en lits de soins chroniques de longues durées.

Dès le 11 mars, les urgences de Caraquet, de Sainte-Anne-de-Kent, de Sackville, de Sussex, de Perth-Andover et de Grand-Sault fermeront leurs portes de minuit jusqu’à 8 h.

Elles accepteront leur dernier patient à 22 h.

Ouest canadien

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ouest) — Le 29 janvier, Adriana LaGrange, ministre albertaine de l’Éducation, présentait un rapport d’expert censé orienter la future réforme des programmes scolaires. Ce dernier ne fait aucune mention des perspectives francophones, ce qui inquiète la communauté. «Il semblerait que rien ne va changer», rassure la Fédération des Conseils Scolaires Francophones de l’Alberta (FCSFA) après avoir pris contact avec le Ministère.

«On n’aime pas être omis des documents, mais au vu de la réponse du gouvernement on dirait qu’il n’y a pas à s’inquiéter», dit Réginald Roy, président de la FCSFA. Il ajoute : «j’ai fait un appel auprès du Ministère aujourd’hui. Ce que j’ai entendu dire c’est qu’aucun changement ne sera apporté au curriculum de 2017 concernant les perspectives francophones. J’ai alors fait une demande au gouvernement pour que cela soit annoncé officiellement afin de répondre aux inquiétudes de la communauté.»

Plusieurs parents d’élèves francophones s’étaient inquiétés après la présentation du rapport par Ariana LaGrange, ministre de l’Éducation. Il comporte 26 recommandations faites par un comité de consultation, mais pas de trace de francophones.

Le mot n’y figure qu’une fois, à la fin. La Fédération des Conseils Scolaires Francophones de l’Alberta y est remerciée parmi «les partenaires du secteur de l’éducation qui ont partagé leurs points de vue sur le système éducatif de la maternelle à la 12e année.» Réginald Roy confirme que la FCSFA a bien participé à une session de consultations. «Nous nous sommes entretenus deux heures face au panel, ils étaient très à l’écoute.»

Santé

FRANCOPRESSE – Les messages apparaissent accompagnés d’émojis souriants à l’écran : «C’est comme une tarte citron pistache, un régal!» ou bien encore : «Chaque saveur que je goute est encore meilleure!» Dans les messages postés sur Instagram, les publications flatteuses sur le vapotage se comptent par milliers. Premières cibles : les adolescents.

«Un gadget permettant d’absorber de la nicotine.» Il n’existe pas 10 000 façons de définir la cigarette électronique, explique l’urgentologue et toxicologue Martin Laliberté. «Ce n’est ni plus ni moins qu’une version du tabac moderne», confie le professeur adjoint au Centre universitaire de Santé Mc Gill. Avec «les mêmes risques de dépendance à la nicotine». Et plus elle est consommée tôt dans la vie de l’individu, plus le risque de dépendance est accru, et par conséquence, les risques de cancers et de maladies cardiovasculaires aussi.

Francophonie

FRANCOPRESSE – La période de mise en candidatures pour l’Ordre des francophones d’Amérique et le Prix du 3-juillet-1608, décernés par le Conseil supérieur de la langue française du Québec est maintenant ouverte.

Chaque année, sept personnes qui se consacrent à l’épanouissement de la vie française en Amérique peuvent être admises à l’Ordre des francophones d’Amérique, à raison de deux personnes du Québec, et une personne pour chacune des régions suivantes : Atlantique, Ontario, Ouest canadien et les territoires, Amériques (autres) et autres continents.

Depuis 1978, plus de 325 personnes ont été reçues. De ce nombre, 92 viennent du Québec, et des tranches de 40 à 46 de l’Acadie, de l’Ontario, de l’Ouest, des États-Unis et de l’Europe (dont 25 de la France). Une quinzaine de récipiendaires viennent d’ailleurs dans les Amériques, de l’Afrique et de l’Asie.

Journalisme

FRANCOPRESSE —Afin de rendre hommage au chroniqueur et journaliste Réjean Paulin, décédé le 2 février, Francopresse a sélectionné quelques-unes des chroniques qu’il avait écrites pour Francopresse et les journaux membres de l’Association de la presse francophone, depuis 2015.

Rappelons d’abord que M. Paulin a œuvré pendant plusieurs décennies en journalisme, en particulier en milieu minoritaire : il a été journaliste pour Radio-Canada en Saskatchewan et en Atlantique, puis journaliste indépendant sur la Colline du Parlement à Ottawa. Il a aussi été collaborateur à Radio-Canada International, à Radio Vatican et à la Radio suisse romande. Au tournant des années 2000, il a choisi de se consacrer à l’enseignement du journalisme au collège La Cité à Ottawa.

À l’annonce de son décès, Francopresse avait publié les passages tirés de la centaine de chroniques qu’il avait signées. Aujourd’hui, le service de nouvelles de l’Association de la presse francophone présente une dizaine de chroniques de ce fidèle collaborateur.

Entreprise

AGRICOM (Ontario) – Votre ferme ou votre entreprise a-t-elle établi un plan d’urgence? Pensez-vous être prêt à toute éventualité? Le 15 janvier, Tom Baker, le gestionnaire des incidents au sein du Feather Board Command Centre est venu partager quelques conseils lors de la Conférence sur la volaille de l’est de l’Ontario, conseils qui s’appliquent très bien à toutes sortes de situations.

Différentes situations d’urgence peuvent survenir en un clin d’œil : un accident de transport sur la route, un feu, une intrusion par des activistes, une brèche de données informatiques, une maladie affectant les cultures de la ferme ou les animaux ou encore des désastres météorologiques comme une inondation, une vague de chaleur extrême ou une tornade. L’hiver apporte même son lot de situations urgentes avec des quantités importantes de neige, des effondrements possibles ou des difficultés d’approvisionnement, etc.

Sport professionnel

LE VOYAGEUR (Ontario) – Été 2019 : le joueur professionnel de football originaire du Nipissing, en Ontario, Ryan Hunter, comptait démontrer aux entraineurs des Chiefs de Kansas City qu’il a tout ce qu’il faut pour évoluer dans la Ligue nationale de football américain (NFL) et qu’il mérite sa chance.

Cet article est puisé des archives du journal Le Voyageur. Ce que vous lirez est le fruit d’une entrevue publiée en aout 2019.

Littérature

LE VOYAGEUR (Ontario) – Les Éditions Prise de parole s’ancrent en Atlantique avec l’embauche de Sonya Malaborza à titre de conseillère littéraire, basée dans la région de Moncton. La maison d’édition sudburoise publie des auteurs acadiens depuis une vingtaine d’années, mais n’avait plus de personnel sur place depuis quelques années.

Vers la fin des années 1990, Prise de parole a voulu combler le vide laissé par la fermeture des Éditions de l’Acadie et a commencé à publier des auteurs de la région, tels que Herménégilde Chiasson, France Daigle, Rose Després, Pierre-André Doucet et Daniel H. Dugas.

Histoire des Noirs

FRANCOPRESSE – À l’occasion du Mois de l’histoire des Noirs, le thème du hockey s’impose : une pièce commémorative et un timbre soulignent l’apport de Willie O’Ree et du Colored Hockey Championship à l’avancement des communautés afro-américaines et au monde du hockey nord-américain.

En janvier, Postes Canada dévoilait un timbre-poste qui rappelle le Colored Hockey Championship, championnat disputé en Atlantique par des équipes de hockey composées exclusivement de joueurs noirs. Ainsi, la société profite du Mois de l’histoire des Noirs pour mettre à l’avant-scène une époque qu’elle estime peu connue de l’histoire du hockey.

Nord canadien

AURORE BORÉALE (Yukon) – Quand la vague de froid dure plus de quelques jours, mieux vaut faire face à la réalité : impossible de rester sous les couvertures indéfiniment! Et quand il est question de sortir, que ce soit pour des activités récréatives ou pour des obligations professionnelles ou familiales, il est important de savoir prendre les devants.

Les communiqués de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) du Yukon sont on ne peut plus clairs : même les personnes les plus expérimentées sont à risque lorsque le mercure touche les extrêmes du thermomètre.

Nord canadien

AURORE BORÉALE (Yukon) – Les écoles du Yukon sont restées ouvertes malgré la période de froid extrême qui a touché Whitehorse ainsi que l’ensemble du territoire.

Ces températures, les plus froides enregistrées depuis 2008, ne sont toutefois pas une raison valide de fermer les écoles, selon le ministère de l’Éducation. Seules les conditions qualifiées de vraiment extrêmes peuvent nécessiter la fermeture d’une école. Par exemple, un incident mécanique, ou un évènement pouvant mettre en danger le personnel et les élèves seraient des raisons valables.

Entrevue

FRANCOPRESSE – La Fédération culturelle canadienne-française, qui regroupe 22 associations artistiques et culturelles de l’extérieur du Québec, défend de plus en plus activement le besoin pour le Canada de se doter d’une politique culturelle nationale. Cette politique prendrait la forme d’un «Cadre national d’action pour la culture». La FCCF s’est associée avec plus de 40 organismes artistiques et culturels, tant francophones, anglophones, qu’autochtones, pour créer une large coalition afin de convaincre le gouvernement fédéral d’aller de l’avant avec ce projet ambitieux, dont découlent aussi plusieurs autres priorités de la Fédération.

L’une de vos grandes priorités est la mise en place d’un cadre national d’action pour la culture. De quoi s’agit-il?

Marie-Christine Morin : Le cadre national, ou politique culturelle canadienne, est une idée qu’on a mise de l’avant de façon plus formelle l’an dernier, donc en 2019, mais la réflexion a été entamée depuis plusieurs années. C’est une façon cohérente de rassembler toutes de sortes de gros éléments qui se passent présentement dans le paysage : les révisions législatives actuelles, la loi sur les droits d’auteur, la loi sur la radiodiffusion ou encore la stratégie d’exportation du fédéral. Il y a aussi toute la réflexion sur la diplomatie culturelle qui interpelle cette question-là aussi. Toutes les personnes qu’on rencontre à qui on dit qu’on n’a pas de politique culturelle au Canada sont extrêmement surprises.

Journalisme local

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Territoires) Le jeudi 30 janvier, une soixantaine d’athlètes ont pris le départ de la Montane Yukon Arctic Ultra, une course considérée comme l’une des plus difficiles au monde. Rencontre avec les membres de l’association suisse Out’Cha qui participent à l’épreuve des 300 miles.

L’ultramarathon Montane Yukon Arctic Ultra, actuellement en cours, est réputé comme l’un des plus difficiles au monde : jusqu’à 690 kilomètres en totale autonomie, dans des conditions climatiques souvent extrêmes. La course suit le tracé de la mythique Yukon Quest et des athlètes du monde entier s’y retrouvent chaque année. Pour cette 17e édition, trois distances sont proposées : le marathon, le 100 miles (160 km) et le 300 miles (482 km). C’est à cette dernière épreuve qu’Hervé Acosta, Victor Hugo Docarmo et Patrick Sumi, les fondateurs de l’association Out’Cha, ont choisi de participer.

Sports

L’EXPRESS (Ontario) –Mike Laviolle de l’Express, en collaboration avec les comptes de fans des Raptors FR et Raptors BE, présente Dinos Talk, le premier podcast dédié aux Raptors de Toronto en français.

Face au nombre impressionnant de podcasts anglophones sur la franchise canadienne, il nous semblait important que la francophonie soit représentée dans ce domaine du fait de la présence de trois joueurs (Siakam, Ibaka, Boucher) et un assistant (Mutombo) parlant français chez les Raptors, ainsi que deux représentants francophones chez les 905 (Mélanie Danna et Charles Dube-Brais).

Ontario

L’EXPRESS (Ontario) – L’entente entre les gouvernements du Canada et de l’Ontario sur le financement de l’Université et l’Ontario français (UOF) a été finalisée et signée ce 22 janvier.

«Débuter l’année avec une entente ratifiée est une merveilleuse nouvelle», s’enthousiasme Dyane Adam, présidente du Conseil de gouvernance de l’UOF. «Nous sommes ravis d’atteindre ce jalon historique et d’accueillir, comme prévu, les premières cohortes à l’automne 2021.»

Langues officielles

FRANCOPRESSE - Un an après le lancement d’ateliers de français destinés aux sportifs de haut niveau, la Fondation pour la langue française siffle l’arrêt du jeu. Fin de la partie.

Francopresse vous en avait parlé en novembre 2018. La création d’ateliers de français spécialement conçus pour les sportifs devait permettre de rapprocher en 2019 ceux-ci de leurs admirateurs francophones. Malgré plusieurs appels de la Fondation lancés au sein du monde du sport, tant du côté des équipes professionnelles que des différentes fédérations sportives, il n’y a que l’Impact de Montréal et Judo Canada qui se sont montrés intéressés.

Charles-André Marchand était l’un des responsables de ces cours. Selon celui-ci, «le travail mené auprès des joueurs de l’Impact de Montréal, équipe de soccer de la Major League Soccer, et des athlètes de Judo Canada a été fructueux et répondait à une demande.» Il raconte qu’il a eu jusqu’à huit joueurs de soccer. Un peu moins du côté judokas. Malheureusement, l’expérience ne sera pas renouvelée en 2020.

Selon Lan Anh Vuong, directrice du développement des affaires et opérations pour la Fondation pour la langue française, celle-ci mènera plutôt cette année, au Québec, «un nouveau projet auprès des entreprises sans comité de francisation».

Chronique

Ça doit bien faire plus de 30 ans que nous, Canadiens-Français du ROC (Rest of Canada), nous plaignons du pauvre service des réseaux nationaux de Radio-Canada. Nous savons que le «Ici» dans Ici Radio-Canada veut, la plupart du temps, dire Ici Québec. Voici une petite histoire qui illustre bien ce que nous percevons. Et ce n’est pas parce qu’on en rit que c’est drôle.

C’est jeudi matin, juste avant 8 h, le 30 janvier 2020. Je suis en voiture et j’écoute Le matin du Nord à la radio régionale de Radio-Canada à Sudbury. L’émission se termine afin de faire place au bulletin «national» de 8 h. Dois-je rappeler qu’en radiodiffusion, ce bulletin est un des plus importants de la journée.

Ontario

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ontario) – En septembre 2019, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et la Fédération des aînés et retraités francophones de l’Ontario (FARFO) ont publié leur Livre blanc sur le vieillissement des francophones en Ontario. On y peint le portrait d’une population proportionnellement plus âgée que la moyenne provinciale, légèrement moins éduquée et significativement moins à l’aise financièrement que sa contrepartie anglophone.

À cela s’ajoute un manque flagrant de données concernant des segments plus vulnérables comme les nouveaux arrivants, les aînés LGBTQ et ceux vivant des défis socio-économiques. Face à cette situation, la FARFO a entrepris des démarches qui lui permettraient de jouer un rôle accru de leadership. Le directeur général de la FARFO, Gilles Fontaine, explique que des pourparlers sont en cours pour obtenir un financement récurrent.

Atlantique

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Les communautés côtières sont de plus en plus nombreuses à prendre des mesures d’adaptation à la montée des eaux et à l’érosion. Elles ont pris peu à peu conscience de l’urgence de se préparer aux tempêtes à venir.

Se cacher la tête dans le sable ne sera plus possible quand il aura disparu.

«Nous croyons que les membres de la communauté de la Péninsule acadienne sont au courant des risques, mais pour l’instant, peu d’entre eux trouvent une nécessité — voire, une urgence — à l’adaptation», observent en attendant des scientifiques du Projet Adaptation PA.

Atlantique

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Leur nombre est inconnu. Pourtant, certains Acadiens devront déménager des côtes à cause de l’érosion et de la montée des eaux, causées par les changements climatiques. Une décision déchirante.

«Si tu forces des Acadiens à déménager, ce n’est pas 1755, mais c’est une déportation quand même», lâche Steven Cormier. L’habitant de Chiasson Office, sur l’ile de Lamèque, réside face à l’Atlantique et a bien l’intention d’y rester. Il veut croire que la montée des eaux et l’érosion ne le forceront pas à un grand dérangement.

Justice

L’EXPRESS (Ontario) – Pour la première fois depuis son lancement en 2012, le site pancanadien d’information juridique CliquezJustice.ca a dépassé les 100 000 visites mensuelles au mois de novembre 2019.

CliquezJustice.ca s’affiche comme une référence incontournable pour aider les francophones du Canada à comprendre leurs droits et obligations afin de mieux gérer les situations juridiques du quotidien.

Journalisme

Le journaliste et observateur de la francophonie au Canada et dans le monde, Réjean Paulin, est décédé le dimanche 2 février. M. Paulin avait signé plus de cent chroniques chez Francopresse depuis 2015.

Afin de de rendre hommage à un fidèle collaborateur, Francopresse présente des extraits des chroniques publiées depuis août 2015.

Atlantique

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – Il y a seulement quelques mois, La Commission scolaire de langue française (CSLF) aurait pu décider de réviser l’ensemble de ses politiques, sans que personne le sache. En effet, bien que les réunions aient toujours été publiques, très peu de personnes y assistaient dans le passé. Puis, par souci de transparence, voici que les ordres du jour sont diffusés à l’avance, que des procès-verbaux sont rendus publics et que les réunions sont diffusées en direct sur Facebook, et qu’elles peuvent être visionnées en tout temps.

Le président de La Commission scolaire de langue française, Gilles Benoit, croit que c’est en partie ce qui explique qu’un sujet comme une révision de politique, une tâche somme toute assez normale pour une commission scolaire, prenne autant d’ampleur. 

«À notre récente réunion, nous avons commencé à discuter du besoin de réviser nos politiques, ce que nous devons faire régulièrement, pour les mettre à jour. Comme à chaque réunion nous recevons des demandes d’admission pour des non-ayants droit, nous avons décidé de commencer avec notre politique d’admission», a expliqué le président Gilles Benoit. 

Santé

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Alors que le web regorge de «coachs santé», d’entraineurs personnels et d’influenceurs diffusant des conseils nutritionnels à portée de clic, des diététistes professionnelles mettent en garde contre les régimes et les plans alimentaires «prescrits» par les individus non immatriculés.

Régime après régime, Chloé n’arrive toujours pas à perdre les 10 livres qui lui ont été promises. En quête du corps «parfait» depuis l’âge de 10 ans, elle n’a pas l’intention d’abandonner. Elle décide donc de se tourner vers un nouvel entraineur personnel qu’elle a déniché en ligne. Celui-ci lui prescrit un régime «zéro glucides, zéro gras».

Lundi matin, Chloé avale ses œufs blancs avec détermination. Elle rêve déjà des résultats miracles qui devraient apparaitre bientôt.

Quelques semaines plus tard, par contre, cette dernière aboutit dans le bureau d’une diététiste. Affamée, mais surtout honteuse d’avoir «échoué» son dernier régime, elle confie à la professionnelle de récentes tendances hyperphagiques, boulimiques et une nouvelle peur de certains aliments.