Le rôle de présidente du Comité permanent du Patrimoine canadien, selon Julie Dabrusin : « Bien gérer, pour que ça fonctionne bien, mais aussi donner une voix aux créateurs et créatifs ».
Le rôle de présidente du Comité permanent du Patrimoine canadien, selon Julie Dabrusin : « Bien gérer, pour que ça fonctionne bien, mais aussi donner une voix aux créateurs et créatifs ».

Julie Dabrusin, nouvelle présidente du Comité permanent de Patrimoine canadien

Jean-Pierre Dubé
Jean-Pierre Dubé
Francopresse
La députée libérale fédérale de Toronto-Danforth, Julie Dabrusin, a été élue présidente du Comité permanent de Patrimoine canadien, en février. L’avocate et militante sociale a remplacé la députée de Vancouver-Centre, Hedy Fry, à la tête du Comité de 13 membres.

« J’ai un grand intérêt pour le patrimoine, souligne la nouvelle présidente. Beaucoup de gens dans mon comté travaillent dans le film et la télévision, dans des centres culturels. Toronto est une ville qui a beaucoup d’auteurs et d’industries culturelles. »

Une voix pour les créateurs, un écho en français 

Comme présidente du Comité du Patrimoine, la députée voudrait « donner une voix aux créateurs et créatifs, à tous les gens qui s’impliquent dans les industries culturelles, pour qu’on les écoute. » Les projets courants lui en fourniront l’occasion. Le rapport du Comité sur les Bouleversements dans le paysage médiatique canadien : un monde en transformation (2017) sera suivi prochainement par une étude sur les musées et une autre sur les centres culturels au Canada.

Quels sont les liens de Julie Dabrusin avec la francophonie? « Nous avons une communauté francophone importante dans mon comté et les gens aiment bien parler dans leur langue maternelle. Ce que je fais, c’est la pause-café (dans mon quartier) pour les gens qui veulent parler de politique en français. »

Elle souligne que dans sa région, l’est de Toronto, on trouve quelques écoles primaires et un mouvement de parents pour la création d’un secondaire francophone. « Je suis prête à parler aux étudiants en français. Il est important de voir que du côté fédéral, on a du respect pour les langues officielles. »

Quelle empreinte l’élue veut-elle laisser au Comité? « J’essaie d’être bilingue dans toutes nos réunions, de parler un peu de français et un peu d’anglais. Je mets beaucoup d’importance sur ça, de gérer de façon à respecter les langues officielles pour qu’on entende les deux tout le temps. »


De Montréal à Ottawa, en passant par Toronto

Originaire de Montréal, la diplômée en droit et en études sur le Moyen-Orient maitrise les deux langues officielles. Résidente de Toronto depuis 20 ans, elle y a fondé l’organisme Friends of Withrow Park, voué à l’utilisation des espaces verts dans son quartier.

Cette expérience l’aurait notamment sensibilisée à l’importance de rendre les arts accessibles. « Nous avions deux troupes de théâtre et une de danse qui présentaient des spectacles durant l’été. »

L’avocate s’est lancée en politique après une pause de quatre ans pour fonder une famille et 13 ans de vie professionnelle dans le domaine du litige. Son objectif était de presser le gouvernement d’investir davantage dans les infrastructures matérielles et sociales ainsi que dans le transport en commun.