Michel Vézina
L'Eau Vive
La grippe espagnole de 1918. De nombreuses victimes de la grippe de 1918 dans un hôpital à Fort Riley au Kansas
La grippe espagnole de 1918. De nombreuses victimes de la grippe de 1918 dans un hôpital à Fort Riley au Kansas

Il y a cent ans, la grippe espagnole frappait la planète

L’Eau vive, Sask. Saviez-vous que l’on doit la création du ministère fédéral de la Santé à la grippe espagnole? Le chroniqueur Michel Vézina revient sur le centenaire de la pandémie.

La Première Guerre mondiale s’est terminée à la 11e heure du 11e jour du 11e mois (novembre) de l’année 1918. L’année 2018 marque donc le centième anniversaire de cet événement qui aura provoqué la mort de 18,6 millions de personnes. Mais 2018 marque aussi le début de la grippe espagnole qui fera entre 50 et 100 millions de morts en deux ans.

C’est dans le comté de Haskell, au Kansas, au début de l’année 1918, que cette grippe fut signalée pour la première fois. La Santé publique des États-Unis avait en effet annoncé qu’une grippe foudroyante, mais bénigne, déferlait dans ce secteur. Des militaires affectés l’amenèrent en Europe et contaminèrent leurs compatriotes. Sur le front, des millions d’hommes tombèrent malades et toutes les armées furent affectées. Cette « grippe de trois jours », comme la surnommaient les Français, se renforcera et deviendra mortelle. Les premiers cas de la version « virulente » de la grippe espagnole sont signalés à Camp Devens, près de Boston et 11 000 soldats tombèrent malades.


Arrivée au Canada de la maladie

Selon le site de Patrimoine canadien, sur l’ensemble du Canada, 55 000 adultes âgés de 20 à 40 ans mourront de cette forme d’influenza. Les mesures de quarantaine étaient inadéquates, l’impuissance médicale face à la maladie et le manque de coordination des autorités sanitaires ont causé un chaos insurmontable.

Tout porte à croire que la grippe est arrivée au Canada dans les villes portuaires de Québec, de Montréal et d’Halifax, puis s’est propagée vers l’ouest partout au pays. Les troupes militaires traversaient le Canada d’est en ouest en train, afin de prendre part à la guerre en Sibérie, amenant le virus avec elles.


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