Les maux et les mots de la (du?) COVID-19

FRANCOPRESSE – COVID, déconfinement, quarantini, distanciation sociale ou physique : de nouveaux mots, de nouveaux sens à des mots préexistants et de nouvelles locutions sont apparus depuis le début de la pandémie. Ils permettent de nommer la nouvelle réalité et les adaptations sociales que la population a subies ou qu’elle s’est inventées par la force des choses.

C’est un réflexe tout à fait normal, estime Karine Gauvin, professeure de linguistique à l’Université de Moncton. «J’ai comme l’impression que ce virus-là nous est tombé dessus du jour au lendemain, donc il y avait une nécessité d’avoir des mots tout de suite. Ça ne donne pas beaucoup de temps pour voir où les dés vont tomber. On va juste utiliser ces mots et c’est comme ça.»

En premier lieu, le nom du fléau : coronavirus. C’est un mot qui existe depuis longtemps, mais c’est vraiment avec l’arrivée de la COVID-19 qu’il s’est fait connaitre auprès de la population en général. Les coronavirus forment une famille de virus qui provoquent une gamme de maladies allant à d’un rhume banal à des maladies respiratoires graves et mortelles comme le SRAS, il y a quelques années.

Karine Gauvin n’aime guère ce mot, puisqu’il est de construction anglophone, constitué d’abord de l’élément spécifique (corona) puis de l’élément général (virus). «En français, on ne devrait pas utiliser un mot comme ça, dit-elle. Parce que, si l’on construisait ce mot en français, on ferait le contraire, ce qui donnerait “virus corona”.»

Le virus qui s’est répandu partout dans le monde ces derniers mois est une nouvelle forme de coronavirus, d’où le terme «nouveau coronavirus» utilisé pour le nommer. Et pour désigner la maladie provoquée par ce «nouveau coronavirus», on a développé l’acronyme COVID-19.

Karine Gauvin, professeure de linguistique à l’Université de Moncton.

COVID-19 : masculin vs féminin

Au départ, au Canada francophone, c’est la forme masculine qui semblait faire consensus. Puis, au début mars, tout a basculé. Certaines instances comme Radio-Canada et l’Office québécois de la langue française (OQLF) ont statué que COVID est plutôt féminin.

Le service linguistique de Radio-Canada a recommandé à son personnel d’utiliser le féminin, faisant écho à la désignation officielle retenue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au mois de février. La logique veut que l’acronyme COVID, qui est en anglais, mais non traduit, signifie «coronavirus disease», le «19» faisant référence à 2019, l’année où il a été découvert.

«Les sigles étrangers prennent généralement le genre qu’aurait en français le mot de base qui les compose, explique la fiche de l’OQLF. En vertu de cette règle, COVID-19 est de genre féminin, car dans la forme longue du terme français, “maladie à coronavirus 2019”, le mot de base est maladie.»

Le féminin n’était pas une évidence, même pour certains linguistes. «Au début, j’ai pensé que ce serait du genre masculin et j’ai été très surprise quand, du jour au lendemain, les médias se sont mis à écrire “la” COVID-19», souligne Marie-Éva de Villers, linguiste, lexicographe et autrice du Multidictionnaire de la langue française.

Elle recense d’ailleurs les mots et les nouveaux sens de certains termes reliés à la COVID-19 qu’elle ajoutera à la prochaine édition de son Multidictionnaire. «Je vais mettre une note pour dire que le masculin aurait pu être utilisé. Il y a un problème sur le genre du mot.»

Selon Karine Gauvin, on aurait tout aussi bien pu pencher pour le masculin.


« Le genre est complètement arbitraire en français. Tu peux inventer des raisons pour donner un genre, mais ça ne se tient pas. Il n’y a pas d’argument logique. C’est arbitraire. On dit : c’est parce que ça vient de la maladie. Oui, mais il y a des noms de maladie qui sont masculins! Ça ne marche pas. C’est un choix. C’est souvent le fruit de l’évolution du latin. Même en latin, le genre est arbitraire. »
Karine Gauvin, professeure de linguistique à l'Moncton

En France, d’ailleurs, le choix s’est plutôt porté sur le masculin.

Ce qui ne veut pas dire qu’on ne se questionne pas. Doit-on dire «le» ou «la» Covid-19? titre un article consacré à ce sujet sur le site Web de la radio culturelle nationale publique France Culture. «Mais pourquoi ne s’accorde-t-on pas avec le Québec?» se demande l’auteur de l’article, Pierre Ropert.

Certains linguistes français y voient un parallèle avec des mots comme «job» et «business», que l’on utilise au féminin au Canada, mais au masculin ailleurs.

Marie-Éva de Villers, linguiste, lexicographe et autrice du Multidictionnaire de la langue française.

Les néologismes

L’un des nouveaux mots qui se sont imposés durant la pandémie est «déconfinement», pour décrire les mesures qui mettront fin au confinement général. Il s’agit dans ce cas d’une évolution logique, souligne Marie-Éva de Villers. «Il faut dire qu’il est formé normalement, comme on avait confinement, déconfinement devient un dérivé.»

«Confinement» avait auparavant un sens davantage utilisé dans le milieu carcéral ou hospitalier. Et si le déconfinement provoque une remontée du nombre de cas et de décès, il ne faudrait pas s’étonner de voir apparaitre le mot «reconfinement» dans notre vocabulaire.

«Déconfinement» fera donc son entrée dans la prochaine édition du Multidictionnaire, en compagnie entre autres d’«anosmie» (perte partielle ou complète d’odorat qui accompagne souvent la COVID-19) et d’«anxiogène» (qui provoque de l’anxiété). Ce sont des mots qui existaient déjà, mais qui étaient très peu d’usage commun avant cette pandémie.

C’est aussi le cas de «distanciation sociale», devenue monnaie courante pour exprimer une nouvelle contrainte de protection face au virus. L’OQLF indique que l’expression est utilisée depuis le milieu des années 2000 par les autorités sanitaires au Canada comme dans les principaux pays francophones d’Europe. Évidemment, son ampleur en a fait un mot de tous les jours.

Certains linguistes et observateurs critiquent cet usage, soulignant qu’il s’agit d’un calque de l’anglais «social distancing». On lui préfère «distanciation physique» qui décrit mieux le phénomène, alors que «distanciation sociale» peut insinuer un isolement social ou encore un écart entre les classes sociales.

Toujours est-il que l’OQLF considère que l’expression «distanciation sociale» «est acceptable pour désigner l’espacement physique entre deux choses ou deux personnes.»

Une autre expression qui aura une chance de perdurer est «aplatir la courbe», répétée d’innombrables fois pour expliquer l’importance de ralentir la propagation du virus afin d’éviter que les hôpitaux et leur personnel ne soient surchargés.

D’autres mots, peut-être plus éphémères, ont fait leur apparition : «covidé» pour qualifier les gens atteints de la maladie — comme on dit «grippé» — ou encore «quatorzaine» pour désigner la période de quatorze jours d’isolement recommandée dans certains cas.

La langue anglaise connait évidemment le même phénomène, avec des débordements sur le français. Un bon exemple : «covidiot», qu’on utilise pour qualifier ceux qui transgressent les règlent sanitaires. On peut mettre dans le même club «quarantini» pour désigner un martini dégusté pendant une quarantaine, et par extension, en confinement. Un autre mot du genre, «locktail» a été inventé, voulant dire un cocktail préparé en lockdown (confinement).

Un consultant linguistique britannique, Tony Thorne, dit avoir répertorié plus de 1 000 néologismes anglophones. Les prochaines éditions de certains dictionnaires risquent de s’épaissir.

Financement des organismes

FRANCOPRESSE – La dépendance des associations porte-paroles des francophones au financement du gouvernement fédéral nuit-elle à leur indépendance? C’est la question à laquelle François Charbonneau, professeur à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa, tente de répondre dans un article publié récemment dans la Revue internationale des francophonies.
Acadie

LA VOIX ACADIENNE (Île-du-Prince-Édouard) – Le dimanche 9 aout, le Comité historique Sœur-Antoinette-DesRoches invite les citoyens à un rendez-vous au lieu historique national Skmaqn–Port-la-Joye–Fort-Amherst, en célébration du 300e anniversaire de la fondation de Port-la-Joye et de l’arrivée des premiers Français et Acadiens à l’Île-du-Prince-Édouard.
Territoires du Nord-Ouest

L’AQUILON (Territoires du Nord-Ouest) – Le ministre de l’Éducation, R. J. Simpson, devra réévaluer six demandes d’admission aux écoles francophones du territoire à la suite d’une récente décision de la Cour suprême des TNO. Le juge Paul Rouleau a donné gain de cause à la Commission scolaire francophone des TNO (CSFTNO) et à cinq familles non-ayants droit de Yellowknife et de Hay River, dont les demandes d’admission avaient été refusées en 2019. L’une de ces familles en était à sa seconde révision judiciaire.
Acadie

FRANCOPRESSE – L’année 2020 marque le tricentenaire de l’arrivée des premiers colons français à l’Île-du-Prince-Édouard, connue à l’époque sous le nom de l’Isle Saint-Jean. L’historien Georges Arsenault tient à souligner le début de la présence francophone dans la province. L’auteur de l’ouvrage Histoire illustrée de l’Acadie de l’Île-du-Prince-Édouard aux éditions La Grande Marée en 2019 nous offre un survol de ces premières années de présence acadienne et française dans l’Ile.
Ontario

FRANCOPRESSE – Nous sommes en 1990. La Cour suprême vient tout juste de donner raison à des parents francophones de l’Île-du-Prince-Édouard qui souhaitaient avoir leurs propres écoles et déclare inconstitutionnel l’Official Language Act du Manitoba. Mais en ce premier mois de l’année, le 30 plus précisément, c’est une décision de la ville de Sault-Sainte-Marie qui fait la manchette.
Langues officielles

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – «Il y a un fort appui pour le bilinguisme, mais tout le monde n’est pas convaincu», a constaté la présidente de la Société nationale de l’Acadie (SNA), Louise Imbeault, quand elle a pris connaissance d’un sondage Léger effectué en mars sur la perception du bilinguisme au Canada.
Soins en français

FRANCOPRESSE – Le 4 juin 2020, l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques (ICRML) a rendu publique l’étude L’effectivité des lois linguistiques dans le secteur de la santé. Les chercheurs espèrent ainsi documenter les écarts qui existent entre les droits prescrits par les lois et la réalité quotidienne des francophones en milieu minoritaire, et tenter d’expliquer ces écarts en identifiant les facteurs en jeu.
Recensement 2021

FRANCOPRESSE – Le 17 juillet 2020, le gouvernement fédéral a rendu public le questionnaire du recensement de 2021 confirmant du même coup que les nouvelles questions permettant de brosser un portrait beaucoup plus précis des personnes ayant le droit à l’éducation en français au Canada figureront aux versions courtes et longues du recensement. La nouvelle est accueillie avec joie d’un bout à l’autre du pays au sein de la francophonie canadienne.
Nouveau-Brunswick

FRANCOPRESSE – 1960. John F. Kennedy est élu président des États-Unis, amorçant une ère de changements. Jean Lesage est élu premier ministre du Québec, mettant fin à la Grande Noirceur du régime Duplessis et sonnant le début de la Révolution tranquille. Au même moment, le Nouveau-Brunswick va lui aussi connaitre le début d’une véritable révolution avec, pour la première fois, l’élection d’un Acadien comme premier ministre : Louis Joseph Robichaud.
Dénombrement des ayants droit

FRANCOPRESSE – Le 16 juin 2020, la Fédération des conseils d’éducation du Nouveau-Brunswick (FCÉNB), la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) et la Fédération des francophones de Terre-Neuve et du Labrador (FFTNL) ont publié un mémoire conjoint dans lequel ils exhortent le gouvernement fédéral à ajouter des questions au questionnaire court du recensement de 2021 afin de pouvoir dresser un portrait complet du nombre de personnes qui ont le droit à l’éducation en français au Canada.
Dénombrement des ayants droit

FRANCOPRESSE – L’enjeu du dénombrement adéquat des personnes qui ont le droit à l’éducation en français au Canada a fait couler beaucoup d’encre au cours des dernières années. Des associations francophones de partout au pays, de même que plusieurs députés fédéraux, demandent que les formulaires du recensement de 2021 soient modifiés afin de pouvoir brosser un portrait complet du nombre d’enfants dont les parents ont le droit de demander qu’ils soient instruits en français.
Victoire juridique en C.-B.

FRANCOPRESSE – La récente décision de la Cour suprême du Canada dans la cause opposant le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSFCB) et la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique (FPFCB) au gouvernement britannocolombien aura certainement des répercussions dans les autres provinces et territoires du Canada. Non seulement en éducation, mais également dans toutes les autres sphères des droits linguistiques, ce jugement vient s’ajouter à la jurisprudence existante et redonne un nouveau souffle à l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés.
Fête nationale

LE FRANCO (Alberta) – «Qu’allez-vous faire pour la Saint-Jean?» Le 17 juin dernier, le Franco avait lancé cette question sur plusieurs groupes Facebook de francophones. Hélas, les premières réponses étaient décevantes : «pourquoi célébrer la Saint-Jean-Baptiste hors Québec?» Premièrement, il n’y a pas de bonne raison pour faire la fête. Deuxièmement, la Saint-Jean-Baptiste au Canada se veut une fête qui rassemble les francophones.
Organismes francophones

FRANCOPRESSE – Lors de leur assemblée générale annuelle virtuelle, le 13 juin dernier, les associations membres de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada ont tenu des élections pour combler trois des cinq postes à leur conseil de direction pour des mandats de deux ans. De l’Alberta à l’Île-du-Prince-Édouard, les élus sont tous de nouveaux visages à la FCFA.
Cour suprême du Canada

FRANCOPRESSE - La Cour suprême du Canada a donné raison à la communauté francophone de la Colombie-Britannique, qui réclame depuis dix ans devant les tribunaux que le système scolaire de langue française soit mis à égalité avec le système anglophone au niveau des installations et des services disponibles.
Cour suprême du Canada

FRANCOPRESSE – Après une lutte acharnée de 10 ans devant les tribunaux, le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSFCB) et les parents francophones de la province connaitront enfin le dénouement de leurs revendications. Près de neuf mois après avoir entendu la cause, la Cour suprême du Canada rendra sa décision au sujet du litige qui oppose le Conseil scolaire et la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique au gouvernement provincial.
Sauvons Saint-Jean

FRANCOPRESSE – Trois semaines après que l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) ait lancé une campagne de mobilisation pour sauver le Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta, l’incertitude règne toujours quant à l’avenir du seul établissement postsecondaire de langue française à l’ouest du Manitoba. Le Campus fait face aux récentes compressions budgétaires en éducation postsecondaire du gouvernement de l’Alberta et à un gel de son financement reçu par le Programme des langues officielles en enseignement (PLOE) du gouvernement fédéral depuis 2003.
Francophonie

FRANCOPRESSE – La Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA) tiendra le samedi 13 juin sa 45e assemblée générale annuelle (AGA). Les 18 organismes membres voteront pour élire une nouvelle vice-présidence, le Franco-Manitobain Justin Johnson ayant choisi de ne pas solliciter un deuxième mandat, ainsi que pour combler les postes à la trésorerie et à la représentation des organismes nationaux au Bureau de direction.
Femmes en première ligne

LA VOIX ACADIENNE (Île-du-Prince-Édouard) – Jenny Melanson fait partie des cinq traductrices de la province qui se cachent derrière les communiqués de presse et les pages internet sur la COVID-19 en français. Un métier de l’ombre grâce auquel la communauté acadienne et francophone peut avoir accès aux informations essentielles dans sa langue maternelle.
Autorité héraldique

FRANCOPRESSE – L’Autorité héraldique du Canada a un nouveau héraut d’armes : il s’agit du Franco-Ontarien Samy Khalid. Il succède à Claire Boudreau, d’origine acadienne, qui a été la première femme à occuper ce rôle. Aujourd’hui méconnu, le titre de héraut d’armes est donné à la personne qui dirige l’Autorité héraldique.
Colloque

FRANCOPRESSE – Pour la première fois en 87 ans,  l’Association francophone pour le savoir (Acfas) a dû annuler son congrès annuel en raison de la COVID-19. Un autre évènement phare de la francophonie, le Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes, est pour sa part reporté d’un an. Cette période sera mise à profit par certains chercheurs qui veulent voir les universités jouer un rôle plus important dans les rapprochements entre les francophones du Canada et du Québec.
Éducation

FRANCOPRESSE - L’Association canadienne-française de l'Alberta (ACFA) a lancé, le 13 mai dernier, un appel à se mobiliser en urgence pour sauver le Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta, le seul établissement postsecondaire de langue française à l’ouest du Manitoba. Les récentes compressions budgétaires en éducation postsecondaire du gouvernement de l’Alberta viennent mettre en péril l’avenir même de l’établissement qui, si rien n’est fait, devra annuler 44% des cours prévus en 2020-2021, soit 180 cours sur une possibilité de 409. Des programmes entiers pourraient ainsi être supprimés.
Alberta

LE FRANCO (Alberta) – Qu’importe la pandémie. Ce mercredi 13 mai, l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), soutenue par plusieurs associations, est partie en croisade pour défendre la francophonie à travers le Campus Saint-Jean (CSJ). D’importantes coupes budgétaires menacent ce seul lieu permettant des études universitaires en français dans l’Ouest canadien.
Langues officielles

FRANCOPRESSE – Dans un article publié dans la Revue canadienne de science politique, les politologues Stéphanie Chouinard et Martin Normand font état de lacunes en matière de respect des obligations linguistiques de la part d’institutions publiques et de gouvernements dans plusieurs juridictions au pays dans la gestion de la pandémie. En entretien avec Francopresse, le sénateur René Cormier soutient que «l’urgence de la situation fait en sorte que l’on doit réagir rapidement, mais cela ne justifie aucunement de ne pas respecter les deux langues officielles. Il s’agit d’une question de sécurité et de santé publique.»
Organismes francophones

FRANCOPRESSE – La subvention octroyée à la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) pour développer un portail multilingue en ligne afin de lutter contre la désinformation liée à la COVID-19 a suscité de multiples questionnements quant à la pertinence du projet en lien avec le mandat et le champ d’expertise de la SANB.
Organismes francophones

FRANCOPRESSE – La semaine dernière, nous apprenions dans un article de Pascal Raiche-Nogue publié dans l’Acadie Nouvelle que la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) recevra jusqu’à 434 725 $ de Patrimoine canadien pour développer un portail multilingue en ligne afin de lutter contre la désinformation liée à la COVID-19. Cette nouvelle a suscité des questionnements quant à la pertinence du projet en lien avec le mandat et le champ d’expertise de la SANB, en particulier dans un contexte où les médias communautaires francophones traversent une période financière difficile.