La 7e éditions des JeuxFC, Moncton-Dieppe 2017.
La 7e éditions des JeuxFC, Moncton-Dieppe 2017.

Les JeuxFC de Victoria remis à l’été 2021

FRANCOPRESSE – La 8e édition des Jeux de la francophonie canadienne (JeuxFC) devait avoir lieu pour une toute première fois en Colombie-Britannique à l’été 2020. En raison de la pandémie de COVID-19, ils se tiendront finalement du 13 au 17 juillet 2021, toujours à Victoria. Une décision difficile, mais jugée nécessaire par les organisateurs.

L’évènement aura exceptionnellement lieu quatre ans, plutôt que trois, après la 7édition.

Le directeur général des JeuxFC de Victoria, Casey Edmunds, ne cache pas sa déception. «Il restait moins de trois mois avant les Jeux, mais la ligne d’arrivée vient de se déplacer pas mal plus loin! C’est certain que notre motivation est affectée, on va devoir prendre le temps de faire notre deuil de ce qu’on avait prévu pour l’été 2020», expose-t-il.

L’équipe d’une dizaine de personnes a été remerciée, mais le directeur général a bon espoir de pouvoir à nouveau réunir le personnel cet été en vue d’établir une stratégie pour 2021. «Le plus gros impact du report, c’est le personnel. On a fait du télétravail pendant quelques semaines vu que c’était une période d’incertitudes, mais on a dû les congédier. Heureusement, nos bailleurs de fonds et nos partenaires se sont montrés très compréhensifs», souligne-t-il.

Le directeur général espère que l’organisme pourra bénéficier des mesures annoncées par le gouvernement fédéral, comme des réductions d’impôts ou des subventions salariales.

Le directeur général des JeuxFC de Victoria, Casey Edmunds.

Impossible d’exclure une annulation complète 

Casey Edmunds estime qu’il faudra 200 000 $ de plus à l’organisation pour pouvoir mettre sur pied les JeuxFC de 2021. Avec un budget révisé de 1,65 million $ avant la pandémie, le montant ne dépassera toujours pas le seuil maximal de 2 millions $ instauré par la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF), organisme partenaire du projet.


« Notre but, c’est vraiment de faire en sorte qu’il y ait le moins d’impacts possible sur l’évènement. Si jamais les Jeux devaient être annulés, ce serait différent, mais tant qu’on peut les reporter nos bailleurs de fonds nous assurent qu’ils seront flexibles à transférer les fonds à 2021 »
Casey Edmunds, directeur général des JeuxFC de Victoria

Car si les nouvelles dates ont été annoncées, le directeur souligne que personne ne sait vraiment combien de temps durera la pandémie. «Il y a toujours un risque qu’on doive annuler, on ne connait pas les retombées que ça aura sur les gros évènements. Est-ce qu’on pourra faire dormir 15 jeunes dans une classe? Est-ce qu’on devra effectuer des tests de santé? Un an, ça peut sembler loin, mais c’est difficile à dire.»

La bonne décision 

Sur les réseaux sociaux, les réactions sont somme toute positives. «Ce n’est que partie remise», «super bonne décision», «j’y serai!» peut-on lire dans les commentaires de l’annonce.

«Les jeunes ne nous ont pas contactés directement, mais les réponses qui nous proviennent du terrain confirment que c’était évident qu’on devait reporter les Jeux. On est fiers de conserver les mêmes partenaires, par exemple pour la nourriture et l’hébergement», assure Casey Edmunds.

Au niveau du financement, il restait à amasser 200 000 $ grâce à des collectes de fonds et des partenariats qui devront tout de même être récoltés pour 2021. «Ça pourrait être difficile, parce que les entreprises sont très sollicitées en raison de la pandémie. On espère qu’on pourra s’insérer là-dedans», anticipe le directeur général.

Quant aux quelque 600 bénévoles nécessaires et aux quelque 1200 jeunes participants, une partie du travail sera peut-être à recommencer. «On avait déjà 300 bénévoles inscrits, dont 100 qui travaillaient déjà sur diverses composantes des Jeux. Il faudra les recontacter pour voir s’ils acceptent toujours d’être bénévoles en 2021.»

La 7e éditions des JeuxFC, Moncton-Dieppe 2017.

Un momentum à recréer 

L’évènement étant destiné aux jeunes francophones de 14 à 18 ans, des inquiétudes ont été soulevées quant aux jeunes qui auront dépassé l’âge maximal l’an prochain.

«On n’a pas encore pris de décision par rapport à ça, mais c’est sur notre radar! On va attendre les synopsis des recruteurs pour voir combien de jeunes sont vraiment affectés. Parfois aussi ils ont fini leurs études, donc ça se pourrait qu’ils soient rendus ailleurs, mais c’est des discussions qu’on aura», assure Casey Edmunds.

En collaboration avec la FJCF, il prévoit présenter, au mois d’aout, un plan de relance pour l’édition 2021. «Il va falloir qu’on soit créatifs. On va avoir un momentum à recréer, ça va demander beaucoup d’énergie. On va essayer d’impliquer davantage nos partenaires, comme la Société francophone de Victoria, et j’ai espoir que cet été on pourra peut-être réunir une partie de l’équipe.»

La programmation, qui prévoit plus de 70 épreuves dans 13 disciplines, devrait rester sensiblement la même. Les volets des arts, du leadeurship et des sports demeureront les mêmes. Si le défi de reporter l’évènement est de taille, ce pourrait aussi être une occasion pour la 8e édition des Jeux de la francophonie canadienne de passer à l’Histoire.

Sauvons Saint-Jean

FRANCOPRESSE – Trois semaines après que l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) ait lancé une campagne de mobilisation pour sauver le Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta, l’incertitude règne toujours quant à l’avenir du seul établissement postsecondaire de langue française à l’ouest du Manitoba. Le Campus fait face aux récentes compressions budgétaires en éducation postsecondaire du gouvernement de l’Alberta et à un gel de son financement reçu par le Programme des langues officielles en enseignement (PLOE) du gouvernement fédéral depuis 2003.
Francophonie

FRANCOPRESSE – La Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA) tiendra le samedi 13 juin sa 45e assemblée générale annuelle (AGA). Les 18 organismes membres voteront pour élire une nouvelle vice-présidence, le Franco-Manitobain Justin Johnson ayant choisi de ne pas solliciter un deuxième mandat, ainsi que pour combler les postes à la trésorerie et à la représentation des organismes nationaux au Bureau de direction.
Femmes en première ligne

LA VOIX ACADIENNE (Île-du-Prince-Édouard) – Jenny Melanson fait partie des cinq traductrices de la province qui se cachent derrière les communiqués de presse et les pages internet sur la COVID-19 en français. Un métier de l’ombre grâce auquel la communauté acadienne et francophone peut avoir accès aux informations essentielles dans sa langue maternelle.
Autorité héraldique

FRANCOPRESSE – L’Autorité héraldique du Canada a un nouveau héraut d’armes : il s’agit du Franco-Ontarien Samy Khalid. Il succède à Claire Boudreau, d’origine acadienne, qui a été la première femme à occuper ce rôle. Aujourd’hui méconnu, le titre de héraut d’armes est donné à la personne qui dirige l’Autorité héraldique.
Colloque

FRANCOPRESSE – Pour la première fois en 87 ans,  l’Association francophone pour le savoir (Acfas) a dû annuler son congrès annuel en raison de la COVID-19. Un autre évènement phare de la francophonie, le Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes, est pour sa part reporté d’un an. Cette période sera mise à profit par certains chercheurs qui veulent voir les universités jouer un rôle plus important dans les rapprochements entre les francophones du Canada et du Québec.
Éducation

FRANCOPRESSE - L’Association canadienne-française de l'Alberta (ACFA) a lancé, le 13 mai dernier, un appel à se mobiliser en urgence pour sauver le Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta, le seul établissement postsecondaire de langue française à l’ouest du Manitoba. Les récentes compressions budgétaires en éducation postsecondaire du gouvernement de l’Alberta viennent mettre en péril l’avenir même de l’établissement qui, si rien n’est fait, devra annuler 44% des cours prévus en 2020-2021, soit 180 cours sur une possibilité de 409. Des programmes entiers pourraient ainsi être supprimés.
Alberta

LE FRANCO (Alberta) – Qu’importe la pandémie. Ce mercredi 13 mai, l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), soutenue par plusieurs associations, est partie en croisade pour défendre la francophonie à travers le Campus Saint-Jean (CSJ). D’importantes coupes budgétaires menacent ce seul lieu permettant des études universitaires en français dans l’Ouest canadien.
Linguistique

FRANCOPRESSE – COVID, déconfinement, quarantini, distanciation sociale ou physique : de nouveaux mots, de nouveaux sens à des mots préexistants et de nouvelles locutions sont apparus depuis le début de la pandémie. Ils permettent de nommer la nouvelle réalité et les adaptations sociales que la population a subies ou qu’elle s’est inventées par la force des choses.
Langues officielles

FRANCOPRESSE – Dans un article publié dans la Revue canadienne de science politique, les politologues Stéphanie Chouinard et Martin Normand font état de lacunes en matière de respect des obligations linguistiques de la part d’institutions publiques et de gouvernements dans plusieurs juridictions au pays dans la gestion de la pandémie. En entretien avec Francopresse, le sénateur René Cormier soutient que «l’urgence de la situation fait en sorte que l’on doit réagir rapidement, mais cela ne justifie aucunement de ne pas respecter les deux langues officielles. Il s’agit d’une question de sécurité et de santé publique.»
Organismes francophones

FRANCOPRESSE – La subvention octroyée à la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) pour développer un portail multilingue en ligne afin de lutter contre la désinformation liée à la COVID-19 a suscité de multiples questionnements quant à la pertinence du projet en lien avec le mandat et le champ d’expertise de la SANB.
Organismes francophones

FRANCOPRESSE – La semaine dernière, nous apprenions dans un article de Pascal Raiche-Nogue publié dans l’Acadie Nouvelle que la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) recevra jusqu’à 434 725 $ de Patrimoine canadien pour développer un portail multilingue en ligne afin de lutter contre la désinformation liée à la COVID-19. Cette nouvelle a suscité des questionnements quant à la pertinence du projet en lien avec le mandat et le champ d’expertise de la SANB, en particulier dans un contexte où les médias communautaires francophones traversent une période financière difficile.
Organismes francophones

Acadie Nouvelle (Nouveau-Brunswick) – La Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) poursuit sa lutte contre la désinformation avec l’obtention d’une nouvelle subvention de 434 725$ de Patrimoine canadien. Sa nouvelle cible – à la fois brulante d’actualité et en dehors de son champ d’expertise – est la COVID-19.
Rapport

La Société nationale de l’Acadie (SNA) a présenté, le vendredi 17 avril, son deuxième rapport sur l’immigration francophone intitulé Attirer, accueillir et retenir. La promotion, le recrutement et la rétention des nouveaux arrivants francophones. L’évènement a eu lieu sur Facebook, confinement oblige.
Pandémie

FRANCOPRESSE – En quelques semaines, la pandémie de la COVID-19 a fait le tour de la Terre. Voici un état des lieux non exhaustif de l’évolution de la propagation de la maladie dans les 88 États et gouvernements faisant partie de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qu’ils soient membres de plein droit, associés ou observateurs.
CSFY

C'est la fin d’une longue lutte entre la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) et le gouvernement territorial. Depuis 2002, les francophones ont dû amener leur cause devant les tribunaux, jusqu'à la Cour suprême du Canada. La CSFY a désormais conclu une entente qui lui octroie, entre autres, la gestion scolaire, du personnel et des installations.
Santé

L’AQUILON (Territoires du Nord-Ouest) – Suzanne Houde est née à Giffard, une petite municipalité du Québec qui en 1976 devient le quartier Beauport (arrondissement de Québec qui se trouve au bord du fleuve Saint Laurent). Elle va à l’école à Loretteville, à côté de la réserve Wendake, chef-lieu de la nation huronne-wendat.
Ontario

L’ORLÉANAIS (Orléans) – C’est à Édith Dumont qu’est revenu le prix Bernard Grandmaître 2020. L’ancienne directrice de l’éducation du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO), désormais vice-rectrice de l’Université l’Ontario français (UOF), a ainsi été préférée par le jury à l’Orléanaise Trèva Cousineau, au cours d’un gala tenu le 20 février dernier à l’Édifice de l’horticulture du parc Lansdowne. «Je me sens extrêmement reconnaissante et honorée», a affirmé la lauréate.
Francophonie

Francopresse (NATIONAL) – Après des années de travail, de consultations et de réflexions, la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF) présente une Stratégie nationale pour la sécurité linguistique (SNSL) détaillé et musclée afin d’attaquer de plein fouet l’insécurité linguistique au sein des minorités francophones du pays.
Francophonie

FRANCOPRESSE – Près de 400 événements en tout genre organisés jusqu’au 31 décembre prochain sur chaque continent. Tout un panel d’événements culturels, sportifs, économiques s’ancre sur le calendrier 2020 autour d’un même fil rouge : le cinquantenaire de l’Organisation internationale de la Francophonie. Mais la fête sera quelque peu perturbée…
RVF

(Contenu commandité) Le thème de la 22e édition des Rendez-vous de la Francophonie est l’environnement. Cela comprend bien entendu les changements climatiques et les enjeux scientifiques y étant liés, mais aussi, au sens plus large, l’environnement social, communautaire et culturel qui nous entoure.
Rendez-vous de la Francophonie

(Contenu commandité) C’est sous le thème de l’environnement que se tient actuellement la 22e édition des Rendez-vous de la Francophonie (RVF). En plus de la programmation habituelle qui comprend des concours, des tournées et des évènements, les RVF ont cette année un journal web!
Entrevue

FRANCOPRESSE – L’Alliance des producteurs francophones du Canada (APFC) existe pour développer une industrie de la télévision, du cinéma et des médias numériques dans les milieux francophones minoritaires. À l’heure des Netflix, état des lieux de l’industrie de la production audiovisuelle en situation minoritaire avec la directrice générale, Carol Ann Pilon.
Francophonie

FRANCOPRESSE – En amont du Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes qui aura lieu les 16 et 17 juin 2020 une rencontre entre une cinquantaine de jeunes Québécois et Franco-Canadiens s’est déroulée en fin de semaine à Québec. Une façon pour le gouvernement du Québec d’écouter sa jeunesse et celle de ses voisins provinciaux.
Francophonie

Initiative de journalisme local — APF (Ouest) — Fin janvier, pour la première fois lors de son discours annuel, le maire de la ville de Prince Albert a placé la francophonie dans la liste de ses priorités. En présence d’un grand nombre de concitoyens, l’école Valois et le tourisme francophone ont pris le devant de la scène.