Le drapeau acadien.
Le drapeau acadien.

Les candidats à la présidence de la SANB précisent leur vision de l’organisme

FRANCOPRESSE – La subvention octroyée à la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) pour développer un portail multilingue en ligne afin de lutter contre la désinformation liée à la COVID-19 a suscité de multiples questionnements quant à la pertinence du projet en lien avec le mandat et le champ d’expertise de la SANB.

Cette controverse s’inscrit dans un contexte électoral à la SANB. Les membres seront appelés le mois prochain à élire un remplaçant au président sortant, Robert Melanson, qui ne sollicite pas un second mandat.

Deux candidats sont dans la course. Il s’agit de Mathieu Caissie, ancien conseiller du gouvernement du Nouveau-Brunswick auprès de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) à Paris, et de l’actuel vice-président de la SANB et étudiant en droit à l’Université de Moncton, Alexandre Cédric Doucet. En entretien avec Francopresse, les deux candidats ont précisé leur vision de l’organisme dont ils souhaitent prendre les rênes.

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Deux visions du mandat de la SANB

Les critiques émises par des acteurs de la société civile acadienne dans les médias sociaux sur la pertinence de l’engagement de la SANB dans le dossier de la COVID-19 et l’absence de partenariats établis avec des médias communautaires acadiens font ressortir un débat entre deux visions du mandat de l’organisme porte-parole.

D’un côté, il y a ceux qui considèrent que la SANB doit se concentrer sur les questions linguistiques. D’autres souhaitent plutôt que l’organisme s’intéresse à une diversité d’enjeux contribuant au développement général de l’Acadie.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois de son histoire que la SANB est critiquée pour son implication dans des dossiers qui relèvent principalement du mandat d’autres organismes acadiens sectoriels sans assurer d’une collaboration adéquate avec ceux-ci. Il s’agissait de l’une des principales critiques adressées à la présidence de la SANB lors de la crise qui a secoué l’organisme en 2015.

Pour sa part, Mathieu Caissie préconise une priorisation des dossiers directement liés aux questions linguistiques à la SANB, tout en reconnaissant le potentiel rassembleur de l’organisme. «Quand il s’agit d’un domaine spécialisé ou d’un domaine sectoriel, pour moi, je préconise le leadeurship et les prises de parole par ces organisations sectorielles, mais la SANB peut venir les épauler à leur demande ou lorsqu’il s’agit d’un enjeu majeur, la SANB peut assurer une concertation.»

Son adversaire, Alexandre Cédric Doucet, a une vision un peu plus large du mandat de la SANB. «Je crois que l’organisme doit s’attaquer à plus que seulement les questions linguistiques, mais elle doit tout de même le faire dans le cadre de ses mandats», tout en assurant une «collaboration étroite avec les organismes acadiens qui s’occupent de ces dossiers.»

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Mathieu Caissie, candidat à la présidence de la SANB.

Décalage avec les priorités des membres

L’étonnement suscité par l’annonce de la subvention dans les médias sociaux fait écho aux questionnements qui reviennent périodiquement dans l’espace public quant à l’existence d’un décalage entre les priorités des organismes communautaires et celles des citoyens.

M. Doucet déplore que la communauté acadienne ne soit pas plus impliquée dans la priorisation des dossiers. «La SANB n’a pas consulté ses membres et les organismes sectoriels sur le terrain [dans le dossier de la COVID-19]. Pour moi, c’est un grand problème. Les membres doivent sincèrement, à mon avis, revenir au cœur de la prise de décisions de la SANB.»

La solution mise de l’avant par l’actuel vice-président de la SANB est d’organiser des États généraux de l’Acadie du Nouveau-Brunswick afin de doter l’organisme de mandats clairs.

M. Caissie considère aussi que l’organisme porte-parole des Acadiens doit non seulement être davantage à l’écoute de ses membres, mais aussi de la communauté en général. «Il faut écouter les membres de la SANB, écouter le public, être très sensible à l’environnement, à la communauté et aux enjeux pour assurer un leadeurship où la SANB a une valeur ajoutée.»

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Alexandre Cédric Doucet, candidat à la présidence de la SANB.

L’enjeu du financement des organismes communautaires 

Les organismes communautaires francophones au Canada, dont la SANB, reçoivent la majeure partie de leur financement du gouvernement fédéral. Cela fait en sorte que les organismes ajustent parfois leurs priorités en fonction de celles de leur bailleur de fonds.

«La problématique des programmes de subvention offerts par les bailleurs de fonds est réelle. Ceci force les organismes porte-paroles à sortir du cadre de leur mandat afin d’aller chercher plus d’argent. Ce n’est pas normal. La SANB se doit de diversifier son financement afin d’arriver à une certaine indépendance financière», soutient Alexandre Cédric Doucet. Il cite l’exemple de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), qui dispose d’une fondation visant à limiter sa dépendance aux fonds publics.

Pour sa part, M. Caissie entend entreprendre une campagne de lobbying auprès du gouvernement fédéral pour l’augmentation du financement de base que reçoit la SANB. Il considère problématique que la SANB doive parfois s’éloigner de son champ d’expertise pour aller chercher du financement pour des projets tels que celui sur la COVID-19.

«Je militerai pour un financement de base accru. Également, je pense important de bien sensibiliser le ministre et le gouvernement à l’importance d’un financement de base stable. Il faut le moins possible un financement sur des projets, mais plutôt un financement global à l’organisme.»

Les dates à retenir

La période de vote en ligne pour la présidence sera du 24 mai au 13 juin 2020. La date limite pour devenir membre de la SANB afin d’avoir le droit de vote est le 23 mai 2020. Les résultats du vote seront annoncés le 23 juin lors de l’assemblée générale annuelle de l’organisme, qui sera exceptionnellement tenue en ligne cette année en raison de la pandémie.

Acadie

LA VOIX ACADIENNE (Île-du-Prince-Édouard) – Le dimanche 9 aout, le Comité historique Sœur-Antoinette-DesRoches invite les citoyens à un rendez-vous au lieu historique national Skmaqn–Port-la-Joye–Fort-Amherst, en célébration du 300e anniversaire de la fondation de Port-la-Joye et de l’arrivée des premiers Français et Acadiens à l’Île-du-Prince-Édouard.
Territoires du Nord-Ouest

L’AQUILON (Territoires du Nord-Ouest) – Le ministre de l’Éducation, R. J. Simpson, devra réévaluer six demandes d’admission aux écoles francophones du territoire à la suite d’une récente décision de la Cour suprême des TNO. Le juge Paul Rouleau a donné gain de cause à la Commission scolaire francophone des TNO (CSFTNO) et à cinq familles non-ayants droit de Yellowknife et de Hay River, dont les demandes d’admission avaient été refusées en 2019. L’une de ces familles en était à sa seconde révision judiciaire.
Acadie

FRANCOPRESSE – L’année 2020 marque le tricentenaire de l’arrivée des premiers colons français à l’Île-du-Prince-Édouard, connue à l’époque sous le nom de l’Isle Saint-Jean. L’historien Georges Arsenault tient à souligner le début de la présence francophone dans la province. L’auteur de l’ouvrage Histoire illustrée de l’Acadie de l’Île-du-Prince-Édouard aux éditions La Grande Marée en 2019 nous offre un survol de ces premières années de présence acadienne et française dans l’Ile.
Ontario

FRANCOPRESSE – Nous sommes en 1990. La Cour suprême vient tout juste de donner raison à des parents francophones de l’Île-du-Prince-Édouard qui souhaitaient avoir leurs propres écoles et déclare inconstitutionnel l’Official Language Act du Manitoba. Mais en ce premier mois de l’année, le 30 plus précisément, c’est une décision de la ville de Sault-Sainte-Marie qui fait la manchette.
Langues officielles

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – «Il y a un fort appui pour le bilinguisme, mais tout le monde n’est pas convaincu», a constaté la présidente de la Société nationale de l’Acadie (SNA), Louise Imbeault, quand elle a pris connaissance d’un sondage Léger effectué en mars sur la perception du bilinguisme au Canada.
Soins en français

FRANCOPRESSE – Le 4 juin 2020, l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques (ICRML) a rendu publique l’étude L’effectivité des lois linguistiques dans le secteur de la santé. Les chercheurs espèrent ainsi documenter les écarts qui existent entre les droits prescrits par les lois et la réalité quotidienne des francophones en milieu minoritaire, et tenter d’expliquer ces écarts en identifiant les facteurs en jeu.
Recensement 2021

FRANCOPRESSE – Le 17 juillet 2020, le gouvernement fédéral a rendu public le questionnaire du recensement de 2021 confirmant du même coup que les nouvelles questions permettant de brosser un portrait beaucoup plus précis des personnes ayant le droit à l’éducation en français au Canada figureront aux versions courtes et longues du recensement. La nouvelle est accueillie avec joie d’un bout à l’autre du pays au sein de la francophonie canadienne.
Nouveau-Brunswick

FRANCOPRESSE – 1960. John F. Kennedy est élu président des États-Unis, amorçant une ère de changements. Jean Lesage est élu premier ministre du Québec, mettant fin à la Grande Noirceur du régime Duplessis et sonnant le début de la Révolution tranquille. Au même moment, le Nouveau-Brunswick va lui aussi connaitre le début d’une véritable révolution avec, pour la première fois, l’élection d’un Acadien comme premier ministre : Louis Joseph Robichaud.
Dénombrement des ayants droit

FRANCOPRESSE – Le 16 juin 2020, la Fédération des conseils d’éducation du Nouveau-Brunswick (FCÉNB), la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) et la Fédération des francophones de Terre-Neuve et du Labrador (FFTNL) ont publié un mémoire conjoint dans lequel ils exhortent le gouvernement fédéral à ajouter des questions au questionnaire court du recensement de 2021 afin de pouvoir dresser un portrait complet du nombre de personnes qui ont le droit à l’éducation en français au Canada.
Dénombrement des ayants droit

FRANCOPRESSE – L’enjeu du dénombrement adéquat des personnes qui ont le droit à l’éducation en français au Canada a fait couler beaucoup d’encre au cours des dernières années. Des associations francophones de partout au pays, de même que plusieurs députés fédéraux, demandent que les formulaires du recensement de 2021 soient modifiés afin de pouvoir brosser un portrait complet du nombre d’enfants dont les parents ont le droit de demander qu’ils soient instruits en français.
Victoire juridique en C.-B.

FRANCOPRESSE – La récente décision de la Cour suprême du Canada dans la cause opposant le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSFCB) et la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique (FPFCB) au gouvernement britannocolombien aura certainement des répercussions dans les autres provinces et territoires du Canada. Non seulement en éducation, mais également dans toutes les autres sphères des droits linguistiques, ce jugement vient s’ajouter à la jurisprudence existante et redonne un nouveau souffle à l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés.
Fête nationale

LE FRANCO (Alberta) – «Qu’allez-vous faire pour la Saint-Jean?» Le 17 juin dernier, le Franco avait lancé cette question sur plusieurs groupes Facebook de francophones. Hélas, les premières réponses étaient décevantes : «pourquoi célébrer la Saint-Jean-Baptiste hors Québec?» Premièrement, il n’y a pas de bonne raison pour faire la fête. Deuxièmement, la Saint-Jean-Baptiste au Canada se veut une fête qui rassemble les francophones.
Organismes francophones

FRANCOPRESSE – Lors de leur assemblée générale annuelle virtuelle, le 13 juin dernier, les associations membres de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada ont tenu des élections pour combler trois des cinq postes à leur conseil de direction pour des mandats de deux ans. De l’Alberta à l’Île-du-Prince-Édouard, les élus sont tous de nouveaux visages à la FCFA.
Cour suprême du Canada

FRANCOPRESSE - La Cour suprême du Canada a donné raison à la communauté francophone de la Colombie-Britannique, qui réclame depuis dix ans devant les tribunaux que le système scolaire de langue française soit mis à égalité avec le système anglophone au niveau des installations et des services disponibles.
Cour suprême du Canada

FRANCOPRESSE – Après une lutte acharnée de 10 ans devant les tribunaux, le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSFCB) et les parents francophones de la province connaitront enfin le dénouement de leurs revendications. Près de neuf mois après avoir entendu la cause, la Cour suprême du Canada rendra sa décision au sujet du litige qui oppose le Conseil scolaire et la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique au gouvernement provincial.
Sauvons Saint-Jean

FRANCOPRESSE – Trois semaines après que l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) ait lancé une campagne de mobilisation pour sauver le Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta, l’incertitude règne toujours quant à l’avenir du seul établissement postsecondaire de langue française à l’ouest du Manitoba. Le Campus fait face aux récentes compressions budgétaires en éducation postsecondaire du gouvernement de l’Alberta et à un gel de son financement reçu par le Programme des langues officielles en enseignement (PLOE) du gouvernement fédéral depuis 2003.
Francophonie

FRANCOPRESSE – La Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA) tiendra le samedi 13 juin sa 45e assemblée générale annuelle (AGA). Les 18 organismes membres voteront pour élire une nouvelle vice-présidence, le Franco-Manitobain Justin Johnson ayant choisi de ne pas solliciter un deuxième mandat, ainsi que pour combler les postes à la trésorerie et à la représentation des organismes nationaux au Bureau de direction.
Femmes en première ligne

LA VOIX ACADIENNE (Île-du-Prince-Édouard) – Jenny Melanson fait partie des cinq traductrices de la province qui se cachent derrière les communiqués de presse et les pages internet sur la COVID-19 en français. Un métier de l’ombre grâce auquel la communauté acadienne et francophone peut avoir accès aux informations essentielles dans sa langue maternelle.
Autorité héraldique

FRANCOPRESSE – L’Autorité héraldique du Canada a un nouveau héraut d’armes : il s’agit du Franco-Ontarien Samy Khalid. Il succède à Claire Boudreau, d’origine acadienne, qui a été la première femme à occuper ce rôle. Aujourd’hui méconnu, le titre de héraut d’armes est donné à la personne qui dirige l’Autorité héraldique.
Colloque

FRANCOPRESSE – Pour la première fois en 87 ans,  l’Association francophone pour le savoir (Acfas) a dû annuler son congrès annuel en raison de la COVID-19. Un autre évènement phare de la francophonie, le Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes, est pour sa part reporté d’un an. Cette période sera mise à profit par certains chercheurs qui veulent voir les universités jouer un rôle plus important dans les rapprochements entre les francophones du Canada et du Québec.
Éducation

FRANCOPRESSE - L’Association canadienne-française de l'Alberta (ACFA) a lancé, le 13 mai dernier, un appel à se mobiliser en urgence pour sauver le Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta, le seul établissement postsecondaire de langue française à l’ouest du Manitoba. Les récentes compressions budgétaires en éducation postsecondaire du gouvernement de l’Alberta viennent mettre en péril l’avenir même de l’établissement qui, si rien n’est fait, devra annuler 44% des cours prévus en 2020-2021, soit 180 cours sur une possibilité de 409. Des programmes entiers pourraient ainsi être supprimés.
Alberta

LE FRANCO (Alberta) – Qu’importe la pandémie. Ce mercredi 13 mai, l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), soutenue par plusieurs associations, est partie en croisade pour défendre la francophonie à travers le Campus Saint-Jean (CSJ). D’importantes coupes budgétaires menacent ce seul lieu permettant des études universitaires en français dans l’Ouest canadien.
Linguistique

FRANCOPRESSE – COVID, déconfinement, quarantini, distanciation sociale ou physique : de nouveaux mots, de nouveaux sens à des mots préexistants et de nouvelles locutions sont apparus depuis le début de la pandémie. Ils permettent de nommer la nouvelle réalité et les adaptations sociales que la population a subies ou qu’elle s’est inventées par la force des choses.
Langues officielles

FRANCOPRESSE – Dans un article publié dans la Revue canadienne de science politique, les politologues Stéphanie Chouinard et Martin Normand font état de lacunes en matière de respect des obligations linguistiques de la part d’institutions publiques et de gouvernements dans plusieurs juridictions au pays dans la gestion de la pandémie. En entretien avec Francopresse, le sénateur René Cormier soutient que «l’urgence de la situation fait en sorte que l’on doit réagir rapidement, mais cela ne justifie aucunement de ne pas respecter les deux langues officielles. Il s’agit d’une question de sécurité et de santé publique.»
Organismes francophones

FRANCOPRESSE – La semaine dernière, nous apprenions dans un article de Pascal Raiche-Nogue publié dans l’Acadie Nouvelle que la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) recevra jusqu’à 434 725 $ de Patrimoine canadien pour développer un portail multilingue en ligne afin de lutter contre la désinformation liée à la COVID-19. Cette nouvelle a suscité des questionnements quant à la pertinence du projet en lien avec le mandat et le champ d’expertise de la SANB, en particulier dans un contexte où les médias communautaires francophones traversent une période financière difficile.
Organismes francophones

Acadie Nouvelle (Nouveau-Brunswick) – La Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) poursuit sa lutte contre la désinformation avec l’obtention d’une nouvelle subvention de 434 725$ de Patrimoine canadien. Sa nouvelle cible – à la fois brulante d’actualité et en dehors de son champ d’expertise – est la COVID-19.