Logo de la SANB.
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La SANB obtient 434 725$ pour lutter contre la désinformation

Acadie Nouvelle (Nouveau-Brunswick) – La Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) poursuit sa lutte contre la désinformation avec l’obtention d’une nouvelle subvention de 434 725$ de Patrimoine canadien. Sa nouvelle cible – à la fois brulante d’actualité et en dehors de son champ d’expertise – est la COVID-19.

Le 7 avril, Patrimoine canadien a annoncé des investissements de 3 millions $ pour «prévenir l’information trompeuse sur la COVID-19 et à maintenir la cohésion sociale partout au pays».

Huit organismes régionaux et nationaux ont reçu des sous. La Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick est du nombre, aux côtés, entre autres de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec et de l’Institut pour la citoyenneté canadienne.

La SANB s’est vu attribuer 434 725$ pour la création d’un «portail de vérification des faits sur la COVID-19».

Il s’agit d’un projet intrigant à première vue, puisque la vulgarisation scientifique et l’épidémiologie ne sont pas du tout dans les cordes de la SANB. L’Acadie Nouvelle a donc tenté d’y voir plus clair.

À quoi serviront ces centaines de milliers de dollars? 

Au cours des derniers jours, nous avons cherché à mieux comprendre à quoi serviront les centaines de milliers de dollars versés à la SANB. 

Nous avons tout d’abord cogné à la porte de Patrimoine canadien. Sa porte-parole, Amy Mills, nous a répondu que les fonds serviront à la création d’un «seul portail bilingue, voire multilingue (intégration de langues autochtones)». 

Elle a ajouté que ce portail permettra entre autres aux citoyens de «découvrir des sources d’information sur la COVID-19 sûres, officielles et vérifiées» et de «trouver des outils pratiques afin qu’ils puissent distinguer les faits des rumeurs et des fausses nouvelles». 

Quand nous avons demandé plus de détails, Patrimoine canadien nous a renvoyé à la SANB. 

 L’organisme a pour sa part confirmé qu’un portail de vérification des faits sur la COVID-19 est en développement, mais a refusé d’émettre d’autres commentaires avant son lancement officiel. 

 L’Acadie Nouvelle est revenue à la charge et a convaincu l’organisme de changer son fusil d’épaule. Le directeur général de la SANB, Ali Chaisson, nous a accordé une entrevue. On nous a aussi fait parvenir une note de service interne résumant les grandes lignes du projet. 

Lors de l’entretien téléphonique, Ali Chaisson a expliqué qu’une partie des 434 725$ servira à payer la programmation du portail. 

Ce travail sera effectué par WebSolutions.ca, une entreprise de Bathurst qui a déjà collaboré avec la SANB par le passé. 

«Il y a aussi la traduction, la gestion de projet, la gestion des partenariats, chercher la nouvelle. Il y a des spécialistes qui vont nous aider à faire des vérifications des faits», a-t-il précisé. 

Qui sont ces spécialistes qui vérifieront les faits sur la COVID-19 au cours des prochains mois (et qui seront payés pour le faire)? M. Chaisson n’a pas voulu nous le dire, mais assure qu’il s’agira de gens «expérimentés qui ont les pedigrees appropriés». 

«Ce sont des gens de nos communautés, des gens qu’on connaît. Des anciennes journalistes, des anciens de nos organisations communautaires qui amènent avec eux un bagage de connaissances. Puis il y a des gens expérimentés qui ont travaillé par exemple aux Nations Unies, aux États-Unis ou à l’Organisation mondiale de la santé.» 

Patrimoine canadien a lancé un appel de propositions le 13 mars. La SANB y a répondu et obtenu une réponse favorable le 31 mars, selon Ali Chaisson. 

Le projet est en voie d’être réalisé et devrait être lancé officiellement au cours des prochains jours. 

Pourquoi la SANB?  

La Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick est une habituée des dossiers liés à la langue. Éducation, immigration, santé, droits linguistiques, voilà ce sur quoi portent la plupart de ses interventions. 

On peut donc se demander; compte-tenu de ce champ d’expertise, est-ce vraiment à la SANB de vérifier les faits sur la COVID-19? Est-ce vraiment dans son mandat de se lancer là-dedans? 

Lorsque l’on pose la question à son directeur général, Ali Chaisson, il répond qu’il ne s’agit pas de la première fois que son organisme s’aventure dans la vérification des faits et la lutte à la désinformation. 

La SANB est effectivement été l’instigatrice de la plateforme ExactNB, lancée plus tôt cette année. 

Ce projet numérique a lui aussi été réalisé grâce à une subvention Patrimoine canadien et programmé par l’entreprise WebSolutions.ca. Il vise à départager le vrai du faux en matière de bilinguisme. 

«Nous avons développé un outil spécifiquement pour la question de la langue. Et on voit une manière d’appliquer cet outil-là à d’autres fins», affirme Ali Chaisson. 

Selon lui, le portail sur la COVID-19 répondra à un besoin dans la région. C’est que dans les provinces de l’Atlantique, les informations de sources étatiques ne sont pas aussi nombreuses en français qu’en anglais. 

«Si déjà on peut viser à créer un site qui propage la bonne information en langue française, je pense que ça, c’est certainement à l’intérieur du mandat de la SANB. Cela fera en sorte que les francophones reçoivent de la bonne information, vérifiée de manière authentique», dit-il. 

Francophonie

FRANCOPRESSE – La Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA) tiendra le samedi 13 juin sa 45e assemblée générale annuelle (AGA). Les 18 organismes membres voteront pour élire une nouvelle vice-présidence, le Franco-Manitobain Justin Johnson ayant choisi de ne pas solliciter un deuxième mandat, ainsi que pour combler les postes à la trésorerie et à la représentation des organismes nationaux au Bureau de direction.
Femmes en première ligne

LA VOIX ACADIENNE (Île-du-Prince-Édouard) – Jenny Melanson fait partie des cinq traductrices de la province qui se cachent derrière les communiqués de presse et les pages internet sur la COVID-19 en français. Un métier de l’ombre grâce auquel la communauté acadienne et francophone peut avoir accès aux informations essentielles dans sa langue maternelle.
Autorité héraldique

FRANCOPRESSE – L’Autorité héraldique du Canada a un nouveau héraut d’armes : il s’agit du Franco-Ontarien Samy Khalid. Il succède à Claire Boudreau, d’origine acadienne, qui a été la première femme à occuper ce rôle. Aujourd’hui méconnu, le titre de héraut d’armes est donné à la personne qui dirige l’Autorité héraldique.
Colloque

FRANCOPRESSE – Pour la première fois en 87 ans,  l’Association francophone pour le savoir (Acfas) a dû annuler son congrès annuel en raison de la COVID-19. Un autre évènement phare de la francophonie, le Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes, est pour sa part reporté d’un an. Cette période sera mise à profit par certains chercheurs qui veulent voir les universités jouer un rôle plus important dans les rapprochements entre les francophones du Canada et du Québec.
Éducation

FRANCOPRESSE - L’Association canadienne-française de l'Alberta (ACFA) a lancé, le 13 mai dernier, un appel à se mobiliser en urgence pour sauver le Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta, le seul établissement postsecondaire de langue française à l’ouest du Manitoba. Les récentes compressions budgétaires en éducation postsecondaire du gouvernement de l’Alberta viennent mettre en péril l’avenir même de l’établissement qui, si rien n’est fait, devra annuler 44% des cours prévus en 2020-2021, soit 180 cours sur une possibilité de 409. Des programmes entiers pourraient ainsi être supprimés.
Alberta

LE FRANCO (Alberta) – Qu’importe la pandémie. Ce mercredi 13 mai, l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), soutenue par plusieurs associations, est partie en croisade pour défendre la francophonie à travers le Campus Saint-Jean (CSJ). D’importantes coupes budgétaires menacent ce seul lieu permettant des études universitaires en français dans l’Ouest canadien.
Linguistique

FRANCOPRESSE – COVID, déconfinement, quarantini, distanciation sociale ou physique : de nouveaux mots, de nouveaux sens à des mots préexistants et de nouvelles locutions sont apparus depuis le début de la pandémie. Ils permettent de nommer la nouvelle réalité et les adaptations sociales que la population a subies ou qu’elle s’est inventées par la force des choses.
Langues officielles

FRANCOPRESSE – Dans un article publié dans la Revue canadienne de science politique, les politologues Stéphanie Chouinard et Martin Normand font état de lacunes en matière de respect des obligations linguistiques de la part d’institutions publiques et de gouvernements dans plusieurs juridictions au pays dans la gestion de la pandémie. En entretien avec Francopresse, le sénateur René Cormier soutient que «l’urgence de la situation fait en sorte que l’on doit réagir rapidement, mais cela ne justifie aucunement de ne pas respecter les deux langues officielles. Il s’agit d’une question de sécurité et de santé publique.»
Organismes francophones

FRANCOPRESSE – La subvention octroyée à la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) pour développer un portail multilingue en ligne afin de lutter contre la désinformation liée à la COVID-19 a suscité de multiples questionnements quant à la pertinence du projet en lien avec le mandat et le champ d’expertise de la SANB.
Organismes francophones

FRANCOPRESSE – La semaine dernière, nous apprenions dans un article de Pascal Raiche-Nogue publié dans l’Acadie Nouvelle que la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) recevra jusqu’à 434 725 $ de Patrimoine canadien pour développer un portail multilingue en ligne afin de lutter contre la désinformation liée à la COVID-19. Cette nouvelle a suscité des questionnements quant à la pertinence du projet en lien avec le mandat et le champ d’expertise de la SANB, en particulier dans un contexte où les médias communautaires francophones traversent une période financière difficile.
Rapport

La Société nationale de l’Acadie (SNA) a présenté, le vendredi 17 avril, son deuxième rapport sur l’immigration francophone intitulé Attirer, accueillir et retenir. La promotion, le recrutement et la rétention des nouveaux arrivants francophones. L’évènement a eu lieu sur Facebook, confinement oblige.
Évènement

FRANCOPRESSE – La 8e édition des Jeux de la francophonie canadienne (JeuxFC) devait avoir lieu pour une toute première fois en Colombie-Britannique à l’été 2020. En raison de la pandémie de COVID-19, ils se tiendront finalement du 13 au 17 juillet 2021, toujours à Victoria. Une décision difficile, mais jugée nécessaire par les organisateurs.
Pandémie

FRANCOPRESSE – En quelques semaines, la pandémie de la COVID-19 a fait le tour de la Terre. Voici un état des lieux non exhaustif de l’évolution de la propagation de la maladie dans les 88 États et gouvernements faisant partie de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qu’ils soient membres de plein droit, associés ou observateurs.
CSFY

C'est la fin d’une longue lutte entre la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) et le gouvernement territorial. Depuis 2002, les francophones ont dû amener leur cause devant les tribunaux, jusqu'à la Cour suprême du Canada. La CSFY a désormais conclu une entente qui lui octroie, entre autres, la gestion scolaire, du personnel et des installations.
Santé

L’AQUILON (Territoires du Nord-Ouest) – Suzanne Houde est née à Giffard, une petite municipalité du Québec qui en 1976 devient le quartier Beauport (arrondissement de Québec qui se trouve au bord du fleuve Saint Laurent). Elle va à l’école à Loretteville, à côté de la réserve Wendake, chef-lieu de la nation huronne-wendat.
Ontario

L’ORLÉANAIS (Orléans) – C’est à Édith Dumont qu’est revenu le prix Bernard Grandmaître 2020. L’ancienne directrice de l’éducation du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO), désormais vice-rectrice de l’Université l’Ontario français (UOF), a ainsi été préférée par le jury à l’Orléanaise Trèva Cousineau, au cours d’un gala tenu le 20 février dernier à l’Édifice de l’horticulture du parc Lansdowne. «Je me sens extrêmement reconnaissante et honorée», a affirmé la lauréate.
Francophonie

Francopresse (NATIONAL) – Après des années de travail, de consultations et de réflexions, la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF) présente une Stratégie nationale pour la sécurité linguistique (SNSL) détaillé et musclée afin d’attaquer de plein fouet l’insécurité linguistique au sein des minorités francophones du pays.
Francophonie

FRANCOPRESSE – Près de 400 événements en tout genre organisés jusqu’au 31 décembre prochain sur chaque continent. Tout un panel d’événements culturels, sportifs, économiques s’ancre sur le calendrier 2020 autour d’un même fil rouge : le cinquantenaire de l’Organisation internationale de la Francophonie. Mais la fête sera quelque peu perturbée…
RVF

(Contenu commandité) Le thème de la 22e édition des Rendez-vous de la Francophonie est l’environnement. Cela comprend bien entendu les changements climatiques et les enjeux scientifiques y étant liés, mais aussi, au sens plus large, l’environnement social, communautaire et culturel qui nous entoure.
Rendez-vous de la Francophonie

(Contenu commandité) C’est sous le thème de l’environnement que se tient actuellement la 22e édition des Rendez-vous de la Francophonie (RVF). En plus de la programmation habituelle qui comprend des concours, des tournées et des évènements, les RVF ont cette année un journal web!
Entrevue

FRANCOPRESSE – L’Alliance des producteurs francophones du Canada (APFC) existe pour développer une industrie de la télévision, du cinéma et des médias numériques dans les milieux francophones minoritaires. À l’heure des Netflix, état des lieux de l’industrie de la production audiovisuelle en situation minoritaire avec la directrice générale, Carol Ann Pilon.
Francophonie

FRANCOPRESSE – En amont du Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes qui aura lieu les 16 et 17 juin 2020 une rencontre entre une cinquantaine de jeunes Québécois et Franco-Canadiens s’est déroulée en fin de semaine à Québec. Une façon pour le gouvernement du Québec d’écouter sa jeunesse et celle de ses voisins provinciaux.
Francophonie

Initiative de journalisme local — APF (Ouest) — Fin janvier, pour la première fois lors de son discours annuel, le maire de la ville de Prince Albert a placé la francophonie dans la liste de ses priorités. En présence d’un grand nombre de concitoyens, l’école Valois et le tourisme francophone ont pris le devant de la scène.
Acadie

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – En novembre dernier, Jean Lavergne, installé depuis deux ans et demi à Summerside, prévoyait de lancer sa plateforme d’information et de création web de langue française au début de l’année 2020, année qui, en l’occurrence, marque le 300e anniversaire de l’arrivée et l’établissement permanent des premiers colons acadiens et français à l’ile Saint-Jean. À la recherche d’un projet fondateur et utile, il a joint Georges Arsenault pour lui proposer une formule.