Simon Gauthier, Calgarien de 18 ans, a gagné l’une des 50 prestigieuses bourses Schulich de 100 000 $ pour son leadeurship et ses résultats scolaires exemplaires.
Simon Gauthier, Calgarien de 18 ans, a gagné l’une des 50 prestigieuses bourses Schulich de 100 000 $ pour son leadeurship et ses résultats scolaires exemplaires.

La bourse la plus convoitée en ingénierie pour un jeune Franco-Calgarien

Mélodie Charest
Le Franco
LE FRANCO (Alberta) – Simon Gauthier, finissant de l’École de la Rose sauvage à Calgary, a un rêve audacieux pour un jeune de 18 ans : développer la fusion nucléaire «qui ne produit pas de déchets et qui pourrait être la clé du futur énergétique de notre planète», vulgarise-t-il. Un rêve qui va peut-être se concrétiser grâce à la bourse Schulich de 100 000 $, dont il est l’un des 50 lauréats.

C’est la «bourse la plus convoitée en ingénierie au Canada», explique-t-il. Choisi par son école secondaire comme potentiel candidat à cette bourse, Simon accepte cet honneur et entame un long processus pour appliquer à la bourse Schulich. «On a notamment, un texte à écrire de 600 mots, décrivant nos efforts dans la communauté et où on se voit dans le futur, comment on va avoir un impact sur le monde. On a aussi plusieurs autres textes plus courts, de 200 mots environ, où on élabore sur les différents évènements auxquels on participe dans notre communauté».

Un processus par lequel 1 500 candidats sont passés, un peu partout au Canada, cette année. Le but de cette bourse? «Former la prochaine génération d’entrepreneurs», résume Simon.

Discipline et motivation

Qui dit entrepreneur dit leadeurship. Une attitude à laquelle le Calgarien est enclin : «Ça fait plusieurs années que je m’implique en leadeurship dans la communauté, notamment en suivant des cours de Leadership AAA avec Francophonie Jeunesse Alberta (FJA). Le leadeurship, c’est une qualité que j’utilise dans presque tous les autres évènements».

Par son rôle de chef de l’opposition du Parlement Jeunesse de l’Alberta, de cofondateur de la Radio sauvage (radio étudiante de son école) et de chef d’équipe/scénariste/comédien au Festival théâtre jeunesse de l’Alberta organisé par l’UniThéâtre, le jeune leadeur a permis de vitaliser son école, mais aussi la communauté franco-albertaine.

«J’ai beaucoup de passions», confesse-t-il en riant. Ce n’est pas étonnant d’apprendre que Simon est également un athlète de l’équipe canadienne de biathlon pour les Olympiades universitaires.

Réussir à conjuguer ses intérêts pour la politique, la culture, la science et le sport ne semble pas une tâche ardue pour lui. «C’est une question de discipline et de motivation. Ça me permet d’apprécier ce que je fais. Quand c’est plus difficile, quand j’ai plusieurs choses à faire, je réussis à rester positif et à me concentrer à faire ces choses-là».

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Simon est également un athlète de l’équipe canadienne de biathlon pour les Olympiades universitaires.

Une histoire de famille

«Mes parents ont étudié en ingénierie, mon père en ingénierie physique en particulier. Toute ma vie, j’ai dit que je n’allais pas en ingénierie, parce que je ne voulais pas faire comme mes deux parents. Finalement, c’est ça qui m’intéresse!» dit-il en plaisantant.

Il reconnait que son besoin de s’investir auprès des autres a été nourri par ses enseignants et ses amis — comme Vincent Lavoie avec qui il a bâti Radio sauvage —, mais aussi par ses parents : «C’est eux qui m’ont enseigné tout ce qui est important comme la persévérance, la motivation, l’effort dans ce qu’on fait et l’empathie envers les autres».

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