La directrice du Centre, Johanne Whittom présente la table d’honneur : Sue Duguay, présidente de la FJFC, Michel Robitaille, président du CA du Centre, Mathieu Lévesque, député québécois de Chapleau, Benoît Pelletier, fondateur du Centre et professeur titulaire à l’Université d’Ottawa.
La directrice du Centre, Johanne Whittom présente la table d’honneur : Sue Duguay, présidente de la FJFC, Michel Robitaille, président du CA du Centre, Mathieu Lévesque, député québécois de Chapleau, Benoît Pelletier, fondateur du Centre et professeur titulaire à l’Université d’Ottawa.

Jeunes Québécois et Franco-Canadiens réunis à Québec : Une fin de semaine pour se rapprocher entre jeunes francophones

FRANCOPRESSE – En amont du Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes qui aura lieu les 16 et 17 juin 2020 une rencontre entre une cinquantaine de jeunes Québécois et Franco-Canadiens s’est déroulée en fin de semaine à Québec. Une façon pour le gouvernement du Québec d’écouter sa jeunesse et celle de ses voisins provinciaux.

À l’initiative du Centre de la francophonie des Amériques (Centre) et de la Fédération jeunesse canadienne-française (FJCF) avec le soutien du Secrétariat aux affaires canadiennes et LOJIQ (Les Offices jeunesse internationaux du Québec), la rencontre servait à permettre à des jeunes faisant partie de la FJCF de rencontrer des homologues du Québec. Ils étaient en quelque sorte des sherpas en vue de la rencontre de juin, qui réunira à Québec 300 leadeurs issus des francophonies canadiennes et québécoise.

Pour la fin de semaine, ces jeunes représentaient chacun un organisme membre de la FJCF, alors que le Centre qui avait sélectionné les participants québécois.

Pour l’avenir

«C’est vous qui allez décider si on continue de parler français. Vous êtes une force présente et vous êtes aussi l’avenir.» C’est en ces termes que le président du conseil d’administration du Centre, Michel Robitaille, rappelait la réflexion qui avait mené à la création de celui-ci en 2008, lors de l’ouverture de la rencontre. Il faut que les jeunes s’expriment, qu’ils disent les pistes qu’on doit suivre a mentionné celui qui fut aussi le premier PDG du Centre.

Avant de prendre la parole le samedi matin, les jeunes francophones ont eu l’occasion d’entendre également Mathieu Lévesque, député et adjoint parlementaire de Sonia Lebel, la ministre québécoise responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne.

Et Benoît Pelletier, professeur titulaire à l’Université d’Ottawa et fondateur du Centre, qui était le conférencier invité lors de la soirée de vendredi. Ce dernier n’a pas manqué de mentionner certaines paroles de Louis-Hyppolite Lafontaine, politicien québécois qui siégea au sein du parlement de la province du Canada uni dans lequel on interdisait le français. Or, le 13 septembre 1842, à l’occasion de son premier discours, au moment où on lui demande de parler en anglais, Lafontaine rétorque qu’il n’en fera rien : «Je le dois à mes compatriotes. Je le dois à moi-même.»


Combler le fossé

Ceux qui portent «le flambeau de la francophonie au Canada», comme le rappelait Mathieu Lévesque, ont donc pris la parole toute la journée de samedi. En petits comités, ils ont tout d’abord échangé sur leurs réalités. Par la suite, certains thèmes comme la valeur ajoutée du français ou encore certaines actions menées par les différents conseils jeunesse au Canada ont été à la fois débattus, mais surtout partagés.

La présidente de la FJFC, l’Acadienne Sue Duguay, s’est dite «éblouie» par ce qu’elle a entendu au cours du weekend. Selon elle, en partageant sur leur vécu, les participants ont eu «une meilleure compréhension de ce qu’est la francophonie». Elle a apprécié la curiosité des gens.


L’union fait la force

De son côté, Taylor Morrison, présidente de l’Association jeunesse fransaskoise, faisait le parallèle entre la francophonie canadienne et un casse-tête. «Une seule province ou un seul territoire, ça peut pas être suffisant; il faut que toutes les pièces soient là.» Elle a souligné chez les jeunes participants présents le besoin d’être uni et «de changer la manière de penser» quand on parle de francophonie entre le Québec et le Canada.

«Je m’attendais à ce qu’il y ait plus de tension. Mais très rapidement, on a pris conscience qu’on avait besoin d’ouverture, d’entraide.» Noah Rondeau est le président du Conseil jeunesse de la Colombie-Britannique. «On a appris à se connaitre.» En spécifiant que la francophonie est encore toute jeune «et très diversifiée» dans sa province, il souhaitait mettre de l’avant lors de deuxième partie de l’évènement «notre expertise en matière de construction identitaire». L’étudiant en ingénierie électrique à l’Université de Victoria estime que le défi «est d’offrir à tout le monde, francophones et ceux en immersion, des activités qui vont rassembler.»

Évidemment, tous les gens réunis dans la capitale du Québec avaient évidemment un intérêt pour la francophonie. Les jeunes présents sont déjà tous engagés ou ont à cœur la francophonie. Difficile de trouver quelqu’un qui va parler d’assimilation, même du côté québécois. Charles-Henri Lagacé est étudiant en éducation à l’Université de Sherbrooke. Cet ancien du parlement jeunesse de la FJCF croit qu’il faut «reconnaitre les spécificités de chacun afin d’être inclusifs.»

Selon lui, la rencontre de Québec aura permis, notamment aux Québécois «de prendre conscience qu’on est privilégiés.» Que tous les francophones au Canada n’ont pas nécessairement le loisir de faire leur épicerie en français.

Cela étant, comme l’a rappelé fort justement Sue Duguay, «peut-être qu’il existe un fossé entre les francophones au Québec et hors Québec, mais à partir du moment qu’on réalise qu’il y a un fossé, c’est déjà un plus!»

Financement des organismes

FRANCOPRESSE – La dépendance des associations porte-paroles des francophones au financement du gouvernement fédéral nuit-elle à leur indépendance? C’est la question à laquelle François Charbonneau, professeur à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa, tente de répondre dans un article publié récemment dans la Revue internationale des francophonies.
Acadie

LA VOIX ACADIENNE (Île-du-Prince-Édouard) – Le dimanche 9 aout, le Comité historique Sœur-Antoinette-DesRoches invite les citoyens à un rendez-vous au lieu historique national Skmaqn–Port-la-Joye–Fort-Amherst, en célébration du 300e anniversaire de la fondation de Port-la-Joye et de l’arrivée des premiers Français et Acadiens à l’Île-du-Prince-Édouard.
Territoires du Nord-Ouest

L’AQUILON (Territoires du Nord-Ouest) – Le ministre de l’Éducation, R. J. Simpson, devra réévaluer six demandes d’admission aux écoles francophones du territoire à la suite d’une récente décision de la Cour suprême des TNO. Le juge Paul Rouleau a donné gain de cause à la Commission scolaire francophone des TNO (CSFTNO) et à cinq familles non-ayants droit de Yellowknife et de Hay River, dont les demandes d’admission avaient été refusées en 2019. L’une de ces familles en était à sa seconde révision judiciaire.
Acadie

FRANCOPRESSE – L’année 2020 marque le tricentenaire de l’arrivée des premiers colons français à l’Île-du-Prince-Édouard, connue à l’époque sous le nom de l’Isle Saint-Jean. L’historien Georges Arsenault tient à souligner le début de la présence francophone dans la province. L’auteur de l’ouvrage Histoire illustrée de l’Acadie de l’Île-du-Prince-Édouard aux éditions La Grande Marée en 2019 nous offre un survol de ces premières années de présence acadienne et française dans l’Ile.
Ontario

FRANCOPRESSE – Nous sommes en 1990. La Cour suprême vient tout juste de donner raison à des parents francophones de l’Île-du-Prince-Édouard qui souhaitaient avoir leurs propres écoles et déclare inconstitutionnel l’Official Language Act du Manitoba. Mais en ce premier mois de l’année, le 30 plus précisément, c’est une décision de la ville de Sault-Sainte-Marie qui fait la manchette.
Langues officielles

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – «Il y a un fort appui pour le bilinguisme, mais tout le monde n’est pas convaincu», a constaté la présidente de la Société nationale de l’Acadie (SNA), Louise Imbeault, quand elle a pris connaissance d’un sondage Léger effectué en mars sur la perception du bilinguisme au Canada.
Soins en français

FRANCOPRESSE – Le 4 juin 2020, l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques (ICRML) a rendu publique l’étude L’effectivité des lois linguistiques dans le secteur de la santé. Les chercheurs espèrent ainsi documenter les écarts qui existent entre les droits prescrits par les lois et la réalité quotidienne des francophones en milieu minoritaire, et tenter d’expliquer ces écarts en identifiant les facteurs en jeu.
Recensement 2021

FRANCOPRESSE – Le 17 juillet 2020, le gouvernement fédéral a rendu public le questionnaire du recensement de 2021 confirmant du même coup que les nouvelles questions permettant de brosser un portrait beaucoup plus précis des personnes ayant le droit à l’éducation en français au Canada figureront aux versions courtes et longues du recensement. La nouvelle est accueillie avec joie d’un bout à l’autre du pays au sein de la francophonie canadienne.
Nouveau-Brunswick

FRANCOPRESSE – 1960. John F. Kennedy est élu président des États-Unis, amorçant une ère de changements. Jean Lesage est élu premier ministre du Québec, mettant fin à la Grande Noirceur du régime Duplessis et sonnant le début de la Révolution tranquille. Au même moment, le Nouveau-Brunswick va lui aussi connaitre le début d’une véritable révolution avec, pour la première fois, l’élection d’un Acadien comme premier ministre : Louis Joseph Robichaud.
Dénombrement des ayants droit

FRANCOPRESSE – Le 16 juin 2020, la Fédération des conseils d’éducation du Nouveau-Brunswick (FCÉNB), la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) et la Fédération des francophones de Terre-Neuve et du Labrador (FFTNL) ont publié un mémoire conjoint dans lequel ils exhortent le gouvernement fédéral à ajouter des questions au questionnaire court du recensement de 2021 afin de pouvoir dresser un portrait complet du nombre de personnes qui ont le droit à l’éducation en français au Canada.
Dénombrement des ayants droit

FRANCOPRESSE – L’enjeu du dénombrement adéquat des personnes qui ont le droit à l’éducation en français au Canada a fait couler beaucoup d’encre au cours des dernières années. Des associations francophones de partout au pays, de même que plusieurs députés fédéraux, demandent que les formulaires du recensement de 2021 soient modifiés afin de pouvoir brosser un portrait complet du nombre d’enfants dont les parents ont le droit de demander qu’ils soient instruits en français.
Victoire juridique en C.-B.

FRANCOPRESSE – La récente décision de la Cour suprême du Canada dans la cause opposant le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSFCB) et la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique (FPFCB) au gouvernement britannocolombien aura certainement des répercussions dans les autres provinces et territoires du Canada. Non seulement en éducation, mais également dans toutes les autres sphères des droits linguistiques, ce jugement vient s’ajouter à la jurisprudence existante et redonne un nouveau souffle à l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés.
Fête nationale

LE FRANCO (Alberta) – «Qu’allez-vous faire pour la Saint-Jean?» Le 17 juin dernier, le Franco avait lancé cette question sur plusieurs groupes Facebook de francophones. Hélas, les premières réponses étaient décevantes : «pourquoi célébrer la Saint-Jean-Baptiste hors Québec?» Premièrement, il n’y a pas de bonne raison pour faire la fête. Deuxièmement, la Saint-Jean-Baptiste au Canada se veut une fête qui rassemble les francophones.
Organismes francophones

FRANCOPRESSE – Lors de leur assemblée générale annuelle virtuelle, le 13 juin dernier, les associations membres de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada ont tenu des élections pour combler trois des cinq postes à leur conseil de direction pour des mandats de deux ans. De l’Alberta à l’Île-du-Prince-Édouard, les élus sont tous de nouveaux visages à la FCFA.
Cour suprême du Canada

FRANCOPRESSE - La Cour suprême du Canada a donné raison à la communauté francophone de la Colombie-Britannique, qui réclame depuis dix ans devant les tribunaux que le système scolaire de langue française soit mis à égalité avec le système anglophone au niveau des installations et des services disponibles.
Cour suprême du Canada

FRANCOPRESSE – Après une lutte acharnée de 10 ans devant les tribunaux, le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSFCB) et les parents francophones de la province connaitront enfin le dénouement de leurs revendications. Près de neuf mois après avoir entendu la cause, la Cour suprême du Canada rendra sa décision au sujet du litige qui oppose le Conseil scolaire et la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique au gouvernement provincial.
Sauvons Saint-Jean

FRANCOPRESSE – Trois semaines après que l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) ait lancé une campagne de mobilisation pour sauver le Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta, l’incertitude règne toujours quant à l’avenir du seul établissement postsecondaire de langue française à l’ouest du Manitoba. Le Campus fait face aux récentes compressions budgétaires en éducation postsecondaire du gouvernement de l’Alberta et à un gel de son financement reçu par le Programme des langues officielles en enseignement (PLOE) du gouvernement fédéral depuis 2003.
Francophonie

FRANCOPRESSE – La Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA) tiendra le samedi 13 juin sa 45e assemblée générale annuelle (AGA). Les 18 organismes membres voteront pour élire une nouvelle vice-présidence, le Franco-Manitobain Justin Johnson ayant choisi de ne pas solliciter un deuxième mandat, ainsi que pour combler les postes à la trésorerie et à la représentation des organismes nationaux au Bureau de direction.
Femmes en première ligne

LA VOIX ACADIENNE (Île-du-Prince-Édouard) – Jenny Melanson fait partie des cinq traductrices de la province qui se cachent derrière les communiqués de presse et les pages internet sur la COVID-19 en français. Un métier de l’ombre grâce auquel la communauté acadienne et francophone peut avoir accès aux informations essentielles dans sa langue maternelle.
Autorité héraldique

FRANCOPRESSE – L’Autorité héraldique du Canada a un nouveau héraut d’armes : il s’agit du Franco-Ontarien Samy Khalid. Il succède à Claire Boudreau, d’origine acadienne, qui a été la première femme à occuper ce rôle. Aujourd’hui méconnu, le titre de héraut d’armes est donné à la personne qui dirige l’Autorité héraldique.
Colloque

FRANCOPRESSE – Pour la première fois en 87 ans,  l’Association francophone pour le savoir (Acfas) a dû annuler son congrès annuel en raison de la COVID-19. Un autre évènement phare de la francophonie, le Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes, est pour sa part reporté d’un an. Cette période sera mise à profit par certains chercheurs qui veulent voir les universités jouer un rôle plus important dans les rapprochements entre les francophones du Canada et du Québec.
Éducation

FRANCOPRESSE - L’Association canadienne-française de l'Alberta (ACFA) a lancé, le 13 mai dernier, un appel à se mobiliser en urgence pour sauver le Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta, le seul établissement postsecondaire de langue française à l’ouest du Manitoba. Les récentes compressions budgétaires en éducation postsecondaire du gouvernement de l’Alberta viennent mettre en péril l’avenir même de l’établissement qui, si rien n’est fait, devra annuler 44% des cours prévus en 2020-2021, soit 180 cours sur une possibilité de 409. Des programmes entiers pourraient ainsi être supprimés.
Alberta

LE FRANCO (Alberta) – Qu’importe la pandémie. Ce mercredi 13 mai, l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), soutenue par plusieurs associations, est partie en croisade pour défendre la francophonie à travers le Campus Saint-Jean (CSJ). D’importantes coupes budgétaires menacent ce seul lieu permettant des études universitaires en français dans l’Ouest canadien.
Linguistique

FRANCOPRESSE – COVID, déconfinement, quarantini, distanciation sociale ou physique : de nouveaux mots, de nouveaux sens à des mots préexistants et de nouvelles locutions sont apparus depuis le début de la pandémie. Ils permettent de nommer la nouvelle réalité et les adaptations sociales que la population a subies ou qu’elle s’est inventées par la force des choses.
Langues officielles

FRANCOPRESSE – Dans un article publié dans la Revue canadienne de science politique, les politologues Stéphanie Chouinard et Martin Normand font état de lacunes en matière de respect des obligations linguistiques de la part d’institutions publiques et de gouvernements dans plusieurs juridictions au pays dans la gestion de la pandémie. En entretien avec Francopresse, le sénateur René Cormier soutient que «l’urgence de la situation fait en sorte que l’on doit réagir rapidement, mais cela ne justifie aucunement de ne pas respecter les deux langues officielles. Il s’agit d’une question de sécurité et de santé publique.»
Organismes francophones

FRANCOPRESSE – La subvention octroyée à la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) pour développer un portail multilingue en ligne afin de lutter contre la désinformation liée à la COVID-19 a suscité de multiples questionnements quant à la pertinence du projet en lien avec le mandat et le champ d’expertise de la SANB.
Organismes francophones

FRANCOPRESSE – La semaine dernière, nous apprenions dans un article de Pascal Raiche-Nogue publié dans l’Acadie Nouvelle que la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) recevra jusqu’à 434 725 $ de Patrimoine canadien pour développer un portail multilingue en ligne afin de lutter contre la désinformation liée à la COVID-19. Cette nouvelle a suscité des questionnements quant à la pertinence du projet en lien avec le mandat et le champ d’expertise de la SANB, en particulier dans un contexte où les médias communautaires francophones traversent une période financière difficile.