Monument honorant la vie et l’œuvre de Louis J. Robichaud, situé dans son village natal de Saint-Antoine, au sud-est du Nouveau-Brunswick.
Monument honorant la vie et l’œuvre de Louis J. Robichaud, situé dans son village natal de Saint-Antoine, au sud-est du Nouveau-Brunswick.

Il y a 60 ans, l’ascension politique historique de l’Acadien Louis J. Robichaud

FRANCOPRESSE – 1960. John F. Kennedy est élu président des États-Unis, amorçant une ère de changements. Jean Lesage est élu premier ministre du Québec, mettant fin à la Grande Noirceur du régime Duplessis et sonnant le début de la Révolution tranquille. Au même moment, le Nouveau-Brunswick va lui aussi connaitre le début d’une véritable révolution avec, pour la première fois, l’élection d’un Acadien comme premier ministre : Louis Joseph Robichaud.

Au cours des dix années où son gouvernement sera au pouvoir, ce jeune avocat de Saint-Antoine, un petit village du comté de Kent, non loin de Moncton, va transformer sa province en modernisant l’administration publique, la gouvernance locale et le système scolaire et postsecondaire. En fin de mandat, Louis J. Robichaud fera du Nouveau-Brunswick la première — et toujours la seule — province officiellement bilingue du Canada.

Il fera une grande place aux Acadiens dans ses conseils des ministres, allant jusqu’à la parité avec les anglophones, ainsi que dans les postes-clés de l’exécutif. Pour la première fois, les Acadiens partagent le pouvoir.

«Personne ne pensait à ce moment-là qu’un francophone, qu’un Acadien prendrait la gouverne du Nouveau-Brunswick ou même du Parti libéral!» se souvient Gérald Clavette, dernier député francophone des années Robichaud encore vivant.

«Même si les francophones, on prenait notre place tranquillement, il n’y avait rien de structuré. C’était vraiment révolutionnaire.»

Assemblée législative du Nouveau-Brunswick.

Réformes à la vitesse grand V

Premier ministre à seulement 34 ans, Louis J. Robichaud, surnommé «P’tit Louis» en raison de sa petite taille, a été élu député du comté de Kent en 1952, alors qu’il avait 27 ans.

Il devient chef du Parti libéral de la province en 1958. Aux élections tenues le 27 juin 1960, il défait le premier ministre conservateur Hugh John Flemming, au pouvoir depuis 10 ans.

On le dit «premier Acadien élu premier ministre» puisque Pierre Vigneau – né Vienneau — a été le premier Acadien à occuper les fonctions de premier ministre, dans les années 1920, mais sans avoir été élu, après être devenu chef du Parti libéral alors au pouvoir. Il a échoué à remporter les élections suivantes.

Le gouvernement de Louis J. Robichaud, assermenté le 12 juillet 1960, entame réforme sur réforme à la vitesse grand V. Au cours de son premier mandat, il met en marche deux chantiers importants en 1962 : la Commission Deutsch et la Commission Byrne.

La Commission Deutsch se nomme officiellement la Commission royale d’enquête sur l’enseignement supérieur. Quelques changements dans le secteur anglophone découleront de ces travaux, mais c’est du côté francophone que la commission aura des répercussions majeures en recommandant la fusion de certains établissements de langue française pour créer l’Université de Moncton, ce qui sera fait dès 1963.

La création d’une université francophone moderne permettra de former des générations d’Acadiens et aura un impact inestimable dans la communauté acadienne de la province. Louis J. Robichaud dira plus tard que c’était sa plus grande réalisation.

La Commission Byrne, plus connue sous le nom de la Commission royale sur les finances et la taxation municipale, aura des répercussions énormes dans l’ensemble de la province. Ses recommandations formeront l’essentiel du programme «Chances égales pour tous», adopté en 1967 et qui, avec la Loi sur les langues officielles, définira le gouvernement Robichaud.

Louis J. Robichaud était renommé pour ses discours enflammés.

Offrir des opportunités équivalentes

À cette époque, plusieurs services importants étaient sous la responsabilité des gouvernements de comtés : santé, éducation, justice, aide sociale, etc. Ayant le pouvoir de taxation, les comtés mieux nantis — surtout anglophones — pouvaient se payer de meilleurs services ; les comtés pauvres — surtout francophones — devaient se contenter de moins.

L’une des grandes motivations de Louis J. Robichaud était de s’attaquer à ces inégalités. Il avait été très influencé par ses études à l’Université Laval à Québec, où le père Georges-Henri Lévesque était son mentor.

«Étant passé par l’Université Laval, ça lui avait insufflé toute la question de l’État-providence, du rôle de l’État dans l’économie, souligne Pierre-Marcel Desjardins, économiste et directeur de l’École des hautes études publiques de l’Université de Moncton. Et donc, ce qu’il voulait, c’était réduire les disparités entre les régions rurales et urbaines, amener une certaine forme de justice et d’équité.»

«Chances égales» abolit les gouvernements de comtés, transfère au gouvernement provincial le contrôle de l’éducation, de la santé, de l’aide sociale et de la justice, facilite la création de municipalités et standardise les salaires des enseignants. Dans certaines régions acadiennes, ceux-ci doublent.

Cette restructuration bénéficie aussi aux régions anglophones moins nanties, mais l’effet se fait davantage sentir chez les Acadiens. «En centralisant des services comme la santé et l’éducation, il a réduit énormément les disparités qui existaient dans la province, explique Pierre-Marcel Desjardins. Le terme “Chances égales” est quand même évocateur : on ne dit pas qu’on va traiter tout le monde d’une manière égale. C’est qu’on va donner aux gens des opportunités équivalentes.»

Pierre-Marcel Desjardins estime que Louis J. Robichaud était motivé par son grand désir de s’attaquer aux disparités dans la société néobrunswickoise.

Une première Loi sur les langues officielles plutôt symbolique

«P’tit Louis» devra cependant faire face à une forte opposition à ces changements, notamment de la part de l’empire Irving, avec lequel il va se brouiller.

Le prochain cheval de bataille de Louis J. Robichaud sera la reconnaissance du fait français au Nouveau-Brunswick. Le gouvernement fédéral de Lester B. Person a créé en 1963 la Commission sur le bilinguisme et le biculturalisme, mieux connue sous le nom de Commission Laurendeau-Dunton. Celle-ci recommande que le français et l’anglais soient déclarés langues officielles au Canada, en Ontario et au Nouveau-Brunswick. Contrairement à l’Ontario, le gouvernement Robichaud saisit la balle au bond.

Après les élections de 1967, un livre blanc sur la question est présenté. Puis, en 1969, c’est le grand pas : la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick est adoptée à l’unanimité en avril, près de cinq mois avant celle du fédéral.

Au départ, il s’agit surtout d’un énoncé symbolique : pour la première fois depuis la conquête britannique de l’Acadie, une partie des descendants obtiennent le statut officiel de leur langue. Quelque 200 ans après avoir été autorisés à habiter la région, une loi leur dit qu’ils ont le droit de vivre en français et que leur langue est égale à l’anglais.

«C’était quand même un pas énorme, souligne Michel Doucet, juriste et expert en droit linguistique. Pour la première fois depuis la création du Nouveau-Brunswick, on reconnaissait officiellement dans un texte législatif que les deux langues officielles du Nouveau-Brunswick étaient le français et l’anglais et que ces deux langues-là avaient un statut, des privilèges et des droits égaux. Ç’a été très important sur le plan psychologique pour la communauté francophone, puisqu’on leur disait “vous avez des droits et vous pouvez les revendiquer”.»

Mais dans les faits, la portée de cette loi était assez limitée.


« Ce n’était pas une loi révolutionnaire. Elle n’allait pas aussi loin que la loi fédérale, qui reconnaissait par exemple le droit de travailler dans sa langue. Lorsqu’on regarde cette loi-là, on constate qu’elle n’allait pas trop loin, c’était hésitant dans ce qui était reconnu. C’est une loi qui, pratiquement dès son adoption, avait besoin de modifications sérieuses, bien que sur le plan symbolique elle fut très importante. »
Michel Doucet, juriste et expert en droit linguistique

Il faudra attendre jusqu’en 2002 pour une première réforme de cette loi.

L’Université de Moncton est l’une des grandes réalisations du gouvernement Robichaud et elle a transformé la communauté acadienne de la province.

Un legs qui transcende les partis politiques

Dans l’ensemble, les années Robichaud auront marqué le Nouveau-Brunswick à jamais. Malgré certaines fortes oppositions à son programme «Chances égales pour tous», son legs transcende les partis politiques.

À preuve, le sénateur Percy Mockler, ancien député progressiste-conservateur, dit devoir son éducation postsecondaire à Louis J. Robichaud : «Je dis que je suis un fier, ardent produit des années de Louis J. Robichaud, ce qui m’a permis d’aller à l’université.»

Percy Mockler a fait partie du gouvernement progressiste-conservateur de Richard Hatfield, successeur en 1970 de Louis J. Robichaud. De façon générale, on louange Richard Hatfield pour avoir poursuivi et complété les réformes de Louis J. Robichaud.

Bien que conservateur, le sénateur Percy Mockler est un grand admirateur de Louis J. Robichaud. Ses réformes lui ont permis de faire des études supérieures.

Celui-ci ayant perdu le pouvoir un an après l’adoption du bilinguisme officiel, c’est Richard Hatfield qui l’implantera et ira même plus loin en instaurant entre autres la dualité en éducation et en inscrivant l’égalité des langues dans la Constitution canadienne.

«On a été chanceux que Louis J. Robichaud ait été suivi de Richard Hatfield, qui était plus progressiste que conservateur, avance Roger Ouellette, politologue à l’Université de Moncton. L’héritage de Louis J. Robichaud a été maintenu et amplifié par Richard Hatfield.»

Peu de temps après sa défaite en 1970, Louis J. Robichaud est devenu sénateur jusqu’à l’an 2000. Il est mort en 2005.

Financement des organismes

FRANCOPRESSE – La dépendance des associations porte-paroles des francophones au financement du gouvernement fédéral nuit-elle à leur indépendance? C’est la question à laquelle François Charbonneau, professeur à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa, tente de répondre dans un article publié récemment dans la Revue internationale des francophonies.
Acadie

LA VOIX ACADIENNE (Île-du-Prince-Édouard) – Le dimanche 9 aout, le Comité historique Sœur-Antoinette-DesRoches invite les citoyens à un rendez-vous au lieu historique national Skmaqn–Port-la-Joye–Fort-Amherst, en célébration du 300e anniversaire de la fondation de Port-la-Joye et de l’arrivée des premiers Français et Acadiens à l’Île-du-Prince-Édouard.
Territoires du Nord-Ouest

L’AQUILON (Territoires du Nord-Ouest) – Le ministre de l’Éducation, R. J. Simpson, devra réévaluer six demandes d’admission aux écoles francophones du territoire à la suite d’une récente décision de la Cour suprême des TNO. Le juge Paul Rouleau a donné gain de cause à la Commission scolaire francophone des TNO (CSFTNO) et à cinq familles non-ayants droit de Yellowknife et de Hay River, dont les demandes d’admission avaient été refusées en 2019. L’une de ces familles en était à sa seconde révision judiciaire.
Acadie

FRANCOPRESSE – L’année 2020 marque le tricentenaire de l’arrivée des premiers colons français à l’Île-du-Prince-Édouard, connue à l’époque sous le nom de l’Isle Saint-Jean. L’historien Georges Arsenault tient à souligner le début de la présence francophone dans la province. L’auteur de l’ouvrage Histoire illustrée de l’Acadie de l’Île-du-Prince-Édouard aux éditions La Grande Marée en 2019 nous offre un survol de ces premières années de présence acadienne et française dans l’Ile.
Ontario

FRANCOPRESSE – Nous sommes en 1990. La Cour suprême vient tout juste de donner raison à des parents francophones de l’Île-du-Prince-Édouard qui souhaitaient avoir leurs propres écoles et déclare inconstitutionnel l’Official Language Act du Manitoba. Mais en ce premier mois de l’année, le 30 plus précisément, c’est une décision de la ville de Sault-Sainte-Marie qui fait la manchette.
Langues officielles

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – «Il y a un fort appui pour le bilinguisme, mais tout le monde n’est pas convaincu», a constaté la présidente de la Société nationale de l’Acadie (SNA), Louise Imbeault, quand elle a pris connaissance d’un sondage Léger effectué en mars sur la perception du bilinguisme au Canada.
Soins en français

FRANCOPRESSE – Le 4 juin 2020, l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques (ICRML) a rendu publique l’étude L’effectivité des lois linguistiques dans le secteur de la santé. Les chercheurs espèrent ainsi documenter les écarts qui existent entre les droits prescrits par les lois et la réalité quotidienne des francophones en milieu minoritaire, et tenter d’expliquer ces écarts en identifiant les facteurs en jeu.
Recensement 2021

FRANCOPRESSE – Le 17 juillet 2020, le gouvernement fédéral a rendu public le questionnaire du recensement de 2021 confirmant du même coup que les nouvelles questions permettant de brosser un portrait beaucoup plus précis des personnes ayant le droit à l’éducation en français au Canada figureront aux versions courtes et longues du recensement. La nouvelle est accueillie avec joie d’un bout à l’autre du pays au sein de la francophonie canadienne.
Dénombrement des ayants droit

FRANCOPRESSE – Le 16 juin 2020, la Fédération des conseils d’éducation du Nouveau-Brunswick (FCÉNB), la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) et la Fédération des francophones de Terre-Neuve et du Labrador (FFTNL) ont publié un mémoire conjoint dans lequel ils exhortent le gouvernement fédéral à ajouter des questions au questionnaire court du recensement de 2021 afin de pouvoir dresser un portrait complet du nombre de personnes qui ont le droit à l’éducation en français au Canada.
Dénombrement des ayants droit

FRANCOPRESSE – L’enjeu du dénombrement adéquat des personnes qui ont le droit à l’éducation en français au Canada a fait couler beaucoup d’encre au cours des dernières années. Des associations francophones de partout au pays, de même que plusieurs députés fédéraux, demandent que les formulaires du recensement de 2021 soient modifiés afin de pouvoir brosser un portrait complet du nombre d’enfants dont les parents ont le droit de demander qu’ils soient instruits en français.
Victoire juridique en C.-B.

FRANCOPRESSE – La récente décision de la Cour suprême du Canada dans la cause opposant le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSFCB) et la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique (FPFCB) au gouvernement britannocolombien aura certainement des répercussions dans les autres provinces et territoires du Canada. Non seulement en éducation, mais également dans toutes les autres sphères des droits linguistiques, ce jugement vient s’ajouter à la jurisprudence existante et redonne un nouveau souffle à l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés.
Fête nationale

LE FRANCO (Alberta) – «Qu’allez-vous faire pour la Saint-Jean?» Le 17 juin dernier, le Franco avait lancé cette question sur plusieurs groupes Facebook de francophones. Hélas, les premières réponses étaient décevantes : «pourquoi célébrer la Saint-Jean-Baptiste hors Québec?» Premièrement, il n’y a pas de bonne raison pour faire la fête. Deuxièmement, la Saint-Jean-Baptiste au Canada se veut une fête qui rassemble les francophones.
Organismes francophones

FRANCOPRESSE – Lors de leur assemblée générale annuelle virtuelle, le 13 juin dernier, les associations membres de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada ont tenu des élections pour combler trois des cinq postes à leur conseil de direction pour des mandats de deux ans. De l’Alberta à l’Île-du-Prince-Édouard, les élus sont tous de nouveaux visages à la FCFA.
Cour suprême du Canada

FRANCOPRESSE - La Cour suprême du Canada a donné raison à la communauté francophone de la Colombie-Britannique, qui réclame depuis dix ans devant les tribunaux que le système scolaire de langue française soit mis à égalité avec le système anglophone au niveau des installations et des services disponibles.
Cour suprême du Canada

FRANCOPRESSE – Après une lutte acharnée de 10 ans devant les tribunaux, le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSFCB) et les parents francophones de la province connaitront enfin le dénouement de leurs revendications. Près de neuf mois après avoir entendu la cause, la Cour suprême du Canada rendra sa décision au sujet du litige qui oppose le Conseil scolaire et la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique au gouvernement provincial.
Sauvons Saint-Jean

FRANCOPRESSE – Trois semaines après que l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) ait lancé une campagne de mobilisation pour sauver le Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta, l’incertitude règne toujours quant à l’avenir du seul établissement postsecondaire de langue française à l’ouest du Manitoba. Le Campus fait face aux récentes compressions budgétaires en éducation postsecondaire du gouvernement de l’Alberta et à un gel de son financement reçu par le Programme des langues officielles en enseignement (PLOE) du gouvernement fédéral depuis 2003.
Francophonie

FRANCOPRESSE – La Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA) tiendra le samedi 13 juin sa 45e assemblée générale annuelle (AGA). Les 18 organismes membres voteront pour élire une nouvelle vice-présidence, le Franco-Manitobain Justin Johnson ayant choisi de ne pas solliciter un deuxième mandat, ainsi que pour combler les postes à la trésorerie et à la représentation des organismes nationaux au Bureau de direction.
Femmes en première ligne

LA VOIX ACADIENNE (Île-du-Prince-Édouard) – Jenny Melanson fait partie des cinq traductrices de la province qui se cachent derrière les communiqués de presse et les pages internet sur la COVID-19 en français. Un métier de l’ombre grâce auquel la communauté acadienne et francophone peut avoir accès aux informations essentielles dans sa langue maternelle.
Autorité héraldique

FRANCOPRESSE – L’Autorité héraldique du Canada a un nouveau héraut d’armes : il s’agit du Franco-Ontarien Samy Khalid. Il succède à Claire Boudreau, d’origine acadienne, qui a été la première femme à occuper ce rôle. Aujourd’hui méconnu, le titre de héraut d’armes est donné à la personne qui dirige l’Autorité héraldique.
Colloque

FRANCOPRESSE – Pour la première fois en 87 ans,  l’Association francophone pour le savoir (Acfas) a dû annuler son congrès annuel en raison de la COVID-19. Un autre évènement phare de la francophonie, le Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes, est pour sa part reporté d’un an. Cette période sera mise à profit par certains chercheurs qui veulent voir les universités jouer un rôle plus important dans les rapprochements entre les francophones du Canada et du Québec.
Éducation

FRANCOPRESSE - L’Association canadienne-française de l'Alberta (ACFA) a lancé, le 13 mai dernier, un appel à se mobiliser en urgence pour sauver le Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta, le seul établissement postsecondaire de langue française à l’ouest du Manitoba. Les récentes compressions budgétaires en éducation postsecondaire du gouvernement de l’Alberta viennent mettre en péril l’avenir même de l’établissement qui, si rien n’est fait, devra annuler 44% des cours prévus en 2020-2021, soit 180 cours sur une possibilité de 409. Des programmes entiers pourraient ainsi être supprimés.
Alberta

LE FRANCO (Alberta) – Qu’importe la pandémie. Ce mercredi 13 mai, l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), soutenue par plusieurs associations, est partie en croisade pour défendre la francophonie à travers le Campus Saint-Jean (CSJ). D’importantes coupes budgétaires menacent ce seul lieu permettant des études universitaires en français dans l’Ouest canadien.
Linguistique

FRANCOPRESSE – COVID, déconfinement, quarantini, distanciation sociale ou physique : de nouveaux mots, de nouveaux sens à des mots préexistants et de nouvelles locutions sont apparus depuis le début de la pandémie. Ils permettent de nommer la nouvelle réalité et les adaptations sociales que la population a subies ou qu’elle s’est inventées par la force des choses.
Langues officielles

FRANCOPRESSE – Dans un article publié dans la Revue canadienne de science politique, les politologues Stéphanie Chouinard et Martin Normand font état de lacunes en matière de respect des obligations linguistiques de la part d’institutions publiques et de gouvernements dans plusieurs juridictions au pays dans la gestion de la pandémie. En entretien avec Francopresse, le sénateur René Cormier soutient que «l’urgence de la situation fait en sorte que l’on doit réagir rapidement, mais cela ne justifie aucunement de ne pas respecter les deux langues officielles. Il s’agit d’une question de sécurité et de santé publique.»
Organismes francophones

FRANCOPRESSE – La subvention octroyée à la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) pour développer un portail multilingue en ligne afin de lutter contre la désinformation liée à la COVID-19 a suscité de multiples questionnements quant à la pertinence du projet en lien avec le mandat et le champ d’expertise de la SANB.
Organismes francophones

FRANCOPRESSE – La semaine dernière, nous apprenions dans un article de Pascal Raiche-Nogue publié dans l’Acadie Nouvelle que la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) recevra jusqu’à 434 725 $ de Patrimoine canadien pour développer un portail multilingue en ligne afin de lutter contre la désinformation liée à la COVID-19. Cette nouvelle a suscité des questionnements quant à la pertinence du projet en lien avec le mandat et le champ d’expertise de la SANB, en particulier dans un contexte où les médias communautaires francophones traversent une période financière difficile.