Peter Noel, francophile de Conception Bay South, à Terre-Neuve-et-Labrador

Forum national des jeunes ambassadeurs : De jeunes francophiles et francophones engagés

Francopresse. Du 11 au 16 aout se tient le Forum national des jeunes ambassadeurs, qui vise à promouvoir le français. Les participants, de tout le pays, se sont portés volontaires pour mettre de l’avant le français.

Du 11 au 16 aout se tiendra le Forum national des jeunes ambassadeurs (FNJA) qui vise à promouvoir le français par l’entremise des jeunes. Les participants, âgés de moins de 18 ans, se sont portés volontaires pour mettre de l’avant le français durant leurs vacances d’été.

L'évènement qui aura lieu à Victoria en Colombie-Britannique est parrainé par l’organisme Français pour l’avenir, qui a pour but d’encourager le bilinguisme ainsi que les bienfaits de la communication en français. La mission de l’organisme consiste aussi à favoriser l'implication des jeunes.Pour Noëlla Gallo, coordonnatrice des programmes, il est important pour les jeunes de s’impliquer. «Je pense que c'est important qu’on les place dans une position de leadeur et que nous leur donnons la parole et que nous les écoutions.»   

 

Les participants

Geneviève Bacchus 

Geneviève Bacchus, franco-Ontarienne de Sarnia

Pourquoi t’es-tu engagée dans le programme Jeunes ambassadeurs?

C’est mon professeur de français qui m’a introduit au programme [sic], elle m’a dit que je ferais une bonne candidate. Puis je trouvais le programme vraiment intéressant étant donné que j’ai toujours était passionné par la langue française en partie parce que ma mère est Québécoise. 

 

Quels sont tes engagements?

J’ai trois idées d’engagement que je pourrais faire dans mon école secondaire. La première étant de me joindre au club de multiculturalisme pour montrer aux autres la culture française et les avantages d’être bilingue. Ma deuxième idée est d’obtenir de l’aide académique pour les élèves dans les programmes de français de notre école pour les motiver à continuer leurs études en français. Ma troisième idée serait de faire des présentations dans les classes de 11e et 12e années pour encourager à participer au programme Jeunes ambassadeurs dans les années prochaines.   


Que penses-tu que le programme va t’apporter, comme expérience? Qu'est-ce que tu penses que ça va t’apporter comme expérience d’avoir participé à un tel programme ?

Après les cinq jours à Victoria, je crois que je serais un meilleur leadeur. Alors, en revenant à Sarnia je disposerais de meilleurs moyens pour gérer les projets que je veux créer dans ma communauté grâce aux informations que j’ai appris au FNJA. 


Quelles sont tes attentes pour le Forum national des jeunes ambassadeurs 2019 ?

J’ai vraiment hâte de rencontrer les autres candidats et candidates parce que  je veux savoir quelle est leur histoire, leur vision du bilinguisme et pourquoi il aime la francophonie autant que moi. J’ai hâte de partager cette passion avec d’autres. 


Peter Noel

Francophile de Conception Bay South, à Terre-Neuve-et-Labrador

Pourquoi t’es-tu engagé dans le programme Jeunes ambassadeurs ?

J’ai vu le programme Jeunes ambassadeurs comme une opportunité de vivre une expérience inoubliable. J’ai une passion pour le français et le bilinguisme donc avec le programme j’aurais l’opportunité de voyager quelque part où je n’ai jamais été, de pratiquer ma langue et de rencontrer des élèves de partout au Canada. 

 

Quels sont tes engagements?

À mon école, les élèves suivent le cours d’immersion en français pour la première moitié de l’année et n’ont aucun cours de français durant l’autre moitié de l’année. Comme les élèves ne peuvent plus pratiquer leur français, je pense fonder un club de français qui organisera des évènements comme le visionnement de films en français afin que les élèves puissent conserver une bonne base de français. 


Que penses-tu que le programme va t’apporter, comme expérience?

Je crois que ça va m’apprendre comment je peux promouvoir de mon mieux le bilinguisme dans ma communauté à Terre-Neuve.


Quelles sont tes attentes pour le Forum national jeunes ambassadeur 2019 ?

Je souhaite développer de nouvelles compétences et rencontrer de nouvelles personnes, mais avant tout je souhaite savoir comment créer de nouveaux projets qui n’existaient pas avant. Tout cela afin de favoriser le bilinguisme.

Bryce Poulin

Francophile de Winnipeg, au Manitoba

Pourquoi t’es-tu engagé dans le programme Jeunes ambassadeurs ?

C’est mon enseignant qui m’a proposé de faire partie du programme et qui m’a dit que je ferais un très bon candidat. Donc j’ai fait mes recherches pour savoir de quoi ça avait l’air et puis je me suis dit pourquoi ne pas proposer ma candidature. Et c’est comme ça que je me suis engagé dans le programme jeunes ambassadeurs.

 

Quels sont tes engagements?

Donc, l’année prochaine je vais aller avec les huitièmes années de mon école à un camp d’été qui va accueillir entre 100 et 150 jeunes et j’espère organiser quelques activités en français au camp. Tout cela dans le but de promouvoir le français.

 

Que penses-tu que le programme va t’apporter, comme expérience?

J’ai toujours été quelqu’un d’un peu timide, spécialement pour assurer un rôle d’un leader. Donc j’espérais que ça allait m’apporter des outils qui vont peut-être m’aider. C’est aussi une opportunité qui risque de ne jamais revenir dans ma vie. J’ai juste la chance de le faire une fois et c’est tout. Alors je voulais tenter ma chance et obtenir des outils pour améliorer mes compétences.

 

Quelles sont tes attentes pour le Forum national jeunes ambassadeur 2019?

J’espère juste rencontrer d’autres jeunes qui veulent promouvoir le français et j’espère aussi améliorer mon français et apprendre certaines choses comme des nouveaux mots.

Là où la carte découpe, le récit traverse. Tel est le titre de la thèse de la chercheuse et artiste franco-yukonaise Marie-Hélène Comeau. À travers son ouvrage, elle explore le lien étroit entre l’art et la quête identitaire en milieu minoritaire.

Inspirée de son propre récit migratoire, la chercheuse et artiste d’origine québécoise Marie-Hélène Comeau a étudié l’importance de l’art dans la réflexion identitaire pour établir sa thèse de doctorat Là où la carte découpe, le récit traverse : analyse du sens que des femmes franco-yukonaises donnent à leur identité par la création artistique.

Dans sa recherche, la docteure en études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal regroupe ses deux champs d’intérêt, soit l’art et l’anthropologie. «J’ai pu marier les deux», commente la Yukonaise d’adoption depuis 27 ans. «Ce type de recherche n’avait jamais été fait, mais j’avais l’impression qu’il pouvait se faire», ajoute-t-elle fièrement.

Au moins jusqu’en 2021, la Société Nationale de l’Acadie n’aura pas à se soucier du financement des festivités du 15 aout. Elle vient d’avoir la confirmation que la Fête nationale de l’Acadie, célébrée depuis 1881, recevra au cours des deux prochaines années deux tranches de 500 000 $.

Plus de 180 festivals et célébrations en Acadie recevront en 2019-2020 un montant total de 20,25 millions de dollars dans le cadre du Programme des célébrations et commémorations. C’est à partir de cette enveloppe que le ministre du Patrimoine canadien et du Multiculturalisme, Pablo Rodriguez, a annoncé la veille du 15 aout qu’un million allait être voué à des fonds visant à financer les festivités entourant la Fête nationale de l’Acadie, soit en 2019-2020 et 2020-2021.

Selon Patrimoine canadien, il s’agit d’un nouvel investissement qui n’existait pas dans les années passées.

De quoi ravir la présidente de la Société Nationale de l’Acadie (SNA), Louise Imbeault, si on se fie au communiqué émis par Patrimoine canadien : «Voilà plus de 15 ans que la Société nationale de l’Acadie multiplie les efforts pour faire reconnaitre officiellement la Fête nationale de l’Acadie.» Selon la dirigeante acadienne, la réponse d’Ottawa permet «de souligner la contribution unique de l’Acadie à l’édification du Canada et de nous permettre de célébrer comme il se doit notre fierté et notre appartenance au sein de la Confédération.»

Francopresse. Yves Frenette de l’Université de Saint-Boniface remontera le temps pour mieux connaitre les chemins de traverse empruntés entre 1640 et 1940 par tous ces francophones venus en terre d’Amérique.

Il caressait le projet depuis quelque temps déjà. Ça y est, le professeur Yves Frenette de l’Université de Saint-Boniface partira sur la piste des francophones d’Amérique! À compter de septembre et pendant sept ans, avec quelques dizaines de collègues, il compte remonter le temps pour mieux connaitre les chemins de traverse empruntés entre 1640 et 1940 par, notamment, tous ces Franco-Manitobains, Québécois, Acadiens ou encore Français venus en terre d’Amérique. 

Il y a 25 ans, au Congrès mondial acadien, Zachary Richard lançait un appel au secours de la part des Acadiens de la Louisiane. «On a tombé de la falaise, mais on n’a pas encore touché la terre», avait-il déclaré devant la foule rassemblée au spectacle du 15 aout, à Shédiac. Ce premier congrès a rallumé la flamme du célèbre chanteur louisianais pour la chanson francophone et la cause acadienne. Deux ans plus tard, il lançait l’un des albums les plus marquants de sa carrière, Cap Enragé, un premier disque de langue française en 15 ans.

Zachary Richard qui avait 44 ans au premier Congrès mondial acadien a plein de souvenirs assez surprenants de ce premier rassemblement. Il se souvient, entre autres, de Roch Voisine qui parlait sur un cellulaire «grand comme un carré de jambon» ou encore du poète Gérald Leblanc qui s’est éclipsé parce qu’il ne voulait rien savoir du CMA.

Des amitiés avec des artistes se sont renforcées, note-t-il. Il découvrait aussi Marie-Jo Thério, une artiste qui l’a frappé «entre l’œil et la corde» comme on dit en Louisiane et la resplendissante Édith Butler dans son rôle de grande dame de l’Acadie. À son avis, le premier CMA constitue un évènement marquant de l’histoire acadienne moderne.

«On peut parler d’avant le premier congrès et d’après le congrès. À partir de 1994, il y a eu une énorme différence à mon avis dans la mentalité identitaire, cette espèce de confiance et même une forme de ténacité qui s’est installée dans la mentalité acadienne. C’était fort différent qu’en 1975 par exemple, quand on fêtait à Moncton et qu’on s’est fait arrêter par la police.»

«Beausoleil, Louis Riel, Jackie Vautour… Ast’heure c’est not’ tour». Ce sont quelques paroles de Petitcodiac, une chanson qui combine complainte et révolte pour faire appel à la lutte. Je les ai entendues en marchant dans les rues de Dieppe au Nouveau-Brunswick, dans le cadre du Congrès mondial acadien.

Beausoleil, Louis Riel et Jackie Vautour sont symboles de résistance. Ils ont en commun d’avoir défendu leur cause jusqu’au bout.

Je songeais aux Franco-Colombiens et à la lutte scolaire qu’ils ont lancée, quand ces trois noms ont atteint mon oreille.

Leurs écoles sont trop petites et sont souvent dans un état lamentable. Le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique et la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique en ont assez. Ils accusent la province de sous-financer les infrastructures scolaires et le transport des élèves dans le secteur francophone. Les tribunaux inférieurs les ont défaits deux fois. Tenaces, ils ne baissent pas les bras. L’affaire sera devant la Cour Suprême à l’automne.

On peut affirmer sans ambages que le français a avancé envers et contre tous sur notre continent. Il s’est étendu tant et aussi loin qu’une terre était là pour l’accueillir. Seuls nos océans, barrières géographiques infranchissables, ont contenu sa marche.

Comme tous les francophones d’Amérique, les Franco-Colombiens ont hérité de l’œuvre de Samuel de Champlain, commencée il y a plus de quatre siècles dans le berceau de l’Acadie aux abords de la baie de Fundy entre le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse.

Il y a loin de l’Atlantique au Pacifique; plus de quatre fuseaux horaires et des milliers de kilomètres. Il s’est écoulé plus de quatre siècles d’histoire depuis le jour où Champlain a jeté l’ancre à l’embouchure du fleuve Saint-Jean. C’est dans ces proportions qu’il faut mesurer la présence française sur notre continent de même que la lutte que mènent les Franco-Colombiens. La résistance qui s’organise entre nos océans a la même envergure.

La Voix acadienne, IPÉ. Le Congrès mondial acadien est un événement haut en couleur. On ne peut pas imaginer un CMA sans ses manifestations grandioses, pas plus qu’on ne pourrait imaginer un CMA sans rencontres de familles.

Le Congrès mondial acadien est un événement haut en couleur, avec des activités d’envergure qui vont laisser des traces longtemps après que la poussière sera retombée.  

Francopresse. Le 28 août 2019 marque un moment important dans l’histoire de la Société Saint-Thomas-d’Aquin : ce sera le début des célébrations du centième anniversaire de l’organisme porte-parole des francophones de l’Île.

Décidément, 2019 marque deux moments importants dans l’histoire de la Société Saint-Thomas-d’Aquin : pour la première fois de son existence, le Congrès mondial acadien se déroulera en partie à l’Île-du-Prince-Édouard, et ce, à compter du 10 août. Et 18 jours plus tard, le 28, ce sera le début des célébrations du centième anniversaire de la SSTA.

Francopresse. Chaque été, Québec reçoit des centaines d’étudiants venus parfaire leur connaissance du français. Mais si leur accent était le signal pour les marchands de passer systématiquement à la langue de John A. Macdonald?

Chaque été, la vieille capitale reçoit des centaines d’étudiants venus parfaire leur connaissance de la langue de Molière et en savoir plus sur le pays de Félix Leclerc. Mais si leur accent était le signal pour les marchands de passer systématiquement à la langue de John A. Macdonald?

La vitalité des communautés de la francophonie en situation linguistique minoritaire ne fait pas l’ombre d’un doute, lorsqu’on voit la liste des manifestations francophones dans les provinces et territoires du Canada!

La vitalité des communautés de la francophonie en situation linguistique minoritaire ne fait pas l’ombre d’un doute, lorsqu’on voit la liste des manifestations francophones dans les provinces et territoires du Canada. Francopresse vous livre un calendrier des festivals et célébrations qui ont lieu d’un océan aux autres, en milieu francophone minoritaire.

La Voix acadienne, IPÉ. L’œuvre de Patricia Bourque occupe présentement une galerie de Charlottetown. Chaque photographie met en valeur des femmes Mi’kmaq. «Je veux qu’elles se voient comme je les vois», affirme l’artiste.

Jusqu’au 18 aout, la photographe Mi’kmaq Patricia Bourque occupe la galerie de la Guild de Charlottetown avec l’exposition «Beyond the Regalia». Les photographies mettent en valeur des femmes du territoire traditionnel Mi’kma’ki. «Quand je regarde ces femmes, je vois de l’honneur et du respect. Je veux qu’elles se voient comme je les vois», affirme l’artiste.

La population mondiale passerait de 7,7 à près de 10 milliards entre 2020 et 2050, selon l’Organisation des Nations Unies. La majorité de cette croissance se produirait en Afrique, l’habitat de 60 % des francophones de la planète. Bonne nouvelle? Un péril guette cependant : le réchauffement climatique frapperait durement le continent.

La francophonie grimpe dans l’échelle démographique grâce à l’essor du français en Afrique. Selon l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), la population continentale de langue française est passée de 270 à 300 millions en quatre ans et pourrait doubler d’ici 2070.

Acadie Nouvelle, NB. Les Acadiens du Nouveau-Brunswick et les francophones de l’Ontario s’allient aux anglophones du Québec dans la lutte aux droits linguistiques, une décision que décrie le politologue Rémy Léger.

Les Acadiens du Nouveau-Brunswick et les francophones de l’Ontario s’allient aux anglophones du Québec dans la lutte aux droits linguistiques des communautés de langues officielles en situation minoritaire. Le protocole d’entente a été signé le 2 juillet à Ottawa et veut faire de la Loi sur les langues officielles un enjeu majeur lors des prochaines élections fédérales.