Le but premier de cet atelier concernant le rayonnement de la culture francophone était de faire en sorte que ces idées deviennent des pistes de réflexion pour le gouvernement du Québec et les communautés francophones en milieu minoritaire.
Le but premier de cet atelier concernant le rayonnement de la culture francophone était de faire en sorte que ces idées deviennent des pistes de réflexion pour le gouvernement du Québec et les communautés francophones en milieu minoritaire.

Comment faire rayonner la culture entre le Québec et les autres francophonies du pays?

Inès Lombardo
Inès Lombardo
Francopresse
FRANCOPRESSE – La première journée d’activités du Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes a démarré ce lundi 14 juin. Le premier atelier demandait aux participants de réfléchir à la façon de faire rayonner la culture francophone entre le Québec et les francophonies canadiennes. Enthousiasme et idées pêlemêles se sont entrechoqués parmi la centaine de participants francophones issus de toutes les provinces et territoires du pays.

Si Alain Dupuis, directeur général de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada et Renée Madore, secrétaire adjointe à la francophonie, à la stratégie et à la diplomatie publique du Secrétariat du Québec aux relations canadiennes (SQRC) ont donné le coup d’envoi des activités, ce sont surtout les 120 participants qui ont exprimé leurs idées.

Le but premier de cet atelier intitulé Faire rayonner la culture francophone et se divertir en français était de permettre que ces idées deviennent des pistes de réflexion pour le gouvernement du Québec et les communautés francophones en milieu minoritaire.

Ce premier atelier a sondé les participants pour avoir un meilleur accès à la culture francophone et pour mieux la faire rayonner, sachant que «[…] c’est souvent la culture qui permet d’apprécier une langue, a rappelé Renée Madore. Les artistes sont les premiers ambassadeurs de la langue française. Lorsque des artistes francophones arrivent, ça crée une activité pour relier les gens de la communauté».

Les exemples de rapprochement sont multiples et stimulants, a fait valoir Alain Dupuis, «mais comment peut-on faire mieux?»

Enthousiasme et idées pêlemêles se sont entrechoqués parmi les 120 participants francophones issus de toutes les provinces et territoires du pays.

Connaitre les autres francophonies pour travailler ensemble 

Pour y répondre, la première partie de l’atelier abordait la manière de donner envie au Québec et aux autres francophonies canadiennes de travailler ensemble dans le domaine culturel. Premier constat : le désir de collaborer est là, mais les structures pour le faire le sont beaucoup moins.

Ensuite, une meilleure connaissance de l’autre, que ce soit de la part du Québec à l’égard des autres francophonies du pays ou de ces dernières entre elles. Une suggestion qui est souvent revenue et qui permettrait de «mieux identifier» quelles ressources appartiennent à quelle région, province ou territoire.


« On a un défi de perception du point de vue du Québec. Il ne faut pas que les francophonies canadiennes, ce soit juste de la survivance. Il se passe énormément de choses dans les francophonies canadiennes en termes de richesse culturelle. L’image positive des francophonies passe par l’accès à ces expressions-là. »
Une participante, porte-parole de son groupe de discussion

Développer une stratégie et des échanges nationaux

Une stratégie «unifiée et concertée de promotion des cultures francophones» s’est retrouvée au centre de la seconde partie de l’atelier, qui abordait davantage l’avenir de ce rapprochement culturel entre les francophonies du pays.

Une stratégie basée sur une promotion de la culture et des artistes via les grands médias et la technologie s’est retrouvée au cœur de plusieurs propositions. Le développement d’une instance provinciale au Québec a aussi été proposé, visant une collaboration par et pour les jeunes.

Pour fixer des liens à long terme, l’autre idée jetée au sein des débats était de prioriser la mobilité des artistes francophones à travers le pays, par le biais des tournées musicales, théâtrales ou de danse.

Un concept déjà appliqué à l’intérieur du Québec par le Réseau des organisateurs de spectacles de l’Est du Québec (ROSEQ) et par, entre autres, le Réseau des grands espaces dans l’Ouest et le Nord canadien et Réseau Ontario. Ces exemples sont à mettre davantage en œuvre entre le Québec et les autres milieux francophones du pays, selon plusieurs groupes de participants.