Élections Retour sur les Capture PLC
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En rappel : qu’ont promis les partis aux francophones?

Guillaume Deschênes-Thériault
Guillaume Deschênes-Thériault
Francopresse
Charles-Antoine Côté
Charles-Antoine Côté
Francopresse
De tous les partis, et malgré son bilan, le Parti conservateur est la formation qui a intégré le plus de promesses en matière de langues officielles dans sa plateforme électorale. Pour sa part, le Parti libéral a promis la modernisation de la Loi sur les langues officielles et a avancé 60 millions de dollars en appui aux communautés. Retour sur les promesses.

Au pouvoir de 2015 à 2019, le Parti libéral prévoit aussi une certaine continuité dans les dossiers amorcés lors de son dernier mandat. Le parti au pouvoir a repris des éléments prévus dans le Plan d’action pour les langues officielles de 2018, notamment pour le recrutement d’enseignants d’immersion et de français langue seconde, les initiatives d’échanges linguistiques et le financement des programmes en langue seconde.

Le Parti libéral du Canada prévoit, dans sa plateforme électorale, l’investissement de 60 M$ pour appuyer les infrastructures des communautés linguistiques minoritaires, comme les écoles et les centres culturels. Il s’agit d’un montant annoncé au début septembre par la ministre Mélanie Joly dans le cadre du Protocole d’entente entre Ottawa et les provinces et territoires pour soutenir l’enseignement en milieu minoritaire.

Les libéraux réitèrent aussi leur engagement pris quelques jours avant le déclenchement de la campagne de collaborer avec l’Ontario pour mettre sur pied l’Université de l’Ontario français, mais cette promesse n’apparait pas dans leur cadre financier.

Le parti a avancé aussi d’autres mesures :

  • mener une enquête approfondie issue des données du recensement sur les communautés linguistiques minoritaires et entreprendre le dénombrement des ayants droit;
  • intégrer à la Loi sur les langues officielles le mandat de Radio-Canada pour les nouvelles régionales;
  • renforcer le rôle du commissaire aux langues officielles et
  • nommer que des juges bilingues à la Cour suprême, et ce, même si les troupes de Justin Trudeau se sont opposé au projet privé présenté en 2017 par le néodémocrate François Choquette, qui n’a pas été réélu.

Opposition conservatrice : 121 députés

La plateforme du Parti conservateur du Canada reprend plusieurs des propositions de la Fédération des communautés francophones et acadienne pour la modernisation de la Loi sur les langues officielles :

la désignation d’une agence centrale pour son application;

l’obligation pour tous les ministères fédéraux de se doter de plans et d’objectifs pour améliorer leurs services dans les deux langues officielles et

l’exigence d’avoir un plan d’action continu de cinq ans pour les langues officielles élaboré en consultation avec les communautés.

Les conservateurs s’engagent aussi à veiller à ce que les fonds fédéraux alloués aux provinces pour les communautés francophones soient dépensés comme prévu.

Dans son cadre financier, le Parti prévoyait 25 millions de dollars sur cinq ans pour la création d’un tribunal des langues officielles et s’engageait à honorer le protocole d’entente pour la création de l’Université de l’Ontario français, prévoyant 48 millions de dollars d’ici 2022 pour ce faire.

NPD et Bloc Québécois : 24 et 32 députés 

Les néodémocrates ont pris pour engagement de rendre obligatoire le bilinguisme à la Cour suprême. Pendant la campagne, le NPD promettait également des investissements pour le recrutement d’immigrants francophones et l’accès aux services dans la langue de son choix. Au total, le Nouveau Parti démocratique prévoyait bonifier le Plan d’action pour les langues officielles de 200 millions de dollars.

Comme le NPD, le Bloc Québécois estime que les juges de la Cour suprême doivent tous être bilingues. Le Bloc souhaite aussi qu’une version renouvelée de la Loi reconnaisse la différence entre la situation des minorités francophones au Canada et celle des anglophones au Québec.