Avant son retour annoncé la deuxième semaine de septembre, Kim Christianson, la directrice générale du Conseil scolaire francophone provincial, n’avait pas mis les pieds dans la province depuis mars 2020. Ici, Mme Christianson aux côtés de Brian Lee, président du CSFP en avril 2019.
Avant son retour annoncé la deuxième semaine de septembre, Kim Christianson, la directrice générale du Conseil scolaire francophone provincial, n’avait pas mis les pieds dans la province depuis mars 2020. Ici, Mme Christianson aux côtés de Brian Lee, président du CSFP en avril 2019.

Rentrée scolaire à Terre-Neuve-et-Labrador : des nouvelles du conseil scolaire francophone provincial

Coline Tisserand
Le Gaboteur
IJL LE GABOTEUR (Terre-Neuve-et-Labrador) – Si les étudiants sont de retour dans les classes depuis le 8 septembre, le recrutement des enseignants se poursuit toujours au Conseil scolaire francophone provincial de Terre-Neuve-et-Labrador (CSFP) et au Newfoundland and Labrador English School District (NLESD), le conseil scolaire anglophone.

En date de la mise sous presse du journal Le Gaboteur, le 14 septembre, trois postes en immersion française au niveau élémentaire — un à Labrador City, deux dans la région centrale de Terre-Neuve — étaient encore affichés comme ouverts sur le site Internet du Newfoundland and Labrador English School District (NLESD).

Du côté du Conseil scolaire francophone provincial (CSFP), Daniel Taëb, le gestionnaire des communications du marketing et de l’administration, a confirmé au téléphone le 14 septembre que les quatre postes publiés sur leur site Internet sont encore à combler, dont trois postes menant à la permanence.

«Il y a une pénurie de professeurs en général au Canada. Évidemment, à Terre-Neuve pour les écoles francophones, c’est d’autant plus difficile de recruter dans les régions reculées. Donc c’est cela qui explique qu’il reste des postes à combler», explique Daniel Taëb. Il souligne cependant qu’une vingtaine d’employés ont pu être recrutés pour la rentrée au CSFP, dont la moitié pour des postes d’enseignements.

À Happy Valley-Goose Bay, le CSFP est toujours à la recherche d’une personne pour assurer la direction et certaines tâches d’enseignements de l’École Boréale, d’un.e professeur.e qui enseignera à la fois au niveau élémentaire intermédiaire et d’une personne pour le poste d’aide-élève.

Un poste d’enseignant.e reste à combler au niveau intermédiaire à l’École Notre-Dame-du-Cap (Cap Saint-Georges). À la Grand-Terre, bien que le poste d’enseignant au primaire soit toujours ouvert dans l’École Sainte-Anne, Daniel Taëb indique qu’une solution temporaire est actuellement mise en place. «Une enseignante retraitée va normalement assurer le cours.»

Trouver des alternatives

Selon lui, le CSFP s’efforce de trouver des alternatives à court terme. 


« Cela peut être avec de la suppléance, des personnes qui sont retraitées ou des personnes qui sont en cours d’obtention de leur baccalauréat. […] Parfois, on réorganise les horaires pour faciliter le fait que quelqu’un soit disponible pour donner le cours dans la classe. »
Daniel Taëb, gestionnaire des communications, du marketing et de l’administration au CSFP

Pour faire face à cette pénurie de recrutement sur le long terme, Daniel Taëb indique que le CSFP essaie de «trouver de nouvelles façons d’atteindre les gens, de recruter plus loin, et de trouver d’autres façons d’attirer», en plus de sa présence sur les foires et les salons de recrutement.

L’agent de communication invite également le public francophone à partager ces offres d’emplois pour faire «du bouche-à-oreille».

Interrogé également au sujet de la possible création d’une nouvelle école à St. John’s, il indique que «le projet est toujours sur la table», sans pouvoir préciser où en sont les discussions avec le gouvernement provincial.

La directrice générale est de retour

Le Gaboteur a également voulu savoir ce qu’il en était du retour de la directrice générale du CSFP à Terre-Neuve-et-Labrador. Son absence dans la province depuis mars 2020 avait en effet inquiété de nombreux parents des écoles francophones, menant à la création d’une pétition en mai dernier demandant son «retour immédiat».

La pétition comptait 150 signatures. «Mme Christianson va revenir dans la province aussitôt que possible, aussitôt que les consignes sanitaires le permettront», avait alors déclaré Michael Clair, premier vice-président du conseil d’administration du CSFP à Radio-Canada.

Qu’en est-il quatre mois plus tard, sept jours après la rentrée? «Oui, elle [est revenue la semaine du 13 septembre]. Elle sera de retour à Terre-Neuve et Labrador», affirme Daniel Taëb.

Pour ce qui est d’un passage dans les différentes écoles francophones de la province, l’agent de communication indique qu’un programme précis est en cours de discussion. «Elle va aller où on a besoin d’elle.»