Louis Riel
Louis Riel

Louis Riel restera-t-il un héros dans les livres scolaires?

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ouest) — Le 29 janvier, Adriana LaGrange, ministre albertaine de l’Éducation, présentait un rapport d’expert censé orienter la future réforme des programmes scolaires. Ce dernier ne fait aucune mention des perspectives francophones, ce qui inquiète la communauté. «Il semblerait que rien ne va changer», rassure la Fédération des Conseils Scolaires Francophones de l’Alberta (FCSFA) après avoir pris contact avec le Ministère.

«On n’aime pas être omis des documents, mais au vu de la réponse du gouvernement on dirait qu’il n’y a pas à s’inquiéter», dit Réginald Roy, président de la FCSFA. Il ajoute : «j’ai fait un appel auprès du Ministère aujourd’hui. Ce que j’ai entendu dire c’est qu’aucun changement ne sera apporté au curriculum de 2017 concernant les perspectives francophones. J’ai alors fait une demande au gouvernement pour que cela soit annoncé officiellement afin de répondre aux inquiétudes de la communauté.»

Plusieurs parents d’élèves francophones s’étaient inquiétés après la présentation du rapport par Ariana LaGrange, ministre de l’Éducation. Il comporte 26 recommandations faites par un comité de consultation, mais pas de trace de francophones.

Le mot n’y figure qu’une fois, à la fin. La Fédération des Conseils Scolaires Francophones de l’Alberta y est remerciée parmi «les partenaires du secteur de l’éducation qui ont partagé leurs points de vue sur le système éducatif de la maternelle à la 12e année.» Réginald Roy confirme que la FCSFA a bien participé à une session de consultations. «Nous nous sommes entretenus deux heures face au panel, ils étaient très à l’écoute.»

Surpris de ne pas voir apparaitre le volet francophone dans le rapport, il a contacté le gouvernement. Une personne lui aurait répondu que le rapport listait les points à améliorer et pas ce qui marche bien. Réginald Roy annonce qu’il serait satisfait que les perspectives francophones des programmes scolaires élaborés en 2017 soient maintenues. 


La communauté s’inquiète sur les réseaux sociaux

D’autres sont plus inquiets. Sur la toile, quelques membres de la communauté alertent. «Est-ce qu’il y a quelque chose qui m’échappe? J’ai l’impression que les perspectives francophones sont en voie de disparition», lance sur Twitter Denis Perreaux, directeur de la Société historique francophone de l’Alberta. Sur cette publication, il interpelle Laila Goodridge, secrétaire parlementaire à la francophonie, mais aussi Annie McKitrick, ancienne députée provinciale pour le NPD, et Lesley Doell, membre du conseil d’administration de l’ACFA et éducatrice de langue française, engagée pour le Parti conservateur.

Dans la même période, sur Facebook, un groupe de conversation sur le continuum en éducation se crée. Les membres de la communauté, et plus spécifiquement les parents d’élèves, sont invités à se mobiliser pour faire avancer les droits à l’éducation des francophones, «au nom de l’article 23 de la Charte des droits et libertés». Pierre Asselin, membre du CA de l’ACFA «et parent d’élève» est l’un des créateurs de ce groupe. «On a pensé que c’était une bonne idée de discuter à travers ce groupe, de partager les défis», dit-il.

Parmi les sujets discutés, celui du futur nouveau programme scolaire. Pierre Asselin s’inquiète de la disparition des perspectives francophones dans les programmes scolaires. «Dans le rapport, la perspective francophone n’est plus là. On espère que c’est juste un oubli, car la communauté est très nerveuse avec l’inquiétude de perdre l’éducation.»

 

La perspective francophone, un enjeu majeur

«Les perspectives francophones» représentent un enjeu important pour les Franco-Albertains attachés à leur culture. Claudette Roy, présidente de la Société historique francophone de l’Alberta, se rappelle une époque où seule la perspective anglophone était enseignée en cours d’histoire. «Dans les années 30-40, les livres étaient écrits en anglais avec une perspective anglophone. Tout le monde devait comprendre l’histoire de la même manière. C’était un récit narratif qui était censé être bon pour le Canada.»

«Les francophones ont souvent été exclus des livres d’histoires, on parlait des Premières Nations et de l’arrivée des Européens en Alberta à la fin du 19e siècle, mais les missionnaires francophones arrivés plus tôt ont été passés sous silence.» Des exemples comme celui-là, elle en a plein. Pour faire court, «les francophones ne se reconnaissaient pas dans les sciences sociales.»

En 2005, Claudette Roy a participé à la première élaboration d’un programme scolaire albertain comprenant des perspectives francophones. «Les éditeurs nous envoyaient les brouillons de livres scolaires et nous devions y ajouter des perspectives.» Elle cite l’exemple de Louis Riel qui était «souvent perçu comme un traitre par les anglophones, mais comme un héros par les francophones et les Premières Nations.»


En 2017, la DEF restructurée

Le service ministériel dont elle faisait partie n’existe plus. En 2017, le gouvernement néodémocrate a créé un nouveau programme scolaire où les perspectives francophones étaient étendues à d’autres matières que les sciences sociales. Mais par la même occasion, il a restructuré la Direction de l’éducation française (DEF), la section francophone du ministère de l’Éducation. La quarantaine d’employés avaient été répartis dans plusieurs groupes de travail, principalement composés d’anglophones. Une décision toujours incomprise par une partie de la communauté.

Le président de la FCSFA, qui représente les conseils scolaires francophones de la province, affirme ne pas avoir porté auprès du panel la revendication de former à nouveau la DEF. «Notre priorité à la FCSFA, c’est la satisfaction des parents d’élèves et l’enseignement des élèves. Comment le gouvernement gère son organisation? On peut les conseiller s’ils le souhaitent, mais ça ne nous concerne pas.»

Éducation

LE DROIT (Ontario) – Les conseils scolaires catholiques francophones de l’Ontario déplorent unanimement le fait d’avoir été «ignorés» par le gouvernement Ford dans les nouveaux investissements pour la construction et l’agrandissement d’écoles à travers la province. Dans la région, le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), dont plusieurs établissements débordent, se voit contraint de laisser sa douzaine de projets sur la table à dessin.
Grand Sudbury

LE VOYAGEUR (Sudbury) – Est-ce que les universités devraient rembourser ou diminuer les frais de scolarité des étudiants pendant la pandémie? Quand on écoute les histoires d’étudiants qui n’ont pas reçu les services auxquels ils auraient normalement eu droit, on pourrait croire que oui. Par contre, pour les universités, une telle mesure mettrait surement leur survie en péril.
Immersion

L’EAU VIVE (Saskatchewan) – Le tout premier programme d’immersion en Saskatchewan est apparu à Saskatoon en 1968. Regina a suivi un an plus tard avec l’ouverture d’une salle de classe regroupant 26 élèves à l’école St Pius X. Cinquante ans plus tard, ils sont plus de 16 500 à travers la province à se retrouver sur les bancs du programme qui fait de plus en plus d’adeptes.
Histoire

FRANCOPRESSE – En temps de crise, la culture de potagers gagne en popularité. Guerres mondiales, crise économique des années 1930, COVID-19 ; le potager s’est souvent fait symbole de résilience et de sécurité alimentaire. Dans cette même optique, les potagers ont joué un rôle fondamental dans l’établissement des Européens au Canada. La Compagnie de la Baie d’Hudson vous en passe un papier.
Éducation

Liliane Gaudet, originaire d’Alsace en France, habite à l’Île-du-Prince-Édouard depuis près de 60 ans. L’épidémie de COVID-19 qui empêche les enfants d’aller à l’école lui rappelle des souvenirs du début des années 1940. Alors enfant à Strasbourg, elle avait dû faire le programme de toute l’année scolaire en trois mois, dans une autre langue. Elle estime que les enfants de l’Ile pourraient rattraper ce qu’ils ont manqué ce printemps, à condition de renoncer à une partie des vacances.
École communautaire citoyenne

Si tout va bien à la rentrée de septembre, le Conseil des écoles fransaskoises (CEF) ira de l’avant avec un concept nouveau en Saskatchewan, mais qui a fait ses preuves dans d’autres provinces : l’école communautaire citoyenne.
Territoires du Nord-Ouest

IJL TERRITOIRES (Territoires du Nord-Ouest) – «Ce sera une institution de calibre internationale, et nous y mettrons les efforts nécessaires», a lancé le ministre de l’Éducation, R.J. Simpson, lors d’un échange avec le député de Yellowknife Nord, Rylund Johnson, en période de questions de l’Assemblée législative.
Francophonie

FRANCOPRESSE – Les universités francophones du pays misent sur l’inscription d’étudiants internationaux pour stimuler la vie en français et renflouer leurs coffres. Les mesures sanitaires imposées par les gouvernements fédéral et provinciaux affecteront directement les inscriptions pour la rentrée 2020.
Racisme systémique

L’EXPRESS (Toronto) – L’Association des communautés francophones de l’Ontario à Toronto (ACFO-Toronto) s’inquiète de «certains commentaires que nous entendons ces derniers mois» à propos de l’Université de l’Ontario français (UOF) quant à la transparence de son processus de recrutement et à la diversité culturelle au sein de son équipe de direction.
Francophonie

FRANCOPRESSE – Après les annonces de possibles compressions budgétaires par le gouvernement manitobain dans le budget de l’Université de Saint-Boniface et le cri d’alerte lancé par l’Acfas à la mi-mai, quel sort financier la pandémie actuelle réserve-t-elle aux universités francophones en milieu minoritaire au Canada?
Témoignage

Les écoles sont fermées en Ontario depuis le 14 mars. Une mère et sa fille, toutes deux enseignantes francophones dans des écoles publiques anglophones du Centre-Sud de la province, témoignent de leur expérience, l’une comme suppléante, l’autre «promue» au télétravail.
Éducation

LE VOYAGEUR (Sudbury) – Le passage à l’enseignement en ligne a été toute une transformation de l’apprentissage pour les élèves, mais aussi pour les enseignants. C’est devenu pour eux aussi l’occasion d’apprendre de nouvelles choses et une enseignante de 8e année de l’École publique Hanmer s’est donné comme objectif d’apprendre elle aussi une nouvelle chose par jour.
Visioconférence

L’EAU VIVE (Saskatchewan) – C’est sous le regard de 172 participants à travers le Canada que la docteure et optométriste Nathalie Renaud a donné une conférence en ligne ce 6 mai. Dans le cadre de la Miniécole de médecine de l’Université d’Ottawa, ce premier volet de la 24e édition s’est consacré entièrement au sens de la vue, présentant l’anatomie de l’œil et jetant les bases de la prévention des troubles de la vision.
Éducation

FRANCOPRESSE – L’Université de l’Ontario français (UOF) organisera son premier colloque étudiant cet été avant même d’accueillir des étudiants de premier cycle. Il sera virtuel et s’intéressera au monde après la COVID-19. Pour l’organisatrice Jade Boivin, le colloque servira à faire progresser la recherche en français, à créer des liens entre les chercheurs et à faire connaitre la nouvelle université.
Virage numérique

FRANCOPRESSE – La quasi-totalité des secteurs d’activités et de l’économie sont touchés par la crise de la COVID-19, soit en raison de fermetures, d’un ralentissement des opérations ou par d’autres adaptations forcées. C’est le cas des institutions postsecondaires : alors qu’au pays les écoles sont fermées et le resteront probablement pour le reste de l’année scolaire, plusieurs universités et collèges offrent à leurs étudiants des cours à distance pour pallier la fermeture des campus.
Arts oratoires

L’EAU VIVE (Saskatchewan) – Ving-deux jeunes francophones de l’Ouest canadien et deux du Québec ont participé les 7 et 8 février à la 3e édition du grand concours du Sommet des débats au Campus Saint-Jean à Edmonton. Organisée par les juristes d’expression française, la rencontre permet à la fois de développer l’aisance orale des jeunes et de les sensibiliser au milieu juridique.
Ontario

L’EXPRESS (Ontario) – C’est tout un parterre d’artisans et d’amis de l’Université de l’Ontario français (UOF) qui a participé ce mercredi 26 février, autour de la présidente Dyane Adam et de personnalités politiques, au dévoilement de son futur site au 2e étage du 9 Lower Jarvis au centre-ville de Toronto, presque au bord du lac Ontario.
Éducation

LE VOYAGEUR (Ontario) – Le professeur de philosophie Denis Hurtubise a analysé les inscriptions à l’Université Laurentienne de Sudbury, entre 2000 et 2018. Il se sert de son étude pour mettre en garde les dirigeants et les communautés francophones contre l’effritement insidieux du poids démographique.
Journalisme

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Saskatchewan) – Les inscriptions pour le programme de journalisme en français du Collège Mathieu sont finalement ouvertes. Jusqu’au 29 février, les candidats aspirant à devenir journaliste, rédacteur, recherchiste ou animateur peuvent soumettre leur dossier. Reposant sur un modèle novateur de collaboration entre médias et universités, le programme constituera la seule formation universitaire en journalisme en français à l’ouest de l’Ontario.
Atlantique

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – Il y a seulement quelques mois, La Commission scolaire de langue française (CSLF) aurait pu décider de réviser l’ensemble de ses politiques, sans que personne le sache. En effet, bien que les réunions aient toujours été publiques, très peu de personnes y assistaient dans le passé. Puis, par souci de transparence, voici que les ordres du jour sont diffusés à l’avance, que des procès-verbaux sont rendus publics et que les réunions sont diffusées en direct sur Facebook, et qu’elles peuvent être visionnées en tout temps.