L’Université de l’Ontario français annonçait la nomination d’André Roy à titre de premier recteur à la mi-avril 2020.
L’Université de l’Ontario français annonçait la nomination d’André Roy à titre de premier recteur à la mi-avril 2020.

Le recteur de l’Université de l’Ontario français démissionne

Émilie Pelletier
Initiative de journalisme local - Le Droit
IJL – LE DROIT (Ottawa) – Moins de six mois après avoir choisi André Roy comme recteur, l’Université de l’Ontario (UOF) a annoncé sa démission, lundi après-midi. André Roy a remis sa démission au conseil de gouvernance de l’UOF vendredi dernier. Celui qui devait devenir le visage de la première institution universitaire franco-ontarienne a cité des «raisons personnelles» pour expliquer ce départ soudain.

En janvier, le faible nombre d’inscriptions à l’UOF a fait couler beaucoup d’encre.

Mais la présidente du Conseil de gouvernance de l’établissement, Dyane Adam, a précisé en entrevue avec Le Droit que ce n’est pas ce qui explique la démission d’André Roy : «Je peux vous dire que ça n’a aucun lien. C’est dommage, les gens vont vouloir faire ce lien, c’est naturel, mais il n’y en a pas.»

Dyane Adam, présidente du Conseil de gouvernance de l’UOF, souligne que le faible taux d’inscription pour la rentrée 2021 n’est pas la cause du départ d’André Roy.

André Roy a été sélectionné à titre de recteur de l’Université, en avril dernier, en raison de ses années d’expérience au sein de plusieurs institutions d’envergure.

Celui-ci a quitté son poste de doyen de la Faculté des arts des sciences à l’Université Concordia pour devenir recteur de l’UOF.

Il est un ancien professeur de l’Université de Montréal, où il a assuré la fonction de vice-doyen à la recherche de la Faculté des arts et des sciences.

Il a aussi été doyen de la Faculté de l’environnement à l’Université de Waterloo, en Ontario.

Ce sont le vice-recteur aux études et à la recherche Denis Berthiaume et la vice-rectrice aux partenariats, aux collectivités et aux relations internationales Édith Dumont qui se partageront dorénavant la direction intérimaire de l’UOF.

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«Il n’y a pas de quoi s’inquiéter»

«Je remercie M. Roy pour sa grande contribution, a souligné Dyane Adam. L’UOF doit maintenant regarder en avant et s’assurer que l’Université continue dans son déploiement.»

«Il n’y a pas de quoi s’inquiéter», juge-t-elle, se disant confiante pour l’avenir de l’institution, malgré les défis et les obstacles qui continuent de s’empiler pour l’UOF. «Nous sommes habitués à faire face à des défis au cours de notre courte existence. On démarre, alors c’est un défi de plus», ajoute-t-elle.

Selon elle, «considérant que l’UOF n’a pu recruter que via des foires virtuelles», et que le processus de recrutement «n’a démarré qu’au début de l’automne» en raison des délais liés à l’approbation des programmes d’études, ce qui a pu être accompli malgré tout est «remarquable».

Lors de l’embauche d’André Roy, Dyane Adam s’était dite choyée de pouvoir compter sur le «leadeurship inspirant, l’expertise et la vision avant-gardiste» du pédagogue.

COVID-19

En entrevue avec Le Droit, peu de temps après les fêtes, M. Roy avait soutenu avoir de grands projets pour l’UOF, malgré les défis engendrés par la pandémie de COVID-19. «On veut une grande université, mais de taille humaine, avait-il dit. Et cette humanité, elle doit être au cœur du projet.»

L’établissement doit accueillir ses premiers étudiants en septembre 2021.

Le processus d’admission est toujours en cours et l’UOF assure vouloir poursuivre ses efforts pour attirer des étudiants franco-ontariens et des personnes issues de la francophonie canadienne, incluant le Québec et l’étranger.