Ses derniers mois, le Campus Saint-Jean fait l'objet d'une couverture médiatique du fait des menaces de disparition qui pesait sur lui.
Ses derniers mois, le Campus Saint-Jean fait l'objet d'une couverture médiatique du fait des menaces de disparition qui pesait sur lui.

Le Campus Saint-Jean s’implante à Calgary, Red Deer et Grande Prairie

Geoffrey Gaye
Le Franco
LE FRANCO (Alberta) – Qu’importe les coupes budgétaires, la seule faculté francophone de la province, située à Edmonton, va s’étendre en Alberta. Ce projet pilote concernera une soixantaine d’étudiants inscrits dans une formation en Éducation (B.Ed). Les premiers étudiants sont attendus pour la rentrée 2021-2022.

« Il y a un profond désir de voir une présence du Campus Saint-Jean [CSJ] dans ses régions », dit le doyen de la faculté, sous les feux de l’actualité francophone canadienne depuis plusieurs mois. Ce désir sera bientôt comblé à Red Deer, Calgary et Grande Prairie. Pierre-Yves Mocquais l’assure. Malgré le fait qu’une grande partie des cours soient aujourd’hui en ligne, le Campus sera représenté en chair et en os dans ces villes.

Le doyen de la faculté Pierre-Yves Mocquais a pour ambition d’élargir la présence du Campus en Alberta.

Un projet pilote pour trois ans

Depuis qu’il a pris les rênes de la faculté francophone en 2014, ce Canadien d’origine française a eu l’occasion d’entreprendre quelques voyages. Du nord au sud de la province, le doyen de l’institution créée par les pères Oblats a pris conscience des besoins.

Dans plusieurs régions albertaines, des parents lui auraient confié le désir de voir leurs enfants poursuivre leurs études universitaires en français. « Mais laisser partir une jeune fille de 17 ans est quelque chose qui laisse certains parents nerveux. Mon objectif a été de créer une présence du Campus Saint-Jean dans ces différentes régions », souligne le doyen.

Ce projet sera financé dans le cadre de l’Entente Canada-Alberta relative à l’enseignement dans la langue de la minorité et à l’enseignement de la langue seconde. Le doyen est peu bavard sur le montant de cette subvention pour ce projet pilote de 3 ans. « J’attends les différents papiers du gouvernement et les décisions des universités. Mais le financement est là, un financement de 3 ans avec possibilité de renouvellement», observe-t-il.

Il ajoute que le Campus recevra les inscriptions prochainement. Le directeur de ce programme a déjà été nommé, il s’agit de Pierre Hébert. La faculté francophone a déjà passé des accords avec certains établissements pour utiliser leurs locaux.

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