Étude sur l’impact de la pandémie sur l’enseignement en milieu minoritaire francophone

Richard Landry
Le Courrier de la Nouvelle-Écosse
LE COURRIER (NOUVELLE-ÉCOSSE) – Quand Andrea Burke-Saulnier, professeure agrégée en Éducation à l’Université Sainte-Anne, a eu l’idée de voir à l’impact de la pandémie de la COVID-19 sur l’enseignement en milieu minoritaire francophone, elle a songé à trouver une collaboration dans l’Ouest canadien pour fins de comparaison. Elle en a trouvé une dans la personne de Gail Cormier, professeure adjointe à l’Université Saint-Boniface.

Les deux chercheuses, qui ne se connaissaient pas, s’intéressent aux impacts de la pandémie sur l’enseignement et les perspectives des enseignants qui ont relevé le défi. Elle a contacté Gail Cormier à la suite d’un colloque intitulé Jasons l’éducation auquel les deux professeures ont participé.

Au mois de mars 2020, les enseignants canadiens ont vécu la fermeture des écoles et une transition vers l’enseignement en ligne, suivi par la réouverture des écoles en septembre 2020. La réouverture a imposé de nouveaux règlements et des consignes émises par les conseils scolaires et la Santé publique. Le but principal de ce projet est d’identifier autant les défis que les succès personnels et collectifs liés à la pandémie et qui ont été vécus par le personnel enseignant.

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«Nous vivons la même réalité avec le Manitoba, a noté Andrea Burke-Saulnier. Nous avons : des départements universitaires d’éducation dans les seules universités de langue française de nos provinces, des conseils scolaires semblables [au Manitoba, il s’agit de la Division scolaire franco-manitobaine et en Nouvelle-Écosse le Conseil scolaire acadien provincial] et seuls conseils scolaires francophones de la province, la même ampleur du territoire desservi et une démographie semblable (3 % de la population étant francophone). Nous voulons aussi créer un pont de collaboration entre la Nouvelle-Écosse et le Manitoba, le début de ce que nous espérons qui va durer et faciliter la collaboration entre les deux provinces.»

Le projet vise à avoir des entrevues avec du personnel enseignant des conseils scolaires en question, et d’en faire le recrutement par les médias sociaux. Elles visent à avoir au moins 20 enseignants de chaque province aux niveaux élémentaire et secondaire qui enseignent différentes matières et venant des régions rurales et des villes. Les entrevues auront lieu à l’automne prochain.

Il y aura par la suite la transcription et l’analyse des données. Les résultats seront diffusés dans différents colloques académiques et les conseils scolaires et seront publiés dans des publications scientifiques. Les chercheuses prévoient aussi des chroniques dans les journaux des provinces respectives.

«On espère aider l’enseignement virtuel, selon Andrea. Nous espérons que ce qui sera partagé par le personnel enseignant participant aidera les conseils scolaires et les enseignants avec des pratiques gagnantes.»