Le premier ministre Justin Trudeau, le chef conservateur Andrew Sheer et plusieurs députés ont décidé de faire don de leur augmentation à un organisme de charité.  
Le premier ministre Justin Trudeau, le chef conservateur Andrew Sheer et plusieurs députés ont décidé de faire don de leur augmentation à un organisme de charité.  

SOS COVID-19 : Comment les gouvernements réagissent-ils financièrement à la crise?

FRANCOPRESSE – Les gouvernements fédéral et provinciaux ont tous adopté des mesures d’aide d’une ampleur inégalée en raison de la pandémie de la COVID-19. Si la plupart de ces actions sont presque unanimement louangées, l’augmentation de la taxe sur le carbone et la hausse des salaires des députés fédéraux, toutes deux entrées en vigueur le 1er avril, sont critiquées.

Alors que certaines provinces ont reporté l’augmentation ou la mise en place d’une nouvelle taxe carbone, le gouvernement fédéral n’a pas renoncé à augmenter la sienne de 10 dollars la tonne. Ce changement est entré en vigueur le 1er avril, faisant passer le cout de la pollution à 30 dollars la tonne.

Cette taxe existe uniquement dans les provinces qui n’ont pas leur propre système de taxation sur le carbone, soit le Manitoba, le Nouveau-Brunswick, l’Ontario, la Saskatchewan et l’Alberta.

Cette décision va à l’encontre des autres mesures prises par Ottawa, soutient le directeur fédéral de la Fédération canadienne des contribuables (FCC), Aaron Wudrick.


« Alors que de nombreuses entreprises ferment leurs portes et que des millions de nos concitoyens ont perdu leur source de revenus, il est clair que nous n’avons pas les moyens de nous payer une autre hausse de taxes et d’impôts. »
Aaron Wudrick, directeur fédéral de la FCC

De son côté, l’Association des cultivateurs de blé de l’Ouest demande également à Ottawa de reporter la hausse.

Le premier ministre Justin Trudeau a justifié le maintien de cette augmentation en soulignant que cette taxe a été conçue pour retourner de l’argent dans les poches des familles. En février dernier, le Bureau du directeur parlementaire du budget a indiqué que la plupart des ménages des provinces où s’applique cette taxe recevront plus d’argent en redevance du gouvernement fédéral qu’il ne leur en coute.

Hausse de 2,1 % du salaire des députés fédéraux

Une autre augmentation, entrée en vigueur le 1er avril et qui soulève des critiques, est l’augmentation automatique des salaires des députés fédéraux. Ces derniers ont droit à une hausse annuelle de leur salaire de base, établie selon les augmentations moyennes négociées dans le secteur privé. Cette année, l’augmentation est de 2,1 %, soit environ 3 000 $ chacun, pour un total de 2,5 millions $. Le salaire de base des députés fédéraux atteint ainsi 182 657 $.

Le premier ministre Justin Trudeau, le chef conservateur Andrew Sheer et plusieurs députés ont décidé de faire don de leur augmentation à un organisme de charité. Le premier ministre a indiqué que pour l’annuler, il faudrait rappeler les députés aux Communes.

La Fédération canadienne des contribuables souhaite que tous les députés fédéraux fassent de même. 


« C’est le pire moment pour accorder une augmentation salariale aux politiciens, alors que des millions de Canadiens et Canadiennes font face à autant d’incertitude par rapport à leurs emplois. »
Aaron Wudrick, directeur fédéral de la FCC

Les demandes à l’assurance-emploi montent en flèche

Les fermetures généralisées et les restrictions visant à réduire la propagation de la COVID-19 ont des effets dévastateurs sur l’économie. Un nombre record de 1,55 million de demandes d’assurance-emploi ont été remplies du 16 au 25 mars 2020, comparativement à moins de 500 000 pour la même période en 2019.

Selon un sondage (en anglais seulement) mené par Angus Reid, 44 % des Canadiens disent avoir perdu leur emploi ou avoir subi une diminution de leurs heures de travail. Un autre 18 % croient qu’ils vont aussi perdre des heures.

Certains experts prévoient que le taux de chômage atteindra 14 %, ce qui serait le taux le plus élevé depuis la Seconde Guerre mondiale. D’autres prédisent que le taux de chômage pourrait grimper jusqu’à 25 %.

Afin d’éviter un effondrement total de l’économie et pour venir en aide aux très nombreux Canadiens affectés, les gouvernements ont annoncé une série de nouveaux programmes d’assistance.

Le fédéral en aide aux citoyens et PME

Le plus important d’entre eux est certainement la Prestation canadienne d’urgence (PCU), une allocation imposable de 2000 $ par mois que le gouvernement fédéral versera pendant quatre mois maximum aux individus en difficulté financière.

Ce programme sera accessible aux travailleurs qui ont dû cesser de travailler en raison de la COVID-19 et qui n’ont pas accès à un congé payé ou à une autre forme de soutien du revenu. Seront aussi admissibles les gens qui ont perdu leur emploi, qui sont tombés malades ou encore qui sont en quarantaine et ceux qui doivent prendre soin d’une personne atteinte de la COVID-19. D’autres cas sont aussi admissibles.

Du côté des entreprises, Ottawa a également annoncé plusieurs mesures, dont celle de subventionner 75 % du salaire des employés des petites et moyennes entreprises (PME) touchées par la pandémie.

L’objectif est d’éviter des congédiements massifs et de faire en sorte que les entreprises qui ont dû ralentir ou arrêter leurs activités en raison du virus auront une main-d’œuvre prêtre à reprendre le travail au sortir de la crise.

Le plus important programme d'assistance du gouvernement fédéral est la Prestation canadienne d'urgence (PCU). 

Les provinces : différentes approches

Plusieurs provinces ont décidé d’apporter une aide plus immédiate en attendant que le premier paiement fédéral de 2 000 $ soit versé vers la mi-avril. C’est le cas de la Colombie-Britannique, qui allouera un montant unique de 1 000 $ aux travailleurs dans le besoin. En Alberta, cette allocation temporaire sera de 1 146 $. Au Nouveau-Brunswick, un paiement unique de 900 $ sera offert.

D’autres provinces ont plutôt décidé d’apporter une aide à ceux qui ne sont pas admissibles à la PCU. Le Québec accordera jusqu’à 573 $ par semaine aux travailleurs autonomes ou salariés qui n’ont pas accès à l’assurance-emploi et qui doivent s’isoler pendant 14 jours, une période qui pourrait être prolongée. La Saskatchewan a mis sur pied un programme similaire, avec un montant de 900 $ sur une période de deux semaines.

L’Île-du-Prince-Édouard offre entre autres une allocation temporaire de 200 $ par semaine pour les employés dont les heures de travail ont été grandement réduites, ainsi qu’une aide de 500 $ par semaine aux travailleurs autonomes, aide qui devait toutefois prendre fin le 29 mars.

Terre-Neuve-et-Labrador a annoncé vers la mi-mars qu’elle viendrait en aide aux travailleurs du secteur privé qui ont dû s’isoler après un voyage à l’étranger en remboursant leur employeur pour le salaire qu’il leur a versé pendant cette période.

Informations et mesures provinciales

Terre-Neuve-et-Labrador

Saskatchewan

Nouvelle-Écosse

Alberta

Île-du-Prince-Édouard

Colombie-Britannique

Nouveau-Brunswick

Yukon

Québec

Territoires du Nord-Ouest

Ontario

Nunavut

Manitoba


D’autres provinces ont opté pour des mesures plus spécifiques. En Nouvelle-Écosse, les bénéficiaires de l’aide au revenu, incluant chaque membre d’une même famille, ont reçu un montant additionnel de 50 $.

De son côté, le Manitoba a privilégié l’aide aux éducateurs en garderie au moyen d’une allocation de 3 000 $ afin qu’ils puissent offrir leurs services à domicile. Jusqu’ici, la province n’a pas annoncé d’aide directe aux citoyens.

L’une des mesures les plus répandues est le gel des paiements et des intérêts sur les prêts étudiants jusqu’à la fin septembre. Seul le Manitoba n’a toujours rien annoncé à ce sujet.

Report des augmentations de taxes

Une autre décision visant à soulager le fardeau financier de la population est le report ou l’annulation d’une augmentation de taxe. Ainsi, la Colombie-Britannique a annulé l’augmentation de sa taxe du carbone, prévue le 1er avril (de 40 $ à 45 $ la tonne), ainsi que l’imposition d’une taxe de vente de 7 % sur les boissons gazeuses sucrées, qui devait entrer en vigueur le 1er juillet.

Pour sa part, le Manitoba reporte d’un an, soit jusqu’au 1er juillet 2021, deux mesures fiscales : l’imposition d’une taxe sur le carbone de 25 dollars par tonne et la réduction (de 7 % à 6 % pour cent) de la taxe de vente provinciale. Le report de cette dernière mesure vise à éviter d’empirer les pertes de revenus provinciaux qu’anticipe le Manitoba.

Économie locale

FRANCOPRESSE – Les ventes de farine plus importantes des derniers mois n’ont pas rapporté plus aux producteurs de farine et de blé. Le marché international du blé et la fermeture de plusieurs boulangeries et restaurants pendant deux mois figurent parmi les raisons avancées par les producteurs et les experts. Cela dit, certains croient que la réouverture des boulangeries et des restaurants pourrait créer un engouement renouvelé pour les commerces locaux.
Économie des villes

FRANCOPRESSE – L’économie et la vie dans les grandes villes du Canada ont été particulièrement perturbées par la pandémie de COVID-19. Plusieurs d’entre elles dépendent de façon plus ou moins importante des ressources naturelles, du secteur manufacturier et du marché immobilier pour faire rouler leur économie. Tous des domaines fortement touchés par la crise.
Impacts économiques

L’AQUILON (Territoires du Nord-Ouest) – La minière albertaine Dominion Diamond, respectivement propriétaire et actionnaire des mines de diamants Ekati et Diavik, serait actuellement dans l’incapacité d’écouler un stock de diamants évalué à 250 millions $. Face aux 550 millions US $ de dettes à payer, elle est parvenue à obtenir un délai en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.
National

FRANCOPRESSE – À quelle vitesse l’économie reprendra-t-elle du galon au Canada? Quels seront les effets à moyen et à long terme de la pandémie? Et que dire des finances publiques et d’éventuelles hausses impôts? La population canadienne se pose bien des questions, mais les réponses ne sont pas si évidentes.
Économie

FRANCOPRESSE – Un article précédent de Francopresse sur le revenu minimum garanti (RMG) exposait l’engouement renouvelé pour cette idée suscitée par la création du programme fédéral de Prestation canadienne d’urgence (PCU). De nombreux groupes, partis politiques, individus et experts réclament à l’unisson que l’exemple de la PCU donne lieu à la mise sur pied d’une véritable allocation universelle de base. Évidemment, ce projet ne fait pas l’unanimité et on croirait que de nombreuses voix s’élèveraient pour s’opposer à l’implantation d’un programme si ambitieux et, surtout, si onéreux.
Agriculture

LA VOIX ACADIENNE (Île-du-Prince-Édouard) – La pandémie de COVID-19 a entrainé des fluctuations rapides et imprévues de demandes pour de nombreux produits, notamment le lait et les produits laitiers. La fermeture presque complète du secteur de la restauration et l’évolution des habitudes d’achat dans les épiceries ont eu des répercussions importantes sur la demande pour les principaux produits laitiers.
Économie

FRANCOPRESSE – L'idée d'assurer un revenu de base ou minimum à toute la population remonte non pas à la nuit des temps, mais tout de même à quelques siècles. Ces dernières décennies, le projet a été discuté, débattu, expérimenté ici et là à petite échelle et même soumis au vote. Mais depuis un mois, ici comme ailleurs, il est sur toutes les lèvres.
Économie provinciale

LE GABOTEUR (Terre-Neuve-et-Labrador) – Terre-Neuve-et-Labrador est au bord de la faillite, écrivait en substance le premier ministre Dwight Ball à Justin Trudeau le 22 mars dernier. L’incapacité de la province à payer ses employés et à dispenser ses services a été évitée de justesse grâce à l’appui de la Banque du Canada. Partie remise? Voyons voir.
Économie

FRANCOPRESSE – La création de la prestation canadienne d’urgence pour venir en aide aux personnes qui ont perdu leur revenu depuis de début de la pandémie ravive les discussions autour du revenu minimum garanti pour les Canadiens. Afin de mieux comprendre la question, Francopresse vous présente le premier d’une série d’articles sur ce projet qui mijote depuis fort longtemps au pays.
Alimentation

FRANCOPRESSE – Quels seront les effets à moyen et long terme de la crise de la COVID-19 sur les prix des aliments? Même les experts ont de la difficulté à répondre avec précision à cette question, tellement il y a d’éléments qui entrent en jeu : prix du pétrole, hausse des frais d’exploitation et des salaires dans les épiceries, restrictions de mouvement aux frontières, etc. Ils ont quand même accepté de jouer le jeu.
Agriculture

AGRICOM (Ontario) – Difficile année pour les cabanes à sucre commerciales qui ont l’habitude de recevoir une clientèle en salle à manger et d’offrir le traditionnel repas de cabane afin de contribuer à leur source de revenus. La crise du coronavirus et la suspension de tout rassemblement en Ontario a provoqué la fermeture de ces entreprises au public. Les temps sont difficiles pour plusieurs alors que la saison des sucres elle, est meilleure que l’an dernier, mais reste dans la normale.
Médias

FRANCOPRESSE – La pandémie de la COVID-19 a entrainé une baisse substantielle et soudaine des revenus publicitaires des journaux et des radios communautaires francophones au Canada, au point de mettre en péril la situation financière de plusieurs médias.
Budget fédéral

FRANCOPRESSE – Le dépôt du premier budget du second mandat du gouvernement Trudeau était prévu le 30 mars 2020. En raison de la pandémie de la COVID-19, les travaux de la Chambre des communes sont suspendus depuis le 13 mars, et ce jusqu’au 20 avril prochain. À ce point-ci, le ministère des Finances ne dispose pas d’informations quant à la date à laquelle le budget pourrait être déposé.
COVID-19

Depuis le 11 mars, le gouvernement fédéral multiplie les annonces et initiatives qui ont permis aux provinces de déployer les ressources additionnelles dans les domaines relevant de leurs champs de compétence, tandis que les fonctionnaires fédéraux recevaient leurs instructions.
Tourisme

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (OUEST) — Depuis leur adhésion au Réseau des villes francophones et francophiles d’Amérique (RVFFA), les villes de Prince Albert et Saskatoon soutiennent le développement d’un projet d’envergure mené par les Fransaskois : le tout premier circuit touristique francophone de la province.

Plus d’un an après sa légalisation, les activités et le tourisme autour de la marijuana se développe petit à petit au Canada. Certaines réglementations pour protéger les mineurs des effets néfastes de sa consommation posent quelques problèmes aux entreprises.

Début septembre, le gouvernement fédéral a annoncé une aide financière pour aider l’Alberta à une transition «juste et équitable» de l’industrie du charbon. Un financement qui contraste avec l’obstination du gouvernement provincial conservateur à mener une véritable guerre à l’écologie. Dernier acte en date, la fermeture du Bureau sur les changements climatiques.

Parmi les quatre artistes qui ont obtenu leur laissez-passer pour prendre part à la 51e grande finale 2019 du Gala de la chanson de Caraquet, c’est Jalapeño Papa de East Hants (Nouvelle-Écosse) qui a remporté le grand prix tant convoité, le 8 aout. Le Prix du public ainsi que le Prix Interprétation ont été remis à Audrey Basque-Goguen.

Francopresse. La légalisation du pot provoque une constante augmentation du nombre de serres au Canada. Pour renflouer leurs finances, certains villages se les arrachent, à l’aube de la légalisation des produits comestibles.