La mine de diamants Diavik.
La mine de diamants Diavik.

L’industrie minière contre la COVID-19

Thomas Ethier
L'Aquilon
L’AQUILON (Territoires du Nord-Ouest) – La minière albertaine Dominion Diamond, respectivement propriétaire et actionnaire des mines de diamants Ekati et Diavik, serait actuellement dans l’incapacité d’écouler un stock de diamants évalué à 250 millions $. Face aux 550 millions US $ de dettes à payer, elle est parvenue à obtenir un délai en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.

Pour l’heure, la mine Diavik doit payer 40 % de ses couts d’exploitation. La mine Ekati, elle, a dû cesser ses activités depuis le mois de mars. Mais selon le directeur général de la chambre de mines des TNO et du Nunavut, Tom Hoefer, l’avenir économique des TNO est actuellement en jeu. L’espoir réside, selon l’organisation, dans l’exploration minière, dont l’avenir ne serait certainement pas assuré.

«Les mines de diamant arrivent à maturité, on le sait depuis bien avant la pandémie, souligne M. Hoefer. Or, nous avons, en parallèle, des projets d’exploration minière. Nous ne savons toutefois pas encore quand de nouvelles mines entreront en production.» 

À ses yeux, le rôle du GTNO, à l’heure actuelle, est de fournir tous les efforts pour attirer les investisseurs et accroitre les activités d’exploration.

Plaidoyer pour un meilleur appui

M. Hoefer rappelle que le gouvernement a exprimé son intérêt pour appuyer l’industrie minière pendant la crise. Or, la façon de faire reste à élaborer et, à ses yeux, le GTNO tarde à livrer des détails en ce sens. Il déplore que le plan de relance économique présenté le 29 avril — que le GTNO a par la suite qualifié de simple modèle de relance — ne mentionne que très peu l’industrie minière.

«Les préoccupations de l’industrie minière ne seront pas exclues de la stratégie de relance des TNO», a assuré la première ministre Cochrane, en conférence de presse le 5 mai dernier. 

«La chambre des mines des TNO et du Nunavut est un élément principal de nos efforts et aura une place au sein de notre conseil consultatif d’entreprises. Leur voix aura une très grande importance dans la mise en place des mesures économiques que nous mettrons de l’avant», a garanti Caroline Cochrane.