La PCU a été cruciale pour assurer la sécurité financière des travailleurs des secteurs les plus touchés par la crise économique liée à la COVID-19 : restauration, tourisme, hôtellerie, arts et spectacles. Des industries qui sont loin d’avoir retrouvé leur erre d’aller.
La PCU a été cruciale pour assurer la sécurité financière des travailleurs des secteurs les plus touchés par la crise économique liée à la COVID-19 : restauration, tourisme, hôtellerie, arts et spectacles. Des industries qui sont loin d’avoir retrouvé leur erre d’aller.

Les heures sont-elles comptées pour la Prestation canadienne d’urgence?

FRANCOPRESSE – En conférence de presse le 8 juillet dernier, le ministre des Finances, Bill Morneau, annonçait que le gouvernement envisageait de revoir les mesures d’aide financière mises en place dans le contexte de la COVID-19. «La PCU va diminuer, la subvention salariale va augmenter et le système d’assurance emploi va recommencer à supporter les gens». Or, la Prestation canadienne d’urgence (PCU) a été cruciale pour assurer la sécurité financière des travailleurs des secteurs les plus touchés par la crise économique liée à la COVID-19 : restauration, tourisme, hôtellerie, arts et spectacles. Des industries qui sont loin d’avoir retrouvé leur erre d’aller.

Le gouvernement a donné suite à l’annonce du ministre Morneau en déposant le 20 juillet le projet de loi C-20, qui vise entre autres à élargir l'admissibilité à la Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC).

Les entreprises qui ont perdu moins de 30 % de leur chiffre d’affaires y seraient maintenant admissibles, alors que la subvention salariale versée aux entreprises plus durement touchées serait bonifiée.

Lors des débats sur le projet de loi C-20 qui ont eu lieu à la Chambre des communes, Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois, et Pierre Poilievre, député conservateur, ont tous deux souligné que la PCU constituait un obstacle au retour au travail, donc à la reprise économique.

Mona Fortier, ministre associée des Finances, prenant la parole en Chambre pour le gouvernement, a indiqué que la PCU se poursuivrait jusqu’au mois d’août, mais qu’à partir de ce moment, le gouvernement consacrerait «davantage d’énergie sur la subvention salariale», la SSUC.

La PCU : un soutien crucial pour certains secteurs

L’importance de la PCU pour les travailleurs de l’hôtellerie et du tourisme est «énorme» selon Jean-René Dumas, secrétaire archiviste de la section locale 9400 du Syndicat des Métallos. Lorsque la crise a frappé, «90 % de nos membres se sont retrouvés sans emploi».

Jean-René Dumas, secrétaire-archiviste de la section locale 9400 du Syndicat des Métallos, les employés de l’hôtellerie et du tourisme feront face à une période prolongée de sous-emploi.

David Cyr-Bergeron, président de la Fédération du commerce de la CSN (FC-CSN), souligne que les travailleurs de l’hôtellerie et de la restauration «ont été le plus durement et le plus rapidement affectés par les fermetures» des entreprises, et que la PCU leur a permis de «continuer à avoir un revenu et à pouvoir vivre».

Le milieu du spectacle n’a pas été épargné : «Du jour au lendemain, les artistes et tout le secteur culturel, artistique ont été foudroyés. Plusieurs artistes ont perdu leur revenu annuel d’un seul coup», fait valoir Philippe Beaulieu, président de l’Association acadienne des artistes professionnels du Nouveau-Brunswick (AAAPNB).

La PCU est d’autant plus essentielle pour les travailleurs de la scène «parce qu’il n’y a pas d’autre filet social pour les artistes, puisqu’ils n’ont pas accès à l’assurance chômage. La plupart des emplois sont contractuels, à la pige, ce sont des travailleurs autonomes», explique France Boily, présidente de l’Association des théâtres francophones du Canada (ATFC).

De plus, selon la mise à jour économique du gouvernement fédéral, la reprise sera «graduelle et inégale» et plusieurs secteurs de l’économie — incluant le voyage aérien, la restauration et l’hôtellerie — ne reprendront pas au même rythme que le reste de l’économie.

Pour cette raison, dit Jerry Dias, président national d’Unifor, «il n’y a aucun doute dans mon esprit que la PCU a besoin de continuer […] Les lignes aériennes, les hôtels, les casinos, les cinémas ne vont pas revenir en force», d’autant plus si on voit une deuxième vague de la pandémie.

Jerry Dias, président d’UNIFOR, pense que la PCU a besoin de continuer.

Selon Jean-René Dumas, du Syndicat des Métallos, certains employeurs de l’hôtellerie et du tourisme prévoient que plusieurs travailleurs ne pourront pas retrouver leur emploi d’ici 24 à 36 mois puisque les employeurs prévoient une période de cinq ans avant un retour à la normale dans le secteur touristique.

Philippe Beaulieu, de l’AAAPNB, ajoute que la reprise est encore plus lente pour le secteur des arts et de la culture. «C’est pour ça qu’il faut continuer les mesures de soutien d’urgence, parce que nous sommes toujours en état d’urgence! La COVID n’est pas chose du passé, c’est toujours avec nous, c’est très actuel.»

Philippe Beaulieu, président de l’AAAPNB, souligne que la SSUC ne prend pas en compte la réalité des artistes, qui sont des travailleurs autonomes.

La SSUC, un substitut adéquat à la PCU?

Plusieurs intervenants évoquent les limites de la SSUC. Jerry Dias, d’Unifor, observe que la subvention salariale n’offre pas de remboursements pour les avantages sociaux, ce qui pourrait décourager certains employeurs de recommencer à embaucher. Il serait donc nécessaire que la subvention couvre aussi le cout des avantages sociaux.

De son côté, Jean-René Dumas considère que plusieurs petits employeurs du secteur touristique «n’ont pas les moyens» de bénéficier de la subvention salariale, car leurs assises financières sont trop fragiles pour absorber les couts des salaires en attendant le remboursement d’Ottawa. Pour que plus d’employeurs puissent participer au programme, les délais devraient être éliminés ou substantiellement raccourcis, défend-il.

Pour France Boily, de l’ATFC, la SSUC permet peut-être de garder certaines compagnies de théâtre en vie en leur permettant de payer leurs employés, mais elle «n’aide pas les artistes parce que ce ne sont pas des employés salariés».

France Boily, présidente de l’ATFC, croit que la PCU est le seul filet social adéquat pour les artistes en cette période de crise.

Même son de cloche chez Philippe Beaulieu, qui souligne que «les travailleurs autonomes et les travailleurs indépendants n’ont pas la même réalité que les salariés. Notre économie est basée sur le salariat alors que, de plus en plus, le travail autonome est en augmentation.»

France Boily croit qu’une solution pour le milieu des arts et de la culture serait de plutôt moduler la PCU en fonction des revenus :


« Avoir un modèle où la prestation décroit à mesure que l’artiste fait de l’argent, ça pourrait être une solution. Tant que ce n’est pas tout ou rien. »
France Boily, présidente de l'ATFC

Il y semble y avoir des ouvertures à cette idée du côté du Parti conservateur et du Bloc québécois.

Cette approche, selon Philippe Beaulieu, pourrait permettre de pallier l’irrégularité des revenus des artistes «parce qu’on sait que les artistes ont des droits d’auteur ou des contrats qui sont payés en retard. Le chèque rentre trois, quatre, des fois six mois après avoir terminé le contrat».

La PCU, un obstacle au retour au travail?

Tel que le rapportait Francopresse, les employeurs et les chambres de commerce s’avèrent critiques de la PCU, car elle ralentirait selon eux le retour des employés sur le marché du travail. Un discours qui trouve écho chez certains partis d’opposition, notamment le Parti conservateur et le Bloc québécois.

Cependant, rappelle David Cyr-Bergeron, président de la FC-CSN, «il risque d’y avoir beaucoup de personnes qui ne seront pas rappelées au travail et je crois que ces personnes-là devraient avoir un revenu qui leur permet de vivre correctement.»

David Cyr-Bergeron, président de la FC-CSN, croit que le principal obstacle au retour au travail n’est pas la PCU, mais des conditions de travail inacceptables.

« La PCU, c’est un montant qui est correct, qui permet de vivre. Mais la vraie question, c’est pourquoi on a des gens qui travaillent à temps plein et qui sont encore dans la pauvreté? À 12, 13, 14 dollars de l’heure… C’est ça le vrai problème, ce n’est pas la PCU. »
David Cyr-Bergeron, président de la FC-CSN

Philippe Beaulieu ajoute que «si 24 000 $ par année est un empêchement de retourner au travail, j’aimerais bien savoir combien ces gens-là gagnent par année» en travaillant. 

Selon lui, «il faut faire attention à ce genre de discours qui n’a pas d’égards pour l’autre. Si on veut que les gens aillent travailler, qu’on leur propose des conditions et un salaire décent.»

Inégalités économiques

FRANCOPRESSE – On pourrait penser que la crise provoquée par la pandémie contribue à la croissance des inégalités économiques. Les classes moyennes et populaires ont vu leurs revenus chuter avec la fermeture de plusieurs secteurs de l’économie, tandis que les plus riches, dont la fortune dépend en grande partie de titres financiers, semblent plutôt bien tirer leur épingle du jeu. L’équation n’est toutefois pas aussi simple qu’elle ne le parait de prime abord.
Marché du travail

FRANCOPRESSE – Statistique Canada a récemment publié des données sur le marché du travail pendant la crise de la COVID-19. On y constate que les mises à pied importantes affectent plus particulièrement certains secteurs économiques et certains groupes sociaux, tandis que le télétravail connait une importante augmentation…chez les plus privilégiés.
Mise à jour économique

FRANCOPRESSE – La mise à jour économique et budgétaire soumise par le gouvernement fédéral le 8 juillet 2020 présentait plusieurs chiffres au public canadien : une contraction projetée de l’économie de 6,8 % en 2020, un déficit de 343,2 milliards de dollars, une augmentation de la dette fédérale à 49,1 % du PIB… Au-delà des chiffres, qu’en pensent les économistes?
Inégalités générées

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – L’entrepreneuriat féminin gagne du terrain depuis plusieurs années. Toutefois, certains craignent que les impacts de la COVID-19 ne freinent, ou pire encore, n’inversent les progrès accomplis.
Rapport de la vérificatrice générale

FRANCOPRESSE – Dans un rapport publié le 8 juillet dernier, la vérificatrice générale du Canada (VGC) révèle qu’en date du 31 mars 2020, le Programme canadien de prêts aux étudiants enregistrait 2,4 milliards $ en défaut de paiement de prêts. Dans son rapport, Karen Hogan propose que le gouvernement fédéral déploie plus d’efforts pour récupérer les sommes dues. Dans le contexte économique lié à la COVID-19, plusieurs intervenants remettent en question la pertinence qu’aurait cette démarche.
Mise à jour économique

FRANCOPRESSE – Le gouvernement fédéral prévoit un déficit historique de 343,2 milliards de dollars pour l’exercice financier 2020-2021. Il s’agit du déficit budgétaire le plus important, relativement au PIB, depuis la Seconde Guerre mondiale.
Sociofinancement

LA LIBERTÉ (Manitoba) – Alors que le gouvernement fédéral a mis en place des fonds d’urgence pour aider des secteurs de l’économie, certains acteurs ont préféré faire appel à la générosité de leurs clients par le biais du sociofinancement. L’expert Ivan Tchotourian revient sur ce canal parallèle de financement apparu il y a une dizaine d’années.
Alimentation

AGRICOM (Ontario) – La nouvelle réalité dans laquelle nous évoluons depuis quelques semaines nous pousse à remettre en question nos priorités, autant en ce qui concerne nos habitudes de loisirs que nos habitudes de consommation. «Encourager les entreprises d’ici» est devenu un véritable leitmotiv pour plusieurs Canadiens. Du 1er au 7 juin 2020, la Semaine des aliments locaux en Ontario offrait une occasion de célébrer nos produits, ceux qui poussent et qui sont récoltés ici, dans notre province.
Pandémie

L’EAU VIVE (Saskatchewan) – Ironie de l’histoire, le secteur aérien subit de plein fouet une pandémie qu’il aura involontairement contribué à propager. En Saskatchewan, les deux principaux aéroports de Regina et Saskatoon tournent au ralenti avec une chute de plus de 95 % du nombre de passagers en avril par rapport à 2019. Derrière cette statistique se cachent des centaines d’employés qui ont vu leur emploi disparaitre ou évoluer pour permettre aux entreprises du secteur de survivre.
Économie locale

FRANCOPRESSE – Les ventes de farine plus importantes des derniers mois n’ont pas rapporté plus aux producteurs de farine et de blé. Le marché international du blé et la fermeture de plusieurs boulangeries et restaurants pendant deux mois figurent parmi les raisons avancées par les producteurs et les experts. Cela dit, certains croient que la réouverture des boulangeries et des restaurants pourrait créer un engouement renouvelé pour les commerces locaux.
Économie des villes

FRANCOPRESSE – L’économie et la vie dans les grandes villes du Canada ont été particulièrement perturbées par la pandémie de COVID-19. Plusieurs d’entre elles dépendent de façon plus ou moins importante des ressources naturelles, du secteur manufacturier et du marché immobilier pour faire rouler leur économie. Tous des domaines fortement touchés par la crise.
Impacts économiques

L’AQUILON (Territoires du Nord-Ouest) – La minière albertaine Dominion Diamond, respectivement propriétaire et actionnaire des mines de diamants Ekati et Diavik, serait actuellement dans l’incapacité d’écouler un stock de diamants évalué à 250 millions $. Face aux 550 millions US $ de dettes à payer, elle est parvenue à obtenir un délai en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.
National

FRANCOPRESSE – À quelle vitesse l’économie reprendra-t-elle du galon au Canada? Quels seront les effets à moyen et à long terme de la pandémie? Et que dire des finances publiques et d’éventuelles hausses impôts? La population canadienne se pose bien des questions, mais les réponses ne sont pas si évidentes.
Économie

FRANCOPRESSE – Un article précédent de Francopresse sur le revenu minimum garanti (RMG) exposait l’engouement renouvelé pour cette idée suscitée par la création du programme fédéral de Prestation canadienne d’urgence (PCU). De nombreux groupes, partis politiques, individus et experts réclament à l’unisson que l’exemple de la PCU donne lieu à la mise sur pied d’une véritable allocation universelle de base. Évidemment, ce projet ne fait pas l’unanimité et on croirait que de nombreuses voix s’élèveraient pour s’opposer à l’implantation d’un programme si ambitieux et, surtout, si onéreux.
Agriculture

LA VOIX ACADIENNE (Île-du-Prince-Édouard) – La pandémie de COVID-19 a entrainé des fluctuations rapides et imprévues de demandes pour de nombreux produits, notamment le lait et les produits laitiers. La fermeture presque complète du secteur de la restauration et l’évolution des habitudes d’achat dans les épiceries ont eu des répercussions importantes sur la demande pour les principaux produits laitiers.
Économie

FRANCOPRESSE – L'idée d'assurer un revenu de base ou minimum à toute la population remonte non pas à la nuit des temps, mais tout de même à quelques siècles. Ces dernières décennies, le projet a été discuté, débattu, expérimenté ici et là à petite échelle et même soumis au vote. Mais depuis un mois, ici comme ailleurs, il est sur toutes les lèvres.
Économie provinciale

LE GABOTEUR (Terre-Neuve-et-Labrador) – Terre-Neuve-et-Labrador est au bord de la faillite, écrivait en substance le premier ministre Dwight Ball à Justin Trudeau le 22 mars dernier. L’incapacité de la province à payer ses employés et à dispenser ses services a été évitée de justesse grâce à l’appui de la Banque du Canada. Partie remise? Voyons voir.
Économie

FRANCOPRESSE – La création de la prestation canadienne d’urgence pour venir en aide aux personnes qui ont perdu leur revenu depuis de début de la pandémie ravive les discussions autour du revenu minimum garanti pour les Canadiens. Afin de mieux comprendre la question, Francopresse vous présente le premier d’une série d’articles sur ce projet qui mijote depuis fort longtemps au pays.
Alimentation

FRANCOPRESSE – Quels seront les effets à moyen et long terme de la crise de la COVID-19 sur les prix des aliments? Même les experts ont de la difficulté à répondre avec précision à cette question, tellement il y a d’éléments qui entrent en jeu : prix du pétrole, hausse des frais d’exploitation et des salaires dans les épiceries, restrictions de mouvement aux frontières, etc. Ils ont quand même accepté de jouer le jeu.
Agriculture

AGRICOM (Ontario) – Difficile année pour les cabanes à sucre commerciales qui ont l’habitude de recevoir une clientèle en salle à manger et d’offrir le traditionnel repas de cabane afin de contribuer à leur source de revenus. La crise du coronavirus et la suspension de tout rassemblement en Ontario a provoqué la fermeture de ces entreprises au public. Les temps sont difficiles pour plusieurs alors que la saison des sucres elle, est meilleure que l’an dernier, mais reste dans la normale.
Médias

FRANCOPRESSE – La pandémie de la COVID-19 a entrainé une baisse substantielle et soudaine des revenus publicitaires des journaux et des radios communautaires francophones au Canada, au point de mettre en péril la situation financière de plusieurs médias.
COVID-19

FRANCOPRESSE – Les gouvernements fédéral et provinciaux ont tous adopté des mesures d’aide d’une ampleur inégalée en raison de la pandémie de la COVID-19. Si la plupart de ces actions sont presque unanimement louangées, l’augmentation de la taxe sur le carbone et la hausse des salaires des députés fédéraux, toutes deux entrées en vigueur le 1er avril, sont critiquées.
Budget fédéral

FRANCOPRESSE – Le dépôt du premier budget du second mandat du gouvernement Trudeau était prévu le 30 mars 2020. En raison de la pandémie de la COVID-19, les travaux de la Chambre des communes sont suspendus depuis le 13 mars, et ce jusqu’au 20 avril prochain. À ce point-ci, le ministère des Finances ne dispose pas d’informations quant à la date à laquelle le budget pourrait être déposé.
COVID-19

Depuis le 11 mars, le gouvernement fédéral multiplie les annonces et initiatives qui ont permis aux provinces de déployer les ressources additionnelles dans les domaines relevant de leurs champs de compétence, tandis que les fonctionnaires fédéraux recevaient leurs instructions.
Tourisme

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (OUEST) — Depuis leur adhésion au Réseau des villes francophones et francophiles d’Amérique (RVFFA), les villes de Prince Albert et Saskatoon soutiennent le développement d’un projet d’envergure mené par les Fransaskois : le tout premier circuit touristique francophone de la province.