L'incubateur virtuel d'entreprises dispensera une formation regroupée en sept volets, appuyée par l'expertise de ses partenaires.
L'incubateur virtuel d'entreprises dispensera une formation regroupée en sept volets, appuyée par l'expertise de ses partenaires.

La SÉO lance un incubateur d’entreprises franco-ontariennes 

Laurine Le Goff
L'Express
L’EXPRESS (Toronto) – La Société Économique de l’Ontario (SÉO) vient d’annoncer l’arrivée prochaine du premier incubateur d’entreprises francophone virtuel de la province. La plateforme a été baptisée Entrepreneuriat SÉO et sera officiellement lancée au début du mois de novembre.

L’incubateur vise à accompagner les personnes souhaitant démarrer une entreprise. Ces entrepreneurs peuvent alors acquérir de la formation, des conseils d’experts, du financement et plus encore.

«Ce projet innovateur nous permettra d’exercer nos divers mandats avec encore plus d’efficacité, particulièrement au chapitre de l’entrepreneuriat», indique le directeur général de la SÉO, Patrick Cloutier.

«L’incubateur nous permettra d’aider les organismes et les entreprises francophones en démarrage ou en expansion à acquérir de nouvelles compétences axées sur divers secteurs essentiels au développement économique de la francophonie ontarienne», ajoute-t-il.

Accompagnement personnalisé à l’échelle de la province

«Notre incubateur en particulier va apporter un accompagnement personnalisé à l’échelle de toute la province, précise Patrick Cloutier à l-express.ca. Nous collaborons avec 15 partenaires, qui apportent chacun leur expertise dans les différents volets du monde de l’entreprise.»

Parmi les partenaires de ce projet, on retrouve notamment la FARFO (les ainés), l’UCFO (les cultivateurs), la Fondation franco-ontarienne, RDÉE Canada, ou encore Desjardins.

Patrick Cloutier est directeur général de la SÉO.

« Grâce à cette initiative, la SÉO se positionne encore une fois comme l’un des principaux chefs de file de l’espace économique francophone de l’Ontario. Ce projet nous permettra d’améliorer la compétitivité des petites et moyennes entreprises francophones tout en renforçant la vitalité économique des communautés de langue officielle en situation minoritaire de l’Ontario. »
Denis Laframboise, président de la Société économique de l'Ontario (SÉO)
Denis Laframboise est président de la SÉO.

Formation sur 14 semaines

Entrepreneuriat SÉO offrira 14 modules répartis sur 14 semaines. Les participants auront notamment accès à des cahiers de travail et des vidéos. Ils bénéficieront d’un accompagnement par des experts et des agents spécialisés de la SÉO pour chaque module.

En collaboration avec ses partenaires, la SÉO dispensera des formations regroupées en sept volets :

Démarrez votre entreprise ;

Entrepreneuriat 50 ans + ;

Entrepreneuriat féminin ;

Entrepreneuriat immigration ;

Entrepreneuriat en petite enfance ;

Entrepreneuriat néoagriculteur ;

Formation d’interprètes de langue en ligne.

Cet incubateur d’entreprises francophone fonctionnera ainsi en virtuel. La formation aura lieu en ligne. Cela permettra d’accompagner des participants des quatre coins de l’Ontario.

Les entrepreneurs intéressés devront s’inscrire sur le site web de l’incubateur, qui sera disponible début novembre. Les frais d’inscription seront de 140 $ pour profiter de la formation, et le nombre de places sera limité.

Consultez le site du journal L’Express

Un incubateur qui répond à un besoin sur le terrain

La SÉO travaille sur ce projet depuis le début de l’année. Il a demandé près de dix mois de préparation afin d’offrir une formation de qualité.

C’est aussi un programme permanent, qui sera amené à évoluer. «Notre but serait de le bonifier avec des partenaires et modules complémentaires au fil du temps», explique le directeur général de la SÉO.

La mise en place d’un incubateur d’entreprises francophones et virtuelles à l’échelle de la province répond surtout à un besoin. «Sur le terrain, il y a une forte demande des entrepreneurs pour créer leur entreprise, mais un manque d’accès aux connaissances ou à une formation. Notre incubateur veut permettre à ces gens de concrétiser leur idée, créer du réel», poursuit-il.


« Il est essentiel pour nous de fortifier l’écosystème économique de l’Ontario, et d’y apporter une richesse francophone. »
Patrick Cloutier, directeur général de la SÉO

Des incubateurs complémentaires

D’autres projets en faveur des entreprises franco-ontariennes ont vu le jour ces derniers mois. C’est notamment le cas de la plateforme Quartier d’affaires, de la Fédération des gens d’affaires de l’Ontario (FGA), ou encore, de différents incubateurs gérés par le Conseil de la Coopération de l’Ontario (CCO).

L’incubateur situé à Hamilton est notamment un partenariat entre le CCO et la SÉO.

Ces différentes plateformes se complètent efficacement, selon leurs initiateurs. La SÉO vient notamment combler un manque d’incubateur au niveau provincial, et s’attend donc à un nombre important de participants.

Julien Geremie, directeur général du CCO, estime qu’il y a de la place pour une multitude de programmes en Ontario. «L’incubateur de la SÉO va apporter une offre complémentaire, sans interférer avec les programmes déjà existants. C’est important que les entrepreneurs et entreprises aient accès à une large variété d’offres.»

De son côté, le CCO continue de développer le tout premier programme d’incubation en présentiel et en français à Toronto. Il sera lancé le 21 octobre.