Le Parlement.
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Des priorités budgétaires axées sur la crise de la COVID-19

FRANCOPRESSE – Le dépôt du premier budget du second mandat du gouvernement Trudeau était prévu le 30 mars 2020. En raison de la pandémie de la COVID-19, les travaux de la Chambre des communes sont suspendus depuis le 13 mars, et ce jusqu’au 20 avril prochain. À ce point-ci, le ministère des Finances ne dispose pas d’informations quant à la date à laquelle le budget pourrait être déposé.

La reprise des travaux pourrait être retardée davantage selon l’évolution de la situation. Un groupe restreint de députés et de sénateurs sont retournés brièvement au Parlement les 24 et 25 mars pour adopter un plan économique d’urgence de plus de 100 milliards $ pour aider les citoyens et les entreprises affectés par la crise sanitaire.

La sensibilisation aux enjeux francophones : un travail de longue haleine 

Avant l’éclatement de la pandémie, plusieurs intervenants de la francophonie canadienne avaient entrepris des activités de sensibilisation auprès des élus concernant leurs attentes par rapport au budget. À titre d’exemple, la Fédération culturelle canadienne-française (FCCF) a présenté un mémoire au Comité permanent des finances de la Chambre des communes dans lequel l’organisme recommande notamment des investissements pour développer une politique culturelle pancanadienne.

De son côté, l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC) a mené une importante consultation auprès de ses membres par le biais d’un sondage pendant les élections fédérales de l’automne dernier. Les enjeux prioritaires identifiés lors de cet exercice, tels que le renforcement des capacités par le financement des groupes de femmes francophones et acadiennes et un meilleur accès à des places en garderie, sont au cœur des attentes de l’organisme pour le prochain budget.

Des priorités fortement influencées par la COVID-19

Toutefois, comme le souligne Antoine Désilets, codirecteur général par intérim de la Société Santé en français, les préoccupations budgétaires apparaissent de seconde importance devant l’ampleur de la pandémie.


« «La priorité du gouvernement fédéral est pour l’instant de répondre à la crise de la COVID-19 et nous croyons que le temps n’est pas propice pour faire des demandes additionnelles. La crise actuelle aura des impacts importants sur l’organisation des systèmes de santé canadiens. Par exemple, nous constatons déjà des enjeux dans l’accès en français aux ressources de santé publique déployées par les provinces au sujet du coronavirus». »
Antoine Désilets, codirecteur général par intérim de la Société Santé en français

Les priorités mises de l’avant par les intervenants communautaires sont ainsi fortement teintées par le présent contexte sanitaire. L’employabilité, un enjeu d’importance pour la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF), est une question qui est d’autant plus d’actualité en raison des impacts négatifs de la pandémie sur le marché de l’emploi.

Selon la présidente de l’organisme, Sue Duguay, les effets économiques de la crise se feront particulièrement ressentir auprès des jeunes francophones en situation minoritaire dans un contexte où les entreprises et les organismes francophones qui offrent normalement des occasions d’emplois en français sont durement touchés.

Selon elle, il est nécessaire que le gouvernement fédéral mise sur des investissements dans des programmes tels que Jeunesse Canada au travail pour veiller à ce que les jeunes aient des opportunités d’emploi dans leur langue à la sortie de la crise.

La présidente de la FJCF, Sue Duguay.

Pour sa part, le président de la Fédération culturelle canadienne-française, Martin Théberge, considère que certaines propositions de son organisme trouvent un écho particulier dans le contexte actuel, dont celle de la création d’un Observatoire national sur les arts et la culture au sein de Statistique Canada. Cette entité aurait notamment pour fonction la collecte et l’analyse de données relatives à la situation de l’espace culturel et artistique canadien.

«Avec la situation dans laquelle on est présentement avec la COVID-19, on essaie de mesurer l’impact économique et les défis causés aux travailleurs culturels, aux artistes et à l’ensemble des intervenants du secteur, et on a du mal à arriver à des réponses claires. Cela fait en sorte qu’il y a des décisions qui sont prises sans avoir de données concrètes. On croit donc que cet Observatoire national aurait pu aider dans cette situation.»

Le président de la FCCF, Martin Théberge.

L’importance des enjeux linguistiques en temps de crise

Au-delà des enjeux particuliers, l’importance de tenir compte de la variable linguistique dans l’élaboration et la mise en œuvre des mesures d’aide financière du gouvernement fédéral est un élément essentiel selon plusieurs intervenants des communautés francophones.

Pour Sue Duguay, d’insister sur l’importance des réalités des francophones et d’assurer des services en français de qualité équivalente à ceux offerts en anglais en cette période de crise «n’est pas une question d’être égocentrique, car à la base cela fait partie de nos droits. C’est vraiment de s’assurer que nous [les francophones] ne soyons pas oubliés dans ce contexte».

Ces propos font écho à un texte publié dans le Droit par la professeure franco-ontarienne Linda Cardinal sur l’importance de l’enjeu de la langue.

Dans la même veine, Lily Crist, présidente de l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne, insiste sur l’importance du rôle que remplissent des organismes communautaires francophones en milieu minoritaire en ce moment.

Elle cite l’exemple de groupes qui viennent en aide aux femmes victimes de violence domestique. «En temps de crise, il faut s’assurer que nos différentes associations qui sont sur le terrain puissent répondre aux demandes et aux besoins des francophones au pays. […] On est dans une époque complètement chamboulée. Il faut que le gouvernement [fédéral] soutienne nos communautés et fasse en sorte qu’il y ait un budget qui puisse assurer le maintien des services en français.»

Sociofinancement

LA LIBERTÉ (Manitoba) – Alors que le gouvernement fédéral a mis en place des fonds d’urgence pour aider des secteurs de l’économie, certains acteurs ont préféré faire appel à la générosité de leurs clients par le biais du sociofinancement. L’expert Ivan Tchotourian revient sur ce canal parallèle de financement apparu il y a une dizaine d’années.
Alimentation

AGRICOM (Ontario) – La nouvelle réalité dans laquelle nous évoluons depuis quelques semaines nous pousse à remettre en question nos priorités, autant en ce qui concerne nos habitudes de loisirs que nos habitudes de consommation. «Encourager les entreprises d’ici» est devenu un véritable leitmotiv pour plusieurs Canadiens. Du 1er au 7 juin 2020, la Semaine des aliments locaux en Ontario offrait une occasion de célébrer nos produits, ceux qui poussent et qui sont récoltés ici, dans notre province.
Pandémie

L’EAU VIVE (Saskatchewan) – Ironie de l’histoire, le secteur aérien subit de plein fouet une pandémie qu’il aura involontairement contribué à propager. En Saskatchewan, les deux principaux aéroports de Regina et Saskatoon tournent au ralenti avec une chute de plus de 95 % du nombre de passagers en avril par rapport à 2019. Derrière cette statistique se cachent des centaines d’employés qui ont vu leur emploi disparaitre ou évoluer pour permettre aux entreprises du secteur de survivre.
Économie locale

FRANCOPRESSE – Les ventes de farine plus importantes des derniers mois n’ont pas rapporté plus aux producteurs de farine et de blé. Le marché international du blé et la fermeture de plusieurs boulangeries et restaurants pendant deux mois figurent parmi les raisons avancées par les producteurs et les experts. Cela dit, certains croient que la réouverture des boulangeries et des restaurants pourrait créer un engouement renouvelé pour les commerces locaux.
Économie des villes

FRANCOPRESSE – L’économie et la vie dans les grandes villes du Canada ont été particulièrement perturbées par la pandémie de COVID-19. Plusieurs d’entre elles dépendent de façon plus ou moins importante des ressources naturelles, du secteur manufacturier et du marché immobilier pour faire rouler leur économie. Tous des domaines fortement touchés par la crise.
Impacts économiques

L’AQUILON (Territoires du Nord-Ouest) – La minière albertaine Dominion Diamond, respectivement propriétaire et actionnaire des mines de diamants Ekati et Diavik, serait actuellement dans l’incapacité d’écouler un stock de diamants évalué à 250 millions $. Face aux 550 millions US $ de dettes à payer, elle est parvenue à obtenir un délai en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.
National

FRANCOPRESSE – À quelle vitesse l’économie reprendra-t-elle du galon au Canada? Quels seront les effets à moyen et à long terme de la pandémie? Et que dire des finances publiques et d’éventuelles hausses impôts? La population canadienne se pose bien des questions, mais les réponses ne sont pas si évidentes.
Économie

FRANCOPRESSE – Un article précédent de Francopresse sur le revenu minimum garanti (RMG) exposait l’engouement renouvelé pour cette idée suscitée par la création du programme fédéral de Prestation canadienne d’urgence (PCU). De nombreux groupes, partis politiques, individus et experts réclament à l’unisson que l’exemple de la PCU donne lieu à la mise sur pied d’une véritable allocation universelle de base. Évidemment, ce projet ne fait pas l’unanimité et on croirait que de nombreuses voix s’élèveraient pour s’opposer à l’implantation d’un programme si ambitieux et, surtout, si onéreux.
Agriculture

LA VOIX ACADIENNE (Île-du-Prince-Édouard) – La pandémie de COVID-19 a entrainé des fluctuations rapides et imprévues de demandes pour de nombreux produits, notamment le lait et les produits laitiers. La fermeture presque complète du secteur de la restauration et l’évolution des habitudes d’achat dans les épiceries ont eu des répercussions importantes sur la demande pour les principaux produits laitiers.
Économie

FRANCOPRESSE – L'idée d'assurer un revenu de base ou minimum à toute la population remonte non pas à la nuit des temps, mais tout de même à quelques siècles. Ces dernières décennies, le projet a été discuté, débattu, expérimenté ici et là à petite échelle et même soumis au vote. Mais depuis un mois, ici comme ailleurs, il est sur toutes les lèvres.
Économie provinciale

LE GABOTEUR (Terre-Neuve-et-Labrador) – Terre-Neuve-et-Labrador est au bord de la faillite, écrivait en substance le premier ministre Dwight Ball à Justin Trudeau le 22 mars dernier. L’incapacité de la province à payer ses employés et à dispenser ses services a été évitée de justesse grâce à l’appui de la Banque du Canada. Partie remise? Voyons voir.
Économie

FRANCOPRESSE – La création de la prestation canadienne d’urgence pour venir en aide aux personnes qui ont perdu leur revenu depuis de début de la pandémie ravive les discussions autour du revenu minimum garanti pour les Canadiens. Afin de mieux comprendre la question, Francopresse vous présente le premier d’une série d’articles sur ce projet qui mijote depuis fort longtemps au pays.
Alimentation

FRANCOPRESSE – Quels seront les effets à moyen et long terme de la crise de la COVID-19 sur les prix des aliments? Même les experts ont de la difficulté à répondre avec précision à cette question, tellement il y a d’éléments qui entrent en jeu : prix du pétrole, hausse des frais d’exploitation et des salaires dans les épiceries, restrictions de mouvement aux frontières, etc. Ils ont quand même accepté de jouer le jeu.
Agriculture

AGRICOM (Ontario) – Difficile année pour les cabanes à sucre commerciales qui ont l’habitude de recevoir une clientèle en salle à manger et d’offrir le traditionnel repas de cabane afin de contribuer à leur source de revenus. La crise du coronavirus et la suspension de tout rassemblement en Ontario a provoqué la fermeture de ces entreprises au public. Les temps sont difficiles pour plusieurs alors que la saison des sucres elle, est meilleure que l’an dernier, mais reste dans la normale.
Médias

FRANCOPRESSE – La pandémie de la COVID-19 a entrainé une baisse substantielle et soudaine des revenus publicitaires des journaux et des radios communautaires francophones au Canada, au point de mettre en péril la situation financière de plusieurs médias.
COVID-19

FRANCOPRESSE – Les gouvernements fédéral et provinciaux ont tous adopté des mesures d’aide d’une ampleur inégalée en raison de la pandémie de la COVID-19. Si la plupart de ces actions sont presque unanimement louangées, l’augmentation de la taxe sur le carbone et la hausse des salaires des députés fédéraux, toutes deux entrées en vigueur le 1er avril, sont critiquées.
COVID-19

Depuis le 11 mars, le gouvernement fédéral multiplie les annonces et initiatives qui ont permis aux provinces de déployer les ressources additionnelles dans les domaines relevant de leurs champs de compétence, tandis que les fonctionnaires fédéraux recevaient leurs instructions.
Tourisme

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (OUEST) — Depuis leur adhésion au Réseau des villes francophones et francophiles d’Amérique (RVFFA), les villes de Prince Albert et Saskatoon soutiennent le développement d’un projet d’envergure mené par les Fransaskois : le tout premier circuit touristique francophone de la province.

Plus d’un an après sa légalisation, les activités et le tourisme autour de la marijuana se développe petit à petit au Canada. Certaines réglementations pour protéger les mineurs des effets néfastes de sa consommation posent quelques problèmes aux entreprises.

Début septembre, le gouvernement fédéral a annoncé une aide financière pour aider l’Alberta à une transition «juste et équitable» de l’industrie du charbon. Un financement qui contraste avec l’obstination du gouvernement provincial conservateur à mener une véritable guerre à l’écologie. Dernier acte en date, la fermeture du Bureau sur les changements climatiques.

Parmi les quatre artistes qui ont obtenu leur laissez-passer pour prendre part à la 51e grande finale 2019 du Gala de la chanson de Caraquet, c’est Jalapeño Papa de East Hants (Nouvelle-Écosse) qui a remporté le grand prix tant convoité, le 8 aout. Le Prix du public ainsi que le Prix Interprétation ont été remis à Audrey Basque-Goguen.