Francopresse_0703 Santé des parcs Se faire prescrire une promenade dans un parc, c'est bientôt possible, du moins en Colombie-Britannique.

Des parcs pour une bonne santé : Les parcs nous font du bien

Se faire prescrire une promenade dans un parc par son médecin sera bientôt réalité. Et ce, grâce à une conscience de plus en plus aiguisée de l’impact positif de la nature sur la santé. Le bien-être des parcs serait ainsi intimement lié à celui des populations.

Les preuves scientifiques s’accumulent ces dernières années : les parcs ont un effet positif sur la santé humaine. «Les impacts sont à la fois préventifs et thérapeutiques», résume Ian Culbert, directeur général de l’Association canadienne de santé publique (ACSP).

«La nature a des effets positifs sur la santé physique, mentale, sociale et spirituelle», renchérit le responsable, dont l’organisation a tenu début mai à Ottawa un forum intitulé Santé des parcs, santé des populations. Professionnels des parcs et loisirs, de la santé, chercheurs, responsables politiques, universitaires, ou encore étudiants se sont rassemblés pour discuter des études les plus récentes en la matière.

Chúk Odenigbo faisait partie de la rencontre. Candidat au doctorat à l’Université d’Ottawa en géographie médicale, l’étudiant analyse la façon dont l’espace physique affecte la santé des êtres humains. «C’était fascinant. Les échanges étaient très enrichissants. Certains ont avancé l’idée d’un cours sur le sujet à Thunder Bay. En Colombie-Britannique, ils travaillent sur un programme de prescription des parcs, avec lequel les patients obtiendraient des entrées gratuites.»

Une prise de conscience croissante

En sciences, la relation entre santé et nature n’est pas nouvelle, souligne Ian Culbert. «L’expression latine vis medicatrix naturae, qui signifie littéralement “le pouvoir guérisseur de la nature”, est attribuée à Hippocrate qui a vécu au 4e -5e siècle avant notre ère», rappelle-t-il.

Toutefois, au gré de l’urbanisation du monde, les populations se sont progressivement éloignées de cette nature bienfaitrice. Sans compter que les couts médicaux augmentent. Ces deux facteurs mènent vers une reconnaissance croissante, soutenue par des données scientifiques, du rôle à jouer par la nature dans la santé publique. «Cela coïncide avec la discussion actuelle sur le besoin de changer notre modèle de santé qui traite les maladies à un modèle qui les prévient. Le temps passé dans la nature va dans le sens de la prévention», soutient le directeur de l’ACSP.

Cette prise de conscience est en marche, comme en atteste la popularité grandissante du mouvement Santé des parcs, santé des populations, originaire d’Australie au début des années 2000. Certes, le mouvement est encore jeune au Canada, la plupart des études sur le sujet provenant de pays comme la Suède, la Norvège, la Corée du Sud et l’Australie. Ces travaux consolident tour à tour l’idée que les parcs sont essentiels à la santé : meilleure productivité, réduction du stress, prévention des maladies, amélioration de la guérison, lutte contre les effets cancérigènes de certaines substances…

 

Les Canadiens choyés?

Chanceux, le Canada possède un large système de parcs municipaux, provinciaux, territoriaux et fédéraux. «La simple existence de ces parcs a un impact positif sur notre santé en modérant les effets du climat, en soutenant la vie sauvage et en aidant à fournir de l’air pur et de l’eau», relève Ian Culbert. Toutefois, avertit le spécialiste, les Canadiens doivent y passer le plus de temps possible pour espérer en récolter tous les bénéfices.

L’Ontario fait ici figure de bon élève, étant la seule province à avoir intégré le mouvement de façon officielle depuis 2013. «Le but est de sensibiliser les gens sur les bénéfices des parcs et de les encourager à améliorer leur santé», explique Sarah McMichael, spécialiste du développement de marchés à Parcs Ontario. Cette dernière indique que la santé a toujours été au cœur du mandat des parcs provinciaux, dès 1893 avec la création du parc Algonquin établi comme «sanatorium».

Pour la première fois en 2015, le troisième vendredi de juillet est devenu en Ontario le Jour de la santé des parcs, santé des populations, offrant un accès gratuit à tous les parcs de la province. «Plus de 110 000 personnes ont visité les parcs ce jour-là, détaille l’agente. Chaque année, de plus en plus de gens en parlent.» Les responsables publics des autres provinces suivront-ils la tendance?

Les projets novateurs ne manquent pas pour Le Vestiaire Saint-Joseph. Grâce à une subvention du ministère du Développement social, l’organisme avant-gardiste de Shédiac vient de débuter la construction dans une partie de l’édifice pour y aménager un marché d’alimentation. «Actuellement, de dire Mark LeBlanc, directeur général du Vestiaire, ce sont les employés de la banque alimentaire qui choisissent et donnent la nourriture aux clients et clientes.

Avec cette expansion qui devrait être complétée au début aout, la nourriture sera sur les étagères et les clients choisiront ce qu’ils aiment. Ils auront droit au même nombre de produits qu’avant dans chaque section, mais nous sommes convaincus qu’ils ressortiront plus satisfaits du service.»

Le concept a aussi pour objectif de réduire le gaspillage alimentaire. «Ça ne sert à rien de donner du brocoli, si les gens préfèrent des carottes. On va également leur donner des recettes afin qu’ils apprennent à faire de nouveaux plats.» Le directeur général du Vestiaire croit qu’il s’agit d’une première dans les banques alimentaires du pays.

Cette stratégie se double de la mise en activité d’une cuisine éducative, «un programme disponible pour ceux et celles qui souhaitent apprendre la cuisine et la sécurité alimentaire, de poursuivre M. LeBlanc. C’est également une excellente occasion de rencontrer d’autres personnes et de prendre part à un environnement social positif. Les ingrédients et le matériel sont fournis par le Vestiaire et la participation est gratuite! C’est un programme très apprécié par les gens et il reprendra à l’automne, car on fait relâche pour l’été. Mais la banque de nourriture est ouverte à l’année longue [sic].»

Devraient s’ajouter d’autres services, comme la visite d’un optométriste. «Il y a des besoins à combler et nous voulons y répondre dans la mesure du possible.»

Le 5 juillet dernier, le Festival fransaskois accueillait la formation québécoise Les Colocs. L’Eau vive a voulu se pencher sur cette grande aventure musicale et a eu le plaisir de rencontrer le membre fondateur saskatchewanais de la formation, Mike Sawatzky, quelques heures avant le spectacle.

Est-ce la première fois que Les Colocs donnaient un spectacle en Saskatchewan?

Oui. C’est la rencontre de mes deux mondes, c’est surréaliste.


On aimerait en savoir un peu plus sur vous. 

Je suis Métis. J’ai été adopté à 22 mois et j’ai grandi dans l’est de Saskatoon. C’est seulement à l’adolescence, lorsque je suis tombé dans le street life du «grand Saskatoon» que j’ai rencontré plein d’Amérindiens, créé des liens. C’est là que j’ai appris c’est quoi être amérindien, c’est quoi grandir dans les réserves.

On me parle beaucoup de réparation ces temps-ci, que je pourrais avoir de l’argent parce que j’ai été adopté dans les années soixante. J’ai dit à mon père que cet argent-là n’était pas pour moi. Ils m’ont sauvé la vie. J’ai eu une enfance très heureuse. J’ai toujours eu une relation très spéciale avec ma mère. Elle était mon ange [elle est décédée il y a 3 ans]. Pour les amis, la famille, j’étais Métis, j’étais Michael.

Dans une récente note, l’Association canadienne de santé publique reconnait le jeu libre comme un droit de l’enfant et un élément essentiel à la santé et au bienêtre durant l’enfance et la jeunesse. Elle parle même de réduire les obstacles qui limitent les occasions de jouer librement à l’école et dans les quartiers de nos tout-petits.

Il y a 50 ans, paraissait le célèbre ouvrage Libres enfants de Summerhill, qui relatait l’aventure, près de Londres, de l’école autogérée et fondée par le psychanalyste Alexander S. Neill. À Summerhill, une large place était faite à la liberté et au respect de l’autre. Un demi-siècle plus tard, le concept de liberté est repris. Cette fois-ci, l’Association canadienne de santé publique (ACSP) parle des bienfaits engendrés sur la santé physique et mentale des enfants par la pratique du jeu libre.

Dans un document d’une douzaine de pages, l’ACSP, qui se présente comme «porte-parole national indépendant et défenseur fidèle de la santé publique», définit le jeu libre comme étant l’occasion pour les enfants de suivre «leurs instincts, leurs idées et leurs intérêts sans se voir imposer un résultat. Ce type de jeu peut inclure des formes de jeu comportant des défis et fournit des occasions d’explorer des frontières, ce qui permet aux enfants de déterminer leurs propres limites dans une variété d’environnements naturels et bâtis.»

Cette définition est en quelque sorte la prémisse de quelques recommandations touchant les petits de deux, trois ou quatre ans voire un peu plus vieux.


Francopresse. L’Association canadienne de santé publique parle de réduire les obstacles qui limitent les occasions de jeu libre. Et s’il s’agissait d’un élément essentiel à la santé et au bienêtre durant l’enfance?

Dans une récente note, l’Association canadienne de santé publique reconnait le jeu libre comme un droit de l’enfant et un élément essentiel à la santé et au bienêtre durant l’enfance et la jeunesse. Elle parle même de réduire les obstacles qui limitent les occasions de jouer librement à l’école et dans les quartiers de nos tout-petits.

Francopresse et des journaux de la francophonie canadienne qui ont répondu à l'appel ont envoyé des journalistes faire l’épicerie pour mesurer la variation du prix d’un panier d’épicerie au pays. Certains sont revenus les poches plus vides que d’autres.

Francopresse et quelques journaux membres de l’Association de la presse francophone ont envoyé des journalistes faire l’épicerie. L’objectif : mesurer la variation du cout d’un panier d’épicerie type au pays. Résultats : le prix régulier pour un même article peut fluctuer de plus de 300 %, en particulier pour les produits frais.

Francopresse. Le 20 juillet à 22 h 56, heure de Houston, trois héros atteignent pour la première fois de l’histoire la Lune. Neil Armstrong et Buzz Aldrin foulent l’astre de la nuit contemplé des millénaires durant depuis la Terre.

Le 20 juillet à 22 h 56, heure de Houston aux États-Unis, trois héros de l’espace atteignent pour la première fois de l’histoire la Lune. Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins, ce dernier resté à bord, foulent l’astre de la nuit contemplé des millénaires durant depuis la Terre. Retour sur cet évènement fondateur de la conquête spatiale.

C’est à la NCAA Pace University à Pleasantville, New York, qu’Isabelle Boudreau de Memramcook entreprendra ses études universitaires en Sciences de la santé, en septembre. Grâce à une bourse d’études, elle y pratiquera également son sport préféré : la balle-molle.

Après avoir étudié à l’école Yale Secondary High School, à Abbotsford en Colombie-Britannique, au cours de ses deux dernières années de son secondaire, Isabelle Boudreau se joint à cette prestigieuse université pour poursuivre ses rêves. «Lorsque j’étais en Colombie-Britannique, il y avait plusieurs dépisteurs de collèges américains lors de nos tournois dans plusieurs villes américaines et en Colombie-Britannique. J’espérais poursuivre mes études postsecondaires dans une institution américaine.» Aux États-Unis, précise-t-elle, la Division 1 offre plus de possibilités qu’au Canada, où il n’y a qu’une équipe de la Division 2.

La population mondiale passerait de 7,7 à près de 10 milliards entre 2020 et 2050, selon l’Organisation des Nations Unies. La majorité de cette croissance se produirait en Afrique, l’habitat de 60 % des francophones de la planète. Bonne nouvelle? Un péril guette cependant : le réchauffement climatique frapperait durement le continent.

La francophonie grimpe dans l’échelle démographique grâce à l’essor du français en Afrique. Selon l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), la population continentale de langue française est passée de 270 à 300 millions en quatre ans et pourrait doubler d’ici 2070.

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