Abby Newman de Terre-Neuve-et-Labrador
Abby Newman de Terre-Neuve-et-Labrador

Des étudiants francophones déçus : Accueillis en anglais… dans le Vieux-Québec

Francopresse. Chaque été, Québec reçoit des centaines d’étudiants venus parfaire leur connaissance du français. Mais si leur accent était le signal pour les marchands de passer systématiquement à la langue de John A. Macdonald?

Chaque été, la vieille capitale reçoit des centaines d’étudiants venus parfaire leur connaissance de la langue de Molière et en savoir plus sur le pays de Félix Leclerc. Mais si leur accent était le signal pour les marchands de passer systématiquement à la langue de John A. Macdonald?

Berceau du Vieux-Québec, la rue Saint-Jean regorge de restaurants, de boutiques souvenirs ou de magasins de vêtements. Toute une faune venue des Amériques et d’ailleurs s’y retrouve pour être au cœur de la francophonie. Pour retrouver cet «accent d’Amérique» comme le proclament les fanions de la ville. C’est le cas d’étudiants et d’étudiantes en provenance de nombreux coins du Canada de passage pour plusieurs semaines à Québec dans le cadre de camps linguistiques.

Aruka Selliah, de l’Ontario, n’est pas étonnée que le service soit en anglais

Abby Newman est l’une de celles-là. La jeune femme originaire de Terre-Neuve-Labrador se débrouille fort bien en français. Elle est même capable de servir les clients français de St-Pierre-et-Miquelon, quand ils vont faire une virée dans son coin de pays. Elle raconte qu’elle est venue magasiner près de 25 fois en juillet dans le Vieux-Québec après ses cours, proposés par le Collège Saint-Charles Garnier sur le campus de l’Université Laval. «Huit fois sur dix», elle a reçu un service en anglais même si elle insistait pour parler en français. Même, on s’est adressé à elle en anglais, avant même qu’elle ait ouvert la bouche. «C’était un peu choquant. J’étais en France en avril et ce n’est jamais arrivé une situation comme ça. C’était en français.»


Plusieurs exemples

Alyssa Cuenza, elle, vient du Yukon. «Je me considère francophone parce que je peux parler en français», dit-elle tout de go. Dans des magasins, qui ne sont pas directement sur l’artère principale, comme Starbuck, elle confirme avoir reçu un service en français. Par contre, pour elle aussi, sur la rue Saint-Jean, ce fut surtout en anglais.

Alyssa Cuenza, du Yukon, se considère comme une francophone.

Jacques-André Pérusse, directeur général de la Société de développement commercial du Vieux-Québec (SDC du Vieux-Québec), est évidemment surpris par de tels propos, lui qui se dit «un fervent défenseur du français». Si la SDC est là pour stimuler le développement commercial du quartier, elle est là aussi pour «promouvoir des attraits, commerces, services et évènements qui mettent en valeur la différence du quartier commercial du Vieux-Québec et qui reflètent également son volet patrimonial et historique» dont le «rayonnement du français», précise son directeur général.

Vivant en Ontario, Aruka Selliah n’est pas vraiment «surprise» d’avoir reçu, elle aussi, un service en anglais. «Mais c’est bizarre. Je pense que c’est les endroits touristiques où le service est le plus en anglais.» Répondant sous le couvert de l’anonymat, certains vendeurs ont dit répondre en anglais pour faire plaisir aux clients et qu’ils n’avaient pas aussi le temps de faire causette en français les jours d’affluence.

À l’Office de tourisme de Québec (OTQ), on tient à être rassurant à l’égard des francophiles et francophones du Canada. Selon Jenna Dubé, conseillère en communication, «l’Office du tourisme de Québec sollicite la collaboration de ses membres pour accueillir les visiteurs en langue française.» Sera-t-elle satisfaite de savoir que c’est déjà un plus par rapport à Montréal? Mme Newman confiait à Francopresse que dans la cité du Sieur de Maisonneuve et de Jeanne Mance, sur la rue Sainte-Catherine, on en était maintenant d’entrée de jeu au «Hi! May I help you?»

Francophonie

FRANCOPRESSE – En amont du Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes qui aura lieu les 16 et 17 juin 2020 une rencontre entre une cinquantaine de jeunes Québécois et Franco-Canadiens s’est déroulée en fin de semaine à Québec. Une façon pour le gouvernement du Québec d’écouter sa jeunesse et celle de ses voisins provinciaux.
Éducation

LE VOYAGEUR (Ontario) – Le professeur de philosophie Denis Hurtubise a analysé les inscriptions à l’Université Laurentienne de Sudbury, entre 2000 et 2018. Il se sert de son étude pour mettre en garde les dirigeants et les communautés francophones contre l’effritement insidieux du poids démographique.
Ouest canadien

L’EAU VIVE (Saskatchewan) – Après une année 2019 florissante pour Mario Lepage et son groupe Ponteix, les musiciens se tournent vers le Vieux Continent. Fin janvier, le trio est parti à la rencontre du public français pour tester les eaux du marché outre-Atlantique. L’année 2020 pourrait ainsi marquer un saut de plus vers l’accomplissement pour la formation musicale fransaskoise.
Ouest canadien

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ouest) — Le 29 janvier, Adriana LaGrange, ministre albertaine de l’Éducation, présentait un rapport d’expert censé orienter la future réforme des programmes scolaires. Ce dernier ne fait aucune mention des perspectives francophones, ce qui inquiète la communauté. «Il semblerait que rien ne va changer», rassure la Fédération des Conseils Scolaires Francophones de l’Alberta (FCSFA) après avoir pris contact avec le Ministère.
Santé

FRANCOPRESSE – Les messages apparaissent accompagnés d’émojis souriants à l’écran : «C’est comme une tarte citron pistache, un régal!» ou bien encore : «Chaque saveur que je goute est encore meilleure!» Dans les messages postés sur Instagram, les publications flatteuses sur le vapotage se comptent par milliers. Premières cibles : les adolescents.
Journalisme

FRANCOPRESSE —Afin de rendre hommage au chroniqueur et journaliste Réjean Paulin, décédé le 2 février, Francopresse a sélectionné quelques-unes des chroniques qu’il avait écrites pour Francopresse et les journaux membres de l’Association de la presse francophone, depuis 2015.
Entreprise

AGRICOM (Ontario) – Votre ferme ou votre entreprise a-t-elle établi un plan d’urgence? Pensez-vous être prêt à toute éventualité? Le 15 janvier, Tom Baker, le gestionnaire des incidents au sein du Feather Board Command Centre est venu partager quelques conseils lors de la Conférence sur la volaille de l’est de l’Ontario, conseils qui s’appliquent très bien à toutes sortes de situations.
Nord canadien

AURORE BORÉALE (Yukon) – Quand la vague de froid dure plus de quelques jours, mieux vaut faire face à la réalité : impossible de rester sous les couvertures indéfiniment! Et quand il est question de sortir, que ce soit pour des activités récréatives ou pour des obligations professionnelles ou familiales, il est important de savoir prendre les devants.
Journalisme local

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Territoires) Le jeudi 30 janvier, une soixantaine d’athlètes ont pris le départ de la Montane Yukon Arctic Ultra, une course considérée comme l’une des plus difficiles au monde. Rencontre avec les membres de l’association suisse Out’Cha qui participent à l’épreuve des 300 miles.
Chronique

Ça doit bien faire plus de 30 ans que nous, Canadiens-Français du ROC (Rest of Canada), nous plaignons du pauvre service des réseaux nationaux de Radio-Canada. Nous savons que le «Ici» dans Ici Radio-Canada veut, la plupart du temps, dire Ici Québec. Voici une petite histoire qui illustre bien ce que nous percevons. Et ce n’est pas parce qu’on en rit que c’est drôle.
Ontario

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ontario) – En septembre 2019, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et la Fédération des aînés et retraités francophones de l’Ontario (FARFO) ont publié leur Livre blanc sur le vieillissement des francophones en Ontario. On y peint le portrait d’une population proportionnellement plus âgée que la moyenne provinciale, légèrement moins éduquée et significativement moins à l’aise financièrement que sa contrepartie anglophone.
Journalisme

Le journaliste et observateur de la francophonie au Canada et dans le monde, Réjean Paulin, est décédé le dimanche 2 février. M. Paulin avait signé plus de cent chroniques chez Francopresse depuis 2015.
Atlantique

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – Il y a seulement quelques mois, La Commission scolaire de langue française (CSLF) aurait pu décider de réviser l’ensemble de ses politiques, sans que personne le sache. En effet, bien que les réunions aient toujours été publiques, très peu de personnes y assistaient dans le passé. Puis, par souci de transparence, voici que les ordres du jour sont diffusés à l’avance, que des procès-verbaux sont rendus publics et que les réunions sont diffusées en direct sur Facebook, et qu’elles peuvent être visionnées en tout temps.
Santé

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Alors que le web regorge de «coachs santé», d’entraineurs personnels et d’influenceurs diffusant des conseils nutritionnels à portée de clic, des diététistes professionnelles mettent en garde contre les régimes et les plans alimentaires «prescrits» par les individus non immatriculés.
Affaires autochtones

Initiative de journalisme local – APF (Ontario) – Francophones et Autochtones ont parfois été alliés au Canada. Y compris en Ontario. Champlain l’avait compris, lui qui s’était aventuré au-delà de la rivière des Outaouais. Les liens tissés entre les deux groupes furent importants. Le métissage souvent bénéfique. Pourtant, il y eut une cassure. Avec les pensionnats.
Santé

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Saskatchewan) – La démence est une pathologie encore taboue. Pourtant, les maladies cardiovasculaires, maux de notre époque, font partie du problème. C’est la leçon donnée par la Cité universitaire francophone de l’Université de Regina qui a organisé, le 15 janvier, la retransmission du webinaire «Ne laissez pas s’éteindre votre cerveau. Sept règles pour éviter la démence».
Immigration

Initiative de journalisme local – APF (Saskatchewan) – Le Réseau en immigration francophone de la Saskatchewan s’est réuni le 14 janvier à Regina pour faire le point. D’ici quelques mois, en s’appuyant sur le témoignage des organismes d’accueil et des nouveaux arrivants eux-mêmes, un rapport sera produit pour dresser le portrait de l’immigration des francophones dans la province de cette dernière décennie.
Acadie

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – Le comité de coordination dont David Keenlyside est membre s’est réuni officiellement une première fois le 14 janvier. Cependant, quelques tâches ont été accomplies d’avance, comme l’élaboration d’un logo. Le directeur ne nie pas que l’organisation ait pris du temps pour démarrer, mais il est sûr que d’ici quelques semaines, les astres vont s’aligner.

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – Le gouvernement libéral de Justin Trudeau a annoncé la création d’un nouveau programme d’immigration. Municipalités et chambres de commerce pourront choisir les immigrants. Une annonce bien accueillie à l’Île-du-Prince-Édouard, confrontée à une pénurie de main-d’œuvre.