Le conseiller municipal Steve Roddick a proposé une motion d’urgence climatique le 24 juin 2019. La motion n’ayant pas été adoptée, elle sera rediscutée en réunion du conseil municipal en septembre prochain.
Le conseiller municipal Steve Roddick a proposé une motion d’urgence climatique le 24 juin 2019. La motion n’ayant pas été adoptée, elle sera rediscutée en réunion du conseil municipal en septembre prochain.

Déclaration d’urgence climatique : La Ville de Whitehorse repousse les discussions

Nelly Guidici
L’Aurore boréale
Le conseiller municipal Steve Roddick a proposé de déclarer l’état d’urgence climatique le 24 juin dernier. Les discussions entre le maire et les six conseillers municipaux n’ayant pas abouti, le sujet sera à nouveau étudié au mois de septembre en réunion du conseil municipal.

Conscient que le Nord et le Yukon en particulier subissent de plein fouet les effets dus au réchauffement climatique, Steve Roddick, conseiller élu à la Ville de Whitehorse en octobre 2018, a décidé de passer à la vitesse supérieure. Le 24 juin dernier, il a présenté une motion visant à reconnaitre l’état d’urgence climatique à Whitehorse. «J’ai mis le sujet sur le tapis, car je pense que le changement climatique est une question cruciale pour les municipalités et les villes et cela affecte nos infrastructures et notre façon de vivre au Yukon», explique-t-il lors d’une entrevue.

Le 24 juin 2019 au cours de la réunion du conseil municipal, une centaine de personnes étaient présentes afin d’être témoins des discussions. Un groupe de cinq citoyens activistes pour le climat ont même manifesté leur soutien à la proposition de motion de M. Roddick. Cependant, le document n’a pas fait consensus et les implications, notamment budgétaires de l’adoption éventuelle de la motion, ont donné lieu à un débat pendant près de deux heures. M. Roddick ne cache pas sa déception : «J’étais un peu déçu qu’il n’y ait pas eu plus de collaboration, mais je comprends que les conseillers puissent avoir une position différente.

La motion présentée avait été rédigée de façon à reconnaitre les efforts déjà faits par la Ville. J’ai conçu le document de manière à suggérer que nous en fassions plus que ce que nous faisons déjà. La Ville travaille pour s’adapter aux effets du changement climatique et essaye de réduire les émissions de gaz à effet de serre, précise-t-il, mais la Ville reconnait qu’il y a des couts associés à cela.»


Lire l’article dans son intégralité sur le site du journal L’Aurore boréale