Coupes en immersion : La progression du bilinguisme au Canada se joue à Toronto

Le plus important conseil scolaire au pays songe à répondre aux coupes en éducation du gouvernement en sabrant le transport de 6500 élèves en immersion française. Canadian Parents for French Ontario est préoccupé pour l’avenir des inscriptions et des programmes au Toronto District School Board et s’…
Entrevue

FRANCOPRESSE – Après 10 ans à la barre l’Association des professionnels de la chanson et de la musique, la Franco-Manitobaine Natalie Bernardin tire sa révérence. Au cours de ses dix ans de service, qu’a observé cette passionnée de musique? Quels sont ses pronostics pour une industrie qui rythme le quotidien de chacun? Francopresse l’a rencontrée à la fin décembre.

Francopresse : L’industrie du disque et du spectacle a grandement changé pendant votre passage à la direction de l’Association des professionnels de la chanson et de la musique (APCM). Le streaming a pris le dessus sur la vente de disques et même de la musique en ligne. Comment se porte ce virage pour les musiciens?

Natalie Bernardin : Pour moi, les transformations de la distribution ont marqué la décennie. Le moyen de rendre accessible la musique au public a vraiment changé. Les habitudes de consommation ont changé. Il y a une nouvelle génération qui n’a plus besoin d’acheter de vinyle, de cassette ou de CD.  

[Les plus jeunes] n’ont aucunement besoin de «posséder» la musique. Ils streament. Ils écoutent ce qu’ils veulent écouter quand ils veulent l’écouter. C’est de la gratification instantanée : trouver instantanément la musique qu’ils veulent écouter.

Nous appelons ça la découvrabilité de la musique, et c’est l’enjeu de l’heure. Les moyens de trouver les musiques ont changé. Comment faire, en tant qu’artiste, pour être le premier artiste qui apparait quand on fait une recherche en ligne? Le marketing de la musique devient extrêmement important.

Nord canadien

L’AQUILON (Territoires du Nord-Ouest) – Près de quatre mois après la fin officielle du mandat de la présente commissaire, le poste de commissaire aux langues reste toujours à pourvoir. Une annonce en ce sens pourrait être effectuée à la reprise des travaux de l’Assemblée législative en février, mais rien n’est certain.

Officiellement, c’est en octobre 2019 qu’a pris fin le mandat de l’actuelle commissaire, Shannon Gullberg, qui a été nommée à l’office en 2015 après avoir exercé la fonction par intérim à la suite de la démission de la commissaire précédente, Snookie Catholique. L’automne dernier, un appel de propositions a été lancé par l’Assemblée législative des TNO en vue de pourvoir le poste indépendant.

Ontario

FRANCOPRESSE – En 1990, il y a encore les Nordiques à Québec. La Cour suprême vient tout juste de donner raison à des parents francophones de l’Ile-du-Prince-Édouard qui souhaitaient avoir leurs propres écoles et déclare inconstitutionnel l’Official Language Act du Manitoba. Mais en ce premier mois de l’année, le 30 plus précisément, alors qu’on négocie le fameux accord du lac Meech, la ville de Sault-Sainte-Marie fait parler d’elle.

Elle adopte une résolution se déclarant unilingue anglaise. Elle veut ainsi protester contre la loi 178 du Québec, qui permet l’affichage bilingue à l’intérieur des magasins, mais qui prône l’unilinguisme français à l’extérieur en ayant recours à la fameuse clause nonobstant. Il faut se rappeler qu’à l’époque, la Cour suprême du Canada avait émis un jugement contre certains articles de la loi 101, dont celui sur l’affichage.

Selon le Commissariat aux langues officielles, la ville vote cette résolution dans la foulée d’une «pétition déposée par le groupe The Alliance for the Preservation of English in Canada, qui avait répandu la rumeur voulant que la Loi sur les services en français [de l’Ontario] forcerait les municipalités de l’Ontario à fournir des services en français.» À sa manière, Sault-Sainte-Marie suivait ainsi les traces de certains citoyens de Brockville, qui avaient foulé quelques mois plus tôt le fleurdelisé.

Ontario

L’EXPRESS (Ontario) –Le personnel de la nouvelle Commissaire aux Services en français de l’Ontario, Kelly Burke, appellera chaque personne qui aura déposé une plainte au sujet d’un service déficient avant de la traiter.

Ce service «personnalisé» – déjà pratique courante au bureau de l’Ombudsman Paul Dubé – sera plus efficace que dans le passé, ont assuré Mme Burke et M. Dubé en conférence de presse le mercredi 15 janvier à Queen’s Park.

Atlantique

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – L’Université de l’Île-du-Prince-Édouard a développé un outil pour avertir la population lorsque le niveau de la mer monte. Le système a également un objectif scientifique, car il permettra de collecter beaucoup plus de données sur les impacts du changement climatique.

«Ceci est un message d’avertissement pour l’onde de tempête à Summerside. L’eau est à 40 cm du quai». Voici le type de courriel que vous pourriez recevoir en vous inscrivant au nouveau système d’alerte développé par l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard (UPEI), sur pssews.peiclimate.ca.

Atlantique

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Les données du récent rapport de la coalition Campagne 2000 sur la pauvreté infantile ne surprennent guère les intervenants qui ont confié leurs impressions à l’Acadie Nouvelle au sujet du phénomène.

Malgré des progrès notables enregistrés au cours des dernières années, la pauvreté chez les enfants continue d’être présente chez de nombreuses familles au Nouveau-Brunswick.

Parlement jeunesse

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ontario) – Pour la première fois depuis des années, des jeunes francophones de toutes les provinces et territoires canadiens ont pris part au Parlement jeunesse pancanadien (PJP) qui se déroulait à Ottawa du 8 au 12 janvier. Rocco Canil, Nunavutois âgé de 16 ans, est le seul participant de son territoire à s’être déplacé jusque dans la capitale nationale.

«On m’a dit que ça faisait des années que personne du Nunavut n’a participé au PJP. Je me sens honoré, c’est un privilège d’être ici et de vivre cette expérience pas mal exceptionnelle. Peu de gens ont la chance d’accéder au Sénat pour un Parlement jeunesse», reconnait le Franco-Nunavutois.

Parlement jeunesse

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ontario) — La dixième législature du Parlement jeunesse pancanadien (PJP) se tenait du 8 au 12 janvier dans la nouvelle Chambre du Sénat à Ottawa. Depuis 20 ans, la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF) orchestre le PJP aux deux ans, permettant à des jeunes d’expression française de partout au pays de se glisser dans la peau d’un parlementaire.

Le but de cette simulation est de faire vivre à des jeunes de 16 à 25 ans l’expérience de la Colline du Parlement. À cet effet, les participants prennent part à l’activité en tant que députés, ministres, pages (pour les moins de 16 ans) ou encore en tant que journalistes, afin d’assurer une couverture médiatique en temps réel des évènements du PJP.

Parlement jeunesse

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – Du 9 au 12 janvier 2020, Adrien Buote était le ministre de l’Énergie et de l’Infrastructure au sein du Parlement jeunesse pancanadien (PJP) à Ottawa. Dans le réseau des parlements jeunesse, Adrien est un doyen. «C’était mon 6e parlement jeunesse. J’ai fait trois PJP et trois Parlements jeunesse de l’Acadie. En janvier 2021, je serai le premier ministre du Parlement jeunesse de l’Acadie», précise Adrien Buote.

À titre de ministre de l’Énergie et de l’Infrastructure, Adrien Buote a été un des trois ministres à avoir proposé un projet de loi à ses collègues du parlement. «Mon projet de loi a été adopté en 2e lecture vendredi. Il s’agit de l’autosuffisance nationale. Il y est question d’autosuffisance énergétique et aussi d’autosuffisance alimentaire.

Langues officielles

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – Le 13 janvier 2020 marquait le 20e anniversaire du jugement historique en Cour suprême du Canada en faveur des parents de Summerside, confirmant leur droit à une école française en vertu de l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés.

Les codemanderesses étaient Noëlla Arsenault (Cameron à l’époque) et Madeleine Costa (alors Petitpas), représentées par Me Robert McConnell.

Dans un article publié le 19 janvier 2000, La Voix acadienne titrait : «La Cour suprême du Canada rend un jugement unanime : La plus belle journée du millénaire pour les parents de Summerside».

Chronique

L’EXPRESS, Ontario. «Toute ma vie, je me suis battu pour la francophonie et pour l’égalité des deux communautés linguistiques… Peut-être que la guerre que j’ai menée toute ma vie rapportera quelque chose, et ce, même si les défaites s’additionnent.»

C’est ce qu’écrit Michel Bastarache dans une autobiographie réalisée avec le journaliste Antoine Trépanier comme coauteur, publiée sous le titre Ce que je voudrais dire à mes enfants par Les Presses de l’Université d’Ottawa.

Une préface signée par sa compatriote acadienne Antonine Maillet prédit que «ce récit d’une vie, pétri avec le cœur autant qu’avec le cerveau, restera un joyau indispensable à tous ceux qui se penchent sur leur propre existence, parce qu’il nous révèle à la fois les plages cachées de notre passé, les ambigüités de notre présent et surtout les espoirs insoupçonnés de notre avenir».

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – L’hydroélectricité du Québec et du Labrador pourrait un jour remplacer les centrales électriques néobrunswickoises les plus polluantes, selon le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs.

Les Provinces atlantiques espèrent obtenir de l’argent d’Ottawa pour les aider à construire de nouvelles lignes de transport d’électricité entre elles et le Québec.

Les premiers ministres des quatre provinces de l’Atlantique se sont entendus lundi pour donner six mois à leurs services publics respectifs pour préparer ensemble un plan en vue de présenter une demande de financement à Ottawa.

Du 14 décembre au 5 janvier, les ornithologues professionnels et amateurs de partout au Canada ont procédé au décompte annuel des oiseaux de leur région. À Hearst, armées de leurs jumelles et de leurs appareils photo, quatre équipes sont parties explorer la ville pour compter les oiseaux.

L’évènement annuel nommé Recensement des oiseaux de Noël a été créé en 1900. C’est le projet de science citoyenne le plus ancien de l’Amérique du Nord. Pendant les campagnes, des dénombrements ont lieu d’un océan à l’autre.

L’EXPRESS (Grand Toronto) – Les médias sociaux isolent les gens dans des silos où circulent les mêmes informations souvent fausses ou trop partielles. Cela produit des résultats électoraux inquiétants et des gouvernements dysfonctionnels.

Pour redynamiser notre démocratie, il faut que le plus grand nombre de citoyens soient abonnés à une plateforme «sociétale», pas «sociale», qui fournit l’information «dont on a besoin», pas nécessairement celle qu’on demande et redemande…

Et qui décidera de ce dont on a besoin? C’est le Franco-Torontois Murray Simser et son l’application pour téléphone Citizn.

Ce diplômé de l’Université d’Ottawa, qui a milité au Parti libéral du Canada, a fait carrière dans les nouvelles technologies en Californie.

Santé

Fruit de la collaboration entre l’Institut du Savoir Montfort (ISM), le Département de médecine familiale (DMF) de l’Université d’Ottawa ainsi que la Fondation Montfort, une chaire de recherche de langue française sur la santé familiale voit le jour à Ottawa.

Si l’objectif général de la nouvelle chaire est d’améliorer les soins de santé primaires pour tous les Canadiens, elle ciblera particulièrement les communautés francophones en situation minoritaire.

Langues officielles

Selon la lettre de mandat reçue le 13 décembre du premier ministre Justin Trudeau, la ministre des Langues officielles devra moderniser et renforcer la Loi sur les langues officielles. Au Patrimoine, Steven Guilbeault devra notamment soutenir le journalisme local.

Sur les quelque 12 points du mandat de Mélanie Joly à titre de ministre du Développement économique et des Langues officielles, la modernisation de la Loi sur les langues officielles arrive au point huit (8) et se lit comme suit : «Moderniser et renforcer la Loi sur les langues officielles.

Pas moins de 105 artistes dans 19 catégories sont en nomination pour la 15e édition des Prix de musique folk canadienne, qui se déroulera les 3 et 4 avril à Charlottetown. Quelques francophones, principalement de l’Acadie, se démarquent.

Une fois les formulaires d’inscription reçus, il reste au final, en moyenne, cinq finalistes en nomination dans chaque catégorie. Une procédure de jury en deux étapes, nécessitant la participation d’une centaine de jurés qui représentent toutes les provinces, territoires et langues officielles, détermine le lauréat de chaque catégorie. Les concurrents doivent répondre à certains critères, basés particulièrement sur le talent, selon les Prix de musique folk canadienne (PMFC).

C’est donc dire que le seul fait d’être en nomination représente en soi un exploit. Alors, imaginez quand on est sélectionné dans trois catégories! C’est le cas de Vishtèn : groupe de l’année, album de l’année (traditionnel) et catégorie innovation musicale.

Le trio acadien tire son nom d’une chanson traditionnelle de l’Île-du-Prince-Édouard. Formé des sœurs Emmanuelle et Pastelle LeBlanc de la région Évangéline de l’IPÉ, ainsi que de Pascal Miousse des Îles-de-la-Madeleine, le groupe sort honoré d’avoir été sélectionné trois fois pour son album Horizons. «C’est toujours une surprise d’avoir trois nominations», commente Emmanuelle LeBlanc, multi-instrumentiste, qui s’occupe notamment de jouer des flutes irlandaises, du piano, de la guimbarde et de la podorythmie au sein du groupe.

Alors que le trio tourne beaucoup à l’extérieur du Canada, notamment dans des pays anglophones comme l’Angleterre, l’Écosse, la Nouvelle-Zélande ou l’Australie, la question du français ne semble pas poser de problèmes. «On explique nos chansons en français. Les publics pour lesquels on joue sont curieux. En Angleterre, on nous dit tout simplement que ce qu’on fait “c’est de la bonne musique”».

Les musiciens acadiens sont-ils surpris de voir que leur opus folk se retrouve dans la section innovation musicale? «On aime ça faire des expériences musicales. Oui, la musique traditionnelle est importante, mais on aime aussi toutes sortes de musique.» Le résultat donne des arrangements — auxquels les trois participent — qui intègrent des sons qui ne sont pas nécessairement typiquement traditionnels.

Quant à savoir quelle recette permet aux Acadiens d’être en grand nombre du côté francophone parmi les nommés, Emmanuelle y va de son explication, en particulier en ce qui concerne l’IPÉ : «On a une association, Music PEI, qui organise chaque année Show case PEI, une vitrine qui permet aux artistes de chez nous de se faire voir.»

Journalisme local

Au cours des dix dernières années, les compositions de Nicole Lizée, originaire de Gravelbourg, ont été interprétées par des ensembles et des orchestres dans le monde entier. La saison 2018-2019 n’a pas fait exception. Retour sur une année charnière pour la compositrice qui a connu un accueil exceptionnel en Chine.

Le 21 septembre dernier, le Carmellia Symphony Orchestra présentait sa composition Zeiss After Dark à Sacramento en Californie. Le 29 septembre, sa plus récente composition 8 -Bit Noir était interprétée par la Southbank Sinfonia en Grande-Bretagne et diffusée sur les ondes de la BBC. Ce ne sont que deux exemples des nombreuses performances à l’international des compositions de Nicole Lizée.

Journalisme local

Chevez Ezaneh est un jeune entrepreneur autochtone basé à Saskatoon, dont le français est la langue maternelle et le déné la langue paternelle. Cet ancien étudiant de l’École canadienne-française a inventé et récemment mis en marché le premier clavier en langue crie, une des nombreuses langues autochtones en voie de disparition. Entretien avec un inventeur au secours du patrimoine linguistique.

IJL : Comment t’est venue l’idée de créer le premier clavier de caractère syllabique cri? 

Chevez Ezaneh : Il y a deux ans, je réalisais un contrat consistant à numériser des livres et matériels éducatifs dans une variété de langues autochtones, dont le cri et le déné. L’un des aspects les plus chronophages de ce travail consistait à passer de la transcription manuscrite à la transcription électronique. J’ai effectué des recherches en espérant, en vain, trouver ce genre de clavier, mais il n’en existait tout simplement pas. C’est à ce moment que je me suis résolu à construire mon propre clavier.

Retour sur 2019

De l’apparition de panneaux d’arrêt jusqu’à la vedette sportive qui tient à s’exprimer en français dans les grands médias, le français rayonne dans les communautés en situation minoritaire. C’est la conclusion qu’on peut tirer du Palmarès Francopresse des personnalités influentes de la francophonie canadienne 2019, mis en place par les journalistes de la presse et de la radio communautaire du Canada.

En 2018, la solidarité dont ont fait preuve les communautés après la montée de partis politiques qui s’affichent contre le bilinguisme, les propos contestés de Denise Bombardier et les coupes annoncées par le gouvernement de l’Ontario avait fortement influencé le Palmarès Francopresse des personnalités influentes de la francophonie canadienne.

En 2019, les gestes d’éclat ont fait place aux actes de fierté identitaire qui marquent le quotidien, même si les lauréats se retrouvent souvent sous les projecteurs.

Qui a envie de passer un samedi matin dans une réunion à parler de droits d’auteurs? Les membres de la coopérative d’artistes La Palette f ont répondu en grand nombre à l’invitation lancée par la directrice de CARFAC Maritime, Anna Rail, le 16 novembre.

La directrice générale de CARFAC Maritimes, et la présidente de l’organisme, une artiste en textile établie à Summerside, Nancy D. Cole, ont toutes deux été impressionnées par le nombre de personnes qui a assisté à l’atelier.

Atlantique

Réalisatrice de séries documentaires et de courtes dramatiques, Pamela Gallant, originaire de Wellington à l’Île-du-Prince-Édouard, vient de remporter le plus important prix de l’organisme «Women in the Director’s Chair», au Festival du film de Whistler en Colombie-Britannique.

La cinéaste acadienne a remporté ce prix en nature pouvant atteindre 200 000 $ en services et locations pour un projet de long métrage scénarisé qui est réalisé par une femme canadienne.

Ce prix a l’objectif d’encourager un plus grand nombre de longs métrages qui sont réalisés par des femmes canadiennes et des minorités sexuelles.

Avec la construction de la nouvelle école secondaire communautaire et la poursuite du dossier des lois sur les langues officielles à Ottawa, l’année 2020 sera charnière pour les commissaires de la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY).

Élus au début du mois de novembre, les cinq commissaires de la CSFY viennent tout juste d’entamer un mandat de trois ans. Cette élection, la première faute de candidats depuis 2013, illustre la «vitalité de la communauté», pense Hugo Bergeron, seul nouveau visage parmi les commissaires. «Ça donne un mandat qui est fort», souligne-t-il.

Bilan 2019

Militants, cinéastes, éducateurs, fondateurs de journaux, agriculteurs ou pêcheurs, anciens membres de l’Ordre de Jacques-Cartier : bon nombre de personnages influents, pour qui la langue était un moteur de leur engagement, sont décédés en 2019. Pour la première fois cette année, de concours avec les journaux membres de l’Association de la presse francophone, Francopresse présente une liste – non exhaustive – d’acteurs qui ont marqué la francophonie canadienne, à leur échelle, et qui nous ont quitté au cours de l’année qui s’achève.

François Bélair

(Ontario)

Décédé le 14 juillet 2019 à l’âge de 64 ans

François Bélair a œuvré au journal communautaire Le Carillon Avant de devenir copropriétaire et éditeur du journal Le Reflet et de créer le journal The News. En 2008, il est devenu le directeur du développement commercial pour les Éditions André Paquette qui a acquis ses deux journaux. Il a aussi été impliqué dans Le Vision, L’Argenteuil et Le Journal à Cornwall.

Au Canada, à quels enjeux sont confrontées les communautés francophones? Quels évènements ont marqué l’actualité en 2019? Francopresse présente un bilan de la francophonie en 2019 pour chacune des régions : l’Atlantique, l’Ontario, l’Ouest et le Nord.

En Ontario

En septembre, soit 10 mois après avoir annoncé la suspension du financement de l’Université de l’Ontario français, le gouvernement provincial est revenu sur sa décision. Dans une entente convenue avec le gouvernement fédéral, les deux parties d’en assurer le financement.

Par ailleurs, le portrait démographique de l’Ontario fait toujours état du vieillissement de la population francophone. L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) revient sur ce vieillissement dans son Livre blanc sur le vieillissement des francophones en Ontario. Dans cet ouvrage, l’AFO relève certaines lacunes concernant l’accès aux services de soin en français pour les Franco-Ontariens, en particulier l’insuffisance de services de résidence et de soins de longue durée en français, le ratio actuel étant de neuf foyers de résidence de longue durée offrant des services en français pour 744 000 personnes. L’AFO déplore aussi le manque de documentation sur l’état de santé de près d’un million de francophones en situation minoritaire révélé suite à une étude conjointe entre le Consortium national de formation en santé (CNFS) et la Société Santé en français (SSF).

Lors du colloque «Les médias francophones sous toutes leurs coutures» tenu à l’Université Sainte-Anne en Nouvelle-Écosse en octobre dernier, le professeur Michael Poplyansky et l’assistant de recherche Fredrick Etommy, tous deux à l’Université de Regina, ont présenté «Une vitrine sur les longues années 1970 : la première décennie de L’Eau vive».

Les deux chercheurs ont exposé la genèse du journal de langue française de la Saskatchewan L’Eau vive, né en 1971. Ils ont notamment présenté son rôle dans les débats sociopolitiques qui marquaient la province au début des années 1970 et ont offert quelques réflexions sur l’importance des médias comme source archivistique.

Immigration

Si l’augmentation des nouveaux arrivants au pays ces dernières années, accentuée par l’arrivée de réfugiés, posent toujours un défi afin de bien les accueillir, ceux-ci font face à de nombreux obstacles pour se refaire une vie normale avec les services de base.

Au Nouveau-Brunswick, plusieurs efforts sont faits pour faciliter l’arrivée et l’intégration des nouveaux arrivants dans une province qui fait face à des défis démographiques majeurs. En fait, la province et la plus vieillissante au Canada.

Le Nouveau-Brunswick a donc grand besoin de nouveaux résidents, mais il reste encore plusieurs lacunes pour faciliter leur intégration.

L’accès au logement et aux soins de santé vient rapidement à l’esprit. Cependant, les participants à une table ronde sur la question tenue récemment à l’Université de Moncton ont soulevé un aspect plus méconnu : les soins en santé mentale.

Selon Reem Fayyad, analyste de recherche et politiques au Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick, cela touche particulièrement ceux qui ont vécu un traumatisme. «Ce sont des gens qui ont dû quitter leur pays et déménager dans une nouvelle communauté, parfois par décision, parfois pour des raisons économiques ou sécuritaires.»

Lors d’un sondage mené par le Conseil auprès des nouveaux arrivants, un immigrant ou réfugié sur cinq a dit, au cours de la dernière année, avoir senti le besoin de consulter un professionnel en santé mentale ou émotionnelle.

Or, l’attente pour consulter un professionnel de la santé mentale peut être très longue. À Moncton, la liste d’attente pour un rendez-vous chez un psychiatre, par exemple, est de deux ans. Et cette liste compte près de 600 personnes.

Pour les nouveaux arrivants, à cela s’ajoute le problème de la langue. Certains, surtout les réfugiés, ne parlent ni l’anglais, ni le français, et si oui, pas à un niveau où la communication est adéquate pour une bonne compréhension. Dans certaines langues, les interprètes sont rares. Il faut faire appel à des services par ligne téléphonique. Parfois, on demande à un membre de la famille, comme un enfant du patient qui a appris l’une des deux langues en fréquentant l’école, ce qui peut donner lieu à des situations embarrassantes.

Comme bien des fêtes, Noël invoque de nombreuses traditions, dont l’arbre de Noël et le gui («mistletoe»).

Quoique les sapins ont été utilisés pour célébrer des festivals d’hiver pendant quelque 1000 ans, le premier arbre de Noël dont l’histoire fait mention remonte à 1576 à Turcheim en Alsace (région anciennement de l’Allemagne, maintenant française).

Traditionnellement, on décorait l’arbre de roses faites en papier, représentant le jardin d’Adam et Ève : de pommes, représentant le fruit interdit (de nos jours les boules de Noël ont remplacé les pommes); de guirlandes, représentant la prospérité; de tranches de pain, représentant la présence du Christ (maintenant remplacées par des décorations en forme d’étoile). Au-dessus de l’arbre, on plaçait soit une étoile représentant l’étoile de Bethléem ou un ange représentant l’Archange Gabriel.

À l’approche du temps des Fêtes, le lait de poule, aussi appelé « eggnog », fait son apparition dans les réfrigérateurs des marchés d’alimentation. En 2016, Statistiques Canada a comptabilisé, au pays, la vente de 2,6 millions de litres de lait de poule en novembre et de 5,2 millions de litres en décembre. Mais d’où vient le lait de poule ? Et pourquoi lui avoir donné un tel nom alors qu’on sait très bien que les poules ne donnent pas de lait, mais bien des œufs !

Pour plusieurs, cette boisson à base de lait, de crème, de sucre, d’œufs, d’épices et d’alcool est un incontournable à l’approche des Fêtes. Elle permet de se réchauffer tout en se détendant!