Aldrin avec, en fond, le module lunaire Eagle
Aldrin avec, en fond, le module lunaire Eagle

Cinquantenaire d’Apollo 11 : Quand l’homme décrocha la Lune

Francopresse. Le 20 juillet à 22 h 56, heure de Houston, trois héros atteignent pour la première fois de l’histoire la Lune. Neil Armstrong et Buzz Aldrin foulent l’astre de la nuit contemplé des millénaires durant depuis la Terre.

Le 20 juillet à 22 h 56, heure de Houston aux États-Unis, trois héros de l’espace atteignent pour la première fois de l’histoire la Lune. Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins, ce dernier resté à bord, foulent l’astre de la nuit contemplé des millénaires durant depuis la Terre. Retour sur cet évènement fondateur de la conquête spatiale.

Aldrin salue le drapeau américain déployé à la surface de la Lune.

Quatre jours et 384 000 kilomètres plus tôt, Apollo 11 décolle depuis Cape Canaveral sous le regard d’un million de spectateurs venus sur les plages de Floride contempler les explorateurs de l’espace. À 68 km d’altitude, le premier étage de la fusée Saturn V, la plus puissante jamais construite, se détache et tombe dans l’océan. Le deuxième étage propulse l’appareil en orbite à environ 170 km d’altitude. Puis, la fusée tourne autour de la Terre, prenant son élan pour poursuivre sa traversée spatiale. Enfin, le réacteur du troisième étage pousse la fusée hors de l’orbite terrestre vers la Lune, à 40 000 km/h.

Eagle, le module lunaire abritant les trois Américains, alunit au sud-ouest de la mer de la Tranquillité. Neil Armstrong est le premier à poser le pied sur l’astre encore vierge de toute empreinte humaine. «C’est un petit pas pour l’homme, un bond de géant pour l’humanité.» Ces mots trouvent un écho via la télévision et la radio auprès d’un demi-milliard de personnes sur Terre.

Les astronautes restent 21 heures et 36 minutes sur la surface de la Lune et collectent 22 kilos de roche. Leur trajet de retour, d’une durée de 60 heures environ, s’achève le 24 juillet dans l’océan Pacifique, au large d’Hawaï. Le module de commande Columbia contenant l’équipage est repêché par le porte-avion USS Hornet avec à son bord le président Richard Nixon.

Décollage d'Apollo 11 le 16 juillet 1969
L'équipage d'Apollo 11 en quarantaine après leur retour sur Terre, auquel rend visite Richard Nixon
Le module de commande Columbia, qui a ramené les astronautes sur la Terre, est exposé au National Air and Space Museum à Washington

La victoire d’une course politique

Cette conquête lunaire intervient en pleine guerre froide. La Lune se trouve alors au cœur de l’affrontement entre les Américains et les Soviétiques. Ces derniers ouvrent le score en 1957 avec le placement en orbite du tout premier satellite artificiel, Spoutnik. Puis, en avril 1961, ils envoient le premier humain dans l’espace, Youri Gagarine. La première femme cosmonaute, Valentina Terechkova, suivra en 1963. «C’était un grand choc pour le reste du monde, explique Michael Unger, coordinateur des programmes au Centre spatial H. R. MacMillan à Vancouver. On se disait que les États-Unis n’étaient peut-être pas la première puissance mondiale après tout.»

En réponse, la NASA est fondée en 1958. L’Administration nationale de l’aéronautique et de l’espace a un but pour les Américains : rattraper leur retard dans la course à l’espace. «La menace de frappes nucléaires était bien présente. Si les Soviétiques avaient la technologie nécessaire pour faire décoller une fusée, ce pourrait bien être la fin pour le monde occidental», replace dans le contexte Michael Unger.

Le 25 mai 1961, lors d’un discours au Congrès, le président Kennedy affiche sa volonté d’envoyer un Américain sur la Lune. Afin de franchir cette «Nouvelle Frontière», Kennedy lance le programme spatial Apollo la même année, l’alimentant d’«un énorme afflux d’argent et de matière grise», souligne Michael Unger. Au total, près de 400 000 personnes participeront au programme et 25 milliards de dollars seront injectés (soit plus de 150 milliards en dollars ajustés à 2019), un budget «astronomique» représentant jusqu’à 4 % du PIB national.

L'empreinte d'Aldrin
Vue depuis le sol de la fusée d'Apollo 11, Saturn V

Un exploit national

Les missions progressent vite. Le premier satellite américain, Explorer I, est mis en orbite en 1958. Le premier astronaute, Alan Shepard, est envoyé dans l’espace en mai 1961, devancé seulement d’un mois par Youri Gagarine. Entre octobre 1968 et mai 1969, les missions Apollo 7, 8, 9 et 10 sont exécutées, servant de répétitions. «Les missions Apollo ont changé la donne», ponctue Michael Unger. Non sans quelques ratés : Apollo 1 emporte la vie de trois astronautes, morts dans un incendie lors d’une répétition au sol.

Lorsque le pari est fait au début des années 1960, aucun Américain n’est encore allé dans l’espace, note Robert Lamontagne, astrophysicien au Centre de recherche en astrophysique du Québec. «C’était un défi très audacieux. Tout était planifié en une série d’étapes, du programme Mercury à Apollo, en passant par Gemini.» Les Américains s’appuient sur l’inventeur des terribles fusées V-2 utilisées pendant la guerre, l’ingénieur nazi Wernher von Braun, exfiltré en 1945 vers les États-Unis avec ses meilleurs scientifiques.

Après juillet 1969, cinq autres missions Apollo atteignent la Lune. Dix astronautes, tous américains, fouleront à leur tour le sol lunaire. Le dernier alunissage remonte à 1972, date à laquelle le programme Apollo est arrêté. Il faut attendre Donald Trump pour que l’Amérique pense à rendre une nouvelle visite à l’astre blanc, prévue d’ici 2024 avec le programme Artémis.

En face, un nouveau concurrent, la Chine, premier pays à poser un engin sur la face cachée de la Lune en janvier 2019 et désireux d’y construire une base d’ici 2030. «C’est le retour de la compétition, perçoit Robert Lamontagne. Les Chinois sont très proactifs avec leur programme de taïkonautes.» En ligne de mire, l’établissement d’une colonie lunaire et la conquête de Mars. «La Lune serait un pied-à-terre qui servirait de tremplin», figure l’astronome. L’astre de la nuit n’a pas fini de faire rêver.

Francophonie

FRANCOPRESSE – En amont du Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes qui aura lieu les 16 et 17 juin 2020 une rencontre entre une cinquantaine de jeunes Québécois et Franco-Canadiens s’est déroulée en fin de semaine à Québec. Une façon pour le gouvernement du Québec d’écouter sa jeunesse et celle de ses voisins provinciaux.
Éducation

LE VOYAGEUR (Ontario) – Le professeur de philosophie Denis Hurtubise a analysé les inscriptions à l’Université Laurentienne de Sudbury, entre 2000 et 2018. Il se sert de son étude pour mettre en garde les dirigeants et les communautés francophones contre l’effritement insidieux du poids démographique.
Ouest canadien

L’EAU VIVE (Saskatchewan) – Après une année 2019 florissante pour Mario Lepage et son groupe Ponteix, les musiciens se tournent vers le Vieux Continent. Fin janvier, le trio est parti à la rencontre du public français pour tester les eaux du marché outre-Atlantique. L’année 2020 pourrait ainsi marquer un saut de plus vers l’accomplissement pour la formation musicale fransaskoise.
Ouest canadien

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ouest) — Le 29 janvier, Adriana LaGrange, ministre albertaine de l’Éducation, présentait un rapport d’expert censé orienter la future réforme des programmes scolaires. Ce dernier ne fait aucune mention des perspectives francophones, ce qui inquiète la communauté. «Il semblerait que rien ne va changer», rassure la Fédération des Conseils Scolaires Francophones de l’Alberta (FCSFA) après avoir pris contact avec le Ministère.
Santé

FRANCOPRESSE – Les messages apparaissent accompagnés d’émojis souriants à l’écran : «C’est comme une tarte citron pistache, un régal!» ou bien encore : «Chaque saveur que je goute est encore meilleure!» Dans les messages postés sur Instagram, les publications flatteuses sur le vapotage se comptent par milliers. Premières cibles : les adolescents.
Journalisme

FRANCOPRESSE —Afin de rendre hommage au chroniqueur et journaliste Réjean Paulin, décédé le 2 février, Francopresse a sélectionné quelques-unes des chroniques qu’il avait écrites pour Francopresse et les journaux membres de l’Association de la presse francophone, depuis 2015.
Entreprise

AGRICOM (Ontario) – Votre ferme ou votre entreprise a-t-elle établi un plan d’urgence? Pensez-vous être prêt à toute éventualité? Le 15 janvier, Tom Baker, le gestionnaire des incidents au sein du Feather Board Command Centre est venu partager quelques conseils lors de la Conférence sur la volaille de l’est de l’Ontario, conseils qui s’appliquent très bien à toutes sortes de situations.
Nord canadien

AURORE BORÉALE (Yukon) – Quand la vague de froid dure plus de quelques jours, mieux vaut faire face à la réalité : impossible de rester sous les couvertures indéfiniment! Et quand il est question de sortir, que ce soit pour des activités récréatives ou pour des obligations professionnelles ou familiales, il est important de savoir prendre les devants.
Journalisme local

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Territoires) Le jeudi 30 janvier, une soixantaine d’athlètes ont pris le départ de la Montane Yukon Arctic Ultra, une course considérée comme l’une des plus difficiles au monde. Rencontre avec les membres de l’association suisse Out’Cha qui participent à l’épreuve des 300 miles.
Chronique

Ça doit bien faire plus de 30 ans que nous, Canadiens-Français du ROC (Rest of Canada), nous plaignons du pauvre service des réseaux nationaux de Radio-Canada. Nous savons que le «Ici» dans Ici Radio-Canada veut, la plupart du temps, dire Ici Québec. Voici une petite histoire qui illustre bien ce que nous percevons. Et ce n’est pas parce qu’on en rit que c’est drôle.
Ontario

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ontario) – En septembre 2019, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et la Fédération des aînés et retraités francophones de l’Ontario (FARFO) ont publié leur Livre blanc sur le vieillissement des francophones en Ontario. On y peint le portrait d’une population proportionnellement plus âgée que la moyenne provinciale, légèrement moins éduquée et significativement moins à l’aise financièrement que sa contrepartie anglophone.
Journalisme

Le journaliste et observateur de la francophonie au Canada et dans le monde, Réjean Paulin, est décédé le dimanche 2 février. M. Paulin avait signé plus de cent chroniques chez Francopresse depuis 2015.
Atlantique

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – Il y a seulement quelques mois, La Commission scolaire de langue française (CSLF) aurait pu décider de réviser l’ensemble de ses politiques, sans que personne le sache. En effet, bien que les réunions aient toujours été publiques, très peu de personnes y assistaient dans le passé. Puis, par souci de transparence, voici que les ordres du jour sont diffusés à l’avance, que des procès-verbaux sont rendus publics et que les réunions sont diffusées en direct sur Facebook, et qu’elles peuvent être visionnées en tout temps.
Santé

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Alors que le web regorge de «coachs santé», d’entraineurs personnels et d’influenceurs diffusant des conseils nutritionnels à portée de clic, des diététistes professionnelles mettent en garde contre les régimes et les plans alimentaires «prescrits» par les individus non immatriculés.
Affaires autochtones

Initiative de journalisme local – APF (Ontario) – Francophones et Autochtones ont parfois été alliés au Canada. Y compris en Ontario. Champlain l’avait compris, lui qui s’était aventuré au-delà de la rivière des Outaouais. Les liens tissés entre les deux groupes furent importants. Le métissage souvent bénéfique. Pourtant, il y eut une cassure. Avec les pensionnats.
Santé

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Saskatchewan) – La démence est une pathologie encore taboue. Pourtant, les maladies cardiovasculaires, maux de notre époque, font partie du problème. C’est la leçon donnée par la Cité universitaire francophone de l’Université de Regina qui a organisé, le 15 janvier, la retransmission du webinaire «Ne laissez pas s’éteindre votre cerveau. Sept règles pour éviter la démence».
Immigration

Initiative de journalisme local – APF (Saskatchewan) – Le Réseau en immigration francophone de la Saskatchewan s’est réuni le 14 janvier à Regina pour faire le point. D’ici quelques mois, en s’appuyant sur le témoignage des organismes d’accueil et des nouveaux arrivants eux-mêmes, un rapport sera produit pour dresser le portrait de l’immigration des francophones dans la province de cette dernière décennie.
Acadie

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – Le comité de coordination dont David Keenlyside est membre s’est réuni officiellement une première fois le 14 janvier. Cependant, quelques tâches ont été accomplies d’avance, comme l’élaboration d’un logo. Le directeur ne nie pas que l’organisation ait pris du temps pour démarrer, mais il est sûr que d’ici quelques semaines, les astres vont s’aligner.

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – Le gouvernement libéral de Justin Trudeau a annoncé la création d’un nouveau programme d’immigration. Municipalités et chambres de commerce pourront choisir les immigrants. Une annonce bien accueillie à l’Île-du-Prince-Édouard, confrontée à une pénurie de main-d’œuvre.