Alec Maillet-Haydock, jeune fermier de Richibucto-Village, dénonce le fait que des gens laissent encore leurs ordures sur la plage, en 2019.

Ces vacanciers qui laissent leurs déchets sur la plage

Acadie Nouvelle, NB. Malgré les efforts de sensibilisation, il y a toujours beaucoup de gens qui laissent leurs ordures sur les rivages. Des écologistes rappellent ramasser ses déchets fait une grande différence.

Malgré les efforts de sensibilisation, il y a toujours beaucoup de gens qui laissent leurs ordures sur les rivages. Des écologistes rappellent que le fait de ramasser ses déchets est une petite action qui fait une grande différence.

Alec Maillet-Haydock, jeune fermier de Richibucto-Village dans Kent, se rend presque quotidiennement à la plage de Cap-Lumière pour jouer du banjo. Vers 20h, après avoir rangé son instrument, il se promène sur le rivage avant de rentrer chez soi.

Ce qu’il observe le désole.

«Je trouve, de plus en plus, que les gens laissent traîner leurs déchets, et ce, malgré les efforts que tous font pour sauver la planète. Beaucoup de vacanciers ne pensent presque jamais à ramasser leurs déchets sur la plage et dans d’autres lieux publics.»

«Chaque soir je dois ramasser un six pack vide de bière en canette, des paquets de gomme, des verres et des sacs en plastique et même des chaises. Nommez-le, je l’ai probablement trouvé.»

En ramassant les ordures dans son petit coin de plage isolé, il ne peut pas s’empêcher de penser au reste de la côte est de la province, particulièrement aux secteurs prisés par les touristes.

«Tous ces déchets vont directement dans le détroit [de Northumberland]. C’est un désastre.»


Des milliers de livres de déchets

La plage de Cap-Lumière n’est pas un cas isolé. Des centaines de bénévoles de Dalhousie à Cap-Pelé participent chaque année à des collectes de déchets côtiers dans le cadre d’une initiative nommée Ménage ton rivage. Parrainé par l’organisme de Caraquet Gestion H2O, le projet a permis de ramasser, chaque année, 4300 livres de déchets sur 75 kilomètres de côte, depuis trois ans.


Lire l’article dans son intégralité sur le site du journal Acadie Nouvelle

C’est vrai que la rentrée d’automne sera marquée par les élections canadiennes. Mais il n’y a pas que ça dans la vie! Théâtre, littérature, chanson et humour vous donnent rendez-vous tout au long de l’automne et même au-delà! Quelques idées pour agrémenter vos soirées au coin des premières attisées ou tout simplement pour bien meubler votre agenda.

S’il faut en croire le site du Regroupement des éditeurs franco-canadiens (REFC), «la littérature franco-canadienne est plus effervescente que jamais en cette rentrée littéraire 2019». Plus de 60 titres sortent des presses des éditeurs de l’Acadie, de l’Ontario et de l’Ouest canadien. Histoire d’avoir envie de tourner les pages des nouvelles publications, un aperçu de ce que vous pourrez trouver dans votre librairie préférée.

 

Du côté jeunesse

Puisque les amoureux de la littérature de langue française doivent se former dès l’enfance, quelques nouveaux titres du côté de la littérature jeunesse.

Carole Dion avait déjà publié deux ouvrages avec son héroïne Magalie. En voici un troisième aux Éditions Interligne avec Magalie et les lettres anonymes. Mais d’où viennent donc ces missives qui épient les moindres faits et gestes de Magalie au point qu’elle vient à douter de sa famille et de ses amis?

Le personnage de Benoît, créé par l’autrice acadienne Diane Carmel Léger revient cette fois-ci dans un univers fantastique Les feux follets de Tatamagouche, le tome 2 de Les Acmaq, aux Éditions La Grande Marée.

Au fil d’un album illustré par elle-même, Nathasha Pilotte fait découvrir aux tout-petits l’univers de Luna… un chat plutôt boudeur! Publié aux Éditions Bouton d’or Acadie.

 

Du côté de la fiction

Les Éditions acadiennes Perce-Neige proposent le volet final de la saga policière Pour toi mon amour pour toujours de Suzan Payne avec le troisième titre Joëlle. Un roman qui promet de tenir le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page!

Les Éditions Prise de parole mettent de l’avant la culture autochtone avec le roman Le baiser de Nanabush de Drew Hayden Taylor, traduit de l’anglais par Éva Lavergne. La tranquillité de la réserve anishinabe de Lac-aux-Loutres sera troublée par l’arrivée d’un séduisant étranger. La cheffe de la communauté a beau être séduite, tous ne seront pas conquis.

On reste en Ontario avec Les Presses de l’Université d’Ottawa et la parution d’un nouveau titre pour Maurice Henrie, La maison aux lilas. Un recueil de nouvelles dans lequel humour, réflexion et expérience de vie se combinent.

 

Du côté de la poésie

Bertrand Nayet publie aux Éditions du Blé son deuxième carnet de poésie, à deux degrés du paradis. Ce second volet de la trilogie Les Carnets de mythologies appliquées «aborde le thème de l’éternel travail du présent qui nous façonne et que nous façonnons à notre tour.»

Français d’origine et cuisinier de profession, il parcourt le monde depuis de nombreuses années. Il y a un an, Guillaume Sitter est arrivé au Yukon pour travailler en tourisme. À présent, il est bud tender, c’est-à-dire vendeur de cannabis.

Guillaume Sitter est arrivé au Yukon en novembre dernier. Comme beaucoup d’autres immigrants avant lui, la nature, l’aventure et les grands espaces l’ont attiré ici. Un autre facteur a également pesé dans la balance de ses choix : les occasions d’emploi.


L’emploi et l’aventure

Au Yukon, où le taux de chômage est le plus bas du pays (2,7 % en 2018), Guillaume n’a pas eu de difficulté à se trouver un emploi. « Je voulais sortir des grands centres comme Vancouver. J’étais cuisinier et c’était difficile d’y trouver un emploi décent, il y avait beaucoup de concurrence, raconte-t-il. Je suis venu au Yukon, car je cherchais quelque chose de différent. Et je savais que c’était quand même un pôle touristique. Je me doutais que je pourrais y trouver un emploi. »

Très vite, il est devenu guide pour une compagnie touristique locale.

Désormais Sourdough, c’est-à-dire ayant vécu un hiver complet au Yukon, il a choisi de quitter le monde du travail saisonnier et de se chercher un emploi plus stable. L’emploi qu’il a trouvé n’est pas des plus communs, encore moins pour un ressortissant français : Guillaume Sitter est maintenant Bud tender, ou autrement dit, vendeur spécialisé de cannabis, dans la boutique locale Triple J’s Canna Space.

Pour le moment, Guillaume Sitter a un visa vacances-travail. Mais il a commencé les pourparlers avec ses employeurs, car il envisage la résidence permanente. « Ici, on a besoin de travailleurs, donc on les respecte. Je me sens beaucoup plus respecté dans mon travail », explique-t-il.

Officiellement en campagne électorale depuis le 2 septembre, les Ténois sont appelés aux urnes le 1er octobre. Le nombre de candidates ne passe pas inaperçu. Chez les francophones, la question de l’accès à l’enseignement dans la langue de son choix retient l’attention.

Au cours de cette élection, plusieurs enjeux sont sur la table pour les Franco-Ténois, qui forment 2,8 % de la population, selon le sociolinguiste québécois Jacques Leclerc.

La Fédération franco-ténoise (FFT) cherche des subsides pour la création d’un centre culturel et communautaire et œuvre à attirer dans la capitale les Jeux de la francophonie canadienne de 2023.

Des appuis à l’Assemblée seront appréciables, même si le fédéral joue toujours un rôle majeur dans le financement de quoi que ce soit aux Territoires du Nord-Ouest (TNO). «C’est certain qu’il y a du travail à faire, considère la directrice de la FFT, Linda Bussey. Il faut présenter nos projets et bien les vendre. »

Des changements au gouvernement pourraient améliorer sa relation avec la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest (CSFTNO), marquée par d’incessants procès, le dernier portant sur l’admission des non-ayants droit.

Le député sortant de Frame Lake, Kevin O’Reilly, est vraisemblablement le seul politicien à avoir publiquement dénoncé la dilapidation de l’argent public en frais de cours. Peu ont également, comme lui, diffusé leur plateforme électorale en français.

La députée sortante Julie Green se range à ses côtés. «Cette question a ressurgi plusieurs fois quand je faisais du porte-à-porte, dit-elle. La CSFTNO devrait pouvoir se gouverner comme le font les autres commissions scolaires et décider qui va à l’école. […] C’est un niveau d’interférence qui n’existe pas ailleurs.»

Les simples élus ont toutefois peu de pouvoirs pour changer cette attitude belliqueuse, qui s’est perpétuée sous plus de quatre ministres de l’Éducation, et à laquelle, dit-on, les hauts fonctionnaires ne sont pas étrangers.

Une semaine avant le lancement des élections fédérales, la ministre Mélanie Joly a signé devant public un nouveau protocole d’entente sur les langues officielles dans l’enseignement. Mais la libérale n’a pas distribué des copies à ses invités ni diffusé le document. Pour cause : le texte est confidentiel en attendant le parafe des provinces et territoires. À quoi rime l’évènement?

Une quinzaine de représentants d’organismes ont assisté à l’annonce du 4 septembre à l’école Louise-Arbour d’Ottawa. Certains ont qualifié d’historique le nouvel accord du Programme des langues officielles dans l’enseignement (PLOE).

«Le Canada et les provinces et territoires se sont entendus sur le texte d’un nouveau protocole d’entente pour soutenir l’enseignement en français dans les communautés en situation minoritaire, précise le communiqué de Patrimoine canadien (PCH), et l’enseignement de la langue seconde pour la période de 2019-2020 à 2022-2023.»

Au plan financier, les chiffres du ministère confirment une enveloppe d’un milliard sur quatre ans jusqu’à 2023. C’est dans la continuité du plafonnement des protocoles depuis 2003, à quelque 1,3 milliard pour chaque entente quinquennale. L’année 2018-2019 aurait fait l’objet d’une entente ponctuelle.


Une entente pas encore signée

Les intervenants en éducation n’ont pas été en mesure de citer les détails de l’entente, et le Service de relations avec les médias du ministère explique pourquoi. «Le nouveau protocole sera rendu public une fois ratifié par tous les signataires, d’après la porte-parole Martine Courage. En attendant, vous pouvez consulter le protocole précédent.»

Même réponse au Conseil des ministres de l’Éducation (Canada), l’intermédiaire entre les trois niveaux de gouvernement. «Les provinces et territoires font actuellement les démarches internes pour faire approuver et signer le protocole», précise Colin Bailey, le directeur des communications. Le processus pourrait s’étendre sur «plusieurs semaines».


Pour contrer le réchauffement climatique, chaque geste compte. C’est dans cette optique que Jessica Correa a mis en place la communauté «Random Acts of Green» (RAOG), il y a trois ans et demi. L’idée s’est depuis transformée en application mobile, que la créatrice a présentée à Charlottetown le 9 septembre.

L’incubateur d’entreprises Startup Zone de Charlottetown a accueilli deux groupes d’intéressés, le matin et le soir, qui ont bravé les relents de l’ouragan Dorian pour en apprendre davantage sur «chaque petit geste compte».

À la suite de l’attaque de deux sites pétroliers en Arabie saoudite, le 14 septembre, les prix du pétrole brut ont grimpé d’environ 15 % sur les marchés internationaux, le 16 septembre. Qu’en sera-t-il du prix de l’essence?

Herb Emery, président par intérim du département de sciences économiques à l’Université du Nouveau-Brunswick, signale par courriel que les Néo-Brunswickois devront vraisemblablement payer plus à la pompe.

«Je pense que les répercussions principales se feront sentir sur le prix en gros du pétrole brut, ce qui pourrait avoir un impact sur la raffinerie de Saint-Jean», a-t-il expliqué.

«Si la raffinerie néo-brunswickoise peut assurer un prix suffisamment élevé pour ses produits transformés, l’augmentation du prix du pétrole brut pourrait ne pas avoir d’impact défavorable. Par contre, si les prix de détail ne s’ajustent pas, les marges de profit réduites pourraient entrainer une diminution de la production et donc, une augmentation des prix.»

En ce début de campagne électorale, le dossier de la modernisation de la Loi sur les langues officielles est au cœur des préoccupations des acteurs de la francophonie canadienne. L’exercice de modernisation de la Loi lancé en mars 2019 par la ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie suscite des attentes élevées, et ce dans une multitude de domaines, dont l’immigration, l’éducation et l’offre de services en français.

Pour la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, une nouvelle mouture de la Loi plus contraignante est nécessaire pour enrayer les problèmes de structure et de culture gouvernementale qui rendent sa pleine application impossible. Une modernisation réaffirmerait aussi l’importance de la dualité linguistique pour le Canada.

Pour le président de l’organisme, Jean Johnson, «si on ne fait pas ce travail [de moderniser la Loi] maintenant, tous les autres enjeux seront affectés de manière négative. On va toujours demeurer dans un statuquo de stagnation, d’un gouvernement qui n’a pas les outils nécessaires pour assurer que la Loi soit respectée. On a besoin d’une vraie loi, on a besoin d’une loi qui ait des dents.»

M. Johnson soutient avoir obtenu l’engagement de l’ensemble des principaux partis politiques d’inclure le dossier de la modernisation à leur programme électoral.


Reddition de compte en matière de services 

Selon Isabelle Dasylva-Gill, directrice générale de la Société Saint-Thomas-d’Aquin de l’Île-du-Prince-Édouard, la priorité des Acadiens et des francophones de la province est d’avoir accès à des services gouvernementaux dans leur langue.

Toutefois, à l’heure actuelle, les ententes fédérale-provinciales par lesquelles le gouvernement fédéral finance l’offre de services en français dans les provinces sont peu contraignantes. Il est souvent difficile de déterminer de quelle manière l’argent est dépensé. Selon Mme Dasylva-Gill, cette lacune pourrait être abordée dans une version modifiée de la Loi.

«Quand on est au bout de la chaine, on n’a pas toujours l’information à savoir où l’argent est allé et s’il est bien utilisé pour ce qui avait été convenu avec le fédéral, croit la directrice. C’est vraiment un élément important pour suivre le travail fait par rapport à l’offre de services en français.»

En cette « année des langues autochtones » décrétée par l’Organisation des Nations-Unies (ONU), la survivance de la langue ancestrale des ojicrees qui habitent la Première Nation de Constance Lake, dans le nord-est de l’Ontario, semble compromise. C’est du moins ce qui ressort des échanges avec l’agent culturel Standsinwater rencontré à l’occasion du pow-wow célébré annuellement en aout.

Le Nord (LN) : Parlez-nous du programme « Retrouver notre langue ».

Standsinwater (SiW) : Dans la communauté Premières Nations de Constance Lake, nous sommes en train de perdre notre langue. En tant qu’adulte de 60 ans, cela me préoccupe, car nous n’avons plus tellement d’ainés qui la parlent encore. Les gens de mon âge comprennent le cri, mais nous avons du mal à le parler. Ceux plus jeunes que moi ne le parlent pas du tout.

Pour leurs parents ou caretakers, le cri n’est plus la langue maternelle ; il est devenu leur langue seconde, la première étant l’anglais. Et cela nous inquiète beaucoup, nous autres de la vieille génération, et nous voulons faire quelque chose.

Nous avons donc formé un comité de personnes intéressées à retrouver et à maintenir notre langue. Présentement, nous réalisons un sondage et nous demandons aux gens ce qu’ils ressentent face au cri, s’il est important pour eux, s’ils en ont besoin, et quelle est leur langue native. Nous posons environ 30 questions aux vieux et aux jeunes de plus de 15 ans. Le comité cherche ainsi à savoir quelle est la situation réelle de la langue native dans notre communauté.

La Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest se tourne vers les tribunaux pour suspendre la décision du gouvernement territorial de refuser l’admission de cinq élèves non-ayants droit aux écoles de langue française.

«Il y a eu trois dépôts de demandes d’injonction interlocutoire à la Cour suprême des TNO pour demander que trois des cinq familles [dont la demande d’admission de leur enfant a été rejetée] aient accès à l’école francophone en attendant les révisions judiciaires qui, elles, seront déposées au courant des prochains jours, en début de semaine prochaine au plus tard», a annoncé le président de la Commission scolaire francophone des TNO (CSFTNO), Simon Cloutier.

La CSFTNO s’engage à communiquer et à expliquer aux parents d’élèves francophones sa décision de retourner devant les tribunaux avant la fin septembre.

Les procédures de révisions judiciaires que cherche à enclencher la commission scolaire sont analogues à celle menée au printemps dernier pour le cas de l’élève W. B. La révision judiciaire s’était alors soldée par une décision favorable à la famille, enjoignant à la ministre de l’Éducation de réexaminer sa décision en tenant compte de l’intention réparatrice de la loi. En juillet, le gouvernement a interjeté appel de la décision. Cet appel n’a toujours pas été entendu.

Entre temps, la ministre s’était engagée à réexaminer (ou, dans un des dossiers, à examiner pour une première fois) les cinq cas impliqués dans le présent litige, notamment celui de W. B. À la fin aout, il a été annoncé que les réexamens avaient été menés et que la ministre maintenait ses refus.

La nomination de Brenda Murphy comme représentante de la Reine au Nouveau-Brunswick fait grincer des dents à la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick.

Brenda Murphy, activiste pour les droits des femmes et ancienne conseillère municipale de Grand Bay-Westfield, a aussi œuvré au sein de la Société d’inclusion économique et sociale du Nouveau-Brunswick afin de tenter de réduire les impacts de la pauvreté.

Selon Robert Melanson, président de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick  (SANB), il ne s’agit pas de remettre en question le travail d’activiste de Brenda Murphy dans les domaines de la réduction de la pauvreté et de l’égalité des genres.

Il estime cependant que la représentante de la Couronne devrait pouvoir exercer ses fonctions dans les deux langues officielles de la province.

La Franco-Ontarienne Brigitte Noël a remporté, le 15 septembre, un Gémeau pour son reportage Des thérapies bidon pour guérir l’homosexualité. De plus, le Gémeau pour meilleure composante numérique pour une émission de séries de variété a été remis à la boite torontoise Machine Gum Productions.

Brigitte Noël a remporté le Gémeau du meilleur reportage original produit pour les médias numériques en collaboration avec son collègue vidéaste Matt Joycey du Journal de Montréal. Ce reportage consistait à infiltrer des organismes religieux québécois qui entretenaient des pratiques de réorientation sexuelle jugées douteuses. Publié novembre 2018, ce reportage a nécessité pas moins de quatre mois de travail.

La francophone originaire de Sturgeon Falls n’en est pas à son premier prix. En 2017, Brigitte Noël avait remporté le prestigieux prix Judith-Jasmin de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec pour son article Les illusions et désillusions de la meute, alors qu’elle travaillait pour le média Vice.

Environ 54 % d’enseignants du niveau primaire ontariens auraient été victimes d’actes de violence durant l’année scolaire 2017-18. Un pourcentage «alarmant» affirment les chercheurs de l’Université d’Ottawa à qui se sont confiés près de 1700 professionnels du milieu.

Cette violence serait en croissance constante depuis quelques années, selon les professeurs responsables de l’étude Chris Bruckert et Darcy Santor. En 2005, un sondage de la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (FEESO) nous apprenait que 36 % des enseignants disaient avoir subi de l’intimidation par un élève — et 22 % par un parent — au moins une fois durant leur carrière.

«Les répondants à notre sondage rapportent des taux plus élevés dans la seule année 2017-18 que dans l’étude plus ancienne [de la FEESO] qui demandait aux enseignants de dire ce qu’ils ont vécu durant l’entièreté de leur carrière», écrivent les chercheurs.

La 16e édition du Forum national des jeunes ambassadeurs s’est tenue en Colombie-Britannique du 11 au 16 aout derniers. L’évènement rassemble des élèves bilingues du secondaire de partout au pays pendant une semaine durant laquelle ils apprennent à devenir des ambassadeurs du bilinguisme.

Des discussions concernant les défis et les avantages d’être bilingue sont mises en avant pendant ces cinq jours de formation. Sélectionnés pour leur passion et leur dévouement envers la langue française et le bilinguisme, trente jeunes de 10e et 11e année y ont pris part.

Valentine Gilloots, coordonnatrice des communications du promoteur, Français pour l’avenir, dresse un portrait très positif du séjour : «C’était vraiment un bon groupe cette année. Ils étaient très motivés et sont revenus avec des idées plein la tête. C’était vraiment sympa comme évènement.»

La mort de Greg Thompson, ministre des Affaires intergouvernementales du Nouveau-Brunswick, ne fera pas immédiatement basculer la balance du pouvoir à l’Assemblée législative de la province, selon des politologues.

Malgré le fait que les conservateurs détenaient tout juste les 25 sièges nécessaires pour former une majorité avec l’appui du parti People’s Alliance, la perte d’un de leurs sièges aura peu d’impact en raison du départ du député libéral Brian Gallant le 7 octobre.

L’équilibre se rétablit et le statuquo est maintenu, selon Mario Levesque, politologue à l’Université Mount Allison.

Le Nouveau-Brunswick n’interviendra finalement pas dans le litige portant sur l’éducation francophone en milieu minoritaire. La dispute judiciaire qui oppose le gouvernement de la Colombie-Britannique au Conseil scolaire francophone et à la Fédération des parents francophones de cette province pourrait avoir un impact sur les droits des francophones partout au pays.

Le Nouveau-Brunswick devait présenter un mémoire le 12 septembre.

Andrea Anderson Mason, procureure générale de la province, avait affirmé à l’Acadie Nouvelle, en aout, qu’elle ferait part à la Cour suprême des particularités de la dualité linguistique en éducation au N.-B.

Fredericton s’était attiré les critiques de plusieurs organismes de la société civile acadienne pour son refus d’expliquer clairement la position qu’il entendait défendre dans ce dossier devant la plus haute cour du pays.

Louis-Philippe Roy, chercheur yukonnais spécialisé dans l’étude du pergélisol pour Northern Climate ExChange du Collège du Yukon, s’est joint à une équipe internationale en avril dernier. Son objectif : étudier la situation du pergélisol sur les côtes de l’île Herschel, dans le Grand Nord du Yukon, et l’impact de ses variations sur l’environnement.

Louis-Philippe Roy se dresse au bord de l’océan Arctique, à l’extrême nord du Yukon, plus précisément sur la côte de Qikiqtaruk ou l’île Herschel. Là où certains ne voient qu’une étendue de glace et de neige, lui sait que le sol situé en dessous de lui est instable et qu’il dégèle à une vitesse préoccupante.

Chercheur en pergélisol au Northern Climate ExChange du Collège du Yukon, Louis-Philippe Roy étudie les sols gelés depuis 2012. Il a acquis une grande expérience dans les méthodes de recherche sur terrains complexes, notamment par climat froid. Son expertise se situe tout particulièrement sur les méthodes de forage de pergélisol pour l’échantillonnage.

Âgé de 30 ans, il a déjà à son actif des expéditions effectuées en Alaska, au Nunavut, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Yukon. Originaire de Montréal, il a élu domicile à Whitehorse à la suite d’une visite estivale avec sa compagne. Comme beaucoup de Yukonnais, les grandes étendues et les occasions de profiter du plein air ont charmé le jeune couple qui a décidé de s’installer ici. «Je venais de terminer une maîtrise en paléogéomorphologie et palynologie», explique-t-il.

Récemment, il a fait partie du projet Nunataryuk. Il s’agissait de l’étape d’échantillonnage d’un projet quinquennal visant à déterminer les effets du dégel du pergélisol côtier et sous-marin sur le climat mondial.

Depuis 1970, l’organisme Portage Atlantique soutient les jeunes de 14 à 21 ans qui présentent une dépendance à des substances toxiques, comme les drogues et les stupéfiants. Des quelque 500 personnes qui passent chaque année par le centre de Cassidy Lake, au Nouveau-Brunswick, 88 % présentent une dépendance au cannabis. La venue prochaine des produits de cannabis comestibles n’est donc pas sans inquiéter les intervenants de Portage.

 «Le but de vendre ces produits, c’est entre autres de minimiser les effets de la consommation de fumée. Par contre, ça va faire en sorte que les produits comestibles vont devenir de plus en plus familiers au public, et je trouve qu’il y a encore beaucoup d’éducation à faire à ce sujet avant que ça n’arrive», souligne Luc Desjardins, chef de service à Portage Atlantique.

Un documentaire d’une soixantaine de minutes sur la dualité linguistique au pays a été lancé lundi. Il se veut un reflet de la tournée nationale Bonjour My Friend effectuée par les ambassadeurs Laura Lussier et Shaunpal Jandu dans dix provinces, d’avril à juin, et des commentaires qu’ils ont reçus lors de conférences et de vox pop, de Victoria à Saint-Jean (Terre-Neuve-et-Labrador).

Le documentaire et un livre en lien avec les commémorations du 50e anniversaire de l’adoption de la première Loi sur les langues officielles ont été lancés lundi soir à Ottawa. L’évènement était organisé par la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures. « Nous avons parlé à des jeunes, des moins jeunes, des gens d’organismes communautaires et d’écoles pour promouvoir, célébrer et sensibiliser la population canadienne à la dualité linguistique », a expliqué Mme Lussier, qui vit à Winnipeg. Les deux ambassadeurs se sont dits enchantés par la réception qu’ils ont eue des gens durant leur traversée du pays, et ce, même si certaines personnes rencontrées ne sont pas très chaudes à l’idée des langues officielles.

La campagne de quatre semaines, déclenchée par le Parti progressiste-conservateur après trois ans de pouvoir, marque l’histoire politique du Manitoba avec l’élection d'une diversité : trois candidats noirs, dont la néodémocrate queer Uzoma Asagwara (Union Station). Le premier ministre Brian Pallister garde une solide majorité, avec 36 des 57 sièges, quatre de moins qu’en 2016.

«Il n’y a absolument aucun doute que le Manitoba est la province la plus améliorée, a déclaré le leadeur devant ses partisans en liesse. Nous sommes la pierre angulaire, le centre du Canada. Nous ne sommes plus le secret le mieux gardé du pays.

«Et l’an prochain, a poursuivi le chef Pallister (Fort Whyte), quand nous allons marquer le 150e du Manitoba, on va honorer notre histoire. Mais on va aussi célébrer notre avenir. Nous allons de l’avant!»

Le scrutin de 2019 signale une remontée de six sièges pour le Nouveau Parti démocratique sous la direction de Wab Kinew (Fort Rouge), élu en 2017 suivant le départ du premier ministre Greg Selinger. Dans son comté, il a défait le chef James Beddome du Parti vert, qui restera exclu de la Législature.

«Les électeurs nous ont envoyé un message très clair, a déclaré le néodémocrate devant ses troupes. Ils ne veulent pas seulement que nous soyons la conscience du Manitoba et l’opposition officielle, mais la voix progressiste de la province.» Selon Wab Kinew, le NPD formera le gouvernement manitobain en 2023.

Qu’est-ce que la Loi sur les langues officielles a changé dans la vie des communautés francophones au Canada depuis 1969? A-t-elle eu des répercussions sur l’estime de soi des Franco-Canadiens? Qu’est-ce qui pourrait être amélioré? Autant de questions auxquelles tentent de répondre certains acteurs proches de la francophonie canadienne, en particulier dans l’Ouest.

«Le français est tellement minoritaire qu’il est perçu comme une langue étrangère, davantage que le chinois ou le pendjabi.» Cette constatation vient de Christian Deron de la Fédération des francophones de la Colombie-Britannique (FFCB). Le coordonnateur des relations gouvernementales et de la recherche au sein de la FFCB constate même qu’après toutes ces années, certains s’étonnent encore que les francophones aient accès à l’école française. «Pourquoi, moi, n’aurais-je pas le droit d’envoyer gratuitement mon enfant à l’école chinoise?» Voilà encore le genre de réaction qui subsiste 50 ans plus tard.

Après tout, selon le recensement de 2016, les chiffres de Statistique Canada sont éloquents : 92 % des jeunes francophones en situation minoritaire sont bilingues alors que du côté anglophone en situation majoritaire, ils le sont à 12 %.

Pourtant, la Loi sur les langues officielles (LLO) a permis aux francophones d’avoir accès à leurs écoles et de les gérer eux-mêmes. Mais attention, là-dessus Raymond Hébert est catégorique : «C’est la Charte des droits et libertés de 1982, qui a amené l’augmentation d’écoles françaises grâce à l’article 23, et non la LLO», tient à spécifier celui qui fut sous-ministre adjoint pour le Bureau d’éducation française au Manitoba.

Cet important point de la charte stipule que «les citoyens canadiens dont la première langue apprise et encore comprise est celle de la minorité francophone ou anglophone de la province où ils résident ou qui ont reçu leur instruction au niveau primaire, en français ou en anglais, ont, dans l’un ou l’autre cas, le droit d’y faire instruire leurs enfants, aux niveaux primaire et secondaire, dans cette langue.»

La crise sur le financement de l’Université de l’Ontario français aura duré neuf mois, suite aux coupes du gouvernement Ford en 2018. Des milliers de militants ont pris la rue, soulevant un élan de solidarité pancanadienne. Les pressions ont porté fruit. Mais pas de résolution en vue pour le Commissariat aux services en français, l’autre victime de l’austérité conservatrice.

Une entente de principe de 126 millions sur huit ans a été conclue le 7 septembre après des mois de tiraillements entre la ministre fédérale des Langues officielles, Mélanie Joly, et la ministre provinciale des Affaires francophones, Caroline Mulroney. L’accord signé à quelques semaines du scrutin fédéral permettrait d’accueillir la première cohorte dans deux ans.

«Cette entente vient dissiper toute incertitude, selon Dyane Adam, présidente du Conseil de gouvernance de l’Université de l’Ontario français (UOF), et nous donne l’oxygène nécessaire pour poursuivre la lancée de la première université autonome de langue française de l’Ontario.

«On a travaillé avec acharnement, diplomatie et confiance. On avait envisagé toutes les options, mais j’ai toujours cru dans la stratégie politique. On a continué à parler du projet pour que les décideurs puissent se l’approprier. On a réussi à changer la vision du gouvernement ontarien», croit-elle.

Une quinzaine de maisons de production de langue française établies en milieu minoritaire sont en nomination pour des prix Gémeaux, qui viendront récompenser l’excellence en télévision au Canada français le 12 septembre.

C’est le cas de Slalom, une entreprise de production à Ottawa qui est en nomination cinq fois avec Medhi et Val et La malédiction de Jonathan Plourde. Cette dernière est finaliste dans les catégories meilleurs textes et meilleure série dramatique, les deux fois aux côtés des Pays d’en haut, et pour la direction photo. Mehdi et Val est pour sa part en nomination pour la meilleure émission jeunesse fiction, comme Passe-Partout, ainsi que pour sa composante numérique.

D’autres studios se sont aussi démarqués. C’est le cas de Zazie Films et Machine Gum Productions, tous deux de Toronto, et Ça Tourne Productions de Caraquet au Nouveau-Brunswick. Zazie Films et Ça Tourne Production s’affrontent pour le Gémeaux de la meilleure émission documentaire société avec Hymne migratoire et Nos hommes dans l’Ouest. Le travail de réalisation d’Hymne migratoire est aussi salué. Machine Gum, qui l’avait emporté en 2018 avec Balade à Toronto, est cette fois retenu pour la composante numérique de Balade.

Véritable bête de scène, Ulysse Girard brule les planches de Whitehorse depuis plusieurs années. Pour assouvir sa passion du standup, le Franco-Yukonais doit néanmoins se tourner vers Montréal.

Ulysse Girard navigue depuis plusieurs années sur la scène artistique locale de Whitehorse. Pourtant, même si le Yukon foisonne de culture, l’adolescent de 17 ans doit voyager tous les étés depuis trois ans à Montréal pour pratiquer sa passion du standup en français.

Fruit du hasard — ou du destin — Ulysse Girard n’avait jamais vraiment pensé devenir humoriste avant de s’inscrire à la période d’entrainement humoriste organisé par l’École nationale de l’humour (ENH). «J’avais 12 ou 13 ans quand j’ai commencé à regarder des humoristes à la télé. Par hasard, ma famille et moi sommes allés sur le site internet de l’ENH et c’était le premier jour de la première année où ils ont sorti le programme.»

Basée à Montréal, l’ENH offre la chance aux jeunes de 12 à 17 ans de pratiquer l’art subtil du comique. «Ils ont été ben surpris que le premier inscrit [au programme] ait été un Yukonais», se souvient en riant Ulysse.

Joseph-Bernard Chabert de Cogolin, aussi connu sous le nom du Marquis de Chabert, a écrit l’ouvrage au début des années 1750. De plus, l’exemplaire résidant désormais à la bibliothèque de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard aurait appartenu à Samuel Holland, célèbre arpenteur, reconnu pour avoir créé la toute première carte moderne précise de l’Î.-P.-É.

Voyage fait par ordre du roi en 1750 et 1751, dans l’Amérique septentrionale : pour rectifier les cartes des côtes de l’Acadie, de l’isle Royale & de l’isle de Terre-Neuve, et pour en fixer les principaux points par des observations astronomiques a été publié en 1753 en France.

«L’ouvrage a beaucoup de valeur et présente un travail important en soi, mais ce qui nous excite particulièrement de cette copie spécifique, c’est la connexion directe avec Samuel Holland, qui est une figure historique iconique pour l’Île-du-Prince-Édouard», explique avec enthousiasme Simon Lloyd, archiviste universitaire et bibliothécaire des collections spéciales à la bibliothèque Robertson.

Il a orchestré la cérémonie qui a eu lieu le 26 aout dernier, pour accueillir officiellement le livre au sein de la collection d’ouvrages historiques. Étaient aussi présents le donateur, Jeffrey Barglowski, ainsi qu’un descendant de Samuel Holland, George Dalton.

La Lune, Woodstock, le Abbey Road des Beatles, les manifs contre le Vietnam, le FLQ. 1969 n’était pas qu’année érotique comme le susurraient Gainsbourg et Birkin. C’était aussi la fin d’une décennie marquée au Québec et au Canada français par une émergence de revendications. Tout cela pavait le chemin à une véritable reconnaissance des deux langues officielles au Canada, ce qui sera fait avec la Loi sur les langues officielles.

Avec la Révolution tranquille des années 1960 au Québec, la marmite linguistique bout de plus en plus. Et pas seulement sur les rives du Saint-Laurent.

L’intransigeance du maire de Moncton, Leonard Jones, à l’égard de certains services en français est formidablement illustrée dans L’Acadie, l’Acadie?!? de Michel Brault et Pierre Perrault. L’adoption des lois établissant les écoles publiques françaises survient en 1968 en Ontario. Dans l’Ouest, au Manitoba, «la francophonie manitobaine est toujours en train de militer activement pour le retour du français comme langue d’enseignement, sur un pied d’égalité avec l’anglais» comme l’explique le directeur général adjoint de la Société de la francophonie manitobaine, Jean-Michel Beaudry.

Avant de déposer leur bulletin de vote dans l’urne le 10 septembre, au-delà des questions sur la bonne gestion des finances de la province ou la réorganisation du système de santé, quels sont les principaux enjeux que surveillent les Franco-Manitobains?

38, 12, 4. Non, ce ne sont pas les numéros gagnants du prochain gros lot! C’est plutôt le nombre de députés qu’avaient respectivement conservateurs, néodémocrates et libéraux à la dissolution du parlement manitobain. Trois sièges étaient également détenus par des députés indépendants exclus plus tôt de leur parti.

Pour le politologue et professeur émérite de l’Université de Saint-Boniface, Raymond Hébert, les derniers sondages indiquent qu’il y a peu de doutes sur la réélection des conservateurs. La question est plutôt de savoir quel sera le score des libéraux. «Le parti s’est positionné comme parti du centre gauche, le même terrain que les néodémocrates de Wab Kinew.» Les candidats de Dougald Lamont vont-ils s’effondrer au moment du vote, se questionne M. Hébert?

D’autre part, avec 13 % des intentions de vote, «les Verts de James Beddome ont peut-être une chance de faire élire un député», selon M. Hébert. Celui-ci ajoute «qu’historiquement, à Winnipeg, c’est un NPD qui se fait élire.» Rappelons que Greg Salinger fut un francophone et francophile convaincu du temps où il occupa le poste de premier ministre entre 2009 et 2016.

Le milieu médiatique francophone est bouleversé depuis que le Groupe Capitales Médias a demandé, le 19 aout, une protection juridique contre ses créanciers. Un sens d’urgence aurait émergé lors d’audiences publiques à Québec : le besoin d’agir avant qu’il ne soit trop tard pour la presse locale et régionale. La menace pèse sur les Franco-Ontariens.

Pour les six quotidiens du Groupe, l’avenir dépend des gouvernements. Le gouvernement du Québec a consenti un prêt d’urgence de cinq-millions et nommé un président intérimaire pour gérer le processus d’achat ou de restructuration. Toutefois, le soutien de Québec devra attendre les conclusions d’une récente commission parlementaire.

Pour sa part, le cadre d’une aide annoncée par Ottawa pourrait ne pas survenir avant le scrutin du 21 octobre. L’appel aux urnes pourrait être lancé incessamment.

Le président et éditeur du Droit, Pierre-Paul Noreau, sonne l’alarme. «J’aimerais que le fédéral, qui a octroyé 595 millions dans le budget, adopte rapidement sa règlementation.» Si c’était fait avant les élections, estime-t-il, «le Groupe deviendrait plus intéressant à acheter. Le fédéral a tout en main pour règlementer et nous faciliter la vie. Il ne reste pas grand temps et ça m’inquiète.»

Adoptée à la toute fin de la législature, la nouvelle Loi sur l’éducation postsecondaire des Territoires du Nord-Ouest ouvre la porte à l’offre de programmes universitaires bilingues aux territoires.

«C’est ça notre objectif. Tout à fait !», lance sans détour la directrice générale du Collège nordique francophone, Josée Clermont, quand on lui demande si le collège pourrait éventuellement décerner des programmes de niveau universitaire accrédités en français à Yellowknife.

Avec l’adoption, la semaine dernière, de la Loi sur l’éducation postsecondaire ce vieux rêve de la communauté franco-ténoise pourrait passer de l’ambition à la réalité dans un horizon pas si lointain.

«Nous, nous avons un plan en marche échelonné sur cinq ans», annonce Josée Clermont.

La législation définit les critères permettant l’accréditation d’un établissement d’éducation postsecondaire en vue de l’habiliter à décerner des grades et, ultimement, des diplômes. Avant l’adoption de cette loi, l’idée même d’un diplôme universitaire ténois, sans égard à la langue d’enseignement, n’était pas envisageable. Maintenant la donne a changé.

L’Acadie Nouvelle se rappelle le Sommet de la Francophonie de 1999 avec deux dossiers, dont voilà le premier volet. Il y a 20 ans, Moncton accueillait pendant trois jours une cinquantaine de chefs d’État. Dieppe attirait en parallèle des milliers de visiteurs dans le premier Village de la Francophonie. Le bilan est considérable.

Le drapeau acadien a bien failli ne pas flotter lors de la cérémonie d’ouverture du Sommet de la Francophonie organisé à Moncton. Il a finalement été levé à la dernière minute. L’Acadie prenait ainsi officiellement sa place in extrémis aux côtés des autres nations de langue française.

Plus de mille journalistes en provenance du monde entier l’ont vu. Certains travaillaient pour de grands médias comme Le Point ou l’Express, des magazines français qui ont publié des articles de fond à propos de l’Acadie sur leur première page.

Ils ont aussi découvert Moncton avec étonnement, tant les circonstances semblaient hors normes pour «la ville sans charme de 70 000 habitants», telle que l’a décrite le quotidien français Libération.

L’Alliance des femmes de la francophonie canadienne dénonce les méfaits de l’iniquité salariale et de ses incidences sur les régimes de retraite des femmes.

L’iniquité salariale et ses effets sur les fonds de retraite : il s’agit de la principale inquiétude des femmes, révèle une consultation pancanadienne. Lily Crist, présidente de l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC), qui a mené l’étude terrain avec la Chaire de recherche sur la francophonie et les politiques publiques de l’Université d’Ottawa, sonne l’alarme.