Brad MacDonald, candidat du Parti pour la protection des animaux du Canada à Moncton

Ces tiers partis qui s’invitent au scrutin du 21 octobre

Ils ont à cœur la protection des animaux ou de l’héritage chrétien au pays, le bien-être des anciens combattants ou l’implantation d’un régime marxiste-léniniste au pays. Dans le cadre de l’élection fédérale 2019, Élections Canada a autorisé 21 différentes formations politiques à prendre part au scrutin.

Les candidats ont parfois le mérite d’ajouter à leur plateforme électorale des idées qui sortent de l’ordinaire, comme celle de nationaliser les restaurants Tim Hortons du Canada, de forcer les Canadiens de Montréal (le club de hockey) à mettre sous contrat un minimum de dix joueurs québécois chaque année ou d’affirmer que les changements climatiques sont un simple canular.

Il va de soi qu’aucun de ces tiers partis ne représente une véritable menace dans les différentes circonscriptions pour les principaux partis politiques et ne risque éventuellement de former le prochain gouvernement.

De fait, libéraux et conservateurs se sont échangé le pouvoir au pays depuis l’élection de John A. Macdonald en août 1867.

Au Nouveau-Brunswick, ce sont 11 différents partis politiques qui apparaissent sur les bulletins de vote de l’une ou l’autre des 10 circonscriptions et qui ont commencé à être distribués vendredi, au jour 1 du vote par anticipation.

À l’exception du plafond des dépenses électorales permises qui diffère d’une formation politique à une autre et des invitations à participer aux débats électoraux qui se font plutôt rares, les tiers partis ainsi que leurs candidats disposent sensiblement des mêmes privilèges que les partis traditionnels.

C’est dans la circonscription de Fredericton où l’on retrouve le plus grand nombre d’aspirants-députés et la plus grande variété d’idées politiques, avec la présence de candidats du Parti vert, libéral, conservateur, libertarien, communiste, populaire, pour la protection des animaux et du NPD.


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Santé

FRANCOPRESSE (National) – Même avec tout l’amour du monde pour celui ou celle qu’ils aident, les personnes proches aidantes ont aussi besoin de répit. C’est vrai en milieu minoritaire comme partout ailleurs, et la consultante indépendante auprès d'organismes communautaires francophones de l'Ouest canadien Agathe Gaulin l’a vite compris. Depuis 20 ans, elle tente d’implanter le système du baluchonnage dans les communautés franco-canadiennes, particulièrement dans l’Ouest. 

L’idée originale vient de l’organisme Baluchon Alzheimer, établi au Québec depuis 1999. Sa mission est «d’offrir du répit, du soutien et de l’accompagnement aux aidants qui désirent garder à domicile leur proche atteint de la maladie d’Alzheimer ou autre maladie apparentée». 

Pour y arriver, Baluchon Alzheimer a mis en place les «baluchonneuses», des accompagnatrices spécialisées qui prennent le relais des aidants à domicile pour des périodes de 4 à 14 jours, 24 heures sur 24.

Les femmes et les 30 ans +

Selon l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC), 54 % des proches aidants sont des femmes. Avec tout ce que nous fait vivre la COVID-19, «ce sont dans ces moments-là qu’on s’aperçoit que leur travail est essentiel», constate la présidente de l’organisme, Lily Christ.

En aout 2019, l’Institut Angus Reid dévoilait dans une étude qu’un Canadien sur quatre âgé de 30 ans et plus avait déjà été un proche aidant. Encore chez les 30 ans et plus, une personne sur trois prévoit le devenir d’ici quelques années.

Le groupe des 40-60 ans est encore plus concerné par la question : depuis 2016 au Canada, toujours selon l’étude, il y a davantage de citoyens âgés de plus de 65 ans que d’enfants de moins de 14 ans. Le rôle des proches aidants est appelé à augmenter, ce qui touche particulièrement les femmes.

Comment faire pour que les proches aidants tiennent le coup? Selon Agathe Gaulin, il faut implanter le baluchonnage en s’inspirant du modèle québécois.

Aînées et aînés

FRANCOPRESSE (National) – S’activer pour briser l’isolement des personnes âgées : c’est la mission que se donnent quelques associations membres de la Fédération des ainées et ainés francophones du Canada en pleine guerre contre la COVID-19. Des initiatives qui devraient porter fruit, notamment grâce au programme téléphonique ConnectAînés.

Il y a deux semaines, Francopresse faisait état d’un grand projet de la Fédération des ainées et ainés francophones du Canada (FAAFC) pour vaincre l’isolement des personnes ainées en 2020. Les choses étant ce qu’elles sont avec le coronavirus, la FAAFC et ses partenaires passent à une vitesse supérieure.

Service téléphonique pour discuter, échanger, dialoguer sur différents sujets, ConnectAînés devait être lancé officiellement vers la mi-avril avec l’objectif de contacter 4 000 personnes. Sans mentionner de chiffre précis, le directeur général de la FAAFC, Jean-Luc Racine, parle de «réajuster à la hausse» cet objectif. Le lancement risque aussi d’être devancé.

L’Alberta à l’avant-plan

Pour ConnectAînés, la FAAFC s’est inspirée d’un projet préexistant en Alberta. Nicolette Horvath, assistante en développement de projets à la Fédération des ainés franco-albertains (FAFA), a démarré ce concept en 2019.

Une première expérience a eu lieu en mai. Mme Horvath a fait plusieurs présentations «pour présenter le projet ConnectAînés, démontrer comment le système de visioconférence (Zoom) fonctionne pour participer aux sessions et, le plus utile, pour répondre aux questions des participants potentiels en personne.»

Rappelons que ConnectAînés est un programme téléphonique gratuit, semblable à la version anglophone Seniors’ Center Without Walls (SCWW). Il offre des activités récréatives, de l’information sur des sujets comme la santé et le bienêtre ainsi que des conversations amicales en français pour les personnes de 50 ans et plus sur des thèmes aussi divers que l’optimisme et les souvenirs d’école.

ConnectAînés brise l’isolement, Nicolette Horvath en est convaincue. «C’est très utile. Ça permet de contacter entre 3 et 6 personnes à la fois. Ça dure entre 30 et 60 minutes, une fois à toutes les deux semaines.»

Ça, c’était à la mi-mars. En raison de la pandémie, la directrice générale de la FAFA, Alizé Cook, précise qu’ils sont passés à trois séances par semaine. Le nombre de participants a également doublé. Lors d’une réunion d’information avec une infirmière sur le coronavirus, on comptait 12 participants.

Mais comme on ne veut pas parler exclusivement de la COVID-19, au cours des prochaines séances, les participants auront droit à un café-philo! «Tant que la situation oblige les gens à rester chez eux, on offrira au moins deux séances par semaine», assure Mme Cook.

Santé

L’AQUILON (Territoires du Nord-Ouest) – Suzanne Houde est née à Giffard, une petite municipalité du Québec qui en 1976 devient le quartier Beauport (arrondissement de Québec qui se trouve au bord du fleuve Saint Laurent). Elle va à l’école à Loretteville, à côté de la réserve Wendake, chef-lieu de la nation huronne-wendat.

À l’école, dans laquelle elle excelle dans la sémantique de la langue française, elle aime partager avec ses amies et sa famille des histoires et des légendes. C’est à Québec qu’elle commence des études d’infirmière, discipline qu’elle abandonne avant d’être certifiée, pour devenir coiffeuse et gardienne d’enfants. En 1987, elle épouse André Légaré. Ils vivront dix ans dans plusieurs villes de l’Ontario et du Québec avant d’arriver aux Territoires du Nord-Ouest et s’installer à Yellowknife en 1997.

Suzanne Houde ouvre une garderie à la maison et tombe en amour avec la ville de Yellowknife et la nature nordique qui se développe sur le roc précambrien. À cette époque, un groupe de francophones revendique leur droit de vivre en français auprès de législateurs et de bureaucrates du gouvernement ténois qui résiste à la pleine application de la Loi sur les langues officielles du Canada. Une situation qui rappelle à Suzanne Houde, les récits qu’elle avait entendus dans son enfance sur les évènements historiques antérieurs à la Révolution tranquille. Une situation qui pèse profondément sur son unilinguisme francophone.

Santé mentale

LE FRANCO (Alberta) – La pandémie de coronavirus qui frappe le monde nous plonge dans un scénario de film de science-fiction. Confinement, effondrement de l’économie, omniprésence de discours politiques et de statistiques sur l’épidémie, tout cela provoque une anxiété difficile à gérer. Connie Leclair, psychologue à Calgary, donne ses conseils pour mieux vivre cette crise historique.

Médecins, infirmiers et infirmières, et autres membres du personnel soignant sont érigés en héros de toute la société. Bien moins exposés à la lumière, les psychologues sont aussi sur le qui-vive. L’Association des psychologues en Alberta a d’ailleurs publié un document (en anglais seulement) sur les bons comportements à adopter pour faire face à cette crise sanitaire mondiale.

L’épidémie est bien plus virale sur les écrans que dans la vie réelle. Que ce soit dans les médias ou sur les réseaux sociaux, et par conséquent dans les discussions du quotidien, le coronavirus est partout. Il répand la peur et l’angoisse.

Ce contexte est essentiel afin d’encourager les citoyens à adopter les bons gestes pour éviter la contamination. Mais il peut affecter la santé mentale en créant de véritables angoisses. Pour y répondre, Connie Leclair prône «la diète émotionnelle»!

COVID-19

FRANCOPRESSE (National) – Depuis quelques semaines, la planète a les yeux rivés sur l’évolution de la COVID-19. La maladie vient avec son lot d’expressions qui ne font habituellement pas partie de notre quotidien. Et si on s’y démêlait un peu?

La COVID-19 en quelques dates

selon l'Organisation mondiale de la santé

31 décembre 2019 Un premier cas humain de la maladie est signalé à Wuhan, en Chine.

30 janvier 2020 La flambée épidémique devient une urgence de santé publique de portée internationale.

7 mars 2020 Plus de 100 000 cas se sont déclarés à travers la planète.

11 mars 2020 La situation devient pandémique.

16 mars 2020 La pandémie représente une crise sanitaire mondiale.

16 mars L’Organisation mondiale de la santé qualifie la situation de crise sanitaire mondiale.

COVID-19

FRANCOPRESSE (National) – La pandémie de la COVID-19 a d’importantes conséquences financières pour les journaux et les radios communautaires francophones à travers le pays, un secteur qui a déjà connu son lot de difficultés au cours des dernières années. Comme le mentionne le propriétaire du Moniteur acadien, Bernard Richard, «la presse écrite vivait des moments difficiles avant même la crise de la pandémie COVID-19. Ça vient ajouter au fardeau existant.»

Une baisse substantielle des revenus publicitaires

La demande en matière de publicités a chuté drastiquement avec l’arrêt forcé, par la crise sanitaire, des activités d’un grand nombre d’annonceurs habituels. Cette situation entraine une baisse substantielle et soudaine des revenus publicitaires des journaux et des radios communautaires partout au pays, au point de mettre en péril la situation financière de plusieurs médias.

«Les conseils scolaires sont de bons annonceurs, mais c’est sur la glace pour l’instant, car les écoles sont fermées. Le Centre francophone de Toronto, qui est un centre multiservice important, annonce régulièrement ses activités, mais maintenant tout ce qui est ouvert est la clinique de santé. Presque tout le monde a réduit ses activités, les commerces ont fermé. […] Ça fait beaucoup d’annonceurs qui n’ont pas besoin d’annonces ces temps-ci», explique François Bergeron, rédacteur en chef du journal L’Express de Toronto.

Selon François Côté, directeur général de l’Alliance des radios communautaires (ARC) du Canada, «on parle de 50 à 80 % de perte de revenus dans la majorité des stations.» La situation est d’autant plus problématique que les impacts économiques de la pandémie se feront ressentir même après la fin de la crise.

Théâtre

FRANCOPRESSE (National) – En ce vendredi 27 mars, Journée mondiale du théâtre, quelles répliques trouvera le monde du théâtre francophone au Canada pour résister à la pandémie?

«J’ai l’immense privilège de diriger le plus vieux théâtre francophone du pays. […] Mon théâtre s’appuie sur son histoire, une histoire de cercle où je veux croire que tout le monde a sa place. […] Le théâtre, c’est un art du vivant où tout est possible tout en étant rempli d’inconnu et de mystère.» Ces extraits du message canadien de la Journée mondiale du théâtre 2020 sont signés par Geneviève Pelletier, metteuse en scène et directrice artistique et générale du Théâtre Cercle Molière à Winnipeg.

Pour Geneviève Pineault, directrice sortante de l’Association des théâtres francophones du Canada (ATFC), il est important de faire circuler ce message d’espoir même en cette période où les planches se taisent côté cour comme côté jardin.

Société

L’ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – «Monsieur, avez-vous besoin d’un repas?» C’est quelque chose qu’on entend souvent au coin des rues Mountain et Norwood, à Moncton. Même en situation de pandémie, la soupe populaire Ray of Hope Needy Kitchen offre toujours des repas à ceux qui en ont besoin.

Mais à l’instar des autres organismes en son genre à Moncton — dont Habitat pour l’Humanité, Karing Kitchen et le Food dépôt alimentaire — cette soupe populaire a dû rapidement changer sa façon de faire pour s’adapter aux mesures imposées par le gouvernement.

Depuis lundi, ils offrent des repas à emporter à tous ceux qui en ont besoin. Seuls les bénévoles entrent dans l’église pour préparer les repas, qui sont alors distribués aux passants dehors.

«Depuis que les mesures sont devenues plus sévères, on a vu que d’autres soupes populaires se tournaient vers les repas à emporter, et on a décidé d’opter pour ça nous aussi», dit Greg Fennell, gérant de la soupe populaire qui distribue maintenant des mets à emporter derrière l’Église catholique Saint-Augustin.

Budget fédéral

FRANCOPRESSE (National) – Le dépôt du premier budget du second mandat du gouvernement Trudeau était prévu le 30 mars 2020. En raison de la pandémie de la COVID-19, les travaux de la Chambre des communes sont suspendus depuis le 13 mars, et ce jusqu’au 20 avril prochain. À ce point-ci, le ministère des Finances ne dispose pas d’informations quant à la date à laquelle le budget pourrait être déposé.

La reprise des travaux pourrait être retardée davantage selon l’évolution de la situation. Un groupe restreint de députés et de sénateurs sont retournés brièvement au Parlement les 24 et 25 mars pour adopter un plan économique d’urgence de plus de 100 milliards $ pour aider les citoyens et les entreprises affectés par la crise sanitaire.

La sensibilisation aux enjeux francophones : un travail de longue haleine 

Avant l’éclatement de la pandémie, plusieurs intervenants de la francophonie canadienne avaient entrepris des activités de sensibilisation auprès des élus concernant leurs attentes par rapport au budget. À titre d’exemple, la Fédération culturelle canadienne-française (FCCF) a présenté un mémoire au Comité permanent des finances de la Chambre des communes dans lequel l’organisme recommande notamment des investissements pour développer une politique culturelle pancanadienne.

De son côté, l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC) a mené une importante consultation auprès de ses membres par le biais d’un sondage pendant les élections fédérales de l’automne dernier. Les enjeux prioritaires identifiés lors de cet exercice, tels que le renforcement des capacités par le financement des groupes de femmes francophones et acadiennes et un meilleur accès à des places en garderie, sont au cœur des attentes de l’organisme pour le prochain budget.

Des priorités fortement influencées par la COVID-19

Toutefois, comme le souligne Antoine Désilets, codirecteur général par intérim de la Société Santé en français, les préoccupations budgétaires apparaissent de seconde importance devant l’ampleur de la pandémie.

COVID-19

LA LIBERTÉ (Manitoba) – Claude Flamand, docteur épidémiologiste et chercheur à l’Institut Pasteur, répond à nos questions sur le nouveau coronavirus. L’expert a bien insisté pour souligner que ces réponses valaient en date du lundi 16 mars.

La Liberté : Existe-t-il plusieurs souches de coronavirus ?

Claude Flamand : Les coronavirus sont déjà connus pour être des virus issus majoritairement du monde animal et infectant principalement les mammifères et les oiseaux. Avant cette alerte, on en connaissait déjà six qui infectaient les hommes. Parmi eux, quatre sont des coronavirus saisonniers qui circulent chaque année en Europe mais qu’on ne surveille pas beaucoup car ils ne donnent qu’un rhume sans gravité particulière. Deux nouveaux coronavirus sont plus récemment apparus : le coronavirus du SRAS (SARS-CoV) en 2003 qui venait d’Asie, et qui a tué environ 10% des personnes infectées, et mers (MERS-CoV) entre 2012 et 2013 qui sévit toujours au Moyen-Orient avec un taux de mortalité d’environ 30 %, bien plus important que pour le nouveau coronavirus de 2019, SARS-CoV-2.

Le virus est-il volatile et est-il capable de rester dans l’air?

Dans les maladies à transmission respiratoire, on distingue vraiment le mode de contamination par l’air qui peut se faire à distance de la personne infectée, comme c’est le cas pour la rougeole, la tuberculose ou la varicelle, de celui par gouttelettes, comme la grippe ou le coronavirus qui se fait essentiellement dans l’environnement proche de la personne infectée. La différence réside dans la taille des particules capables de contenir le virus : plus elles sont petites, plus elles vont rester dans l’air. Dans le cas du coronavirus, le virus est présent dans le mucus (postillon) projeté par les malades lors d’un éternuement ou d’une toux par exemple. Il faut un contact rapproché à moins d’1,5 mètres pour être infecté par celles-ci lorsqu’elles sont dans l’air. Néanmoins les gouttelettes sont volatiles et peuvent venir se déposer plus loin sur des surfaces s’il y a de la ventilation.

D’où la question du masque...

Ontario

L’ORLÉANAIS (Orléans) – C’est à Édith Dumont qu’est revenu le prix Bernard Grandmaître 2020. L’ancienne directrice de l’éducation du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO), désormais vice-rectrice de l’Université l’Ontario français (UOF), a ainsi été préférée par le jury à l’Orléanaise Trèva Cousineau, au cours d’un gala tenu le 20 février dernier à l’Édifice de l’horticulture du parc Lansdowne. «Je me sens extrêmement reconnaissante et honorée», a affirmé la lauréate.

Elle tient toutefois à préciser qu’il s’agit d’une victoire partagée : «Quand on est francophone en milieu minoritaire, la force du développement, du rayonnement et de la pérennité de notre culture et de notre langue est un effort collectif. J’aurais souhaité que le prix se transforme en confettis pour qu’il retombe sur la communauté.»

COVID-19

La gestionnaire de projet Élodie Pastural et le vétérinaire Alain Fafard travaillent en équipe à l’institut de recherche VIDO-InterVac sur le campus de l’Université de la Saskatchewan. Leur objectif : développer le plus rapidement possible un vaccin contre la COVID-19.

Tous deux, ils rêvent depuis leur enfance de faire œuvre utile et d’être au service de la santé autant humaine qu’animale. Pour Élodie Pastoral, la crise actuelle rappelle bien d’autres pandémies de l’histoire. «Les humains ont toujours coexisté avec les bactéries et les virus. Par exemple, la peste avait décimé au Moyen-âge la moitié de la population mondiale. Mais cette menace constante, on l’a un peu oubliée en raison de la disponibilité de vaccins. Mais elle est toujours présente.»

Parmi les facteurs aggravants, l’immunologue et ingénieure de formation cite l’émergence de nouveaux pathogènes tels que le virus Zika ou Ebola, la mobilité accrue des voyageurs, ou encore l’urbanisation croissante favorisant la propagation des maladies. «C’est pourquoi on demande actuellement aux gens d’adopter des mesures de distanciation sociale», insiste la scientifique.

Alain Fafard se dit pour sa part impressionné par la réponse des Canadiens : «Je suis heureux de constater que le grand public prend des mesures préventives pour réduire le taux de transmission et éviter la panique. Afin de mettre les choses en perspective, il est important de se rendre compte que la grippe saisonnière a été aussi responsable de la mort de plusieurs milliers de Canadiens l’an dernier», rappelle-t-il.

COVID-19

Depuis le 11 mars, le gouvernement fédéral multiplie les annonces et initiatives qui ont permis aux provinces de déployer les ressources additionnelles dans les domaines relevant de leurs champs de compétence, tandis que les fonctionnaires fédéraux recevaient leurs instructions.

Ces mesures, mises en œuvre dans le cadre du Plan d’intervention économique du Canada pour répondre à la COVID-19, fourniront aux travailleurs et aux entreprises du Canada un soutien direct pouvant atteindre 27 milliards de dollars. Elles prévoient également 55 milliards de dollars pour répondre aux besoins de liquidités des familles et des entreprises canadiennes au moyen de reports d’impôts. Cela contribuera à stabiliser l’économie. Au total, ce soutien de 82 milliards de dollars représente plus de 3 % du PIB du Canada. Ce vaste plan aidera les Canadiens à payer leur loyer et leur épicerie et les entreprises à payer leurs employés et leurs factures pendant cette période d’incertitude.

Ce plan donne suite aux mesures qui ont été prises de manière concertée depuis le début de l’éclosion, dont le Fonds de réponse à la COVID-19 de plus de 1 milliard de dollars. Ce Fonds a permis de verser un financement aux provinces et aux territoires afin de renforcer leurs systèmes de soins de santé essentiels. De plus, ce plan représente plus de 500 milliards de dollars sous forme de crédit et de liquidité à l’intention des particuliers et des entreprises grâce à une coopération entre des sociétés financières d’État, la Banque du Canada, le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) et des prêteurs commerciaux pour que les entreprises puissent poursuivre leurs activités.

COVID-19

TORONTO — Depuis le début de la crise de la COVID-19 en Ontario, personne, ni au gouvernement Ford ni à la santé publique, n’a fait de déclarations verbales ou n’a répondu aux questions des médias en français. Un phénomène qui pourrait se révéler fatal pour des aînés franco-ontariens.

Bien que les communiqués de presse sont, la plupart du temps, envoyés dans les deux langues officielles, aucun des intervenants de premier plan du gouvernement Ford dans le combat contre la COVID-19 n’est en mesure d’apporter des explications en français de façon simultanée.

« Si les francophones ne sont pas capables d’avoir l’information dans leur langue en même que la population générale, ça va leur prendre plus de temps à réagir à cette information », juge Stéphanie Chouinard, professeure au département de science politique au Collège militaire royal du Canada.

La population aînée francophone en Ontario est celle qui est le moins susceptible d’être bilingue. Ce sont pourtant ces personnes qui sont les plus vulnérables au virus.

Le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), Carol Jolin, a discuté avec des intervenants au sein du gouvernement Ford pour s’assurer qu’une meilleure offre soit offerte envers les francophones de la province.

« Nos recommandations ont été reçues positivement », a déclaré M. Jolin via courriel.

Il a aussi affirmé que l’AFO communique avec la Société Radio-Canada « pour leur recommander que les conférences de presse des gouvernements du Canada et de l’Ontario soient toutes diffusées en direct avec une interprétation simultanée sur l’une ou plusieurs de leurs plateformes », ajoutant que « la Société Radio-Canada y travaille ».

Bien sûr, la traduction est un effort notable, selon la politologue Stéphanie Chouinard, mais « c’est aussi une question de précision ».

COVID-19

Les Inuits s’inquiètent de leur place dans la réponse fédérale pour soutenir la population canadienne durant la crise du coronavirus.

Deux communautés nunavoises, Coral Harbour et Cambridge Bay, ont annoncé qu’elles fermeraient leurs portes aux visiteurs dans le but de prévenir la propagation de la COVID-19 chez leurs résidents.

En effet, le Nunavut serait confronté à des défis particuliers si le virus se répandait sur le territoire. Les inégalités sociales et économiques de longue date signifient que les collectivités inuites pourraient être touchées de manière disproportionnée par le virus, précise un communiqué publié le 12 mars 2020 par l’Inuit Tapiriit Kanatami (ITK).

Dans ce dernier, l’ITK s’est adressé au gouvernement fédéral pour demander d’accorder une attention particulière aux Inuits en tant que groupe à risque élevé face à la COVID-19. L’organisme, qui représente les droits et les intérêts des 65 000 Inuits du Canada, veut assurer que le gouvernement fédéral tienne compte des communautés inuites dans la planification et la mise en œuvre de l’intervention nationale concernant le virus.

Acadie

LE MONITEUR ACADIEN (Nouveau-Brunswick) – Un grand nombre de personnes s’adonnent à ce passetemps très populaire qu’est le casse-tête. Il n’est pas difficile d’en trouver dans les résidences pour personnes âgées, dans les hôpitaux et dans bien des résidences. Connaissent-ils un regain de popularité?

Rencontrée au Vestiaire Saint-Joseph de Shédiac, Léa Léger, de Ste-Marie-de-Kent, était bien contente de tous les beaux casse-têtes qu’elle venait d’y trouver. «Il n’y a pas d’endroit comme ça par chez-nous dit-elle, et à 99 sous chacun, c’est toute une aubaine et en plus on fait du recyclage. J’en fais tout le temps et j’aime ça. Avant je faisais des courtepointes, mais maintenant c’est les casse-têtes; c’est une vraie passion. Et j’en fais de toutes les grandeurs. Cependant ma fille m’en a envoyé un de 8000 morceaux pour Noël, je l’ai ouvert et j’ai tout remis dans la boite. Ça prendrait une très grande table pour le faire et je ne suis pas certaine de vouloir relever le défi, dit-elle en riant.»

Son mari qui l’accompagne acquiesce, mais lui il n’en fait pas. Il la taquine en disant que ça la garde tranquille de faire des puzzles.

Documentaire

L’AURORE BORÉALE (Yukon) – Les immensités blanches, la nature immuable… Aucun doute, le Nord attire les mordus de grands espaces. La chaine de télévision européenne Arte a passé commande pour un documentaire philosophique qui vient d’être tourné au Yukon.

Philippe Simay est philosophe. Dans une série de 30 épisodes intitulée Habiter le monde, produite par Cinétévé pour Arte France, il s’est intéressé à la façon dont les habitats racontent les modes de vie autour du globe.

Une équipe de trois personnes est venue au Yukon pour réaliser un film documentaire long métrage qui fait la continuité de cette série. «Philippe Simay a souvent rêvé des grands espaces qu’il avait lus dans des récits de Jack London. On a voulu confronter cette idée qu’il avait avec la réalité, l’immensité du territoire, et puis aussi mettre le tout en relation avec les gens qui l’habitent, qu’ils soient issus des Premières Nations, chercheurs d’or ou trappeurs. Tous ces gens qui cultivent un gout pour la nature», explique Matthieu Maillet, le réalisateur. 

Ce documentaire illustre donc le regard du philosophe sur le Yukon, et ses rencontres avec les gens.

Alberta

LE FRANCO (Alberta) - Suzanne de Courville Nicol a consacré sa vie à la promotion du bilinguisme. Encore aujourd’hui, elle se fait la voix des francophones en Alberta.

Suzanne marche le pas fragile sur le chemin qui borde le carré Rouleauville, à Calgary. Pour l’appuyer, une canne en bois clair. Un objet artisanal unique, fabriqué par un artiste autochtone. «Il fait des visions, puis crée une canne en fonction de ce qu’il a vu concernant la personne», raconte-t-elle. Sur la sienne : un loup, un bison, un aigle, une tortue et une plume.

Un homme promenant ses deux chiens croise son chemin. «Do you speak French?», lui lance-t-elle. Confus, il lui répond que non. «Can you say bonjour?». Le passant cède à sa demande, un «bonjour», agrémenté d’un sourire. Satisfaite, la gardienne du bilinguisme de ce quartier reprend fièrement sa route. Ceinture fléchée autour du cou, une dizaine d’épinglettes honorifiques accrochées sur le col de sa veste, elle l’assume: «le bilinguisme et la francophonie, c’est toute ma vie».

COVID-19

Les circonstances exceptionnelles dans lesquelles est plongé le monde depuis quelques semaines n’empêchent pas les journaux membres de l’Association de la presse francophone (APF) et du réseau Francopresse de travailler d’arrachepied pour fournir aux lecteurs de l’information locale de qualité. D’est en ouest, une panoplie d’articles ont été publiés sur le web par les journaux membres de l’APF. État de la situation.

Le Nord particulièrement vulnérable

Grande déception alors que les Jeux d’hiver de l’Arctique, qui devaient se tenir à Whitehorse du 15 au 21 mars, sont annulés. L’Équipe Nunavut, société hôtesse de l’édition 2020, a fait l’annonce de cette «décision très difficile» dès le 7 mars.

En date du 19 mars, il n’y avait toujours aucun cas de COVID-19 au Yukon. Cela n’empêche pas le médecin-hygiéniste en chef de la province, Brendan Hanley, de préconiser l’isolement social pour la population. L’Aurore boréale a même publié quelques rappels d’hygiène pour faire face à la COVID-19 et autres virus hivernaux.

Les Territoires du Nord-Ouest ont aussi pris des mesures pour éviter la propagation du virus, déclarant l’état d’urgence le 18 mars dernier même si aucun cas n’avait alors été signalé aux T. N.-O.

C’est que les populations du Nord peuvent être plus vulnérables à la crise que le reste de la population canadienne. Deux communautés du Nunavut, Coral Harbour et Cambridge Bay, ont même fermé leurs portes aux visiteurs pour éviter la propagation de la COVID-19.

Atlantique

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL —APF (Atlantique) — Six mois après le passage de la tempête posttropicale Dorian, ses impacts sont encore bien visibles au parc national de l’Île-du-Prince-Édouard.

De passage à la bibliothèque de Charlottetown dans le cadre d’une conférence sur les impacts de la tempête, l’agent de sensibilisation du public pour Parcs Canada, Bob Harding, a rappelé les faits et dresse le portrait de la situation.

«Ce n’était pas vraiment un méchant ouragan, mais il nous a touché à un mauvais moment», reconnait-il en préambule.

Ce dernier rappelle que le parc national de l’Î.-P.-É. est situé sur la côte nord de l’ile, sans cesse changeante.

À l’aide des photographies et des vues aériennes, le public présent à la conférence a pu constater la forme constamment renouvelée des plages, dunes et forêts à l’est de Rustico-Nord, autour de l’ile Robinsons. Là, sur des décennies, un chenal s’est fermé pendant qu’un autre apparaissait, des zones boisées rétrécissaient et d’autres s’étendaient, la côte reculait ou gagnait du terrain sous l’effet de l’érosion. «Il n’y a aucun moyen d’arrêter Mère Nature, prévient Bob Harding. Elle a certainement vu passer beaucoup de Dorian, et elle va s’en remettre.»

Francophonie

Francopresse (NATIONAL) – Après des années de travail, de consultations et de réflexions, la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF) présente une Stratégie nationale pour la sécurité linguistique (SNSL) détaillé et musclée afin d’attaquer de plein fouet l’insécurité linguistique au sein des minorités francophones du pays.

Fruit d’un partenariat avec plusieurs organismes clés francophones pancanadiens et forte de ses 58 pages, la Stratégie nationale pour la sécurité linguistique fait le constat simple, mais sans équivoque, qu’«il est urgent d’agir.»

La présidente de la FJCF, Sue Duguay, en convient : c’est un plan ambitieux. «On ne parle pas ici d’un changement du jour au lendemain. C’est un travail à long terme. On souhaite un changement de mentalités.»

Éliminer le sentiment de culpabilité

L’état des lieux est connu. Partout dans la francophonie canadienne, des gens de tous âges se sentent jugés et critiqués en parlant une langue qu’ils considèrent la leur.

«L’insécurité provient d’un geste, d’une intervention, d’un commentaire, d’un contexte qui menace, blesse, intimide, humilie ou frustre quelqu’un par rapport à la langue ou sa façon de l’utiliser», peut-on lire dans le document. «C’est symptomatique d’un jugement, non seulement sur la langue, mais sur la culture et l’identité d’une personne qui s’exprime.»

Les auteurs veulent dès lors éliminer toute forme de culpabilité quant aux différents parlers francophones. «L’insécurité linguistique n’est pas simplement une question d’accents. Nous parlons plusieurs types de français au Canada et ces français canadiens ont évolué au fil des siècles selon les besoins et les réalités locales, souvent très différentes d’une région à l’autre du pays» relate encore le rapport.

Cette insécurité a de graves conséquences, sa manifestation ultime étant «le silence». Le risque, avance la FJCF, est l’abandon individuel du français et en fin de compte la «chute libre» du nombre de locuteurs francophones dans les communautés hors Québec.

Cela mènerait ultimement à un amoindrissement de la demande pour des services en français, ce qui menacerait d’éroder progressivement des droits acquis.

Francophonie

FRANCOPRESSE – Près de 400 événements en tout genre organisés jusqu’au 31 décembre prochain sur chaque continent. Tout un panel d’événements culturels, sportifs, économiques s’ancre sur le calendrier 2020 autour d’un même fil rouge : le cinquantenaire de l’Organisation internationale de la Francophonie. Mais la fête sera quelque peu perturbée…

C’est ce qu’on appelle un anniversaire en berne : en raison de la pandémie du coronavirus qui s’étend à travers le monde, le coup d’envoi des manifestations visant à célébrer les 50 ans de l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie) est annulé. Les festivités devaient se dérouler à Niamey, dans la capitale du Niger, là même où fut signée une convention qui deviendrait l’acte de naissance de cette organisation dédiée à la langue française et plus largement à la francophonie. C’était en 1960.

Le Covid-19 n’est visiblement pas la seule raison à semer au sein de cette organisation. Il semble que la prise de fonction le 3 janvier 2019 de sa secrétaire générale, la Rwandaise Louise Mushikiwabo, fasse aussi grincer des dents. Celle qui a pris la tête d’une structure visant à promouvoir la langue française n’en serait pas la meilleure ambassadrice selon de nombreux experts. Louise Mushikiwabo est largement identifiée au gouvernement rwandais, dont le régime défie des principes fondateurs de la francophonie (droits de l’homme notamment). C’est aussi un pays qui a remplacé le français par l’anglais comme langue obligatoire à l’école, qui en a fait sa langue officielle, et qui a par ailleurs adhéré au Commonwealth.

De son côté, Louise Mushikiwabo n’y voit aucune contradiction : «L’anglais, c’est aujourd’hui la langue de la Silicon Valley, de la technologie, de la recherche, des réseaux sociaux. C’est une réalité et, par ailleurs, l’essentiel de l’activité économique du Rwanda se fait avec l’Afrique de l’Est», expliquait-elle au journal français Le Monde, peu après sa nomination.

Sciences

FRANCOPRESSE - Pourriez-vous résumer en trois minutes la caractérisation de facteurs génétiques et métaboliques liés à la colonisation de la rhizosphère de Solanum tuberosum et d’Arabidopsis thaliana par des Pseudomonas spp. phytobénéfiques producteurs de phénazines?

C’est ce qu’a réussi à faire avec brio Antoine Zboralski de l’Université de Moncton l’an dernier, lors de la finale nationale du concours Ma Thèse en 180 secondes, lors de laquelle il a décroché la deuxième place.

«Ce qui m’intéressait, c’était de vraiment me former à la vulgarisation et de réussir à vulgariser ma thèse plus que j’étais arrivé à faire jusque-là», souligne le doctorant en sciences de la vie. «J’étais curieux, alors j’y suis allé.»

Cette année, Antoine Zboralski est responsable d’organiser le concours interne de l’Université de Moncton qui devait avoir lieu le 18 mars, pour la première fois devant public, mais qui sera reportée en raison des mesures prises par les établissements publics du Canada.

Le concours Ma thèse en 180 secondes (MT180) est une version française du concours Three Minute Thesis (3MT) créé en Australie en 2008 et introduit au Canada en 2012 par lAcfas (Association francophone pour le savoir). Les participants sont des doctorants qui doivent présenter à un auditoire profane, en trois minutes, un exposé de leur projet de recherche.

«Pour les candidats eux-mêmes, c’est vraiment un exercice important de communication, de vulgarisation. C’est comment trouver le moyen d’expliquer dans des mots simples, dans de l’expression usuelle, des choses qui sont complexes», explique la présidente de l’Acfas, Lyne Sauvageau. «C’est un tour de force pour les candidats. Il y a des habiletés de communication incroyables qui sont développées à travers ce concours-là.»

RVF

(Contenu commandité) Le thème de la 22e édition des Rendez-vous de la Francophonie est l’environnement. Cela comprend bien entendu les changements climatiques et les enjeux scientifiques y étant liés, mais aussi, au sens plus large, l’environnement social, communautaire et culturel qui nous entoure.

Ce thème a été choisi par la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures pour son côté rassembleur. Le directeur général de la Fondation, Guy Matte, évalue que l’environnement social est intrinsèquement lié aux changements climatiques par l’ampleur des enjeux et les impacts qu’ils pourraient avoir sur le futur des communautés. C’est cette hypothèse qu’il a voulu explorer dans le cadre des Rendez-vous de la Francophonie.

COVID-19

FRANCOPRESSE – Au 17 mars, le Canada recense 478 cas de COVID-19 et les provinces de l’Ontario et de la Colombie-Britannique sont les plus touchées avec respectivement 185 et 103 cas déclarés. En revanche, les trois territoires semblent pour le moment épargnés, car aucun cas n’a officiellement été déclaré. N’empêche, ici comme ailleurs, des mesures préventives sont mises de l’avant.

Le Coronavirus, aussi appelé COVID-19, est apparu dans la vile de Wuhan dans le sud de la Chine à la mi-décembre 2019. D’une épidémie localisée, il est aujourd’hui question d’une pandémie qui touche tous les continents avec 197 139 personnes infectées à travers le monde au 17 mars 2020, selon l’Université Johns-Hopkins située à Baltimore aux États-Unis. Une carte des cas mise au point par des chercheurs de cette université est mise à jour en temps réel.

Des mesures d’urgence pour prévenir l’épidémie

Lors d’une allocution, le premier ministre Justin Trudeau a annoncé des mesures de restriction afin de ralentir l’épidémie qui a fait 5 morts dans la région nord de Vancouver. À compter du 18 mars 2020, seuls les aéroports de Toronto, Montréal, Vancouver et Calgary sont en mesure d’accueillir les vols internationaux et seuls les citoyens canadiens et résidents permanents peuvent revenir en sol canadien. Alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré l’état d’urgence de santé publique en raison du nombre croissant de personnes infectées, il est conseillé aux personnes ayant voyagé à l’étranger de rester à leur domicile, par mesure de prévention.

Dans ces circonstances exceptionnelles, les activités et évènements publics qui devaient avoir lieu dans les prochaines semaines sont remis en cause. 

Société

FRANCOPRESSE – La population noire, qui représente 3,5 % de la population totale du Canada, est jeune, diversifiée et son niveau de scolarité a augmenté depuis 2001. Toutefois, les écarts de rémunération et d’emploi qui existaient déjà se sont encore creusés dans les dernières années selon une récente étude de Statistiques Canada.Zoom sur quatre grandes villes canadiennes.

«C’est un indicateur très clair de racisme systémique, et plus précisément de racisme anti-noir au Canada, indique Philip S. S. Howard, chercheur et professeur adjoint au département d’Études intégrées en sciences de l’éducation de l’Université McGill, à Montréal. Ce phénomène est loin d’être nouveau, mais il semble empirer avec le temps.»

De manière générale, les adultes noirs demeurent moins susceptibles d’avoir un emploi que le reste de la population adulte, selon Statistiques Canada.

À Halifax et à Ottawa, le taux de chômage des hommes et femmes noires est plus de deux fois plus élevé que celui du reste de la population, et plus d’une fois et demie supérieur à Toronto ainsi qu’à Winnipeg. Dans les quatre régions, le pourcentage d’enfants noirs vivant en situation de faible revenu varie de 26 à 38 %, soit près ou plus du double des enfants dans le reste de la population. «Cela témoigne des problèmes systémiques que nous avons au Canada et de la saturation du taux de chômage des personnes d’origine africaine», affirme Tolu Ilelaboye, responsable des relations publiques de l’organisme African Communities of Manitoba Inc. (ACOMI).

Les écarts de salaire se sont également accrus. À Halifax, on note un écart de 20 000 $ entre les salaires annuels médians des hommes noirs et ceux des hommes dans le reste de la population et 8000 $ chez les femmes. Les inégalités sont encore plus importantes à Winnipeg, où les écarts sont de 15 000 $ chez les femmes et de 23 000 $ chez les hommes.

Tous les groupes au Canada sont affectés par le chômage, mais les Noirs sont plus durement touchés, proportionnellement. Halifax, par exemple, compte l’une des communautés noires libres les plus anciennes du pays, et a toujours été confrontée au racisme anti noir. «Il est certain que des disparités régionales existent pour différentes raisons, estime Philip S. S. Howard. Mais il serait incorrect de dire que le racisme est pire en certains endroits, il est plutôt vécu différemment.»

Francophonie

FRANCOPRESSE – Pour la Journée internationale de la Francophonie, la communauté scientifique de l’ACFAS invite professeurs, chercheurs, étudiants et tous ceux qui veulent mettre en valeur les savoirs francophones à une série d’ateliers pour mieux comprendre l’encyclopédie numérique Wikipédia.

À noter qu'en date du lundi 16 mars, l'ACFAS maintient sa Journée contributive Wiki par webdiffusion exclusivement en raison de la COVID-19.

Avouez que votre dernière recherche dans Google vous a forcément amenés vers Wikipédia. Et que vous vous êtes laissé tenter de lire jusqu’au bout un article qui vous intéressait. Vous vous en êtes peut-être même servi dans un travail scolaire, voire universitaire. Pourtant, Wikipédia a parfois mauvaise presse dans les couloirs des universités. On critique certaines sources utilisées. Malgré tout, l’ACFAS, l’association visant l’avancement des sciences au Québec et dans la francophonie canadienne, va de l’avant avec Wikipédia.

Profitant du 20 mars, l’organisme à but non lucratif donnera, avec l’aide de différents partenaires, des ateliers pour inciter les gens à bien utiliser cet outil. «En fait, c’est la deuxième année que nous mettons de l’avant le savoir francophone dans Wikipédia», explique Laura Pelletier, chargée de projets à l’ACFAS. «L’an dernier, nous avions mis à l’avant-plan 10 chercheurs émérites comme Linda Cardinal. Cette année, en collaboration avec Wikipédia, nous misons sur les savoirs francophones avec différents articles.»

Selon l’ACFAS, on aurait tort de bouder Wikipédia. Il s’agit d’un excellent portail pour partager des travaux en mode encyclopédique, créer un article pour une revue savante, bonifier l’article d'un chercheur ou d’une chercheuse qui inspire ou mettre de l’avant un concept ou une théorie développée par un ou une francophone.

Santé mentale

Pour soutenir les élèves et les familles du territoire, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (TNO) a décidé d’augmenter l’offre des services en santé mentale.

L’Administration des services de santé et des services sociaux (ASTNO) annonçait, le 18 février dernier, l’ajout de postes de conseillers en santé mentale pour son programme de soins à l’enfance et à la jeunesse.

C’est lors d’une rencontre d’information à l’école St. Joseph à Yellowknife, où une trentaine de parents et de professionnels de l’éducation étaient présents, que la nouvelle a été annoncée. Au total, 49 postes ont été créés « pour améliorer le soutien en santé mentale », comme l’a expliqué durant la rencontre Andrea Brown, Directrice territoriale pour les services de santé mentale et de toxicomanie de l’ASTNO.

Aînées et aînés

Le Nouveau-Brunswick n’est pas à l’abri d’une nouvelle tendance canadienne : avec l’accélération du taux de vieillissement, on assiste à une augmentation importante du nombre de femmes proches aidantes.

«Les proches aidantes sont de plus en plus nombreuses avec le vieillissement de la population, mais demeurent un pan de la population invisible et méconnu», déclare d’entrée de jeu Elda Savoie, professeure à l’École de travail social de l’Université de Moncton.

Selon un rapport de Statistique Canada de 2012, on compte 5,4 millions de personnes proches aidantes âgées de 15 ans et plus au pays et 90 % d’entre elles sont des femmes, d’où l’utilisation de l’appellation féminine pour les nommer.

Les proches aidantes peuvent l’être par relation familiale, par amitié ou tout simplement par relation de bon voisinage. «Et bien souvent, ce sont des individus devenus aînés eux-mêmes qui s’occupent de plus âgés qu’eux», relate encore Elda Savoie.

Ontario

TORONTO - Le gouvernement Ford a dévoilé, en début de semaine, que le ministère des Richesses naturelles, responsable de la gestion des inondations, ne s’engagerait pas financièrement dans la gestion de ce dossier

C’est plutôt un rôle de «communicateur et de coordinateur» que jouera le ministre des Richesses naturelles, John Yakabuski. 

Les fonds réservés aux municipalités et aux personnes affectées par les inondations proviendront d’autres ministères, comme celui des Affaires municipales et du Logement, entre autres. 

Cette nouvelle stratégie, inspirée du rapport du conseiller spécial en inondations Doug McNeil, embauché après les crues printanières du printemps 2019, est davantage axée sur la sensibilisation du public et sur sa préparation. 

«Ce que nous avons entamé, c’est la coordination et la communication, pour que tous ceux qui sont impliqués, incluant les neuf ministères provinciaux, aient accès à bien plus d’informations que dans le passé, soutient le ministre Yakabuski. Ça nous permet de prévoir de façon beaucoup plus précise quand et où les inondations pourraient se produire.»

À la suite de la publication du rapport de Doug McNeil, le gouvernement Ford avait assuré qu’il poursuivrait son investissement de 4,7 millions $ dans le réseau hydrométrique pour permettre la prévision des inondations et pour émettre les avertissements face aux potentiels risques de crues élevées. 

«Il faut continuer d’avoir des conversations avec le gouvernement fédéral, avec nos partenaires municipaux.»