Bienfaisance Simone Joyaux, philanthrope professionnelle

Monique Bilé
L'Eau Vive
L’Eau vive, Sask. Le travail de philanthrope de l’Américaine d’origine française Simone Joyaux consiste à voyager partout dans le monde pour former et aider les travailleurs des ONG. L’Eau vive l’a rencontrée.

Du 12 au 14 juin, à Saskatoon, s’est tenue la Western Canada Fundraising Conference (WCFC). Retour sur l’évènement avec l’invitée principale, la philanthrope chevronnée Simone Joyaux.

Simone Joyaux a déterminé les sujets de la conférence, puis partagé son expérience avec les participants afin qu’ils mènent à bien leurs campagnes de financement.

Rappelons que la conférence, créée par David et Christel Kravinchuk, a lieu dans l’une des provinces de l’Ouest depuis quatre ans pour former les travailleurs des organisations non gouvernementales (ONG) et des organismes de bienfaisance.

Lors d’une entrevue exclusive avec L’Eau vive, la consultante américaine explique comment elle est devenue une experte mondiale de la philanthropie. 

 

Le parcours d’une autodidacte

Née de parents d’origine française, Simone Joyaux grandit aux États-Unis, ce qui lui permet d’être à l’aise dans les deux langues. Son rêve d’enfance était de devenir enseignante. Elle obtient un diplôme de maitrise en enseignement, mais n’arrive pas à décrocher un emploi dans le domaine. Elle finit par être retenue à un appel d’offres d’une ONG américaine pour récolter des fonds, puis dans un théâtre en tant qu’employée de collecte de fonds.

Aujourd’hui, après plus de 30 ans de métier, Simone Joyaux est une consultante experte auprès des ONG. Son travail consiste à voyager partout dans le monde pour former et aider les travailleurs des ONG. Elle transmet ainsi à ces employés tout ce qui a trait à la profession de fundraiser, comme elle le dit.

Auteure de trois livres, Simone Joyaux aborde divers sujets concernant les ONG et la philanthropie. Contrairement à la nouvelle génération qui a la possibilité de recevoir une formation qualifiante à l’université ou dans d’autres institutions scolaires, la Franco-Américaine fait partie de ceux qui ont entrepris sa carrière sans formation. Elle a appris sur le tas, en s’appuyant sur des livres d’autres philanthropes et en participant à des conférences.

Le marché est porteur quand on sait que les sociétés s’investissent de plus en plus dans les œuvres de bienfaisance : aujourd’hui aux États-Unis, plus de 4 % des personnes actives travaillent dans des ONG.

Si Simone Joyaux ne cible pas particulièrement les communautés francophones, elle reste toutefois ouverte à toute requête de consultation provenant d’associations à but non lucratif.