Le premier ministre Trudeau a réuni les chefs des partis politiques dans son bureau au Parlement, en décembre 2018, pour discuter des coupes du gouvernement ontarien.
Le premier ministre Trudeau a réuni les chefs des partis politiques dans son bureau au Parlement, en décembre 2018, pour discuter des coupes du gouvernement ontarien.

Avancée majeure dans le dialogue : Entente autour de l’Université de l’Ontario français

La crise sur le financement de l’Université de l’Ontario français aura duré neuf mois, suite aux coupes du gouvernement Ford en 2018. Des milliers de militants ont pris la rue, soulevant un élan de solidarité pancanadienne. Les pressions ont porté fruit. Mais pas de résolution en vue pour le Commissariat aux services en français, l’autre victime de l’austérité conservatrice.

Une entente de principe de 126 millions sur huit ans a été conclue le 7 septembre après des mois de tiraillements entre la ministre fédérale des Langues officielles, Mélanie Joly, et la ministre provinciale des Affaires francophones, Caroline Mulroney. L’accord signé à quelques semaines du scrutin fédéral permettrait d’accueillir la première cohorte dans deux ans.

«Cette entente vient dissiper toute incertitude, selon Dyane Adam, présidente du Conseil de gouvernance de l’Université de l’Ontario français (UOF), et nous donne l’oxygène nécessaire pour poursuivre la lancée de la première université autonome de langue française de l’Ontario.

«On a travaillé avec acharnement, diplomatie et confiance. On avait envisagé toutes les options, mais j’ai toujours cru dans la stratégie politique. On a continué à parler du projet pour que les décideurs puissent se l’approprier. On a réussi à changer la vision du gouvernement ontarien», croit-elle.

Des pressions à la veille des élections fédérales

Dyane Adam reconnait le rôle du gouvernement libéral à Ottawa. Elle souligne «l’appui indéfectible et le soutien financier» du ministère du Patrimoine canadien et le «leadeurship déterminant» de la ministre des Langues officielles.

«On a travaillé avec acharnement, diplomatie et confiance, affirme la présidente de l’UOF, Dyane Adam. On a envisagé toutes les options, mais j’ai toujours cru dans la stratégie politique.»

« «Le fédéral nous a permis d’exister pendant une année» »
Dyane Adam, présidente du conseil de gouvernance de l’université de l’Ontario français

après les coupes, et ce, grâce à une aide de 1,9 million de dollars.

Dans la tourmente de fin 2018, la députée Amanda Simard avait quitté les rangs du gouvernement pour signifier son désaccord. Sans Ottawa, estime l’élue désormais indépendante, «on ne serait même pas en train d’en parler en ce moment. C’est eux qui ont ressuscité le projet», a-t-elle déclaré à la SRC.

Le rédacteur en chef de L’Express de Toronto, François Bergeron, résume sur Twitter les enjeux politiques. «Juste avant les élections fédérales, les libéraux sauvent les Franco-Ontariens et les conservateurs sauvent la face.» Quelques jours avant la conclusion de l’entente, le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, donnait son appui.

Le besoin d’une université autonome pour la francophonie est documenté depuis quatre décades. Dès 1979, des résidents de Penetanguishene ouvraient une école de la résistance après les refus répétés du Simcoe School Board de les desservir en français. Le rêve d’un réseau institutionnel du primaire au postsecondaire aurait alors été articulé.

 

Un modèle de commissariat totalement indépendant

«Voici un triomphe de plus dans les annales franco-ontariennes», a déclaré le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), Carol Jolin. «Dans le contexte des 40 ans de la résistance de Penetanguishene, on ne pouvait pas recevoir meilleur cadeau. Nous n’avons pas eu cette possibilité, mais nos enfants et petits-enfants l’auront : le choix de poursuivre leurs études universitaires en français.»


Le site au centre-ville serait encore disponible

Dans l’immédiat, l’UOF reprendra ses activités pressantes : approbation des programmes par le ministère, lancement d’une campagne de financement, choix de partenaires pour le Carrefour (centre de logement, de création et d’innovation) et du lieu proposé pour le campus au centre-ville de Toronto.

«On apprend que le site est encore disponible, conclut Dyane Adam. On est bon pour dix ans de démarches pour construire un tel projet.»

L’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC) a invité l’UOF à devenir membre. «Notre objectif ultime est de travailler en collaboration avec toutes sortes de partenaires, note la présidente et directrice générale Lynn Brouillette, pour augmenter l’offre de programmes et l’accès aux programmes. La venue d’un nouveau joueur est très positive.»

Selon la porte-parole, l’apport de l’UOF sera d’attirer de nouvelles inscriptions de l’Ontario et d’ailleurs. «Ça peut être un établissement qui prendra rapidement de l’ampleur, surtout avec l’offre dans le domaine de l’innovation. On lui souhaite beaucoup de succès et une longue vie, surtout après une naissance un peu difficile.»

Francophonie

FRANCOPRESSE – En amont du Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes qui aura lieu les 16 et 17 juin 2020 une rencontre entre une cinquantaine de jeunes Québécois et Franco-Canadiens s’est déroulée en fin de semaine à Québec. Une façon pour le gouvernement du Québec d’écouter sa jeunesse et celle de ses voisins provinciaux.
Éducation

LE VOYAGEUR (Ontario) – Le professeur de philosophie Denis Hurtubise a analysé les inscriptions à l’Université Laurentienne de Sudbury, entre 2000 et 2018. Il se sert de son étude pour mettre en garde les dirigeants et les communautés francophones contre l’effritement insidieux du poids démographique.
Ouest canadien

L’EAU VIVE (Saskatchewan) – Après une année 2019 florissante pour Mario Lepage et son groupe Ponteix, les musiciens se tournent vers le Vieux Continent. Fin janvier, le trio est parti à la rencontre du public français pour tester les eaux du marché outre-Atlantique. L’année 2020 pourrait ainsi marquer un saut de plus vers l’accomplissement pour la formation musicale fransaskoise.
Ouest canadien

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ouest) — Le 29 janvier, Adriana LaGrange, ministre albertaine de l’Éducation, présentait un rapport d’expert censé orienter la future réforme des programmes scolaires. Ce dernier ne fait aucune mention des perspectives francophones, ce qui inquiète la communauté. «Il semblerait que rien ne va changer», rassure la Fédération des Conseils Scolaires Francophones de l’Alberta (FCSFA) après avoir pris contact avec le Ministère.
Santé

FRANCOPRESSE – Les messages apparaissent accompagnés d’émojis souriants à l’écran : «C’est comme une tarte citron pistache, un régal!» ou bien encore : «Chaque saveur que je goute est encore meilleure!» Dans les messages postés sur Instagram, les publications flatteuses sur le vapotage se comptent par milliers. Premières cibles : les adolescents.
Journalisme

FRANCOPRESSE —Afin de rendre hommage au chroniqueur et journaliste Réjean Paulin, décédé le 2 février, Francopresse a sélectionné quelques-unes des chroniques qu’il avait écrites pour Francopresse et les journaux membres de l’Association de la presse francophone, depuis 2015.
Entreprise

AGRICOM (Ontario) – Votre ferme ou votre entreprise a-t-elle établi un plan d’urgence? Pensez-vous être prêt à toute éventualité? Le 15 janvier, Tom Baker, le gestionnaire des incidents au sein du Feather Board Command Centre est venu partager quelques conseils lors de la Conférence sur la volaille de l’est de l’Ontario, conseils qui s’appliquent très bien à toutes sortes de situations.
Nord canadien

AURORE BORÉALE (Yukon) – Quand la vague de froid dure plus de quelques jours, mieux vaut faire face à la réalité : impossible de rester sous les couvertures indéfiniment! Et quand il est question de sortir, que ce soit pour des activités récréatives ou pour des obligations professionnelles ou familiales, il est important de savoir prendre les devants.
Journalisme local

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Territoires) Le jeudi 30 janvier, une soixantaine d’athlètes ont pris le départ de la Montane Yukon Arctic Ultra, une course considérée comme l’une des plus difficiles au monde. Rencontre avec les membres de l’association suisse Out’Cha qui participent à l’épreuve des 300 miles.
Chronique

Ça doit bien faire plus de 30 ans que nous, Canadiens-Français du ROC (Rest of Canada), nous plaignons du pauvre service des réseaux nationaux de Radio-Canada. Nous savons que le «Ici» dans Ici Radio-Canada veut, la plupart du temps, dire Ici Québec. Voici une petite histoire qui illustre bien ce que nous percevons. Et ce n’est pas parce qu’on en rit que c’est drôle.
Ontario

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ontario) – En septembre 2019, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et la Fédération des aînés et retraités francophones de l’Ontario (FARFO) ont publié leur Livre blanc sur le vieillissement des francophones en Ontario. On y peint le portrait d’une population proportionnellement plus âgée que la moyenne provinciale, légèrement moins éduquée et significativement moins à l’aise financièrement que sa contrepartie anglophone.
Journalisme

Le journaliste et observateur de la francophonie au Canada et dans le monde, Réjean Paulin, est décédé le dimanche 2 février. M. Paulin avait signé plus de cent chroniques chez Francopresse depuis 2015.
Atlantique

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – Il y a seulement quelques mois, La Commission scolaire de langue française (CSLF) aurait pu décider de réviser l’ensemble de ses politiques, sans que personne le sache. En effet, bien que les réunions aient toujours été publiques, très peu de personnes y assistaient dans le passé. Puis, par souci de transparence, voici que les ordres du jour sont diffusés à l’avance, que des procès-verbaux sont rendus publics et que les réunions sont diffusées en direct sur Facebook, et qu’elles peuvent être visionnées en tout temps.
Santé

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Alors que le web regorge de «coachs santé», d’entraineurs personnels et d’influenceurs diffusant des conseils nutritionnels à portée de clic, des diététistes professionnelles mettent en garde contre les régimes et les plans alimentaires «prescrits» par les individus non immatriculés.
Affaires autochtones

Initiative de journalisme local – APF (Ontario) – Francophones et Autochtones ont parfois été alliés au Canada. Y compris en Ontario. Champlain l’avait compris, lui qui s’était aventuré au-delà de la rivière des Outaouais. Les liens tissés entre les deux groupes furent importants. Le métissage souvent bénéfique. Pourtant, il y eut une cassure. Avec les pensionnats.
Santé

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Saskatchewan) – La démence est une pathologie encore taboue. Pourtant, les maladies cardiovasculaires, maux de notre époque, font partie du problème. C’est la leçon donnée par la Cité universitaire francophone de l’Université de Regina qui a organisé, le 15 janvier, la retransmission du webinaire «Ne laissez pas s’éteindre votre cerveau. Sept règles pour éviter la démence».
Immigration

Initiative de journalisme local – APF (Saskatchewan) – Le Réseau en immigration francophone de la Saskatchewan s’est réuni le 14 janvier à Regina pour faire le point. D’ici quelques mois, en s’appuyant sur le témoignage des organismes d’accueil et des nouveaux arrivants eux-mêmes, un rapport sera produit pour dresser le portrait de l’immigration des francophones dans la province de cette dernière décennie.
Acadie

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – Le comité de coordination dont David Keenlyside est membre s’est réuni officiellement une première fois le 14 janvier. Cependant, quelques tâches ont été accomplies d’avance, comme l’élaboration d’un logo. Le directeur ne nie pas que l’organisation ait pris du temps pour démarrer, mais il est sûr que d’ici quelques semaines, les astres vont s’aligner.

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – Le gouvernement libéral de Justin Trudeau a annoncé la création d’un nouveau programme d’immigration. Municipalités et chambres de commerce pourront choisir les immigrants. Une annonce bien accueillie à l’Île-du-Prince-Édouard, confrontée à une pénurie de main-d’œuvre.