Une rentrée culturelle sous le signe des femmes et de l’interculturalisme

C’est vrai que la rentrée d’automne sera marquée par les élections canadiennes. Mais il n’y a pas que ça dans la vie! Théâtre, littérature, chanson et humour vous donnent rendez-vous tout au long de l’automne et même au-delà! Quelques idées pour agrémenter vos soirées au coin des premières attisées ou tout simplement pour bien meubler votre agenda.

S’il faut en croire le site du Regroupement des éditeurs franco-canadiens (REFC), «la littérature franco-canadienne est plus effervescente que jamais en cette rentrée littéraire 2019». Plus de 60 titres sortent des presses des éditeurs de l’Acadie, de l’Ontario et de l’Ouest canadien. Histoire d’avoir envie de tourner les pages des nouvelles publications, un aperçu de ce que vous pourrez trouver dans votre librairie préférée.

 

Du côté jeunesse

Puisque les amoureux de la littérature de langue française doivent se former dès l’enfance, quelques nouveaux titres du côté de la littérature jeunesse.

Carole Dion avait déjà publié deux ouvrages avec son héroïne Magalie. En voici un troisième aux Éditions Interligne avec Magalie et les lettres anonymes. Mais d’où viennent donc ces missives qui épient les moindres faits et gestes de Magalie au point qu’elle vient à douter de sa famille et de ses amis?

Le personnage de Benoît, créé par l’autrice acadienne Diane Carmel Léger revient cette fois-ci dans un univers fantastique Les feux follets de Tatamagouche, le tome 2 de Les Acmaq, aux Éditions La Grande Marée.

Au fil d’un album illustré par elle-même, Nathasha Pilotte fait découvrir aux tout-petits l’univers de Luna… un chat plutôt boudeur! Publié aux Éditions Bouton d’or Acadie.

 

Du côté de la fiction

Les Éditions acadiennes Perce-Neige proposent le volet final de la saga policière Pour toi mon amour pour toujours de Suzan Payne avec le troisième titre Joëlle. Un roman qui promet de tenir le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page!

Les Éditions Prise de parole mettent de l’avant la culture autochtone avec le roman Le baiser de Nanabush de Drew Hayden Taylor, traduit de l’anglais par Éva Lavergne. La tranquillité de la réserve anishinabe de Lac-aux-Loutres sera troublée par l’arrivée d’un séduisant étranger. La cheffe de la communauté a beau être séduite, tous ne seront pas conquis.

On reste en Ontario avec Les Presses de l’Université d’Ottawa et la parution d’un nouveau titre pour Maurice Henrie, La maison aux lilas. Un recueil de nouvelles dans lequel humour, réflexion et expérience de vie se combinent.

 

Du côté de la poésie

Bertrand Nayet publie aux Éditions du Blé son deuxième carnet de poésie, à deux degrés du paradis. Ce second volet de la trilogie Les Carnets de mythologies appliquées «aborde le thème de l’éternel travail du présent qui nous façonne et que nous façonnons à notre tour.»

Du côté des récits et des essais historiques

Anouk’chet. Une fillette au pays des Khmers rouges, un récit touchant écrit par Henriette Levasseur d’après le vécu d’Anouk’chet Suong publié aux Éditions David. Au fil des pages, le lecteur y découvrira le destin d’Anouk’chet, une jeune fille d’à peine cinq ans. Au temps où la guerre civile sévissait au Cambodge en 1975. Au temps où les Khmers rouges envahissaient les villes et semaient la terreur.

André-Carl Vachon revient avec l’Histoire de l’Acadie de la fondation aux déportations : 1710 à 1763 aux Éditions La Grande Marée. Avec ce second tome, il lève le voile, à l’aide d’extraits de journaux et de lettres d’époque, sur une période bouleversante de l’histoire de l’Acadie.

Toujours sur l’Acadie, les Éditions Perce-Neige proposent quant à elles deux titres traitant du pays d’Antonine Maillet sous des angles intéressants. L’ouvrage Les premiers pas de l’Acadie : 1604-1713 de Caroline St-Louis présente les pionnières et pionniers du 17e siècle qui ont osé faire preuve de créativité et d’audace lors de la création de l’Acadie. De son côté, l’essai historique de Paul Delaney, traduit par Serge Patrice, La liste de Winslow expliquée, se base sur un ancien recensement afin de témoigner du Grand Dérangement. Un document inestimable.

À noter également que le REFC sera à Toronto le 22 septembre pour participer à Words on the street. L’autrice Diya Lim y sera notamment pour son livre La marchande, la sorcière, la lune et moi, qui a remporté le prix du livre d’enfant Trillium 2019.


Sur les planches en Acadie

Place aux femmes au Théâtre populaire d’Acadie (TPA)! Partiront notamment en tournée la pièce La traceuse de Lou Poirier et Florence de la Terre-Neuvienne Louise Moyes, «des histoires de Madame Toutlemonde… mais pas mal exceptionnelles», selon Lou Poirier. Il y aura également la pièce Huit femmes de Robert Thomas dans une mise en scène de Diane Losier. La pièce s’est aussi fait connaitre par le film de François Ozon. Pour la tournée du TPA, huit chansons acadiennes remplaceront les chansons originales françaises.

Pendant ce temps, à Moncton, L’Escaouette a concocté une saison de huit pièces dont Tsunami, les 17 et 18 octobre. Mélodie a 15 ans. Sa mère est Acadienne, Son père Manitobain. Pour concilier ses deux cultures, Élodie est devenue une adolescente bilingue à Moncton, au Nouveau-Brunswick. Ce soir-là au souper, quelque chose n’est pas comme d’habitude… Au lieu d’un repas préparé avec amour, ses parents ont une bouleversante nouvelle à lui annoncer. Un texte de Mélanie Léger avec Ludger Beaulieu, Florence Brunet et Karène Chiasson.

De plus L’Escaouette proposera, dans le cadre de sa soirée-bénéfice du 29 octobre, un cocktail dinatoire au théâtre, suivi de la présentation de la pièce Comment je suis devenu musulman, une production de Simoniaques Théâtre. C’est l’histoire d’un mariage des cultures, dans tous les sens du terme. Jean-François et Mariam attendent un bébé. Ils sont tous les deux Québécois. Lui, catholique non pratiquant et athée. Elle, musulmane, d’origine marocaine. Quand les parents se mêlent de leur union, le choc des cultures est inévitable.

En Ontario

Au théâtre français du Centre national des arts (CNA) d’Ottawa, des classiques revisités comme L’Iliade d’Homère, des drames comme Bonne retraite Jocelyne et même du théâtre musical avec Parce que la nuit. Parcourant la vie et l’œuvre de la chanteuse, musicienne et poète américaine Patti Smith, Brigitte Haentjens — la directrice artistique du Théâtre français du CNA — nous entraine dans un tourbillon créatif total, avec guitares électriques, poésie, contreculture et romantisme. Un texte de Dany Boudreault et Brigitte Haentjens, avec la collaboration de Céline Bonnier 

Le club des éphémères, une coproduction du Théâtre du Nouvel-Ontario et du Théâtre français de Toronto prendra l’affiche du 29 avril au 10 mai dans la Ville Reine. Sans le savoir, un documentariste vient troubler le quotidien de cinq retraitées, nourries par deux passions : les mouches de mai et les jumelles Dionne. Le jeune franco-ontarien Dillon Orr met ici en scène la plus récente pièce d’un autre francophone de l’Ontario, Alain Doom

2019-2020 marque le 20e anniversaire de La Nouvelle Scène Gilles Desjardins. Ses quatre compagnies fondatrices et résidentes, le Théâtre du Trillium, le Théâtre de la Vieille 17, Vox Théâtre, et le Théâtre la Catapulte offrent «une saison diversifiée à la fois rassembleuse, engagée, pleine d’humour et de tendresse» tant au jeune public qu’aux ados et aux adultes. Des exemples? Embrigadés, une pièce qui s’intéresse à la radicalisation menant à la violence. Just In, un solo politico-fantastique inspiré par la politique actuelle La plus grosse poutine du monde, une aventure gourmande pour les jeunes adolescents et leurs parents.

 

Ouest

Le Cercle Molière à Winnipeg, L’UniThéâtre à Edmonton et le Théâtre de la Seizième à Vancouver, trois lieux théâtraux où les répliques se donneront en français au cours des prochains mois.

Et si le fait de squatter et vagabonder était illégal? Une femme qui a tout perdu se déplace jour après jour, trainant derrière elle une grande armoire dans laquelle elle transporte secrètement d’autres personnes. Comment faire pour aller au-delà du choc culturel quand on doit vivre dans un espace aussi restreint? Les 17, 23 et 30 octobre, L’Armoire avec des comédiens marocains, français et canadiens au Cercle Molière.

Eugénie Beaudry signe la pièce Simone et le whole shebang, qui sera présentée du 16 au 26 octobre à L’UniThéâtre, dans une mise en scène de Vincent Forcier. Simone a dans la soixantaine et souffre d’Alzheimer. Jessy, lui, est un vieux cowboy acadien, qui a perdu sa mobilité, son cœur et sa volonté de vivre. Tous deux sont dans le même établissement de soins de longue durée. Quelque part entre leurs égos et leurs peurs, Simone et Jessy devront faire face à leurs réalités décevantes.

Des plages de l’ile de Vancouver jusqu’aux vallées de l’Okanagan, en passant par les sommets des Rocheuses, Rébecca Déraspe emmènera le 21 mars prochain — et par la suite en tournée — le spectateur à travers les paysages de l’Ouest canadien. Et surtout, la magie de sa plume transforme Inès de l’Ouest, réputée pour ses mauvais coups, en une petite fille emportée sur une oie sauvage! Le merveilleux voyage d’Inès de l’Ouest est librement inspiré de l’œuvre de Selma Lagerlöf, Le merveilleux voyage de Nils Olgersson à travers la Suède.

 

L’humour et la chanson… en rafale!

Du 24 au 28 septembre à Sudbury, la 5e édition du French Fest. Des spectacles pour tous les gouts : du reggae autochtone, du hip-hop francophone et un big band festif avec Shauit, Sarahmée et Wesli en passant par l’humour de Louis-Josée Houde.

Le 21 octobre, au Centre culturel de Caraquet, spectacle Acadie/Suisse avec Pierre Guitard et Les fils du facteur. Lauréat du 1er prix au Festival International de la chanson de Granby en 2017, Pierre Guitard est une figure montante du courant acadien, avec son premier album Tuer la bête jusqu’à dimanche. De leur côté, Les fils du facteur mélangent poésie, humour, chanson festive et univers plus mélancoliques au son de la guitare et de l’accordéon. Et un nouveau concept est proposé : on donne ce qu’on veut pour ce spectacle où les premiers arrivés seront les… premiers assis!

Entre le 15 janvier et le 8 février 2020, l’humoriste québécoise Mariana Mazza fera sa tournée Ô Canada! Avec son spectacle Femme ta gueule, elle sera successivement à Calgary, Edmonton, Vancouver, Caraquet, Moncton, Hearst, Toronto et Sudbury.


Salons du livre

Quelques dates à retenir pour les prochains salons du livre, où la littérature franco-canadienne sera présente :

  • Salon du livre de la péninsule acadienne, Shippagan, du 10 au 13 octobre 2019
  • Salon du livre de Dieppe, du 24 au 27 octobre 2019
  • Salon du livre afro-canadien à Ottawa le 25 et 26 octobre 2019
  • Salon des Premières Nations à Québec du 14 au 17 novembre 2019
  • Salon du livre de Montréal du 20 au 25 novembre 2019

Salon du livre de Toronto du 4 au 7 décembre 2019

Le 8 novembre, en Côte d’Ivoire, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a créé pour la première fois un évènement donnant toute la place au conte. Le temps d’une nuit, l’évènement Contes d’un soir a occupé des espaces gratuits à Abidjan, ainsi que dans quelques communes de la capitale.

Du coucher du soleil jusqu’à son lever, plus d’une quinzaine de conteurs de la Francophonie ainsi qu’une vingtaine d’artistes-conteurs ivoiriens ont palabré, mêlant danses, musiques, chants et gastronomie afin de valoriser et promouvoir «le vivre ensemble» comme le souhaite l’OIF. Un évènement qui peut amener aussi les francophones à se questionner sur leur intérêt pour le conte au 21e siècle.

L’auteure-compositrice éemi, originaire de Moose Jaw, en Saskatchewan, a dernièrement remporté la première place au Chant’Ouest, grande compétition interprovinciale d’artistes francophones émergents dans l’Ouest canadien. Prochain arrêt : le prestigieux Festival international de la chanson de Granby, à tout juste 30 ans. Rencontre avec une artiste fransaskoise en pleine ascension.

Que t’inspire ta victoire récente?

Dans les compétitions, on veut toujours gagner. On se dit que ça va être correct si on ne gagne pas, mais c’est toujours stressant. On se prépare mentalement à ne pas gagner pour ne pas être déçu. Mais quand j’ai entendu mon nom, je me suis dit «Oh, really!?». C’était vraiment un soulagement.

Chez Marc Mathieu, à Hearst, nous attendait une collection d’une douzaine de dulcimers, les uns plus beaux que les autres. Il fait de cet instrument sien depuis des années. Il s’est déjà produit sur scène, aussi bien dans la communauté qu’à l’international. Le journal Le Nord du Nord de l’Ontario l’a rencontré.

Le Nord : Les dulcimer est-il un instrument courant?

Marc Mathieu : Non, le dulcimer n’est pas commun au Canada, contrairement aux États-Unis. J’ai commencé à jouer de la guitare à 11 ans, du banjo à 16 ans, mais en allant étudier à Toronto j’avais laissé tomber la musique pendant plusieurs années. À l’hiver 1994, j’ai vu une dame jouer du dulcimer à la télévision et je me suis dit : «j’en veux un comme ça». Coïncidence, mes beaux-parents sont revenus de Floride avec un [dépliant] sur le dulcimer. Je me suis dit je vais m’en faire venir un et j’ai appelé un fabricant du Kansas. Trois mois après, le 25 avril 94, j’ai reçu mon premier dulcimer, et ça fait 25 ans maintenant que je joue. J’ai appris tout seul avec la méthode qui venait avec, et j’ai même construit quelques-uns aussi avec un kit vendu pour ça. J’ai commencé de même.


LN : Continuez-vous à jouer de la guitare et du banjo?

MM : La guitare, moins. Le banjo, pas depuis dix ans. Je me concentre vraiment sur le dulcimer, je continue à apprendre à en jouer.


LN : Quelle a été la réaction des gens ici en vous voyant jouer le dulcimer?

MM : La première fois c’était en 1997 et les gens ont été émerveillés. Après, je croisais des personnes en ville et elles me demandaient : «c’est quoi cet instrument, c’est quoi tu joues?» Après, j’ai joué à l’Université pour des graduations, des récitals, et même des funérailles. J’ai aussi participé à beaucoup de festivals, dont un de deux semaines en Caroline du Nord, aux États-Unis.

La Franco-Manitobaine Rayannah a remporté le prix d’artiste francophone de l’année lors de la remise des Western Canadian Music Awards.

Les mérites récompensant les musiciens de l’Ouest canadien ont été décernés le 3 octobre à Whitehorse, au Yukon.

Les Fransaskois étaient nombreux en lice au prix d’artiste francophone de l’année : Shawn Jobin, Véronique Poulin (alias Vaero) et le groupe Ponteix, lauréat du prix en 2017. Alpha Tosheniza, du Manitoba, complète la liste.

C’est l’Association des professionnels de la chanson et de la musique (APCM) qui commandite le prix.

Connaissant un renouveau en France, mais peu commun au Canada, l’orgue de barbarie est un vrai symbole culturel français qui traverse les époques. Le Fransaskois Cédric Delavaud est l’un de ses fiers adeptes.

Cédric Delavaud est propriétaire d’un orgue de barbarie depuis près d’un an. Il affectionne l’instrument qu’il a acheté lors de son dernier voyage outre-mer. Celui qui est passionné de vieux objets et qui est également créateur de jouets de bois a été charmé par le son et par l’histoire de cette boite à musique.


Un riche passé

«C’est un instrument qui date du 17e siècle, décrit-il. À l’époque, le terme “barbarie” désignait tout simplement ce qui n’était pas français. Cet instrument était joué par des étrangers qui venaient en France, appelés “barbares”, mais ça n’avait rien à voir avec la méchanceté.»

Le jeune trentenaire père de deux enfants raconte avec engouement l’histoire de son objet de collection. «Cet instrument est à l’origine de la musique d’aujourd’hui. Autrefois, la musique était réservée à l’élite. Le peuple n’y avait pas accès. Quand les premiers orgues ont vu le jour, la musique est devenue accessible à tous, car les mélodies ont été retranscrites pour pouvoir être utilisées par l’orgue. C’est le début de la démocratisation de la musique avec l’arrivée des premiers orgues.»

Le 17e siècle connait ainsi un véritable essor des fabricants d’orgue jusqu’au milieu du 19e siècle, indique le passionné. «Au début, c’était de gros orgues qui étaient construits, mais la spécificité du mien c’est qu’il s’agit d’un petit format, il est portatif.»

Parmi les quatre artistes qui ont obtenu leur laissez-passer pour prendre part à la 51e grande finale 2019 du Gala de la chanson de Caraquet, c’est Jalapeño Papa de East Hants (Nouvelle-Écosse) qui a remporté le grand prix tant convoité, le 8 aout. Le Prix du public ainsi que le Prix Interprétation ont été remis à Audrey Basque-Goguen.

Plusieurs prix ont été remis lors de la finale du Gala. Le Prix de la relève de la Maison Félix-Leclerc de Vaudreuil, le Prix Studio LaClasse ainsi que le Prix Petite-Vallée ont été remis à Samuel Mallais; le Prix Le Grenier musique et le Prix Pays de la Sagouine a été accordé à Charles et Monique; et le Prix Vitrine Festival acadien de Caraquet à Jalapeño Papa.

Les finalistes ont reçu 50 000 $ en prix.

Pour la rentrée, Simon D’Amours propose une toute nouvelle série télévisée qui met à l’honneur des francophones de la région, à travers des projets de tourisme participatif.

Dans cette toute nouvelle production, Simon D’Amours propose huit épisodes dans lesquels il tente de vivre du tourisme participatif au Yukon, un mode de voyage alternatif basé sur l’échange entre touristes et résidants.

Le principe est simple : en échange d’un coup de main, il a droit au couvert chez ses hôtes. En s’impliquant dans les communautés où il travaille, il en apprend davantage sur les passions et les aspirations des gens qui l’accueillent.

«Nous sommes plusieurs à rêver d’un mode de vie plus indépendant où l’autosuffisance, le minimalisme et l’aventure sont au cœur de notre existence. Mais comment y arriver sans le sou, lorsque nos deux bras et notre bonne volonté sont notre seule monnaie d’échange?», peut-on lire sur le site de la chaîne de diffusion.

Les citoyens des Territoires du Nord-Ouest sont appelés aux urnes le 1er octobre. Afin de contrer des taux de participation électorale parfois anémiques, Élections TNO déploie un train de mesures pour que les Ténois votent. Tour d’horizon.

«Aux élections de 2015, 80 % des électeurs de 18 à 35 ans ne se sont pas prévalus de leur droit de vote», constate la directrice générale des élections des TNO, Nicole Latour, qui souhaite que cette tendance soit renversée cet automne.

Une campagne de relation publique déclinée par un mot-clic sur les réseaux sociaux (#TruandNoMore) a aussi été lancée pour encourager le vote des jeunes.

Rémi Lévesque ne cachait pas sa joie et sa grande satisfaction lors du vernissage de l’exposition 200 coussins hookés pour mon 200e, le 18 aout, lors de la Journée communautaire de Beaubassin-est dans le cadre du Congrès mondial acadien.

« C’est en mars 2017 que j’ai commencé à rassembler cette collection pour l’Église historique de Barachois, de dire Rémi Lévesque. J’ai fait 95 % du travail seul, sauf le catalogue pour lequel j’ai eu un appui incroyable de deux amies, Jacinthe LeBlanc, une graphiste et créatrice hors pair et Catherine Laratte, une traductrice passionnée », explique-t-il.

Selon l’initiateur du projet, près de 280 hookeux et hookeuses ont participé à la création des 242 coussins reçus, qui viennent de partout en Amérique du Nord et d’ailleurs.

« Lors du vernissage, on comptait 120 créateurs et créatrices de coussins et un total de 1005 visiteurs ont franchi les portes de l’Église historique de Barachois. Et ça s’est poursuivi lundi, dit-il. Les visiteurs sont éblouis. Visiter l’exposition est une expérience en soi, un voyage dans l’imaginaire créatif des hookeuses et hookeuses de tapis, un hommage à leur travail patrimonial. »

Les nombreux visiteurs ne tarissaient pas d’éloges en admirant tous ces coussins qui ornent maintenant les bancs de l’église historique de Barachois. Et les hookeux et hookeuses présents soulignaient le travail titanesque accompli par Rémi Lévesque.

L’Aurore boréale, YK, Le festival Sunny Side of the Doc, dans la ville côtière de La Rochelle, en France. s’est déroulé fin juin dernier. Le cinéaste et producteur franco-yukonais Simon D’Amours faisait partie de la délégation canadienne.

Les contenus factuels (documentaires, œuvres interactives, etc.) étaient en vedette lors du festival Sunny Side of the Doc, dans la ville côtière de La Rochelle, en France. La 30e édition annuelle de ce marché international d’œuvres de non-fiction s’est déroulée du 24 au 27 juin dernier. Le Canada était de la partie et Simon D’Amours, cinéaste et producteur franco-yukonais, faisait partie de la délégation.

Francopresse. Le 28 août 2019 marque un moment important dans l’histoire de la Société Saint-Thomas-d’Aquin : ce sera le début des célébrations du centième anniversaire de l’organisme porte-parole des francophones de l’Île.

Décidément, 2019 marque deux moments importants dans l’histoire de la Société Saint-Thomas-d’Aquin : pour la première fois de son existence, le Congrès mondial acadien se déroulera en partie à l’Île-du-Prince-Édouard, et ce, à compter du 10 août. Et 18 jours plus tard, le 28, ce sera le début des célébrations du centième anniversaire de la SSTA.

Le Moniteur acadien, NB. L’équipe du spectacle Racines du Pays de la Sagouine vivait de la fébrilité, le soir de la première. Pour une deuxième année, Citrouille et Peigne prenaient la route de la France pour trouver leurs ancêtres.

La fébrilité régnait au sein de l’équipe du spectacle musical Racines du Pays de la Sagouine, le soir de la première. Pour une deuxième année, Citrouille (Luc LeBlanc) et Peigne (André Roy) reprenaient la route vers la France dans le but de retrouver leurs ancêtres.

Francopresse. Alors que certains festivals francophones ont du mal à faire salle comble, d’autres prospèrent. Des organisateurs partagent leurs impressions sur les eaux changeantes de la consommation culturelle actuelle.

Vente de billets décevante à la Foire Brayonne d’Edmundston, annulation du Festival Shédiac Lobster Rock faute de ventes, disparition du Festival de la Saint-Jean Ottawa, revue à la baisse de la Saint-Jean à Kapuskasing… Certains festivals francophones connaissent de mauvais jours.

La Voix acadienne, IPÉ. L’œuvre de Patricia Bourque occupe présentement une galerie de Charlottetown. Chaque photographie met en valeur des femmes Mi’kmaq. «Je veux qu’elles se voient comme je les vois», affirme l’artiste.

Jusqu’au 18 aout, la photographe Mi’kmaq Patricia Bourque occupe la galerie de la Guild de Charlottetown avec l’exposition «Beyond the Regalia». Les photographies mettent en valeur des femmes du territoire traditionnel Mi’kma’ki. «Quand je regarde ces femmes, je vois de l’honneur et du respect. Je veux qu’elles se voient comme je les vois», affirme l’artiste.

Le Moniteur acadien, NB. Le livre Saveurs d’Acadie est bien plus qu’un livre de recettes traditionnelles et d’aujourd’hui. Avec ses magnifiques photos, il ressemble plutôt à un livre d’art ou à un recueil de poésie.

Le livre Saveurs d’Acadie est bien plus qu’un livre de recettes de cuisine traditionnelle et d’aujourd’hui, comme inscrit sur la couverture. Avec de magnifiques photos, il ressemble à un livre d’art ou à un recueil de poésie de Gabriel Robichaud.

La population mondiale passerait de 7,7 à près de 10 milliards entre 2020 et 2050, selon l’Organisation des Nations Unies. La majorité de cette croissance se produirait en Afrique, l’habitat de 60 % des francophones de la planète. Bonne nouvelle? Un péril guette cependant : le réchauffement climatique frapperait durement le continent.

La francophonie grimpe dans l’échelle démographique grâce à l’essor du français en Afrique. Selon l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), la population continentale de langue française est passée de 270 à 300 millions en quatre ans et pourrait doubler d’ici 2070.