Comment transformer une banane en vélo est le premier livre de l’autrice Jerry Dougherty, qui réside à Englehart.
Comment transformer une banane en vélo est le premier livre de l’autrice Jerry Dougherty, qui réside à Englehart.

Une histoire vécue dans le Nord devient le premier livre de KATA éditeur

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur
LE VOYAGEUR (Sudbury) – Il y a environ un an, à Englehart, une enfant est venue cogner à la porte de Jerry Dougherty et lui a demandé une banane. C’était une demande étrange venant d’une enfant qu’elle ne connaissait pas, mais elle lui en a donné une. «Une heure plus tard, elle est revenue avec six amis. J’étais super confuse. Ils m’ont en fait donné une cafetière.»

Elle ne l’a pas acceptée tout de suite, croyant à une blague, mais les enfants lui ont expliqué «qu’ils avaient échangé ma banane pour un toonie avec un voisin, ensuite ils ont échangé ce toonie pour un livre de recettes et ils ont éventuellement obtenu la cafetière, et tout avait commencé avec ma banane».

Cette histoire vraie est à l’origine du livre pour enfants Comment transformer une banane en vélo, paru en avril chez KATA éditeur, avec les dessins de Ravy Puth.

«Quand j’y ai repensé, je me suis dit qu’ils étaient sur une piste intéressante. J’ai cru qu’en exposant ce geste de générosité spontanée à travers mon positivisme, quelque chose de positif en émergerait.»

À lire aussi : La croqueuse de pierre, un conte traditionnel inuit édité en français

Effectivement, après qu’elle ait partagé ce récit insolite sur Facebook, Luca Palladino, qui lançait une toute nouvelle maison d’édition de livres pour enfants à Montréal, l’a contactée pour la transformer en livre. Les deux se sont connus dans le cadre de Ville lecture à Sudbury.

C’est l’idée du paying it forward que Jerry Dougherty a trouvé intéressante et c’est ce qu’elle a voulu démontrer : des actes de gentillesses entrainent d’autres actes de gentillesse.

Elle constate que d’aider son prochain est plus facile et naturel dans les petites villes comme Englehart, alors elle espère que le message pourra faire son chemin dans les grandes villes. «Je crois sincèrement que si vous voulez voir des changements positifs dans le futur, vous devez commencer avec vos enfants», avance l’autrice.

Lire l’article dans son intégralité sur le site du journal Le Voyageur