Hélèna Bourque est fière de ses magnifiques coussins.
Hélèna Bourque est fière de ses magnifiques coussins.

Mission accomplie pour Rémi Lévesque : 200 coussins hookés pour le 200e anniversaire de l’église de Barachois

Rémi Lévesque ne cachait pas sa joie et sa grande satisfaction lors du vernissage de l’exposition 200 coussins hookés pour mon 200e, le 18 aout, lors de la Journée communautaire de Beaubassin-est dans le cadre du Congrès mondial acadien.

« C’est en mars 2017 que j’ai commencé à rassembler cette collection pour l’Église historique de Barachois, de dire Rémi Lévesque. J’ai fait 95 % du travail seul, sauf le catalogue pour lequel j’ai eu un appui incroyable de deux amies, Jacinthe LeBlanc, une graphiste et créatrice hors pair et Catherine Laratte, une traductrice passionnée », explique-t-il.

Selon l’initiateur du projet, près de 280 hookeux et hookeuses ont participé à la création des 242 coussins reçus, qui viennent de partout en Amérique du Nord et d’ailleurs.

« Lors du vernissage, on comptait 120 créateurs et créatrices de coussins et un total de 1005 visiteurs ont franchi les portes de l’Église historique de Barachois. Et ça s’est poursuivi lundi, dit-il. Les visiteurs sont éblouis. Visiter l’exposition est une expérience en soi, un voyage dans l’imaginaire créatif des hookeuses et hookeuses de tapis, un hommage à leur travail patrimonial. »

Les nombreux visiteurs ne tarissaient pas d’éloges en admirant tous ces coussins qui ornent maintenant les bancs de l’église historique de Barachois. Et les hookeux et hookeuses présents soulignaient le travail titanesque accompli par Rémi Lévesque.

Une partie des coussins que l’on retrouve à l’Église historique de Barachois. 
Rémi Lévesque.

Pourquoi lancer une collection de coussins hookés?

Ce projet est né d’une photo, cette photo est devenue une idée, l’idée, un rêve et ce rêve, une excitante aventure créatrice; excitante grâce à la générosité et l’implication du monde des hookeuses et des hookeux de tapis. Ce monde à la fois mystérieux, inconnu, underground, vibre d’énergie créatrice et d’esprit communautaire.

Ce n’est pas très connu que l’église historique de Barachois, ce vieil édifice en bois blanc, sur le bord de la route 133 au Nouveau-Brunswick, aura 200 ans en 2026. Cette petite église compte parmi les plus vieux édifices acadiens encore debout sur son site d’origine.

Au printemps 2017, le Comité de sauvegarde de l’église historique de Barachois faisait face à deux défis. Le premier était de savoir comment informer la population de cet anniversaire rare et important. De plus, puisque le Congrès mondial acadien de 2019 approchant, le comité voulait également présenter un évènement rassembleur artistique et patrimonial.

C’est en examinant une photo des bancs prise du jubé de l’église que l’idée des coussins hookés est venue : remplacer les coussins laissés sur les bancs par des spectateurs depuis la création de la salle Viola Léger en 1980 par un «coussin hooké». On se disait alors qu’une collection de 50 coussins hookés serait probablement réalisable et éveillerait certainement l’intérêt de la population.


L’idée est présentée aux Hookeuses du Bor’de’lo de Shédiac. Elles s’engagent immédiatement et proposent l’idée des 200 coussins hookés pour le 200e de l’édifice. Quant à rêver, aussi bien rêver grand! Le projet est lancé dans les médias sociaux.

Puisque le Congrès mondial acadien de 2019 a lieu conjointement dans les régions acadiennes du sud-est du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard, le projet est ensuite présenté au groupe Island Matters Rug Hookers. En septembre 2017, le groupe ilien invite les Hookeuses à une de leur rencontre à Charlottetown. Plus d’une vingtaine d’entre elles s’embarque dans l’aventure. Le projet a maintenant le vent dans les voiles.

L’intérêt pour le projet est remarquable et l’enthousiasme palpable. L’ouest, le nord, le centre et l’est du Canada répondent à l’appel. Les premiers coussins des États-Unis s’inscrivent. La présentation d’une collection de coussins hookés lors du Congrès mondial acadien 2019 était assurée. En 2018, le nombre de coussins augmente chaque semaine pour atteindre 185 au début de l’automne. Puis avec l’arrivée de 2019, le 200e coussin est inscrit et quelques mois plus tard le coussin 240 vient se joindre à l’aventure. Jamais nous n’avions rêvé d’atteindre l’objectif en seulement deux ans. Les coussins sont arrivés par la poste, par courrier, livrés personnellement ou ramassés à travers les Maritimes lors de «road trip» à la rencontre des personnes participantes.

La collection sera par la suite exposée de façon permanente sur les bancs de la salle de spectacle Viola Léger de l’Église historique pour toutes les années à venir.

Patrimoine

L’ORLÉANAIS (Orléans) – La valeur patrimoniale du silo Vinette, à Orléans près d’Ottawa, était pour la première fois mise en lumière en 2011 alors que la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO), sollicitait l’appui de la Ville d’Ottawa pour freiner un projet immobilier destinant le bâtiment, de près de 80 ans, à une démolition certaine. Aujourd’hui, l’historique silo à grains se retrouve en point de mire dans l’aménagement éventuel d’un parc à thématique agricole.
Littérature

LE VOYAGEUR (Sudbury) – Il y a environ un an, à Englehart, une enfant est venue cogner à la porte de Jerry Dougherty et lui a demandé une banane. C’était une demande étrange venant d’une enfant qu’elle ne connaissait pas, mais elle lui en a donné une. «Une heure plus tard, elle est revenue avec six amis. J’étais super confuse. Ils m’ont en fait donné une cafetière.»
Théâtre franco-ontarien

André Paiement est la cheville ouvrière de la pièce Moé j’viens du Nord, ’stie (1971). On s’accorde à dire qu’il est le «père fondateur» du théâtre franco-ontarien. Il a privilégié le travail par osmose et proposé une démarche qui fait encore école aujourd’hui.
Groupe autochtone des sept

FRANCOPRESSE – Ils étaient sept artistes autochtones qui demandaient que leur travail soit reconnu à juste titre. Et ils ont fait bouger les choses. À l’occasion de la Journée nationale des peuples autochtones, Francopresse a discuté du legs du regroupement Professional Native Indian Artists Inc., dit Groupe autochtone des sept, avec trois conservateurs autochtones qui œuvrent dans des musées bien en vue au Canada.
Spectacle

LE DROIT (Ontario) – Folle, c’est le titre d’une nouvelle chanson des Chiclettes. Folle, c’est aussi une pièce qui donne dans la dérision et l’humour avec une étonnante lucidité, une marque de commerce que les Franco-Ontariennes entretiennent depuis 10 ans et qu’elles comptent bien renforcer avec un nouvel album.
Littérature

La jeune maison d’édition montréalaise KATA a lancé en mai La croqueuse de pierre, une traduction du conte inuit écrit par Louise Flaherty et illustré par Jim Nelson. Destiné à un public de jeunes adolescents, l’éditeur Luca Palladino présente, en français, la richesse des histoires des peuples autochtones.
Théâtre

LA LIBERTÉ (Manitoba) – La situation financière actuelle est particulièrement précaire pour bien des artistes qui voient leurs spectacles et contrats annulés en raison de la COVID-19. Dans ce contexte d’exception, l’École nationale de théâtre a lancé un programme de soutien aux artistes émergents, Art à part. Amber O’Reilley est une des bénéficiaires.
Musique

L’ORLÉANAIS (Orléans) – À l’âge de 85 ans, l’artiste autrefois connue comme «la reine du country francophone», Marie King née Farley, profite aujourd’hui d’une retraite bien méritée. Originaire de Navan, la chanteuse a marqué le palmarès musical de l’est du Canada dans la fin du 20e siècle avec ses nombreuses compositions et interprétations de musique country d’expression française.
Littérature

Quarante-quatre auteurs et autrices répondent virtuellement présents au Salon du livre du Grand Sudbury, et ce, jusqu’au 10 mai. L’occasion pour les lecteurs et lectrices de se faire raconter d’autres histoires que celles du coronavirus.
Arts visuels

FRANCOPRESSE – Le 7 mai 1920, sept amis exposent leurs toiles au Musée des beaux-arts de Toronto. Pour la première fois, ils le font sous le nom du Groupe des Sept. Ce sont les Ontariens Franklin Carmichael, Lawren S. Harris, Frank Johnston, le Montréalais A. Y. Jackson et les Anglais d’origine Arthur Lismer, J. E. H. MacDonald et Fred Varley.
Improvisation

LE GABOTEUR (Terre-Neuve-et-Labrador) – Comment continuer à jouer dans une ligue d’improvisation tout en gardant ses distances? La Ligue d’Improvisation Francophone Éclatée (L.I.F.E.) de Terre-Neuve, ainsi que la Communauté Libre d’Improvisateurs Croqueurs (CLIC) de l’Association saint-pierraise Croq'Paroles semblent toutes deux avoir trouvé une solution : passer à l’improvisation virtuelle sur Zoom! Invité à leur première pratique virtuelle commune, Le Gaboteur raconte.
Musique

À 86 ans, le monument de la musique africaine Manu Dibango a été emporté par la COVID-19 le 24 mars 2020. Quatre Franco-Canadiens d’origine camerounaise et mauritanienne établis en Saskatchewan, en Ontario et à Terre-Neuve-et-Labrador partagent leur réaction et leurs souvenirs empreints d’admiration et de nostalgie.
Francophonie

FRANCOPRESSE – Entrée en fonction le 20 avril, Clotilde Heibing succède à Benoit Henry, qui occupait le poste depuis la création de l’organisme en 2002. Française d’origine, Monctonienne d’adoption depuis 2016, l’ancienne coordonnatrice de la Stratégie de promotion des artistes acadiens sur la scène internationale (SPAASI) pour la Société nationale de l’Acadie (SNA) estime que son imposant bagage «marketing» bénéficiera aux membres.
Prix Victor Tolgesy

L’entrepreneuriat artistique a toujours fasciné Pier Rodier, 57 ans et natif d’Ottawa, tant dans ses rôles de dramaturge, metteur en scène et interprète que scénographe. Le Conseil des arts d’Ottawa et la Ville viennent de reconnaitre son engagement et son succès en lui accordant le Prix Victor Tolgesy.
Concerts en ligne

FRANCOPRESSE – Après, entre autres, les concerts proposés par Centre national des Arts (CNA) avec son fonds Facebook-CNA pour #Canadaenprestation et ceux des divers organismes régionaux, mais avant le méga concert organisé par Lady Gaga, le Centre de la francophonie des Amériques (Centre) a diffusé un concert «100 % Franco-Amérique» pour la deuxième fois en deux semaines. Suivant le groupe franco-ontarien LGS (Le groupe Swing), c’était au tour vendredi dernier d’Alexandre Belliard avec son spectacle D’une Amérique à l’autre. Une invitation à faire connaissance en chansons avec de véritables légendes : ces femmes et ces hommes qui ont fait l’Amérique francophone.
Cinéma

FRANCOPRESSE – Plusieurs joueurs de l’industrie canadienne du film s’inquiètent grandement alors que l’Office national du film (ONF) a récemment procédé à une restructuration. Les craintes sont encore plus vives chez les francophones, qui y voient une perte d’autonomie du Programme français de l’ONF.
Littérature

Si des milliers de jeunes connaissent la vie et les exploits d’Étienne Brûlé, premier Blanc à avoir mis les pieds en Ontario en 1610, c’est grâce aux trois romans de Jean-Claude Larocque et Denis Sauvé. Leur trilogie écrite à quatre mains et publiée en 2010 et 2011 a été suivie, en 2014, d’un quatrième roman, cette fois au sujet du Règlement 17. Portrait de deux enseignants à la retraite qui ont su intéresser les jeunes à la lecture et à l’histoire.
Littérature

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ouest) – C’est ce que dénonce le chercheur américain Richard Russo. Les résultats de son étude publiée fin octobre 2019, intitulée French-Language Books in a Minority Setting: A Report from Rural Saskatchewan, révèlent une inadéquation géographique entre le nombre de livres et le nombre de francophones.
Littérature

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Saskatchewan) — L’enregistrement du livre La voix de mon père/My Father’s Voice de Madeleine Blais-Dahlem est terminé. Avec ce nouveau produit, disponible dans les semaines à venir, les Éditions de la nouvelle plume (ÉNP) sont ainsi les premiers éditeurs de la province, y compris parmi les anglophones, à s’attaquer au marché du livre audio.
Ouest canadien

L’EAU VIVE (Saskatchewan) – Après une année 2019 florissante pour Mario Lepage et son groupe Ponteix, les musiciens se tournent vers le Vieux Continent. Fin janvier, le trio est parti à la rencontre du public français pour tester les eaux du marché outre-Atlantique. L’année 2020 pourrait ainsi marquer un saut de plus vers l’accomplissement pour la formation musicale fransaskoise.
Littérature

LE VOYAGEUR (Ontario) – Les Éditions Prise de parole s’ancrent en Atlantique avec l’embauche de Sonya Malaborza à titre de conseillère littéraire, basée dans la région de Moncton. La maison d’édition sudburoise publie des auteurs acadiens depuis une vingtaine d’années, mais n’avait plus de personnel sur place depuis quelques années.

L’ORLÉANAIS (Ontario) – Le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) a lancé, fin novembre, la campagne de financement «Acteurs du Mouvement», dans le but d’obtenir des fonds pour la construction d’un nouveau centre culturel.