Les Amériques francophones dans votre salon!

FRANCOPRESSE – Après, entre autres, les concerts proposés par Centre national des Arts (CNA) avec son fonds Facebook-CNA pour #Canadaenprestation et ceux des divers organismes régionaux, mais avant le méga concert organisé par Lady Gaga, le Centre de la francophonie des Amériques (Centre) a diffusé un concert «100 % Franco-Amérique» pour la deuxième fois en deux semaines. Suivant le groupe franco-ontarien LGS (Le groupe Swing), c’était au tour vendredi dernier d’Alexandre Belliard avec son spectacle D’une Amérique à l’autre. Une invitation à faire connaissance en chansons avec de véritables légendes : ces femmes et ces hommes qui ont fait l’Amérique francophone.

«La situation actuelle de pandémie liée à la COVID-19 met en isolement de nombreux francophones et francophiles des Amériques. Durant cette période d’isolation et de distanciation physique, le Centre de la francophonie des Amériques innove». Cette innovation dont parle la présidente-directrice générale du Centre, Johanne Whittom, dans l’invitation au public, c’est la diffusion en direct de concerts 100 % Franco-Amérique.

Et pour vaincre cet isolement, Alexandre Belliard a réuni chez lui pas moins d’une dizaine de personnages historiques à l’occasion de son spectacle D’une Amérique à l’autre.

Des personnages de notre francophonie

Accompagné de son fils Loïc à la batterie, Alexandre Belliard a fait revivre avec passion des personnages que certains ont certainement dû découvrir pour la première fois. Presque autant de femmes que d’hommes avec des parcours plus grands que nature.

Marie Rollet de Québec, Marie-Anne Gaboury de l’Ouest, Émilie Tremblay du Yukon ou la prêtresse vaudou Marie Laveau de la Louisiane donnaient la réplique aux Beausoleil-Broussard, Étienne Brûlé ou encore à Mathieu Léveillé, cet homme au destin peu banal, devenu bourreau en Nouvelle-France après avoir été esclave en Martinique.

Depuis 10 ans, avec toute la québécitude qui le caractérise et souvent avec le soutien du Centre, Alexandre Belliard est allé à la rencontre des différentes communautés franco-canadiennes. Résultat : il parle avec connaissance de tous ces personnages qui le nourrissent. Il les porte littéralement en lui.

Vendredi, entre chacune de ses chansons, il a pris le temps de remettre ses personnages dans leur contexte historique et de parler des communautés d’où ils sont issus. «Avec un spectacle comme celui-là, c’est comme si je retrouvais tous ces gens que j’ai rencontrés», indique l’artiste.

Depuis 10 ans, Alexandre Belliard met en chansons des personnages francophones des Amériques.

Pas un spectacle ordinaire

Joint une première fois la veille de sa prestation, Alexandre Belliard disait qu’il avait davantage le trac pour un spectacle à distance qu’un spectacle sur scène, puisque personne n’est là pour s’occuper de la technique. «C’est pas mal plus de trouble!»

Cependant, samedi matin, il se disait «satisfait et content» d’avoir livré la marchandise, tout ça sans l’aide de techniciens au son ou à l’éclairage. Un spectacle sans filet en quelque sorte. Mais au bout du compte, Alexandre Belliard est d’avis que «c’était une chance exceptionnelle» que le Centre lui a donnée d’être entendu à travers les Amériques.

Rappelons que l’artiste québécois en est déjà au 6e opus de ses Légendes d’un peuple. Un 7e doit voir le jour l’automne prochain. Mais avant, dans quelques semaines, des capsules historiques D’une Amérique à l’autre seront mises en ligne par le Centre.

Du côté franco-ontarien 

Lorsque joint par Francopresse, Michel Bénac de LGS était tout aussi enthousiaste que Belliard de sa participation au premier concert commandité par le Centre. 


« Après trois semaines à être enfermés, ma famille et moi, ça nous a permis de vivre et de faire vivre aux enfants ce moment. Ça se passait aussi dans leur maison, ce spectacle. C’était important qu’ils aient le droit d’y participer. »
Michel Bénac du groupe LGS

À partir du moment où le Centre l’a contacté, il lui aura fallu, ainsi qu’à LGS, dix jours de préproduction. Plusieurs pièces de sa maison d’Ottawa ont été mises à contribution avec différents effets sonores et lumineux. «Ce qu’on fait avec LGS, c’est de faire bouger les molécules! C’était donc important de faire passer cette énergie même à distance.»

Une motivation particulière que lui a donné l’évènement? «Oui, pour les gens qui sont anxieux de la situation actuelle.» Au cours du spectacle, il voyait d’ailleurs d’où provenaient les différentes connexions. C’était une source supplémentaire d’énergie.

Selon les chiffres du Centre, deux semaines après la présentation de On va faire la fête avec LGS, plus de 12 700 personnes avaient vu ou partagé le spectacle de Michel Bénac. Au moment d’écrire ces lignes, il était trop tôt pour connaître les chiffres concernant Alexandre Belliard.

La douce folie de Michel Bénac et de son groupe LGS.

On recommence quand?

Michel Bénac félicite d’ailleurs le Centre de la francophonie des Amériques «de donner la chance aux artistes de s’exprimer» via des performances rémunérées. «Dans le contexte actuel, nous souhaitons soutenir les artistes et leur offrons une rémunération pour leur prestation, qui est réalisée directement sur notre page Facebook et notre portail», tient à préciser la PDG du Centre.

La présidente-directrice générale du Centre de la francophonie des Amériques, Johanne Whittom.

La question que se posent plusieurs spectateurs : y aura-t-il une troisième, voire une quatrième retransmission de concerts 100 % Franco-Amérique? Pour le moment, Mme Whittom ne se compromet pas. «L’équipe du Centre fait un travail exceptionnel pour s’adapter à la situation actuelle. Nous devons évaluer si nous sommes en mesure d’en produire d’autres dans les prochaines semaines.»

D’ici là, le Centre invite les francophones des Amériques à consulter sa page d’activités en ligne pour tous pour y participer à diverses activités en ligne.

Une chose est certaine : de tels concerts, pour reprendre les paroles d’Alexandre Belliard à la fin de son spectacle de vendredi, permettent de dire aux francophones des Amériques : «Merci de porter le français».

Dragqueens

FRANCOPRESSE – Très attendu par plusieurs adeptes, le premier épisode de l’émission de téléréalité Canada’s Drag Race : que la meilleure gagne, équivalent canadien de la populaire émission RuPaul’s Drag Race, a débarqué le 2 juillet sur la plateforme Crave. Alors que 12 dragqueens canadiennes s’affronteront dans diverses disciplines durant 10 épisodes, plusieurs artistes francophones de cette scène se sentent encouragées et y puisent le courage de s’affirmer davantage.
Sculpture

FRANCOPRESSE - «This is the forest primeval. The murmuring pines and the hemlocks, bearded with moss…» C’est avec ces mots que s’ouvrent le célèbre poème Évangéline, a Tale of Acadie de l’auteur américain Henry Wadsworth Longfellow, paru en 1847. C’est dans le cadre enchanteur, bucolique de cette «forêt primitive», remplie de «sapins qui murmurent» et de «pruches revêtues de mousse», à Grand-Pré, que débute le récit tragique d’Évangéline et de son fiancé Gabriel.
Musique

LE DROIT (Ontario) – Le trio franco-ontarien Brasse Camarade, fondé en 1990 par François Lamoureux (guitare, saxophone et voix) et Pierre Lamoureux (basse), a connu un immense succès populaire au Canada et à l’international… mais le groupe s’est heurté au Québec à un mur idéologique cimenté par quelques membres de l’intelligentsia radiophoniques qui «n’aimaient pas notre accent» et qui avaient le bras un peu trop long, estiment aujourd’hui les deux frères Lamoureux.
Acadie

LA VOIX ACADIENNE (Île-du-Prince-Édouard) – L’année 2020 marque le 300e anniversaire de l’arrivée des premiers colons français et acadiens à l’Île-du-Prince-Édouard. Pour célébrer, un comité regroupant des représentants du gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard et des associations acadiennes a été mis sur pied. De cette initiative, le site Web d’Acadie 300 a vu le jour.
Tradition canadienne-française

LE VOYAGEUR (Sudbury) – L’ethnologue Jean-Pierre Pichette, qui a longtemps travaillé à l’Université de Sudbury, publiait en 2019 l’essai La danse de l’ainé célibataire ou la résistance des marges. Le Québécois d’origine avait été témoin de cette tradition en assistant à un mariage dans le Nord de l’Ontario, tradition que lui et sa collègue n’avaient jamais vue auparavant. Le livre retrace sa recherche et tente de trouver l’origine de la danse, qui se compare à une gentille humiliation.
Témiskaming

L’Association de canot-camping du lac Témiscamingue est la suite naturelle de l’Expédition Apollo ; des virées folles organisées en plein air dans les années 80. Les participants ont voulu continuer de vivre des expériences en plein air.
Prix Gémeaux

LE DROIT (Ottawa) – La société de production ottavienne Slalom a récolté trois nominations dans la course aux prix Gémeaux, dont les finalistes ont été dévoilés mardi 7 juillet.
Patrimoine

L’ORLÉANAIS (Orléans) – La valeur patrimoniale du silo Vinette, à Orléans près d’Ottawa, était pour la première fois mise en lumière en 2011 alors que la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO), sollicitait l’appui de la Ville d’Ottawa pour freiner un projet immobilier destinant le bâtiment, de près de 80 ans, à une démolition certaine. Aujourd’hui, l’historique silo à grains se retrouve en point de mire dans l’aménagement éventuel d’un parc à thématique agricole.
Littérature

LE VOYAGEUR (Sudbury) – Il y a environ un an, à Englehart, une enfant est venue cogner à la porte de Jerry Dougherty et lui a demandé une banane. C’était une demande étrange venant d’une enfant qu’elle ne connaissait pas, mais elle lui en a donné une. «Une heure plus tard, elle est revenue avec six amis. J’étais super confuse. Ils m’ont en fait donné une cafetière.»
Théâtre franco-ontarien

André Paiement est la cheville ouvrière de la pièce Moé j’viens du Nord, ’stie (1971). On s’accorde à dire qu’il est le «père fondateur» du théâtre franco-ontarien. Il a privilégié le travail par osmose et proposé une démarche qui fait encore école aujourd’hui.
Groupe autochtone des sept

FRANCOPRESSE – Ils étaient sept artistes autochtones qui demandaient que leur travail soit reconnu à juste titre. Et ils ont fait bouger les choses. À l’occasion de la Journée nationale des peuples autochtones, Francopresse a discuté du legs du regroupement Professional Native Indian Artists Inc., dit Groupe autochtone des sept, avec trois conservateurs autochtones qui œuvrent dans des musées bien en vue au Canada.
Spectacle

LE DROIT (Ontario) – Folle, c’est le titre d’une nouvelle chanson des Chiclettes. Folle, c’est aussi une pièce qui donne dans la dérision et l’humour avec une étonnante lucidité, une marque de commerce que les Franco-Ontariennes entretiennent depuis 10 ans et qu’elles comptent bien renforcer avec un nouvel album.
Littérature

La jeune maison d’édition montréalaise KATA a lancé en mai La croqueuse de pierre, une traduction du conte inuit écrit par Louise Flaherty et illustré par Jim Nelson. Destiné à un public de jeunes adolescents, l’éditeur Luca Palladino présente, en français, la richesse des histoires des peuples autochtones.
Théâtre

LA LIBERTÉ (Manitoba) – La situation financière actuelle est particulièrement précaire pour bien des artistes qui voient leurs spectacles et contrats annulés en raison de la COVID-19. Dans ce contexte d’exception, l’École nationale de théâtre a lancé un programme de soutien aux artistes émergents, Art à part. Amber O’Reilley est une des bénéficiaires.
Musique

L’ORLÉANAIS (Orléans) – À l’âge de 85 ans, l’artiste autrefois connue comme «la reine du country francophone», Marie King née Farley, profite aujourd’hui d’une retraite bien méritée. Originaire de Navan, la chanteuse a marqué le palmarès musical de l’est du Canada dans la fin du 20e siècle avec ses nombreuses compositions et interprétations de musique country d’expression française.
Littérature

Quarante-quatre auteurs et autrices répondent virtuellement présents au Salon du livre du Grand Sudbury, et ce, jusqu’au 10 mai. L’occasion pour les lecteurs et lectrices de se faire raconter d’autres histoires que celles du coronavirus.
Arts visuels

FRANCOPRESSE – Le 7 mai 1920, sept amis exposent leurs toiles au Musée des beaux-arts de Toronto. Pour la première fois, ils le font sous le nom du Groupe des Sept. Ce sont les Ontariens Franklin Carmichael, Lawren S. Harris, Frank Johnston, le Montréalais A. Y. Jackson et les Anglais d’origine Arthur Lismer, J. E. H. MacDonald et Fred Varley.
Improvisation

LE GABOTEUR (Terre-Neuve-et-Labrador) – Comment continuer à jouer dans une ligue d’improvisation tout en gardant ses distances? La Ligue d’Improvisation Francophone Éclatée (L.I.F.E.) de Terre-Neuve, ainsi que la Communauté Libre d’Improvisateurs Croqueurs (CLIC) de l’Association saint-pierraise Croq'Paroles semblent toutes deux avoir trouvé une solution : passer à l’improvisation virtuelle sur Zoom! Invité à leur première pratique virtuelle commune, Le Gaboteur raconte.
Musique

À 86 ans, le monument de la musique africaine Manu Dibango a été emporté par la COVID-19 le 24 mars 2020. Quatre Franco-Canadiens d’origine camerounaise et mauritanienne établis en Saskatchewan, en Ontario et à Terre-Neuve-et-Labrador partagent leur réaction et leurs souvenirs empreints d’admiration et de nostalgie.
Francophonie

FRANCOPRESSE – Entrée en fonction le 20 avril, Clotilde Heibing succède à Benoit Henry, qui occupait le poste depuis la création de l’organisme en 2002. Française d’origine, Monctonienne d’adoption depuis 2016, l’ancienne coordonnatrice de la Stratégie de promotion des artistes acadiens sur la scène internationale (SPAASI) pour la Société nationale de l’Acadie (SNA) estime que son imposant bagage «marketing» bénéficiera aux membres.
Prix Victor Tolgesy

L’entrepreneuriat artistique a toujours fasciné Pier Rodier, 57 ans et natif d’Ottawa, tant dans ses rôles de dramaturge, metteur en scène et interprète que scénographe. Le Conseil des arts d’Ottawa et la Ville viennent de reconnaitre son engagement et son succès en lui accordant le Prix Victor Tolgesy.
Cinéma

FRANCOPRESSE – Plusieurs joueurs de l’industrie canadienne du film s’inquiètent grandement alors que l’Office national du film (ONF) a récemment procédé à une restructuration. Les craintes sont encore plus vives chez les francophones, qui y voient une perte d’autonomie du Programme français de l’ONF.
Littérature

Si des milliers de jeunes connaissent la vie et les exploits d’Étienne Brûlé, premier Blanc à avoir mis les pieds en Ontario en 1610, c’est grâce aux trois romans de Jean-Claude Larocque et Denis Sauvé. Leur trilogie écrite à quatre mains et publiée en 2010 et 2011 a été suivie, en 2014, d’un quatrième roman, cette fois au sujet du Règlement 17. Portrait de deux enseignants à la retraite qui ont su intéresser les jeunes à la lecture et à l’histoire.