Franklin Carmichael (1890-1945), Baie des iles du mont Burke, 1931, huile sur toile, 101,6 x 122 cm, don de M. et Mme R. G. Mastin, Collection McMichael d’art canadien, Kleinburg (Ontario) (1975.62)
Franklin Carmichael (1890-1945), Baie des iles du mont Burke, 1931, huile sur toile, 101,6 x 122 cm, don de M. et Mme R. G. Mastin, Collection McMichael d’art canadien, Kleinburg (Ontario) (1975.62)

Le Groupe des Sept en 7 lieux

FRANCOPRESSE – Le 7 mai 1920, sept amis exposent leurs toiles au Musée des beaux-arts de Toronto. Pour la première fois, ils le font sous le nom du Groupe des Sept. Ce sont les Ontariens Franklin Carmichael, Lawren S. Harris, Frank Johnston, le Montréalais A. Y. Jackson et les Anglais d’origine Arthur Lismer, J. E. H. MacDonald et Fred Varley.

Ces artistes sont à la recherche d’une identité canadienne en paysagisme. Leur quête les mène toujours plus loin, d’Algoma en Ontario à l’ile d’Ellesmere au Nunavut, en passant par Yellowknife dans les Territoires du Nord-Ouest.

Le parc Algonquin

Les peintres ont l’habitude de partir à l’aventure les fins de semaine et pendant leurs vacances. Le parc Algonquin, où leur collègue et ami Tom Thomson séjourne du printemps à l’automne, compte parmi leurs premières destinations de prédilection.

Thomson, le plus aventurier et novateur d’entre eux, périt au lac Canoe en 1917. Son nom demeure étroitement associé au Groupe des Sept. Son influence sur ses amis artistes est indéniable. D’ailleurs, on donne aussi le surnom d’École algonquine au Groupe des Sept.

Le lac Supérieur

La Première Guerre mondiale force le groupe à se disperser. Lawren Harris, resté au pays, découvre alors la région d’Algoma. La lumière et la vastitude du lac Supérieur, les couleurs de la forêt boréale et les canyons du Bouclier canadien le saisissent. À chaque point de vue, un nouveau sujet surgit.

Dès 1918, il y entraine ses camarades. Chaque automne, ils y passent un mois et se logent dans un boxcar converti. Pendant ces expéditions, les peintres explorent de nouvelles dimensions, de nouveaux modes d’expression, s’encouragent et s’influencent.

La côte de Terre-Neuve

Les peintres du Groupe des Sept sont en perpétuelle recherche d’environnements vierges, intouchés par les humains. En explorant de nouvelles régions, ils gagnent en assurance et développent une signature toute canadienne pour le paysagisme.

La peintre Emily Carr, une contemporaine qui évolue en Colombie-Britannique et qui travaille à leurs côtés, écrit un jour que les membres du Groupe des Sept semblent peu attachés aux lieux qu’ils visitent et à leur population. Ils cherchent des sujets, de la lumière, des états d’âme, du caractère.

Les villages côtiers

Cette quête de lieux panoramiques n’empêche pas les artistes de s’intéresser aux villes et villages. Au-delà des grandes étendues d’eau, ceux-ci inspirent le Groupe des Sept.

Arthur Lismer dirige une école d’art à Halifax, en Nouvelle-Écosse, pendant les années 1910. A. Y. Jackson séjourne souvent et longtemps dans les hameaux qui bordent le golfe du Saint-Laurent et de la Mauricie. Casson visite les villages miniers du nord de l’Ontario. Harris immortalise les quartiers ouvriers de Toronto.

Les Rocheuses

La baie Georgienne compte parmi les destinations de prédilection du Groupe. Franklin Carmicheal, par exemple, s’y construit un chalet et participe à la préservation des montagnes La Cloche, aujourd’hui protégées par le parc Killarney.

Mais dans les années 1920, le gout de l’aventure et l’appétit des montagnes amènent Lawren Harris et A. Y. Jackson jusque dans les Rocheuses. J. E. H. MacDonald y passe aussi beaucoup de temps. Ils trouvent à ces paysages albertains un caractère et une humeur qui sert à souhait leur art et leur permet d’exploiter, encore une fois, la lumière, mais aussi de nouvelles dimensions.

Les territoires

Toujours plus loin : telle pourrait bien être la devise des peintres, pour la plupart établis à Toronto. Maintenant, le Nord et l’Arctique les attendent.

A. Y. Jackson participe à deux croisières en Arctique. Lawren Harris se joint à lui en 1930. Ils longent la côte de la Nouvelle-Écosse jusqu’au bassin Kane, au nord de la mer de Baffin. La vastitude des lieux les stupéfie. Harris explique sa quête en 1948 : il veut se perdre dans l’eau et les cieux, la terre et la lumière de cet univers gigantesque.

Le Grand Nord

Avec le temps, le Groupe s’ouvre à d’autres artistes, notamment à Emily Carr. C’est en 1931 qu’a lieu la dernière exposition du Groupe des Sept, auquel succède, quelques années plus tard, le Canadian Group of Painters, fort d’une trentaine d’artistes.

Aujourd’hui, pour découvrir les paysages canadiens qu’a immortalisé le célèbre Groupe des Sept, pas besoin de partir à l’aventure. Grâce au Web, la Collection d’art canadien McMichael, le Musée des beaux-arts du Canada et le Musée des beaux-arts de l’Ontario, entre autres, vous invitent à le faire dans le confort de votre foyer.

Dragqueens

FRANCOPRESSE – Très attendu par plusieurs adeptes, le premier épisode de l’émission de téléréalité Canada’s Drag Race : que la meilleure gagne, équivalent canadien de la populaire émission RuPaul’s Drag Race, a débarqué le 2 juillet sur la plateforme Crave. Alors que 12 dragqueens canadiennes s’affronteront dans diverses disciplines durant 10 épisodes, plusieurs artistes francophones de cette scène se sentent encouragées et y puisent le courage de s’affirmer davantage.
Sculpture

FRANCOPRESSE - «This is the forest primeval. The murmuring pines and the hemlocks, bearded with moss…» C’est avec ces mots que s’ouvrent le célèbre poème Évangéline, a Tale of Acadie de l’auteur américain Henry Wadsworth Longfellow, paru en 1847. C’est dans le cadre enchanteur, bucolique de cette «forêt primitive», remplie de «sapins qui murmurent» et de «pruches revêtues de mousse», à Grand-Pré, que débute le récit tragique d’Évangéline et de son fiancé Gabriel.
Musique

LE DROIT (Ontario) – Le trio franco-ontarien Brasse Camarade, fondé en 1990 par François Lamoureux (guitare, saxophone et voix) et Pierre Lamoureux (basse), a connu un immense succès populaire au Canada et à l’international… mais le groupe s’est heurté au Québec à un mur idéologique cimenté par quelques membres de l’intelligentsia radiophoniques qui «n’aimaient pas notre accent» et qui avaient le bras un peu trop long, estiment aujourd’hui les deux frères Lamoureux.
Acadie

LA VOIX ACADIENNE (Île-du-Prince-Édouard) – L’année 2020 marque le 300e anniversaire de l’arrivée des premiers colons français et acadiens à l’Île-du-Prince-Édouard. Pour célébrer, un comité regroupant des représentants du gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard et des associations acadiennes a été mis sur pied. De cette initiative, le site Web d’Acadie 300 a vu le jour.
Tradition canadienne-française

LE VOYAGEUR (Sudbury) – L’ethnologue Jean-Pierre Pichette, qui a longtemps travaillé à l’Université de Sudbury, publiait en 2019 l’essai La danse de l’ainé célibataire ou la résistance des marges. Le Québécois d’origine avait été témoin de cette tradition en assistant à un mariage dans le Nord de l’Ontario, tradition que lui et sa collègue n’avaient jamais vue auparavant. Le livre retrace sa recherche et tente de trouver l’origine de la danse, qui se compare à une gentille humiliation.
Témiskaming

L’Association de canot-camping du lac Témiscamingue est la suite naturelle de l’Expédition Apollo ; des virées folles organisées en plein air dans les années 80. Les participants ont voulu continuer de vivre des expériences en plein air.
Prix Gémeaux

LE DROIT (Ottawa) – La société de production ottavienne Slalom a récolté trois nominations dans la course aux prix Gémeaux, dont les finalistes ont été dévoilés mardi 7 juillet.
Patrimoine

L’ORLÉANAIS (Orléans) – La valeur patrimoniale du silo Vinette, à Orléans près d’Ottawa, était pour la première fois mise en lumière en 2011 alors que la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO), sollicitait l’appui de la Ville d’Ottawa pour freiner un projet immobilier destinant le bâtiment, de près de 80 ans, à une démolition certaine. Aujourd’hui, l’historique silo à grains se retrouve en point de mire dans l’aménagement éventuel d’un parc à thématique agricole.
Littérature

LE VOYAGEUR (Sudbury) – Il y a environ un an, à Englehart, une enfant est venue cogner à la porte de Jerry Dougherty et lui a demandé une banane. C’était une demande étrange venant d’une enfant qu’elle ne connaissait pas, mais elle lui en a donné une. «Une heure plus tard, elle est revenue avec six amis. J’étais super confuse. Ils m’ont en fait donné une cafetière.»
Théâtre franco-ontarien

André Paiement est la cheville ouvrière de la pièce Moé j’viens du Nord, ’stie (1971). On s’accorde à dire qu’il est le «père fondateur» du théâtre franco-ontarien. Il a privilégié le travail par osmose et proposé une démarche qui fait encore école aujourd’hui.
Groupe autochtone des sept

FRANCOPRESSE – Ils étaient sept artistes autochtones qui demandaient que leur travail soit reconnu à juste titre. Et ils ont fait bouger les choses. À l’occasion de la Journée nationale des peuples autochtones, Francopresse a discuté du legs du regroupement Professional Native Indian Artists Inc., dit Groupe autochtone des sept, avec trois conservateurs autochtones qui œuvrent dans des musées bien en vue au Canada.
Spectacle

LE DROIT (Ontario) – Folle, c’est le titre d’une nouvelle chanson des Chiclettes. Folle, c’est aussi une pièce qui donne dans la dérision et l’humour avec une étonnante lucidité, une marque de commerce que les Franco-Ontariennes entretiennent depuis 10 ans et qu’elles comptent bien renforcer avec un nouvel album.
Littérature

La jeune maison d’édition montréalaise KATA a lancé en mai La croqueuse de pierre, une traduction du conte inuit écrit par Louise Flaherty et illustré par Jim Nelson. Destiné à un public de jeunes adolescents, l’éditeur Luca Palladino présente, en français, la richesse des histoires des peuples autochtones.
Théâtre

LA LIBERTÉ (Manitoba) – La situation financière actuelle est particulièrement précaire pour bien des artistes qui voient leurs spectacles et contrats annulés en raison de la COVID-19. Dans ce contexte d’exception, l’École nationale de théâtre a lancé un programme de soutien aux artistes émergents, Art à part. Amber O’Reilley est une des bénéficiaires.
Musique

L’ORLÉANAIS (Orléans) – À l’âge de 85 ans, l’artiste autrefois connue comme «la reine du country francophone», Marie King née Farley, profite aujourd’hui d’une retraite bien méritée. Originaire de Navan, la chanteuse a marqué le palmarès musical de l’est du Canada dans la fin du 20e siècle avec ses nombreuses compositions et interprétations de musique country d’expression française.
Littérature

Quarante-quatre auteurs et autrices répondent virtuellement présents au Salon du livre du Grand Sudbury, et ce, jusqu’au 10 mai. L’occasion pour les lecteurs et lectrices de se faire raconter d’autres histoires que celles du coronavirus.
Improvisation

LE GABOTEUR (Terre-Neuve-et-Labrador) – Comment continuer à jouer dans une ligue d’improvisation tout en gardant ses distances? La Ligue d’Improvisation Francophone Éclatée (L.I.F.E.) de Terre-Neuve, ainsi que la Communauté Libre d’Improvisateurs Croqueurs (CLIC) de l’Association saint-pierraise Croq'Paroles semblent toutes deux avoir trouvé une solution : passer à l’improvisation virtuelle sur Zoom! Invité à leur première pratique virtuelle commune, Le Gaboteur raconte.
Musique

À 86 ans, le monument de la musique africaine Manu Dibango a été emporté par la COVID-19 le 24 mars 2020. Quatre Franco-Canadiens d’origine camerounaise et mauritanienne établis en Saskatchewan, en Ontario et à Terre-Neuve-et-Labrador partagent leur réaction et leurs souvenirs empreints d’admiration et de nostalgie.
Francophonie

FRANCOPRESSE – Entrée en fonction le 20 avril, Clotilde Heibing succède à Benoit Henry, qui occupait le poste depuis la création de l’organisme en 2002. Française d’origine, Monctonienne d’adoption depuis 2016, l’ancienne coordonnatrice de la Stratégie de promotion des artistes acadiens sur la scène internationale (SPAASI) pour la Société nationale de l’Acadie (SNA) estime que son imposant bagage «marketing» bénéficiera aux membres.
Prix Victor Tolgesy

L’entrepreneuriat artistique a toujours fasciné Pier Rodier, 57 ans et natif d’Ottawa, tant dans ses rôles de dramaturge, metteur en scène et interprète que scénographe. Le Conseil des arts d’Ottawa et la Ville viennent de reconnaitre son engagement et son succès en lui accordant le Prix Victor Tolgesy.
Concerts en ligne

FRANCOPRESSE – Après, entre autres, les concerts proposés par Centre national des Arts (CNA) avec son fonds Facebook-CNA pour #Canadaenprestation et ceux des divers organismes régionaux, mais avant le méga concert organisé par Lady Gaga, le Centre de la francophonie des Amériques (Centre) a diffusé un concert «100 % Franco-Amérique» pour la deuxième fois en deux semaines. Suivant le groupe franco-ontarien LGS (Le groupe Swing), c’était au tour vendredi dernier d’Alexandre Belliard avec son spectacle D’une Amérique à l’autre. Une invitation à faire connaissance en chansons avec de véritables légendes : ces femmes et ces hommes qui ont fait l’Amérique francophone.
Cinéma

FRANCOPRESSE – Plusieurs joueurs de l’industrie canadienne du film s’inquiètent grandement alors que l’Office national du film (ONF) a récemment procédé à une restructuration. Les craintes sont encore plus vives chez les francophones, qui y voient une perte d’autonomie du Programme français de l’ONF.
Littérature

Si des milliers de jeunes connaissent la vie et les exploits d’Étienne Brûlé, premier Blanc à avoir mis les pieds en Ontario en 1610, c’est grâce aux trois romans de Jean-Claude Larocque et Denis Sauvé. Leur trilogie écrite à quatre mains et publiée en 2010 et 2011 a été suivie, en 2014, d’un quatrième roman, cette fois au sujet du Règlement 17. Portrait de deux enseignants à la retraite qui ont su intéresser les jeunes à la lecture et à l’histoire.