Théâtre l'Escaouette à Moncton.
Théâtre l'Escaouette à Moncton.

L’art de faire flèche de tout bois

Laëtitia Kermarrec
La Liberté
LA LIBERTÉ (Manitoba) – La situation financière actuelle est particulièrement précaire pour bien des artistes qui voient leurs spectacles et contrats annulés en raison de la COVID-19. Dans ce contexte d’exception, l’École nationale de théâtre a lancé un programme de soutien aux artistes émergents, Art à part. Amber O’Reilley est une des bénéficiaires.

Amber O’Reilly est une jeune artiste semi-professionnelle de 26 ans, originaire de Yellowknife, capitale des Territoires du Nord-Ouest. Elle est venue au Manitoba en 2013 pour ses études universitaires. Depuis toute petite, elle est attirée par les arts et, depuis 2015, son art assure une part importante de ses revenus.

La jeune femme est poète, slameuse et artiste multilingue. Elle a déjà aussi écrit des saynètes dans le cadre d’un atelier de création du Théâtre de Cercle Molière (TCM). Pour aller plus loin dans cette direction, elle s’est lancée dans l’écriture d’une pièce de théâtre.

L’arrivée de la COVID-19 l’a ébranlée, mais pas plongée dans le pessimisme. «C’est sûr que j’ai vécu, comme tout le monde, une certaine tristesse suite à l’annulation de tellement d’évènements artistiques. Cependant, le confinement obligatoire nous laisse plus de temps pour développer de nouveaux projets.»

Et de nouveaux projets, la jeune artiste n’en manque pas. Elle devait originellement présenter sa première pièce de théâtre, Annie et Tom du lundi au vendredi, au Festival à haute voix du théâtre l’Escaouette, à Moncton. L’évènement, qui aurait eu lieu du 16 au 19 avril, a évidemment été reporté.

La poète, slameuse et artiste multilingue Amber O’Reilly, sélectionnée pour le projet Art à part de l’École nationale de théâtre.

Une opportunité inattendue 

Mais tout n’était pas perdu. L’espoir s’est présenté sous la forme d’un courriel : un appel à projets intitulé Art à part, lancé par l’École nationale de théâtre (ÉNT).

Ce programme de 60 000 $ proposait des bourses de 750 $ pour soutenir des artistes émergents. 575 candidatures ont été reçues. Amber O’Reilly a fait partie des 80 artistes sélectionnés. «J’étais folle de joie. C’est tout un honneur d’avoir été choisie.»

Sa pièce était déjà écrite, mais la slameuse a néanmoins dû l’adapter à une publication en ligne. La dramaturge explique qu’elle a utilisé une application appelée TextingStory, qui lui a permis de présenter son histoire sous la forme d’un échange de textos.

Lire l’article dans son intégralité sur le site du journal La Liberté