Florence Longpré, Patrick Dupuis, Martin Boily, Sebastien Rajotte, Mathieu Lepage, Olivier Gaudet-Savard, Delphine Bienvenu, Mira Moisan. La Ligue d'improvisation montréalaise (LIM) est une ligue d'improvisation théatrale basée à Montréal au Québec, Canada.
Florence Longpré, Patrick Dupuis, Martin Boily, Sebastien Rajotte, Mathieu Lepage, Olivier Gaudet-Savard, Delphine Bienvenu, Mira Moisan. La Ligue d'improvisation montréalaise (LIM) est une ligue d'improvisation théatrale basée à Montréal au Québec, Canada.

«Lâcher son fou» grâce à l’improvisation virtuelle

LE GABOTEUR (Terre-Neuve-et-Labrador) – Comment continuer à jouer dans une ligue d’improvisation tout en gardant ses distances? La Ligue d’Improvisation Francophone Éclatée (L.I.F.E.) de Terre-Neuve, ainsi que la Communauté Libre d’Improvisateurs Croqueurs (CLIC) de l’Association saint-pierraise Croq'Paroles semblent toutes deux avoir trouvé une solution : passer à l’improvisation virtuelle sur Zoom! Invité à leur première pratique virtuelle commune, Le Gaboteur raconte.

J’ouvre mon agenda au 29 avril, mardi, 17 h 30 : rencontre d’improvisation sur Zoom. C’est une première pour moi d’assister à une pratique virtuelle, et je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre. Si je suis un peu sceptique, ma curiosité est piquée, d’autant plus que ce soir-là, les membres de la L.I.F.E. ont invité des joueurs de la ligue de Saint-Pierre-et-Miquelon à se joindre à leur pratique en ligne hebdomadaire.

L’accueil des joueurs, une dizaine sont au rendez-vous, est plus que chaleureux. On prend quelques nouvelles, on compare le quotidien particulier des Saint-Pierrais et des Terre-Neuviens, chacun coincé sur son île, avec des mesures de confinement spécifiques. Le besoin de continuer l’improvisation malgré le confinement s’est très vite fait ressentir pour les deux ligues : «Pendant le confinement on était vraiment en manque d’impro, donc j’ai proposé qu’on reprenne virtuellement par Zoom. On se partage le travail pour préparer les séances», explique Anne Derible, une des joueuses de la CLIC.

Décompresser et continuer la pratique

Même son de cloche pour Nathalie Gagnon, guide de la L.I.F.E. et meneuse de la session virtuelle du jour.


« Dès que le confinement a commencé, on s’est dit que c’était important que l’on continue à faire ces échanges. Les joueurs de Saint-Pierre étaient venus en février, on était vraiment sur une bonne lancée. On s’est dit que ce serait bien de continuer à jouer quand même malgré la pandémie, pour décompresser et continuer à se pratiquer. »
Nathalie Gagnon

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Justement, pour la commencer cette pratique, on débute par un échauffement dansé sur une musique des années 80. Tout le monde se lève devant son écran pour bouger son corps! Une fois les corps bien réchauffés, les joueurs poursuivent avec des improvisations individuelles sur des phrases proposées par la Nathalie Gagnon. «Quelque chose à ne pas faire en public, des choses que vous n’aimez pas lors des réunions de famille, quelque chose que vous voudriez faire pendant une panne électrique» : chacun y va de sa petite impro.

Adrian House, joueur de la L.I.F.E., et Patricia Lesire, membre de la CLIC, en pleine improvisation «aux urgences hospitalières».

Conflits, Dijonnaise et duos

La séance se poursuit ensuite par différents types d’exercices d’improvisation. Les joueurs travaillent la construction d’intrigue sous la forme imposée «début, conflit, résolution» par trois, dans le lieu imaginaire de leur choix ou avec une émotion spécifique. Fous rires garantis lorsqu’on se retrouve aux urgences hospitalières avec la joueuse Patricia Lesire qui s’est coupée avec une feuille, ou encore dans la rue avec Fifi le chien dont le joueur Adrian rêve de se débarrasser.

Les ligues continuent ensuite avec une Dijonnaise, un exercice où chacun propose une phrase à tour de rôle pour construire une histoire, qui sera ensuite déroulée dans l’autre sens. Pour terminer, la meneuse propose des impros en duos avec un thème («besoin pressant» ou encore «au spa nordique») et un temps imposés. L’ambiance est bon enfant, les blagues fusent, le rire est contagieux. À ma grande surprise, l’improvisation virtuelle sur Zoom, ça marche! Les joueurs semblent à l’aise avec ce nouveau mode de travail.

Adrian House, joueur de la L.I.F.E., et Patricia Lesire, membre de la CLIC, en pleine improvisation «aux urgences hospitalières».

Être plus à l’écoute et travailler les dialogues

«Nous aussi on était sceptique, on se demandait comment ça allait se passer. C’est difficile de faire par écran, parce qu’il n’y a pas de contact physique. Ça dépend du style d’impro, certains joueurs sont plus physiques, d’autres plus dans la construction d’histoire. Suivant tes facilités, tu vis le passage au virtuel différemment,» expliquent les joueuses saint-pierraises Anne Derible et Céline Téletchéa.

Si la pratique par écran interposé présente de nombreux défis – il est par exemple difficile de faire des improvisations à plus de trois personnes –, plusieurs joueurs soulignent qu’il y a aussi du bon à tirer. «Au niveau de l’écoute, je trouve que cela a un avantage, on se concentre plus, on voit juste nos visages, donc on n’a pas le choix d’essayer de s’écouter… C’est une bonne pratique!» raconte la joueuse Lise Richard. 

Pour Dominique Hurley, cela permet un travail plus profond sur les dialogues.


« C’est moins corporel, on se concentre plus sur les dialogues, comme on est chacun dans notre maison, on a moins d’inhibition et moins de tabous, il faut se laisser aller! »
Dominique Hurley

Future rencontre d’improvisation virtuelle publique?

Ce passage en ligne permet donc aux joueurs de sortir de leurs habitudes, et aussi «d’essayer d’autres choses,» comme le souligne la joueuse Michèle Sabarots. Et si les ligues rendaient ces pratiques virtuelles ouvertes au public? Ma question lance une discussion entre les joueurs, chacun proposant différentes manières pour organiser logistiquement des sessions publiques. L’idée est en tout cas lancée, et à suivre…

Bilan de cette première pratique virtuelle entre Français et Canadiens? «C’est sympa et agréable, on reprend avec un meilleur moral pour les jours suivants», affirme Anne Derible. Nathalie Gagnon est aussi de cet avis : «Je trouve que ça apporte un genre de défoulement, cela permet de lâcher ton fou, pendant le confinement.»

Pour terminer cette session Zoom, la ligue de Saint-Pierre invite la L.I.F.E. à se joindre à leur propre entrainement le dimanche suivant, même heure… même endroit. Idées au programme : exercices de mime, travail sur les émotions, création et transformation de personnages. Je quitte la rencontre virtuelle le cœur léger, le sourire aux lèvres. Un coup d’œil à ma montre : il est 19 heures. Je n’ai pas vu le temps passer.

Dragqueens

FRANCOPRESSE – Très attendu par plusieurs adeptes, le premier épisode de l’émission de téléréalité Canada’s Drag Race : que la meilleure gagne, équivalent canadien de la populaire émission RuPaul’s Drag Race, a débarqué le 2 juillet sur la plateforme Crave. Alors que 12 dragqueens canadiennes s’affronteront dans diverses disciplines durant 10 épisodes, plusieurs artistes francophones de cette scène se sentent encouragées et y puisent le courage de s’affirmer davantage.
Sculpture

FRANCOPRESSE - «This is the forest primeval. The murmuring pines and the hemlocks, bearded with moss…» C’est avec ces mots que s’ouvrent le célèbre poème Évangéline, a Tale of Acadie de l’auteur américain Henry Wadsworth Longfellow, paru en 1847. C’est dans le cadre enchanteur, bucolique de cette «forêt primitive», remplie de «sapins qui murmurent» et de «pruches revêtues de mousse», à Grand-Pré, que débute le récit tragique d’Évangéline et de son fiancé Gabriel.
Musique

LE DROIT (Ontario) – Le trio franco-ontarien Brasse Camarade, fondé en 1990 par François Lamoureux (guitare, saxophone et voix) et Pierre Lamoureux (basse), a connu un immense succès populaire au Canada et à l’international… mais le groupe s’est heurté au Québec à un mur idéologique cimenté par quelques membres de l’intelligentsia radiophoniques qui «n’aimaient pas notre accent» et qui avaient le bras un peu trop long, estiment aujourd’hui les deux frères Lamoureux.
Acadie

LA VOIX ACADIENNE (Île-du-Prince-Édouard) – L’année 2020 marque le 300e anniversaire de l’arrivée des premiers colons français et acadiens à l’Île-du-Prince-Édouard. Pour célébrer, un comité regroupant des représentants du gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard et des associations acadiennes a été mis sur pied. De cette initiative, le site Web d’Acadie 300 a vu le jour.
Tradition canadienne-française

LE VOYAGEUR (Sudbury) – L’ethnologue Jean-Pierre Pichette, qui a longtemps travaillé à l’Université de Sudbury, publiait en 2019 l’essai La danse de l’ainé célibataire ou la résistance des marges. Le Québécois d’origine avait été témoin de cette tradition en assistant à un mariage dans le Nord de l’Ontario, tradition que lui et sa collègue n’avaient jamais vue auparavant. Le livre retrace sa recherche et tente de trouver l’origine de la danse, qui se compare à une gentille humiliation.
Témiskaming

L’Association de canot-camping du lac Témiscamingue est la suite naturelle de l’Expédition Apollo ; des virées folles organisées en plein air dans les années 80. Les participants ont voulu continuer de vivre des expériences en plein air.
Prix Gémeaux

LE DROIT (Ottawa) – La société de production ottavienne Slalom a récolté trois nominations dans la course aux prix Gémeaux, dont les finalistes ont été dévoilés mardi 7 juillet.
Patrimoine

L’ORLÉANAIS (Orléans) – La valeur patrimoniale du silo Vinette, à Orléans près d’Ottawa, était pour la première fois mise en lumière en 2011 alors que la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO), sollicitait l’appui de la Ville d’Ottawa pour freiner un projet immobilier destinant le bâtiment, de près de 80 ans, à une démolition certaine. Aujourd’hui, l’historique silo à grains se retrouve en point de mire dans l’aménagement éventuel d’un parc à thématique agricole.
Littérature

LE VOYAGEUR (Sudbury) – Il y a environ un an, à Englehart, une enfant est venue cogner à la porte de Jerry Dougherty et lui a demandé une banane. C’était une demande étrange venant d’une enfant qu’elle ne connaissait pas, mais elle lui en a donné une. «Une heure plus tard, elle est revenue avec six amis. J’étais super confuse. Ils m’ont en fait donné une cafetière.»
Théâtre franco-ontarien

André Paiement est la cheville ouvrière de la pièce Moé j’viens du Nord, ’stie (1971). On s’accorde à dire qu’il est le «père fondateur» du théâtre franco-ontarien. Il a privilégié le travail par osmose et proposé une démarche qui fait encore école aujourd’hui.
Groupe autochtone des sept

FRANCOPRESSE – Ils étaient sept artistes autochtones qui demandaient que leur travail soit reconnu à juste titre. Et ils ont fait bouger les choses. À l’occasion de la Journée nationale des peuples autochtones, Francopresse a discuté du legs du regroupement Professional Native Indian Artists Inc., dit Groupe autochtone des sept, avec trois conservateurs autochtones qui œuvrent dans des musées bien en vue au Canada.
Spectacle

LE DROIT (Ontario) – Folle, c’est le titre d’une nouvelle chanson des Chiclettes. Folle, c’est aussi une pièce qui donne dans la dérision et l’humour avec une étonnante lucidité, une marque de commerce que les Franco-Ontariennes entretiennent depuis 10 ans et qu’elles comptent bien renforcer avec un nouvel album.
Littérature

La jeune maison d’édition montréalaise KATA a lancé en mai La croqueuse de pierre, une traduction du conte inuit écrit par Louise Flaherty et illustré par Jim Nelson. Destiné à un public de jeunes adolescents, l’éditeur Luca Palladino présente, en français, la richesse des histoires des peuples autochtones.
Théâtre

LA LIBERTÉ (Manitoba) – La situation financière actuelle est particulièrement précaire pour bien des artistes qui voient leurs spectacles et contrats annulés en raison de la COVID-19. Dans ce contexte d’exception, l’École nationale de théâtre a lancé un programme de soutien aux artistes émergents, Art à part. Amber O’Reilley est une des bénéficiaires.
Musique

L’ORLÉANAIS (Orléans) – À l’âge de 85 ans, l’artiste autrefois connue comme «la reine du country francophone», Marie King née Farley, profite aujourd’hui d’une retraite bien méritée. Originaire de Navan, la chanteuse a marqué le palmarès musical de l’est du Canada dans la fin du 20e siècle avec ses nombreuses compositions et interprétations de musique country d’expression française.
Littérature

Quarante-quatre auteurs et autrices répondent virtuellement présents au Salon du livre du Grand Sudbury, et ce, jusqu’au 10 mai. L’occasion pour les lecteurs et lectrices de se faire raconter d’autres histoires que celles du coronavirus.
Arts visuels

FRANCOPRESSE – Le 7 mai 1920, sept amis exposent leurs toiles au Musée des beaux-arts de Toronto. Pour la première fois, ils le font sous le nom du Groupe des Sept. Ce sont les Ontariens Franklin Carmichael, Lawren S. Harris, Frank Johnston, le Montréalais A. Y. Jackson et les Anglais d’origine Arthur Lismer, J. E. H. MacDonald et Fred Varley.
Musique

À 86 ans, le monument de la musique africaine Manu Dibango a été emporté par la COVID-19 le 24 mars 2020. Quatre Franco-Canadiens d’origine camerounaise et mauritanienne établis en Saskatchewan, en Ontario et à Terre-Neuve-et-Labrador partagent leur réaction et leurs souvenirs empreints d’admiration et de nostalgie.
Francophonie

FRANCOPRESSE – Entrée en fonction le 20 avril, Clotilde Heibing succède à Benoit Henry, qui occupait le poste depuis la création de l’organisme en 2002. Française d’origine, Monctonienne d’adoption depuis 2016, l’ancienne coordonnatrice de la Stratégie de promotion des artistes acadiens sur la scène internationale (SPAASI) pour la Société nationale de l’Acadie (SNA) estime que son imposant bagage «marketing» bénéficiera aux membres.
Prix Victor Tolgesy

L’entrepreneuriat artistique a toujours fasciné Pier Rodier, 57 ans et natif d’Ottawa, tant dans ses rôles de dramaturge, metteur en scène et interprète que scénographe. Le Conseil des arts d’Ottawa et la Ville viennent de reconnaitre son engagement et son succès en lui accordant le Prix Victor Tolgesy.
Concerts en ligne

FRANCOPRESSE – Après, entre autres, les concerts proposés par Centre national des Arts (CNA) avec son fonds Facebook-CNA pour #Canadaenprestation et ceux des divers organismes régionaux, mais avant le méga concert organisé par Lady Gaga, le Centre de la francophonie des Amériques (Centre) a diffusé un concert «100 % Franco-Amérique» pour la deuxième fois en deux semaines. Suivant le groupe franco-ontarien LGS (Le groupe Swing), c’était au tour vendredi dernier d’Alexandre Belliard avec son spectacle D’une Amérique à l’autre. Une invitation à faire connaissance en chansons avec de véritables légendes : ces femmes et ces hommes qui ont fait l’Amérique francophone.
Cinéma

FRANCOPRESSE – Plusieurs joueurs de l’industrie canadienne du film s’inquiètent grandement alors que l’Office national du film (ONF) a récemment procédé à une restructuration. Les craintes sont encore plus vives chez les francophones, qui y voient une perte d’autonomie du Programme français de l’ONF.
Littérature

Si des milliers de jeunes connaissent la vie et les exploits d’Étienne Brûlé, premier Blanc à avoir mis les pieds en Ontario en 1610, c’est grâce aux trois romans de Jean-Claude Larocque et Denis Sauvé. Leur trilogie écrite à quatre mains et publiée en 2010 et 2011 a été suivie, en 2014, d’un quatrième roman, cette fois au sujet du Règlement 17. Portrait de deux enseignants à la retraite qui ont su intéresser les jeunes à la lecture et à l’histoire.