En lieu d’une cérémonie formelle et officielle pour souligner le centenaire de la statue d’Évangéline à Grand-Pré, on a invité la population à réinventer Évangéline en pop-art. Ces quelques exemples sont l’œuvre de François Gaudet, guide à Grand-Pré.
En lieu d’une cérémonie formelle et officielle pour souligner le centenaire de la statue d’Évangéline à Grand-Pré, on a invité la population à réinventer Évangéline en pop-art. Ces quelques exemples sont l’œuvre de François Gaudet, guide à Grand-Pré.

La statue emblématique d’Évangéline au site historique de Grand-Pré a 100 ans

FRANCOPRESSE - «This is the forest primeval. The murmuring pines and the hemlocks, bearded with moss…» C’est avec ces mots que s’ouvrent le célèbre poème Évangéline, a Tale of Acadie de l’auteur américain Henry Wadsworth Longfellow, paru en 1847. C’est dans le cadre enchanteur, bucolique de cette «forêt primitive», remplie de «sapins qui murmurent» et de «pruches revêtues de mousse», à Grand-Pré, que débute le récit tragique d’Évangéline et de son fiancé Gabriel.

L’histoire raconte la longue quête d’Évangéline à travers l’Amérique naissante pour retrouver son fiancé, Gabriel, dont elle fut séparée lors de la Déportation. Elle retrouvera son amour sur son lit de mort, bien des années plus tard.

Si l’Américain Longfellow a créé le personnage d’Évangéline, c’est le sculpteur québécois Henri Hébert qui l’a immortalisée par sa statue érigée, il y a maintenant cent ans, sur le lieu historique national de Grand-Pré, inscrit depuis 2012 au patrimoine mondial de l’UNESCO.

La statue devant l’église à Grand-Pré.

L’origine de la statue

Henri Hébert a créé la sculpture d’après une statuette en terre cuite intitulée L’Acadie, conçue par son père, Louis-Philippe Hébert. Tous deux étaient considérés comme les meilleurs du Canada à leur époque pour ce genre d’ouvrage. La statuette est aujourd’hui à la galerie d’art de l’Université Acadia, à Wolfville.

C’est cette statuette en plâtre réalisée par Louis-Philippe Hébert qui a servi de modèle à son fils, Henri Hébert, pour la statue d’Évangéline qui se dresse sur le site de Grand-Pré.

À l’époque, c’est la compagnie de chemin de fer néoécossaise Dominion Atlantic Railway qui a commandé cette statue. La compagnie avait acheté les terres où était situé le cœur de l’ancien village de Grand-Pré au propriétaire John Frederic Herbin.

Celui-ci s’en était porté acquéreur dix ans plus tôt afin de préserver la mémoire de l’endroit et avait tenté en vain de convaincre l’élite acadienne d’y créer un parc commémoratif.

Henri Hébert a réalisé la statue d’Évangéline à Grand-Pré en s’inspirant d’une statuette sculptée par son père, Louis-Philippe Hébert. On le voit ici devant une autre de ses œuvres, la statue de Louis-Hippolyte Lafontaine – 1930.

Herbin, un natif de la région habitant tout près de l’ancien village de Grand-Pré, à Wolfville, était Français de par son père, John Herbin, et Acadien de par sa mère, Marie-Marguerite Robichaud. Bijoutier, John (parfois nommé Jean) Frederic Herbin a aussi écrit plusieurs poèmes et romans sur le thème d’Évangéline et de Grand-Pré. Il avait à cœur la préservation et la promotion de l’héritage du peuple acadien.

Toujours est-il que Louis-Philippe Hébert étant décédé, on a demandé à son fils Henri de réaliser l’œuvre. Il s’est alors rendu à Paris pour faire couler la statue de bronze de plus de deux mètres de haut et pesant deux tonnes. En plus de son nom, Henri Hébert a fait graver celui de son père sur la sculpture.

Des problèmes de transports pour envoyer la statue à Montréal sont survenus, si bien qu’elle ne sera placée sur son piédestal à Grand-Pré que quelques heures avant la cérémonie d’inauguration, le 29 juillet 1920.

Le nom de Louis-Philippe Hébert est également gravé sur la statue d’Évangéline à Grand-Pré en tant qu’auteur d’une statuette de plâtre qui a inspiré la statue réalisée par son fils, Henri Hébert.

Une inauguration très britannique…

Pour l’élite acadienne, ce n’était pas la statue qui était l’élément de plus important du site de Grand-Pré, mais l’érection d’une église commémorative qui symboliserait l’ancienne église de Saint-Charles-des-Mines où, en septembre 1755, les Acadiens de la région avaient été convoqués par les dirigeants militaires dans ce qui n’était qu’un piège pour les emprisonner et les déporter.

En 1919, la compagnie Dominion avait cédé aux Acadiens une partie du site où on allait construire l’église.

Joseph-Yvon Thériault, sociologue à l’UQAM et auteur d’Évangéline : Contes d’Amérique, souligne que l’élite acadienne est à ce moment déjà critique de l’utilisation très commerciale d’Évangéline. «Tellement que les Acadiens ne seront pas présents à l’inauguration de la statue en 1920. La Société Nationale de l’Acadie (appelé alors Société Nationale l’Assomption) était en discussions avec la compagnie de chemin de fer – elle disait : “Si vous voulez une statue d’Évangéline, nous on veut une église, avec une statue de l’Assomption dans l’église.” Donc, déjà une espèce de conflit de mémoire.»

Le sociologue de l’UQAM et expert du personnage d’Évangéline souligne que les tensions entre l’élite acadienne et la Dominion Atlantic Railway a fait en sorte qu’aucun représentant acadien n’était présent à l’inauguration de la statue d’Évangéline à Grand-Pré.

Sans représentants du peuple acadien, la cérémonie va ironiquement se dérouler uniquement en anglais, et dans un cadre très britannique. En effet, l’auditoire est un groupe de journalistes britanniques effectuant un «Imperial Press Tour of Canada» en train.

Et c’est aussi la très britannique Lady Burnham (née Olive de Bathe), épouse de Harry Lawson Webster Levy-Lawson, vicomte de Burnham, et présidente de l’Imperial Press Conference, qui regroupe les journalistes présents, qui aura l’honneur d’inaugurer la statue.

Dans son allocution, Lady Burnham tente de minimiser la Déportation en affirmant que l’Histoire a révélé un nouvel aspect de l’histoire acadienne. «Nous réalisons aujourd’hui que la politique britannique n’était pas aussi sombre qu’elle a été présentée. Quelle que soit la vérité, en tant que femme anglaise, je vais toujours considérer cette histoire comme l’un des épisodes les plus pénibles de notre mémoire.»

Inauguration de la statue d’Évangéline à Grand-Pré, le 29 juillet 1920.

Certains médias acadiens vont dénoncer la cérémonie. «Un des textes dans le journal L’Évangéline va dire que c’est une Évangéline “impérialisée” qu’on nous propose», mentionne l’historien Maurice Basque, conseiller scientifique à l’Institut d’études acadiennes de l’Université de Moncton.

«Aujourd’hui, on dirait : vous avez fait de la récupération culturelle. Vous êtes allés chercher un morceau très honteux de votre histoire et vous l’avez repris, et en quelque part, vous le relancez vers le monde comme si, bon, c’est dommage, mais il y a une statue. Elle est élégante.»

Article du New York Times en 1920 sur le dévoilement de la statue d’Évangéline à Grand-Pré.

La statue d’Évangéline, «un succes-story»

Le site de Grand-Pré, avec la statue et bientôt l’église-souvenir construite en 1922, deviendra rapidement une destination touristique très populaire et un lieu de pèlerinage pour les Acadiens. «C’est vraiment l’histoire d’Évangéline et de Grand-Pré qui va lancer l’industrie touristique néoécossaise, souligne Maurice Basque. Les Américains sont arrivés parce Longfellow était encore étudié dans les écoles publiques aux États-Unis.»

Le gouvernement fédéral se portera acquéreur du site dans les années 1950 et en fera un lieu historique national en 1961.

Dès le début, et aujourd’hui encore, la statue demeure la figure symbolique et la carte postale de Grand-Pré. Le style de la sculpture a fait pour beaucoup dans sa popularité : debout, les mains croisées devant elle, la tête tournée avec un regard mélancolique, elle propose une attitude, disait-on, inspirée de la phrase «pleurant le pays perdu».

Gravure de A. Nadeau sur Évangéline, propriété de Louise Imbeault.

Pour Joseph-Yvon Thériault, «elle a la tête tournée et ça représente l’idée que dans le poème, à un moment donné, avant de monter sur le bateau, elle regarde derrière elle et elle voit le village bruler.»

La présidente de la Société nationale de l’Acadie (SNA), Louise Imbeault, voit plutôt dans la statue un regard vers l’avenir : «Quand tu regardes la statue elle-même, ça aurait pu être d’autre chose, ça aurait pu être misérabiliste, défaitiste, la grande déchéance. Au lieu de ça, c’est devenu un symbole de fierté, de résilience.»

Selon l’interprète au site de Grand-Pré Amy Antonick, «en marchant autour de la statue et en regardant son visage, on peut voir que son visage parait jeune d’un côté et plus âgé de l’autre. Alors, il y a un petit mystère-là.»

Depuis des années, Amy Antonick accueille les visiteurs au site de Grand-Pré et leur raconte l’histoire du village acadien et de la statue d’Évangéline.

Et c’est à la suite de l’apparition et de la popularité de cette statue que les Acadiens vont s’approprier beaucoup plus le personnage fictif d’Évangéline. Le prénom devient populaire dans les familles et la région la plus acadienne de l’Île-du-Prince-Édouard adopte ce nom, tout comme une petite localité de la Péninsule acadienne, dans le nord du Nouveau-Brunswick.

Bien avant, le principal journal acadien — qui a cessé de paraitre en 1982 — avait été fondé sous ce nom en 1887. Encore aujourd’hui, le Festival acadien de Clare, en Nouvelle-Écosse et celui de Caraquet, au Nouveau-Brunswick, choisissent chaque année une Évangéline et un Gabriel comme ambassadeurs de l’évènement.

La pandémie de COVID-19 empêche la tenue d’une cérémonie pour souligner le centenaire de la statue d’Évangéline. Les responsables du site de Grand-Pré ont invité les gens à réaliser une version «pop-art» d’Évangéline et à leur envoyer le résultat. Certaines images feront partie de la galerie d’art numérique de Parcs Canada.

En lieu d’une cérémonie formelle et officielle pour souligner le centenaire de la statue d’Évangéline à Grand-Pré, on a invité la population à réinventer Évangéline en pop-art. Ces quelques exemples sont l’œuvre de François Gaudet, guide à Grand-Pré.
Dragqueens

FRANCOPRESSE – Très attendu par plusieurs adeptes, le premier épisode de l’émission de téléréalité Canada’s Drag Race : que la meilleure gagne, équivalent canadien de la populaire émission RuPaul’s Drag Race, a débarqué le 2 juillet sur la plateforme Crave. Alors que 12 dragqueens canadiennes s’affronteront dans diverses disciplines durant 10 épisodes, plusieurs artistes francophones de cette scène se sentent encouragées et y puisent le courage de s’affirmer davantage.
Musique

LE DROIT (Ontario) – Le trio franco-ontarien Brasse Camarade, fondé en 1990 par François Lamoureux (guitare, saxophone et voix) et Pierre Lamoureux (basse), a connu un immense succès populaire au Canada et à l’international… mais le groupe s’est heurté au Québec à un mur idéologique cimenté par quelques membres de l’intelligentsia radiophoniques qui «n’aimaient pas notre accent» et qui avaient le bras un peu trop long, estiment aujourd’hui les deux frères Lamoureux.
Acadie

LA VOIX ACADIENNE (Île-du-Prince-Édouard) – L’année 2020 marque le 300e anniversaire de l’arrivée des premiers colons français et acadiens à l’Île-du-Prince-Édouard. Pour célébrer, un comité regroupant des représentants du gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard et des associations acadiennes a été mis sur pied. De cette initiative, le site Web d’Acadie 300 a vu le jour.
Tradition canadienne-française

LE VOYAGEUR (Sudbury) – L’ethnologue Jean-Pierre Pichette, qui a longtemps travaillé à l’Université de Sudbury, publiait en 2019 l’essai La danse de l’ainé célibataire ou la résistance des marges. Le Québécois d’origine avait été témoin de cette tradition en assistant à un mariage dans le Nord de l’Ontario, tradition que lui et sa collègue n’avaient jamais vue auparavant. Le livre retrace sa recherche et tente de trouver l’origine de la danse, qui se compare à une gentille humiliation.
Témiskaming

L’Association de canot-camping du lac Témiscamingue est la suite naturelle de l’Expédition Apollo ; des virées folles organisées en plein air dans les années 80. Les participants ont voulu continuer de vivre des expériences en plein air.
Prix Gémeaux

LE DROIT (Ottawa) – La société de production ottavienne Slalom a récolté trois nominations dans la course aux prix Gémeaux, dont les finalistes ont été dévoilés mardi 7 juillet.
Patrimoine

L’ORLÉANAIS (Orléans) – La valeur patrimoniale du silo Vinette, à Orléans près d’Ottawa, était pour la première fois mise en lumière en 2011 alors que la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO), sollicitait l’appui de la Ville d’Ottawa pour freiner un projet immobilier destinant le bâtiment, de près de 80 ans, à une démolition certaine. Aujourd’hui, l’historique silo à grains se retrouve en point de mire dans l’aménagement éventuel d’un parc à thématique agricole.
Littérature

LE VOYAGEUR (Sudbury) – Il y a environ un an, à Englehart, une enfant est venue cogner à la porte de Jerry Dougherty et lui a demandé une banane. C’était une demande étrange venant d’une enfant qu’elle ne connaissait pas, mais elle lui en a donné une. «Une heure plus tard, elle est revenue avec six amis. J’étais super confuse. Ils m’ont en fait donné une cafetière.»
Théâtre franco-ontarien

André Paiement est la cheville ouvrière de la pièce Moé j’viens du Nord, ’stie (1971). On s’accorde à dire qu’il est le «père fondateur» du théâtre franco-ontarien. Il a privilégié le travail par osmose et proposé une démarche qui fait encore école aujourd’hui.
Groupe autochtone des sept

FRANCOPRESSE – Ils étaient sept artistes autochtones qui demandaient que leur travail soit reconnu à juste titre. Et ils ont fait bouger les choses. À l’occasion de la Journée nationale des peuples autochtones, Francopresse a discuté du legs du regroupement Professional Native Indian Artists Inc., dit Groupe autochtone des sept, avec trois conservateurs autochtones qui œuvrent dans des musées bien en vue au Canada.
Spectacle

LE DROIT (Ontario) – Folle, c’est le titre d’une nouvelle chanson des Chiclettes. Folle, c’est aussi une pièce qui donne dans la dérision et l’humour avec une étonnante lucidité, une marque de commerce que les Franco-Ontariennes entretiennent depuis 10 ans et qu’elles comptent bien renforcer avec un nouvel album.
Littérature

La jeune maison d’édition montréalaise KATA a lancé en mai La croqueuse de pierre, une traduction du conte inuit écrit par Louise Flaherty et illustré par Jim Nelson. Destiné à un public de jeunes adolescents, l’éditeur Luca Palladino présente, en français, la richesse des histoires des peuples autochtones.
Théâtre

LA LIBERTÉ (Manitoba) – La situation financière actuelle est particulièrement précaire pour bien des artistes qui voient leurs spectacles et contrats annulés en raison de la COVID-19. Dans ce contexte d’exception, l’École nationale de théâtre a lancé un programme de soutien aux artistes émergents, Art à part. Amber O’Reilley est une des bénéficiaires.
Musique

L’ORLÉANAIS (Orléans) – À l’âge de 85 ans, l’artiste autrefois connue comme «la reine du country francophone», Marie King née Farley, profite aujourd’hui d’une retraite bien méritée. Originaire de Navan, la chanteuse a marqué le palmarès musical de l’est du Canada dans la fin du 20e siècle avec ses nombreuses compositions et interprétations de musique country d’expression française.
Littérature

Quarante-quatre auteurs et autrices répondent virtuellement présents au Salon du livre du Grand Sudbury, et ce, jusqu’au 10 mai. L’occasion pour les lecteurs et lectrices de se faire raconter d’autres histoires que celles du coronavirus.
Arts visuels

FRANCOPRESSE – Le 7 mai 1920, sept amis exposent leurs toiles au Musée des beaux-arts de Toronto. Pour la première fois, ils le font sous le nom du Groupe des Sept. Ce sont les Ontariens Franklin Carmichael, Lawren S. Harris, Frank Johnston, le Montréalais A. Y. Jackson et les Anglais d’origine Arthur Lismer, J. E. H. MacDonald et Fred Varley.
Improvisation

LE GABOTEUR (Terre-Neuve-et-Labrador) – Comment continuer à jouer dans une ligue d’improvisation tout en gardant ses distances? La Ligue d’Improvisation Francophone Éclatée (L.I.F.E.) de Terre-Neuve, ainsi que la Communauté Libre d’Improvisateurs Croqueurs (CLIC) de l’Association saint-pierraise Croq'Paroles semblent toutes deux avoir trouvé une solution : passer à l’improvisation virtuelle sur Zoom! Invité à leur première pratique virtuelle commune, Le Gaboteur raconte.
Musique

À 86 ans, le monument de la musique africaine Manu Dibango a été emporté par la COVID-19 le 24 mars 2020. Quatre Franco-Canadiens d’origine camerounaise et mauritanienne établis en Saskatchewan, en Ontario et à Terre-Neuve-et-Labrador partagent leur réaction et leurs souvenirs empreints d’admiration et de nostalgie.
Francophonie

FRANCOPRESSE – Entrée en fonction le 20 avril, Clotilde Heibing succède à Benoit Henry, qui occupait le poste depuis la création de l’organisme en 2002. Française d’origine, Monctonienne d’adoption depuis 2016, l’ancienne coordonnatrice de la Stratégie de promotion des artistes acadiens sur la scène internationale (SPAASI) pour la Société nationale de l’Acadie (SNA) estime que son imposant bagage «marketing» bénéficiera aux membres.
Prix Victor Tolgesy

L’entrepreneuriat artistique a toujours fasciné Pier Rodier, 57 ans et natif d’Ottawa, tant dans ses rôles de dramaturge, metteur en scène et interprète que scénographe. Le Conseil des arts d’Ottawa et la Ville viennent de reconnaitre son engagement et son succès en lui accordant le Prix Victor Tolgesy.
Concerts en ligne

FRANCOPRESSE – Après, entre autres, les concerts proposés par Centre national des Arts (CNA) avec son fonds Facebook-CNA pour #Canadaenprestation et ceux des divers organismes régionaux, mais avant le méga concert organisé par Lady Gaga, le Centre de la francophonie des Amériques (Centre) a diffusé un concert «100 % Franco-Amérique» pour la deuxième fois en deux semaines. Suivant le groupe franco-ontarien LGS (Le groupe Swing), c’était au tour vendredi dernier d’Alexandre Belliard avec son spectacle D’une Amérique à l’autre. Une invitation à faire connaissance en chansons avec de véritables légendes : ces femmes et ces hommes qui ont fait l’Amérique francophone.
Cinéma

FRANCOPRESSE – Plusieurs joueurs de l’industrie canadienne du film s’inquiètent grandement alors que l’Office national du film (ONF) a récemment procédé à une restructuration. Les craintes sont encore plus vives chez les francophones, qui y voient une perte d’autonomie du Programme français de l’ONF.
Littérature

Si des milliers de jeunes connaissent la vie et les exploits d’Étienne Brûlé, premier Blanc à avoir mis les pieds en Ontario en 1610, c’est grâce aux trois romans de Jean-Claude Larocque et Denis Sauvé. Leur trilogie écrite à quatre mains et publiée en 2010 et 2011 a été suivie, en 2014, d’un quatrième roman, cette fois au sujet du Règlement 17. Portrait de deux enseignants à la retraite qui ont su intéresser les jeunes à la lecture et à l’histoire.