Distanciation sociale.
Distanciation sociale.

La distanciation sociale en photographie

Alexandre Michaud
Initiative de journalisme local - APF - Territoires
Une artiste du Nuvavut entreprend le projet de photographier la distanciation sociale.

Les mesures pour faire face à la pandémie actuelle font appel à la distanciation sociale. Alors que les membres de la communauté sont confinés chez eux, une photographe nunavoise immortalise ces temps exceptionnels.

 Une idée qui vient du Nord

«Je ne prendrais pas tous les crédits», raconte Lisa Milosavljevic, la photographe en question. «Quelqu’un à Yellowknife a publié sur Facebook, à la blague, qu’ils allaient prendre des photos des gens à travers leurs fenêtres. Et ça a été très populaire, ils ont eu beaucoup de réponses de gens intéressés».

Distanciation sociale.

De Yellowknife à Iqaluit, en passant par Inuvik, le concept de prendre des portraits de gens pratiquant la distanciation sociale a tranquillement pris forme. «C’est devenu une idée vraiment cool», ajoute Milosavljevic. «Ça a non seulement la possibilité d’être un projet communautaire local, mais aussi de représenter les gens des Territoires, les gens du nord du Canada».

Neuf photographes à travers le pays font maintenant partie du projet, provenant respectivement du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest, du Manitoba et de la Saskatchewan. Milosavljevic est la seule photographe au Nunavut. Pour l’instant, elle a pris plus d’une quinzaine de portraits de familles, de couples, de personnes avec leurs chiens ; tous en confinement, tous à travers une fenêtre.

Distanciation sociale. 

Un projet de solidarité 

Milosavljevic tente, à travers ce projet, de créer de la solidarité et de la résilience au sein de la communauté : «Les gens ont peur de ce qui se passe en ce moment». Mais selon elle, «on est tous unis face à ça, et on se soutient les uns les autres».

Une somme symbolique de 20 $ est requise pour se faire prendre en photo. Milosavljevic aimerait cependant avoir du financement pour héberger les photos sur un site Internet et rendre le projet accessible à tous. Elle envisage également la possibilité d’une exposition.

«Je continuerai le projet aussi longtemps que ça sera sécuritaire pour tout le monde. J’aimerais continuer à raconter des histoires visuelles sur le confinement».