Le bingo nouvelle vague avec «Johanne»

FRANCOPRESSE – Depuis quelques semaines, un nombre grandissant de confinés se rassemblent devant leur écran pour le rendez-vous dominical du «Bingo avec Johanne». Devant un décor qui évoque les années 70, une dame, bien mise, très posée, rappelant une vieille tante et micro à la main, calle le bingo, sous une musique rythmée et originale, parfois un peu psychédélique, conçue spécifiquement pour l’émission diffusée en direct sur Facebook.

«On va passer à notre première ronde, la ronde qu’on aime appeler la ronde numéro un», nous dit l’animatrice le plus sérieusement du monde, avec à peine un sourire en coin, lors du Bingo avec Johanne hebdomadaire. «B-1, mes chers amis. B-1 étant le premier chiffre du bingo, celui qui est à l’origine du bingo.»

Qui est Johanne?

Avant d’aller plus loin, il faut expliquer que Johanne n’est pas vraiment Johanne. C’est un personnage inventé par Benoit Morier, artiste, chanteur et musicien franco-manitobain aux multiples talents, qui partage normalement sa vie entre Moncton et Montréal.

Un jour, on lui a proposé de faire un numéro lors d’un spectacle de variétés dans un bar de Moncton. L’idée lui est venue d’enfiler des vêtements de femme et de prédire l’avenir en lisant des toasts. «J’ai fait un tour chez Guy’s Frenchys (friperie de Moncton) puis je me suis trouvé une robe et une perruque», raconte Benoit Moirier.

Johanne ne devait exister que pour un soir. Le destin en a voulu autrement. L’automne dernier, dans le cadre du Festival international du cinéma francophone en Acadie (FICFA) qui se déroule à Moncton et Dieppe, Johanne a fait l’objet d’un faux documentaire.

Johanne est ensuite repartie tranquillement dans son placard. Puis sont venus la pandémie et le confinement. Les diffusions en ligne de spectacles auxquels collaborait Benoit Morier étaient plus ou moins satisfaisantes. «On cherchait à faire quelque chose sur Facebook et quelqu’un a lancé l’idée d’un bingo. Là, je me suis mis à penser que je pourrais m’habiller en Johanne pour faire le bingo.»

Il lance l’idée sur sa page Facebook et, à sa grande surprise, des entreprises de la région de Moncton et de son Winnipeg natal lui ont proposé des produits à faire tirer. Parce qu’un bingo sans prix, ce n’est pas un bingo.

Les prix sont aussi éclectiques que l’évènement en soi : disques vinyle, livres, bacon, tarte au sucre et autre nourriture, coffret de disques d’un groupe du coin, bouteilles de vin, chèques cadeaux, etc.

Johanne, «calleuse» de bingo nouveau genre : «B-14. Un très beau B, le B-14».

Un bingo de dernière minute

Lorsqu’il a pris la décision d’organiser un bingo — c’était un samedi — Benoit Morier et quelques camarades ont mis au point le concept et préparé la technique en une journée pour présenter, dès le lendemain, le tout premier Bingo avec Johanne. C’était le 19 avril.

Au départ, ça ne devait être qu’une seule soirée de bingo. «Mais le monde a répondu. On a décidé de continuer!»

De semaine en semaine, le bingo gagne en popularité, en complexité et en raffinement. La semaine dernière, plus de 150 personnes ont participé en direct et plus de 2 000 internautes ont visionné la rediffusion.

Les participants conçoivent leurs propres cartes de bingo — il en faut quatre par soirée —, les photographient et les envoient aux organisateurs via la page Facebook du bingo. Tout au long du jeu, les amateurs peuvent poser des questions, échanger des commentaires et se répondre sur un fil de discussions. C’est aussi là que l’on crie «bingo»! Il faut alors photographier la carte gagnante et l’envoyer pour la faire vérifier.

La soirée dure environ deux heures. Johanne y va de petits commentaires improvisés, selon les évènements qui surviennent. «Ah, y en a une qui a tombée! L’autre jour, je passais l’aspirateur puis j’ai ramassé une couple de boules de bingo. Donc y a quelques boules qui sont pas dans le jeu, mais vous savez pas lesquelles… Non c’est pas vrai», lance l’animatrice en s’esclaffant.

Le bingo commence avec l’indicatif musical composé par «Belinda», qu’on ne voit qu’en photo, qui ressemble à une serveuse de restaurant des années 70 ou 80, et qui est nulle autre que la chanteuse Lisa LeBlanc, complice de Benoit Morier. Lisa, sous son alias Belinda, a composé quelques autres chansons et jingles pour agrémenter la soirée.

Belinda, qui ressemble à une serveuse de restaurant des années 70 ou 80, est nulle autre que la chanteuse Lisa LeBlanc.

Une émission de variétés…ou presque

D’autres artistes acadiens, notamment le groupe Les Hay Babies, ont aussi composé des chansons pour le bingo et ont participé aux diffusions. La participation d’autres artistes est aussi envisagée. Après seulement quelques semaines, les créateurs du Bingo avec Johanne songent même à la possibilité de faire un album avec tout le matériel produit pour l’émission.

Parce que ce bingo, ce n’est pas seulement un bingo, mais c’est aussi des entrevues… plus ou moins sérieuses. La semaine dernière, l’invité de Johanne était le chanteur Damien Robitaille, joint en direct à son domicile à Longueuil, près de Montréal. Sa participation comprenait aussi son alter ego «Daniel Boulanger», un boulanger français qui chante des recettes et qui a une dent contre le chanteur Daniel Bélanger.

On a eu aussi droit à une entrevue entre Johanne et sa «vraie» mère, qui nous a confié que l’une de ses lointaines ancêtres avait «inventé» le bingo.

Les artistes invités vont prendre davantage de place lors des bingos à venir, explique Benoit Morier. «De plus en plus, tous les artistes vont venir sous un pseudonyme et vêtus d’un déguisement quelconque. Un petit peu comme à la lutte. Ces personnages-là vont venir de temps à autre pour faire des interventions. Donc, à un moment donné, on va avoir tout un casting et toutes sortes de personnages qui vont pouvoir revenir pendant différentes émissions.»

Cela inclura «Belinda» — alias Lisa LeBlanc — qu’on verra bientôt à l’émission «en vrai», et pas uniquement en photo. «Belinda, une nouvelle artiste émergente», nous a confié Johanne, le plus sérieusement du monde, lors de la dernière émission.

L’un des invités du <em>Bingo avec Johanne</em>, Damien Robitaille.

Le bingo et l’après COVID-19

Où tout cela va les mener? C’est encore incertain. «On a vraiment du fun à faire ça. On va continuer jusqu’à temps qu’on soit tannés ou que le monde se tanne», dit l’homme derrière Johanne.

Mais déjà, des voix s’élèvent parmi les adeptes de ce bingo nouveau genre pour que Johanne calle le bingo devant public, lorsque ce sera possible. «Tout est possible. Plus rien ne me surprend.» Mais c’est encore uniquement une idée.

«On n’est pas encore vraiment rendu là, puis on sait pas si ça va être réaliste. Ça reste que c’est une possibilité», suggère Benoit Morier, admettant que tout ce concept en évolution est quelque chose qui pourrait être «drôle de faire en direct aussi.»

Tout dépendra de voir si l’intérêt survivra au confinement. Mais à la lumière de l’appréciation des participants, Johanne est peut-être loin d’avoir callé son dernier bingo.

Rationnement

FRANCOPRESSE – Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Canadiens ont fait des potagers, composé avec des pénuries et géré des coupons de rationnement. À votre tour, depuis quelques mois, vous avez cherché de la levure au supermarché ou préparé un potager. L’expérience de nos grand-mères peut-elle nous éclairer?
Jardinage

AGRICOM (Ontario) – L’eau est nécessaire en grande quantité pour la croissance des légumes. Par exemple, il faut en moyenne 1,6 litre d’eau par jour pour un plant de tomate et 3,3 litres d’eau par jour pour le maïs. Malheureusement, les changements climatiques augmentent la fréquence des sècheresses. Durant ces périodes, l’accès à l’eau peut devenir difficile parce que les réserves telles les puits et réservoirs s’épuisent et les villes émettent souvent des avis de restrictions d’arrosage. Il devient dès lors primordial d’utiliser l’eau efficacement et pour ce faire voici quelques suggestions.
Cuisine identitaire

LE VOYAGEUR (Sudbury) – Le festival Poutine Feast veut utiliser la poutine pour «unir notre pays». Le site Web du festival ambulant présente une pétition afin que le plat né au Québec devienne le mets national du Canada. La pandémie a cependant mis des bâtons dans les roues de la promotion de l’idée.
Mode

LE FRANCO (Alberta) – À presque 14 ans, Finn, ce petit gars de Canmore, ne manque pas d’idées. Francophone au bilinguisme impeccable, il a trouvé de quoi occuper ses journées de pandémie. Il crée. Un artiste, me direz-vous! Oui, un artiste touche-à-tout qui a décidé de repenser l’humanité au travers de la mode, ou peut-être bien le contraire…
Nouveau-Brunswick

Voir des lamas et des alpagas se promener le long de la plage à Grand-Barachois n’est pas une scène quotidienne. Mais depuis que Josée Gautreau, de Haute-Aboujagane au Nouveau-Brunswick, a fait l’acquisition de deux lamas et de deux alpagas, elle les sort régulièrement pour des promenades, au grand plaisir des gens qui les rencontrent.
Vidéo

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Au bord de la route 15, les curieux s’arrêtent pour contempler un spectacle sorti tout droit d’une époque révolue, lorsque les hommes et les chevaux travaillaient ensemble à faire fructifier la terre. Malgré ses 74 ans, Norbert Bourque marche derrière son attelage d’un pas assuré. L’homme de Cap-Pelé est venu rendre service à une résidente de la région, qui nourrit le projet de créer un jardin dont les récoltes iront aux plus démunis.
Agriculture

Au premier abord, le Yukon ne semble pas être l’endroit le plus propice pour cultiver des fruits. Situé au nord du 60e, le territoire connait une saison de croissance courte et des températures qui demeurent fraiches en été, empêchant de faire pousser des fruits qu’on retrouverait plus au sud du Canada. Et pourtant, il existe une culture qui performe davantage ici qu’ailleurs au pays : la camerise.
Agriculture

AGRICOM (Ontario) – Marie-Estella Richard, jeune entrepreneure dans l’âme, avait tout pour réussir avec son projet de La chèvre laitière de Hearst. Bien établie, elle commençait à voir une certaine rentabilité pour son entreprise de 400 chèvres laitières. Elle a toutefois dû rediriger ses activités et transformer ses installations en aire de repos pour les transports d’animaux ; un nouveau défi relevé avec brio.
Baladodiffusion

FRANCOPRESSE – Pour inscrire la voix des femmes dans la mémoire collective de la pandémie, l'Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC) a lancé le mardi 5 mai une série de baladodiffusions intitulée Confidences téléphoniques : Femmes à l’heure de la COVID-19. Dans le tout premier épisode, la commissaire du Yukon, Angélique Bernard, livre sa propre expérience de la situation.
Yukon

Des milliers de Yukonais font aujourd’hui l’expérience du télétravail, sans forcément y avoir été préparés. Deux ergothérapeutes livrent leurs conseils pour aménager efficacement un espace de travail à la maison.
Dépendance

Depuis le début de la pandémie, certains gouvernements provinciaux ont choisi de restreindre le nombre de magasins d’alcool ouvert, voire de les fermer. Jacob Amnon Suissa, professeur à l’UQAM et psychothérapeute, explique les risques liés à la fermeture de ces établissements et analyse la dépendance à l’alcool en pleine crise sanitaire.
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LE VOYAGEUR (Sudbury) – La population plus à risque pendant le combat contre la propagation de la COVID-19 est aussi celle qui est plus difficile à contacter par les organismes prestataires de services. Une discussion en ligne entre des membres de la Fédération des ainés et retraités franco-ontariens (FARFO), région Moyen-Nord, le 26 mars a mis en lumière les difficultés de communication avec une partie des gens plus âgés.
COVID-19

FRANCOPRESSE – La crise de la COVID-19 a profondément chamboulé nos quotidiens. En réponse au stress engendré par cette situation exceptionnelle, voilà plusieurs semaines que des arcs-en-ciel apparaissent aux fenêtres des maisons à travers tout le Canada. Portrait d’un phénomène en pleine expansion.
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Depuis le début de la crise de la COVID-19, la SPCA des Territoires du Nord-Ouest note une hausse importante des hébergements d’animaux. Posséder un animal de compagnie lors d’une période de grand stress serait profitable pour l’humain.
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Depuis le Moyen Âge, on installe des fers pour protéger les sabots des chevaux contre l’usure. Le fer à cheval est aussi un symbole de chance et de bonne fortune depuis plusieurs siècles. S’agirait-il d’une association à l’heureux hasard qu’avaient les paysans de trouver un fer à cheval sur la route et de pouvoir le revendre au forgeron du village ? Peut-être bien.
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