L’AFFC lance un balado sur la vie des femmes durant la pandémie

FRANCOPRESSE – Pour inscrire la voix des femmes dans la mémoire collective de la pandémie, l'Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC) a lancé le mardi 5 mai une série de baladodiffusions intitulée Confidences téléphoniques : Femmes à l’heure de la COVID-19. Dans le tout premier épisode, la commissaire du Yukon, Angélique Bernard, livre sa propre expérience de la situation.

«Je suis moi-même une passionnée de balados, j’en écoute énormément et je trouve qu’il y en a peu en français au Canada! Donc on a eu l’idée d’en créer un pour partager les expériences des femmes francophones et acadiennes en cette période de pandémie. C’est une manière de nous relier les unes aux autres, de savoir que nous ne sommes pas seules», témoigne la présidente de l’AFFC, Lily Crist.

Il y a autant d’expériences de vie à l’ère de la COVID-19 qu’il y a d’individus. Avec sa série de balados, l’AFFC compte donc parler à une grande diversité de femmes pour leur donner la chance d’exprimer leur propre vécu. «On veut créer une mosaïque de voix, et chacune d’entre elles est aussi importante que les autres. On va essayer de parler à des mères au foyer, à des membres du personnel de la santé, à des enseignantes», énumère notamment la présidente.

C’est d’ailleurs le témoignage du deuxième épisode : une enseignante de français en immersion ayant grandi en Colombie-Britannique et qui partagera sa perspective, mais aussi celles de ses élèves et de leurs parents.

«On sait que la charge mentale est plus importante pour les femmes depuis le début de la COVID-19. On veut donc donner le micro à ces personnes qui sont très touchées : la vision de l’AFFC sera toujours de faire d’abord entendre la voix de toutes celles qui s’identifient en tant que femmes», souligne Lily Christ.

La présidente de l’AFFC, Lily Crist.

La francophonie en ligne

Ancienne présidente de l’Association franco-yukonaise (AFY), première francophone à occuper le poste de commissaire du Yukon et maman de deux garçons de 9 et 11 ans, Angélique Bernard ouvre le bal dans le tout premier épisode, qui dure quatre minutes.

«C’est sûr qu’il y a eu plusieurs annulations ou reports d’activités, mais le bon côté c’est que ça amène une certaine innovation dans la façon de rejoindre les membres [de la communauté]. Il y a des lectures d’histoires en ligne, des festivals de théâtre, donc les groupes n’ont pas arrêté leurs activités ; ils ont juste mis ça plus en ligne», souligne la commissaire, qui réside à Whitehorse.

Elle mentionne entre autres que des célébrations virtuelles auront lieu le 15 mai, Journée de la francophonie yukonaise. Pour l’édition 2020, l’AFY invite ses membres à célébrer à distance, l’évènement ayant pour thème «Tout l’monde dans l’salon!».

D’un point de vue plus personnel, la commissaire explique qu’elle-même, son mari et leurs deux enfants tentent de combiner le travail et l’école à la maison, mais aussi de passer du temps en famille ; une valeur qu’elle espère que la société conservera davantage à l’issue de la pandémie.

«Pour l’avenir, j’espère que ça va nous amener à une place où nos valeurs essentielles ressortiront plus. De prendre le temps de faire les choses […] Ça nous a ramenés à l’importance de prendre du temps en famille, de prendre du temps pour soi aussi. Et de prendre des nouvelles des autres! […] J’espère que ce côté-là, plus communautaire, de prendre soin des autres et de soi va rester», conclut Angélique Bernard.

La toute première commissaire du Yukon francophone, Angélique Bernard.

Documenter les diverses réalités

Lily Crist espère que d’ici deux ou trois ans, lorsque la pandémie ne sera plus qu’un souvenir, les auditeurs pourront revisiter les balados et comprendre l’état d’esprit qui régnait durant cette période agitée.

«Les articles ou les conférences, ça ne transmet pas le même ressenti que la voix humaine! Certaines femmes ont des réalités très différentes, on veut leur donner la chance de partager ce qu’elles vivent en ces temps difficiles», témoigne la présidente de l’AFFC.

L’AFFC a lancé sa série de balados le 5 mai, en pleine pandémie.

Cela faisait d’ailleurs un bon moment que l’organisme caressait l’idée de lancer son propre balado, mais la COVID-19 a certainement précipité les choses. «D’habitude, on peut aller à la rencontre des membres, mais là ça n’est pas possible, donc c’est une façon d’amener le terrain à nous!»

Mme Crist espère bien que le projet se poursuivra au-delà de la période de confinement. «J’adore vraiment les balados parce qu’ils permettent de se donner la main virtuellement, de se soutenir à distance. C’est une très bonne façon rejoindre les gens, notamment celles et ceux qui sont en milieu rural.»

L’AFFC, «vouée à la sensibilisation et la promotion du rôle et de la contribution des femmes francophones dans leur communauté et leur droit de vivre et s’épanouir pleinement en français», compte 14 organismes membres disséminés aux quatre coins du pays, qui représentent eux-mêmes des femmes francophones en milieu minoritaire.

Vidéo

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Au bord de la route 15, les curieux s’arrêtent pour contempler un spectacle sorti tout droit d’une époque révolue, lorsque les hommes et les chevaux travaillaient ensemble à faire fructifier la terre. Malgré ses 74 ans, Norbert Bourque marche derrière son attelage d’un pas assuré. L’homme de Cap-Pelé est venu rendre service à une résidente de la région, qui nourrit le projet de créer un jardin dont les récoltes iront aux plus démunis.
Agriculture

Au premier abord, le Yukon ne semble pas être l’endroit le plus propice pour cultiver des fruits. Situé au nord du 60e, le territoire connait une saison de croissance courte et des températures qui demeurent fraiches en été, empêchant de faire pousser des fruits qu’on retrouverait plus au sud du Canada. Et pourtant, il existe une culture qui performe davantage ici qu’ailleurs au pays : la camerise.
Émission de variétés

FRANCOPRESSE – Depuis quelques semaines, un nombre grandissant de confinés se rassemblent devant leur écran pour le rendez-vous dominical du «Bingo avec Johanne». Devant un décor qui évoque les années 70, une dame, bien mise, très posée, rappelant une vieille tante et micro à la main, calle le bingo, sous une musique rythmée et originale, parfois un peu psychédélique, conçue spécifiquement pour l’émission diffusée en direct sur Facebook.
Agriculture

AGRICOM (Ontario) – Marie-Estella Richard, jeune entrepreneure dans l’âme, avait tout pour réussir avec son projet de La chèvre laitière de Hearst. Bien établie, elle commençait à voir une certaine rentabilité pour son entreprise de 400 chèvres laitières. Elle a toutefois dû rediriger ses activités et transformer ses installations en aire de repos pour les transports d’animaux ; un nouveau défi relevé avec brio.
Yukon

Des milliers de Yukonais font aujourd’hui l’expérience du télétravail, sans forcément y avoir été préparés. Deux ergothérapeutes livrent leurs conseils pour aménager efficacement un espace de travail à la maison.
Dépendance

Depuis le début de la pandémie, certains gouvernements provinciaux ont choisi de restreindre le nombre de magasins d’alcool ouvert, voire de les fermer. Jacob Amnon Suissa, professeur à l’UQAM et psychothérapeute, explique les risques liés à la fermeture de ces établissements et analyse la dépendance à l’alcool en pleine crise sanitaire.
COVID-19

LE VOYAGEUR (Sudbury) – La population plus à risque pendant le combat contre la propagation de la COVID-19 est aussi celle qui est plus difficile à contacter par les organismes prestataires de services. Une discussion en ligne entre des membres de la Fédération des ainés et retraités franco-ontariens (FARFO), région Moyen-Nord, le 26 mars a mis en lumière les difficultés de communication avec une partie des gens plus âgés.
COVID-19

FRANCOPRESSE – La crise de la COVID-19 a profondément chamboulé nos quotidiens. En réponse au stress engendré par cette situation exceptionnelle, voilà plusieurs semaines que des arcs-en-ciel apparaissent aux fenêtres des maisons à travers tout le Canada. Portrait d’un phénomène en pleine expansion.
COVID-19

Depuis le début de la crise de la COVID-19, la SPCA des Territoires du Nord-Ouest note une hausse importante des hébergements d’animaux. Posséder un animal de compagnie lors d’une période de grand stress serait profitable pour l’humain.
COVID-19

AURORE BORÉALE (Yukon) – Adepte du télétravail depuis plus de trois ans, Marie-Claude Nault fait également l’école à la maison. Si cette nouvelle réalité que vont désormais connaitre de nombreuses personnes parait inconciliable, pour elle, le système fonctionne. Elle partage ici quelques trucs et astuces pour bien s’adapter.
Acadie

LE MONITEUR ACADIEN (Nouveau-Brunswick) – Un grand nombre de personnes s’adonnent à ce passetemps très populaire qu’est le casse-tête. Il n’est pas difficile d’en trouver dans les résidences pour personnes âgées, dans les hôpitaux et dans bien des résidences. Connaissent-ils un regain de popularité?
Patrimoine

Depuis le Moyen Âge, on installe des fers pour protéger les sabots des chevaux contre l’usure. Le fer à cheval est aussi un symbole de chance et de bonne fortune depuis plusieurs siècles. S’agirait-il d’une association à l’heureux hasard qu’avaient les paysans de trouver un fer à cheval sur la route et de pouvoir le revendre au forgeron du village ? Peut-être bien.
Santé

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) — Mars est le Mois de la nutrition. Durant ce mois, les diététistes du Canada en profitent pour faire des activités de sensibilisation et d’éducation à la nourriture. Cette année, le thème est «Au-delà des aliments, la façon dont vous mangez compte aussi».
Tourisme

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (OUEST) — Depuis leur adhésion au Réseau des villes francophones et francophiles d’Amérique (RVFFA), les villes de Prince Albert et Saskatoon soutiennent le développement d’un projet d’envergure mené par les Fransaskois : le tout premier circuit touristique francophone de la province.
Ouest canadien

L’EAU VIVE (Saskatchewan) — L’œuvre de Rachel Broussard explore la dynamique entre l’humain et son environnement. L’artiste crée des collages à partir d’images tirées de beaux livres grand format portant sur la flore et la faune canadiennes. Originaire de la ville de Lafayette, en Louisiane, elle habite à Saskatoon depuis septembre 2016. Entretien avec l’artiste franco-américaine afin de discuter de son parcours, de ses projets artistiques et de son engagement auprès de la communauté artistique de Saskatoon.
Ouest canadien

LE FRANCO (Alberta) – Le 6 février, Virginia Pésémapéo Bordeleau, francophone autochtone était à l’Alliance française de Calgary pour une soirée thématique autour de son roman Ourse bleue. Deux semaines plus tard, le journal Calgary Herald indiquait que ce livre est au palmarès des meilleures ventes de la semaine dans deux librairies indépendantes.
Santé

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – Février est le mois de la psychologie au Canada. À cette occasion une rencontre sur les troubles de l’anxiété était organisée, jeudi 20 février à Charlottetown. L’évènement a eu plus de succès que prévu, le personnel étant obligé de rajouter des chaises et d’interrompre, en toute fin, une séance de questions partie pour durer.
Patrimoine

AGRICOM (Ontario) – Dans la Ferme à Mathurin, la célèbre comptine, on trouve bien canards, moutons et cochons. Mais avez-vous déjà pensé à regarder l’architecture de sa ferme? L’aspect patrimonial des bâtiments fermiers, l’engouement pour le bois de grange, tout ça, ça se préserve.

L'EAU VIVE (Saskatchewan) - Ernest Dufault, alias Will James, est un Québécois d'origine, voleur de chevaux, artiste et écrivain, devenu l'incarnation du cowboy d'Hollywood et de l'Ouest américain. Un métier qu'il a appris sur un homestead près de Val Marie. C'est son histoire qu'on retrouve à la Troupe du Jour du 14 au 23 février, avec Will & Ernest. La pièce, signée par l’auteure fransaskoise Martine Noël-Maw, est la première œuvre grand public de l'écrivaine qui a une douzaine de romans à son actif. Le fruit d'une véritable saga.
Sport professionnel

LE VOYAGEUR (Ontario) – Été 2019 : le joueur professionnel de football originaire du Nipissing, en Ontario, Ryan Hunter, comptait démontrer aux entraineurs des Chiefs de Kansas City qu’il a tout ce qu’il faut pour évoluer dans la Ligue nationale de football américain (NFL) et qu’il mérite sa chance.
Nord canadien

AURORE BORÉALE (Yukon) – Quand la vague de froid dure plus de quelques jours, mieux vaut faire face à la réalité : impossible de rester sous les couvertures indéfiniment! Et quand il est question de sortir, que ce soit pour des activités récréatives ou pour des obligations professionnelles ou familiales, il est important de savoir prendre les devants.
Journalisme local

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Territoires) Le jeudi 30 janvier, une soixantaine d’athlètes ont pris le départ de la Montane Yukon Arctic Ultra, une course considérée comme l’une des plus difficiles au monde. Rencontre avec les membres de l’association suisse Out’Cha qui participent à l’épreuve des 300 miles.