Finn est dans sa chambre, ou plutôt dans son atelier de production. Une production artisanale qui demande du temps et de la patience.
Finn est dans sa chambre, ou plutôt dans son atelier de production. Une production artisanale qui demande du temps et de la patience.

Gaminet, chemise, chandail ou tricot, Finn en fait son affaire!

Arnaud Barbet
Initiative de journalisme local – APF – Ouest
LE FRANCO (Alberta) – À presque 14 ans, Finn, ce petit gars de Canmore, ne manque pas d’idées. Francophone au bilinguisme impeccable, il a trouvé de quoi occuper ses journées de pandémie. Il crée. Un artiste, me direz-vous! Oui, un artiste touche-à-tout qui a décidé de repenser l’humanité au travers de la mode, ou peut-être bien le contraire…

À peine rentré d’Australie, où il y a ses racines maternelles, Finn se retrouve confiné. Protocole de Santé Alberta oblige! Ni une, ni deux, il profite de ces «vacances» pour lancer son entreprise de mode : Humanité Repensée. «Cela faisait longtemps que j’avais ce projet, j’ai donc concentré toute mon énergie à créer la mode que je voulais», explique-t-il avec aplomb.

Le concept semble assez simple. «Humanité Repensée, c’est une façon d’utiliser des éléments du passé, les réinventer et les déposer sur des supports contemporains comme la chemise», dit-il. Il emprunte des phrases, retravaille des photos qu’il a prises pour les floquer sur un chandail. Il souligne d’ailleurs qu’il espère très vite proposer d’autres produits.

Devant mon air stoïque, il insiste : «L’humanité repensée, c’est aussi prendre des éléments de mode basique et les modifier pour les rendre différents et attractifs.» Il ajoute avoir une certaine sensibilité pour l’environnement et pour les conditions de travail des enfants dans le monde. «Le support (le maillot) vient d’une compagnie canadienne qui offre des produits faits à l’étranger sous un cahier des charges très strictes», assure-t-il.

C’est l’heure de la pause pour Finn qui porte l’une de ses créations.

Une production artisanale et des ventes prometteuses

Lors d’une visite virtuelle de son atelier, il pousse les cartons, étale ses créations sur son lit et agrippe sa meilleure amie du moment : la table à repasser. «Je crée les visuels, les travaille avec des logiciels de retouche et les imprime. Ensuite, la vapeur joue son rôle!» En quelques minutes, il me présente un produit fini qui se retrouve dans l’instant sur Instagram. «Sans réseaux sociaux, il n’y a pas de promotion», ajoute-t-il.

Lire l’article dans son intégralité sur le site du journal Le Franco