Des arcs-en-ciel ont été dessinés à de nombreux endroits à travers le Canada.
Des arcs-en-ciel ont été dessinés à de nombreux endroits à travers le Canada.

Des arcs-en-ciel pour combattre l’angoisse

FRANCOPRESSE – La crise de la COVID-19 a profondément chamboulé nos quotidiens. En réponse au stress engendré par cette situation exceptionnelle, voilà plusieurs semaines que des arcs-en-ciel apparaissent aux fenêtres des maisons à travers tout le Canada. Portrait d’un phénomène en pleine expansion.

Janvier 2020 : le monde découvre avec stupéfaction l’existence d’un nouveau coronavirus. Les habitants de Wuhan, en Chine, sont priés de rester chez eux afin d’en limiter la propagation. Le mot-clic #jiayou, que l’on peut traduire par «courage!» ou «allez!», fait son apparition.

Quelques semaines plus tard, alors que la maladie se répand en Europe, les premiers arcs-en-ciel fleurissent en Italie, agrémentés des mots «andrà tutto bene», «tout ira bien».

Peu à peu, le phénomène prend de l’ampleur et les premiers dessins émergent au Québec au début du mois de mars, en même temps que la maladie. Le mouvement se propage vite, et l’on voit bientôt apparaitre des arcs-en-ciel au Nouveau-Brunswick, en Ontario, en Colombie-Britannique et ailleurs. Partout au Canada, les enfants dessinent et affichent leur message d’espoir : «ça va bien aller».

Des rituels de solidarité

«Les premiers arcs-en-ciel sont apparus avec la fermeture des écoles, raconte Papatya Dogan, une résidente de Montréal. Très vite, le personnel enseignant nous a envoyé des modèles. Avec mes deux enfants, nous avons commencé à les colorier et à les afficher aux fenêtres.»


« Aujourd’hui, le quartier en est rempli. Il y en a partout : dans les vitrines des magasins fermés, sur les chantiers. Tout le monde joue le jeu. Quand nous allons faire les courses, nous faisons la chasse aux arcs-en-ciel. C’est notre nouvelle routine. Ça rassure les enfants de voir qu’ils ne sont pas seuls.» »
Papatya Dogan, résidente de Montréal

«Au début, c’était une initiative des familles pour occuper leurs enfants pendant le confinement, explique Annie Cloutier, enseignante en sociologie au Cégep Garneau. Mais il y a d’autres avantages à cette pratique : dessiner est un acte thérapeutique, cela permet de lutter contre l’anxiété et d’exprimer ses émotions. Ça répond aussi à un besoin de réconfort et de lien social. Enfin, le mouvement contribue à lutter contre le sentiment d’isolement. L’arc-en-ciel est un symbole fort, porteur d’espoir. C’est la promesse de jours meilleurs : après la pluie vient le beau temps.»


« En période de crise, la société a besoin de se raccrocher à des rituels. En Italie, les gens chantent et dansent sur leur balcon. En France, ils applaudissent le personnel soignant tous les soirs à 20 h. Tous ces rituels obéissent au même désir : créer une solidarité, un sentiment d’appartenance entre les participants. Même si on est loin, on est unis dans l’épreuve. Ensemble, on est plus forts! »
Annie Cloutier, enseignante en sociologie au Cégep Garneau

Unis par les réseaux sociaux

Alors que le confinement se prolonge partout dans le monde, les réseaux sociaux jouent un rôle plus important que jamais dans la diffusion du phénomène. Le mot-clic #çavabienaller génère des milliers de résultats, tandis que le groupe Facebook Ça va bien aller! – Mouvement Positif – Covid 19, créé il y a deux semaines, compte plus de 17 000 membres.

«J’ai vu les arcs-en-ciel sur Instagram, surtout des publications venant de l’Italie, et j’ai trouvé l’idée géniale! commente la fondatrice du groupe, Karine Laurin. Je me suis dit qu’une vague de positif ferait du bien à tout le monde, qu’on en avait collectivement besoin».

«Aujourd’hui, j’en ai un peu marre des arcs-en-ciel, avoue toutefois Papatya Dogan. Ils me rappellent trop la COVID-19, le fait qu’on est confiné. J’ai envie que ce soit fini.»

Jardinage

AGRICOM (Ontario) – L’eau est nécessaire en grande quantité pour la croissance des légumes. Par exemple, il faut en moyenne 1,6 litre d’eau par jour pour un plant de tomate et 3,3 litres d’eau par jour pour le maïs. Malheureusement, les changements climatiques augmentent la fréquence des sècheresses. Durant ces périodes, l’accès à l’eau peut devenir difficile parce que les réserves telles les puits et réservoirs s’épuisent et les villes émettent souvent des avis de restrictions d’arrosage. Il devient dès lors primordial d’utiliser l’eau efficacement et pour ce faire voici quelques suggestions.
Cuisine identitaire

LE VOYAGEUR (Sudbury) – Le festival Poutine Feast veut utiliser la poutine pour «unir notre pays». Le site Web du festival ambulant présente une pétition afin que le plat né au Québec devienne le mets national du Canada. La pandémie a cependant mis des bâtons dans les roues de la promotion de l’idée.
Mode

LE FRANCO (Alberta) – À presque 14 ans, Finn, ce petit gars de Canmore, ne manque pas d’idées. Francophone au bilinguisme impeccable, il a trouvé de quoi occuper ses journées de pandémie. Il crée. Un artiste, me direz-vous! Oui, un artiste touche-à-tout qui a décidé de repenser l’humanité au travers de la mode, ou peut-être bien le contraire…
Nouveau-Brunswick

Voir des lamas et des alpagas se promener le long de la plage à Grand-Barachois n’est pas une scène quotidienne. Mais depuis que Josée Gautreau, de Haute-Aboujagane au Nouveau-Brunswick, a fait l’acquisition de deux lamas et de deux alpagas, elle les sort régulièrement pour des promenades, au grand plaisir des gens qui les rencontrent.
Vidéo

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Au bord de la route 15, les curieux s’arrêtent pour contempler un spectacle sorti tout droit d’une époque révolue, lorsque les hommes et les chevaux travaillaient ensemble à faire fructifier la terre. Malgré ses 74 ans, Norbert Bourque marche derrière son attelage d’un pas assuré. L’homme de Cap-Pelé est venu rendre service à une résidente de la région, qui nourrit le projet de créer un jardin dont les récoltes iront aux plus démunis.
Agriculture

Au premier abord, le Yukon ne semble pas être l’endroit le plus propice pour cultiver des fruits. Situé au nord du 60e, le territoire connait une saison de croissance courte et des températures qui demeurent fraiches en été, empêchant de faire pousser des fruits qu’on retrouverait plus au sud du Canada. Et pourtant, il existe une culture qui performe davantage ici qu’ailleurs au pays : la camerise.
Émission de variétés

FRANCOPRESSE – Depuis quelques semaines, un nombre grandissant de confinés se rassemblent devant leur écran pour le rendez-vous dominical du «Bingo avec Johanne». Devant un décor qui évoque les années 70, une dame, bien mise, très posée, rappelant une vieille tante et micro à la main, calle le bingo, sous une musique rythmée et originale, parfois un peu psychédélique, conçue spécifiquement pour l’émission diffusée en direct sur Facebook.
Agriculture

AGRICOM (Ontario) – Marie-Estella Richard, jeune entrepreneure dans l’âme, avait tout pour réussir avec son projet de La chèvre laitière de Hearst. Bien établie, elle commençait à voir une certaine rentabilité pour son entreprise de 400 chèvres laitières. Elle a toutefois dû rediriger ses activités et transformer ses installations en aire de repos pour les transports d’animaux ; un nouveau défi relevé avec brio.
Baladodiffusion

FRANCOPRESSE – Pour inscrire la voix des femmes dans la mémoire collective de la pandémie, l'Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC) a lancé le mardi 5 mai une série de baladodiffusions intitulée Confidences téléphoniques : Femmes à l’heure de la COVID-19. Dans le tout premier épisode, la commissaire du Yukon, Angélique Bernard, livre sa propre expérience de la situation.
Yukon

Des milliers de Yukonais font aujourd’hui l’expérience du télétravail, sans forcément y avoir été préparés. Deux ergothérapeutes livrent leurs conseils pour aménager efficacement un espace de travail à la maison.
Dépendance

Depuis le début de la pandémie, certains gouvernements provinciaux ont choisi de restreindre le nombre de magasins d’alcool ouvert, voire de les fermer. Jacob Amnon Suissa, professeur à l’UQAM et psychothérapeute, explique les risques liés à la fermeture de ces établissements et analyse la dépendance à l’alcool en pleine crise sanitaire.
COVID-19

LE VOYAGEUR (Sudbury) – La population plus à risque pendant le combat contre la propagation de la COVID-19 est aussi celle qui est plus difficile à contacter par les organismes prestataires de services. Une discussion en ligne entre des membres de la Fédération des ainés et retraités franco-ontariens (FARFO), région Moyen-Nord, le 26 mars a mis en lumière les difficultés de communication avec une partie des gens plus âgés.
COVID-19

Depuis le début de la crise de la COVID-19, la SPCA des Territoires du Nord-Ouest note une hausse importante des hébergements d’animaux. Posséder un animal de compagnie lors d’une période de grand stress serait profitable pour l’humain.
COVID-19

AURORE BORÉALE (Yukon) – Adepte du télétravail depuis plus de trois ans, Marie-Claude Nault fait également l’école à la maison. Si cette nouvelle réalité que vont désormais connaitre de nombreuses personnes parait inconciliable, pour elle, le système fonctionne. Elle partage ici quelques trucs et astuces pour bien s’adapter.
Acadie

LE MONITEUR ACADIEN (Nouveau-Brunswick) – Un grand nombre de personnes s’adonnent à ce passetemps très populaire qu’est le casse-tête. Il n’est pas difficile d’en trouver dans les résidences pour personnes âgées, dans les hôpitaux et dans bien des résidences. Connaissent-ils un regain de popularité?
Patrimoine

Depuis le Moyen Âge, on installe des fers pour protéger les sabots des chevaux contre l’usure. Le fer à cheval est aussi un symbole de chance et de bonne fortune depuis plusieurs siècles. S’agirait-il d’une association à l’heureux hasard qu’avaient les paysans de trouver un fer à cheval sur la route et de pouvoir le revendre au forgeron du village ? Peut-être bien.
Santé

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) — Mars est le Mois de la nutrition. Durant ce mois, les diététistes du Canada en profitent pour faire des activités de sensibilisation et d’éducation à la nourriture. Cette année, le thème est «Au-delà des aliments, la façon dont vous mangez compte aussi».
Tourisme

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (OUEST) — Depuis leur adhésion au Réseau des villes francophones et francophiles d’Amérique (RVFFA), les villes de Prince Albert et Saskatoon soutiennent le développement d’un projet d’envergure mené par les Fransaskois : le tout premier circuit touristique francophone de la province.
Ouest canadien

L’EAU VIVE (Saskatchewan) — L’œuvre de Rachel Broussard explore la dynamique entre l’humain et son environnement. L’artiste crée des collages à partir d’images tirées de beaux livres grand format portant sur la flore et la faune canadiennes. Originaire de la ville de Lafayette, en Louisiane, elle habite à Saskatoon depuis septembre 2016. Entretien avec l’artiste franco-américaine afin de discuter de son parcours, de ses projets artistiques et de son engagement auprès de la communauté artistique de Saskatoon.
Ouest canadien

LE FRANCO (Alberta) – Le 6 février, Virginia Pésémapéo Bordeleau, francophone autochtone était à l’Alliance française de Calgary pour une soirée thématique autour de son roman Ourse bleue. Deux semaines plus tard, le journal Calgary Herald indiquait que ce livre est au palmarès des meilleures ventes de la semaine dans deux librairies indépendantes.
Santé

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – Février est le mois de la psychologie au Canada. À cette occasion une rencontre sur les troubles de l’anxiété était organisée, jeudi 20 février à Charlottetown. L’évènement a eu plus de succès que prévu, le personnel étant obligé de rajouter des chaises et d’interrompre, en toute fin, une séance de questions partie pour durer.
Patrimoine

AGRICOM (Ontario) – Dans la Ferme à Mathurin, la célèbre comptine, on trouve bien canards, moutons et cochons. Mais avez-vous déjà pensé à regarder l’architecture de sa ferme? L’aspect patrimonial des bâtiments fermiers, l’engouement pour le bois de grange, tout ça, ça se préserve.

L'EAU VIVE (Saskatchewan) - Ernest Dufault, alias Will James, est un Québécois d'origine, voleur de chevaux, artiste et écrivain, devenu l'incarnation du cowboy d'Hollywood et de l'Ouest américain. Un métier qu'il a appris sur un homestead près de Val Marie. C'est son histoire qu'on retrouve à la Troupe du Jour du 14 au 23 février, avec Will & Ernest. La pièce, signée par l’auteure fransaskoise Martine Noël-Maw, est la première œuvre grand public de l'écrivaine qui a une douzaine de romans à son actif. Le fruit d'une véritable saga.