Grossesse. 
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COVID-19 : Crise sanitaire et grossesse, adaptation de rigueur

Cécile Antoine-Meyzonnade
L'Aquilon
L’AQUILON (Territoires du Nord-Ouest) – La vie de chacun est désormais rythmée par les mesures sanitaires prises à l’encontre de la COVID-19, les femmes enceintes n’échappent pas à la crise, quitte à se sentir parfois délaissées.

«Avec seulement un cas confirmé, il n’y avait déjà plus beaucoup de temps à nous accorder, si jamais 300 personnes contractent le coronavirus, serions-nous mises totalement de côté?» Annouck Rochon, résidente de Yellowknife, attend son premier enfant.

Alors qu’elle entame le troisième trimestre de sa grossesse, les Territoires du Nord-Ouest, à l’instar du monde entier, tentent d’éviter la propagation du coronavirus. De nombreuses mesures restrictives sont mises en place et les services d’obstétrique n’y échappent pas. Selon les informations du ministère de la Santé et des Services sociaux des TNO, environ 35 bébés sont nés dans les services d’obstétrique de l’hôpital Stanton depuis le 20 mars dernier.

D’après le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CCPM), le risque pour les femmes enceintes est encore inconnu, car aucune étude n’a pour l’heure été menée sur le sujet. Les préconisations sont donc les mêmes que pour le reste de la population. Soit se laver les mains régulièrement et se tenir à une distance raisonnable des autres. Malgré tout, de multiples changements se trouvent du côté du suivi de grossesse.

Annouck Rochon attend son premier enfant pour le printemps, alors que les TNO et ses services de santé luttent pour éviter au maximum la propagation du coronavirus.

Mesures de précautions

Rendez-vous par téléphone, attente dans la voiture ou interdiction de visite de la maternité. La jeune femme de 29 ans atteste que les mesures prises sont nécessaires.

«Ils prennent beaucoup de précautions. Je dois normalement être suivie toutes les deux semaines en personne puisque je suis à 30 semaines. Au vu des circonstances, j’ai une consultation à distance et l’autre à la clinique, ce qui est parfait pour être moins exposée.» Au total, le nombre de rendez-vous reste inchangé.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise fortement les séances de chez soi. Si complication il y a, les patientes seront alors acceptées en consultation privée exceptionnelle. Si le système semble organisé, Annouck Rochon explique être allée à plusieurs visites qui avaient été finalement annulées.

«La semaine dernière, je me suis présentée à une consultation qui avait été déplacée sans me prévenir et sans m’informer que c’était un rendez-vous par télé- phone. Ils disent qu’à cause du coronavirus, des erreurs dues au manque de temps apparaissent.» Outre les consultations téléphoniques, les futures mères ont la possibilité — voire l’obligation — de patienter dans leur véhicule dans le stationnement de leur clinique ou hôpital au lieu de se rendre dans la salle d’attente.

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